The amazing Iron Woman

Parce qu'elles le valent bien

Et voilà. Encore une année scolaire qui s'achève. Une année assez spéciale chez nous vu que c'était la toute première de la tornade (qui n'en n'a pas profité pour s'assagir...) et qu'elle aura également vu naître notre petit dernier. 10 mois donc, durant lesquels j'ai fabriqué un bébé pendant que tous les autres (oui oui, Julie comprise) ont grandi, tant physiquement que psychologiquement. Alors forcément, comme nous sommes des parents formidables, c'est en grande partie grâce à nos bons soins (je crois que j'ai définitivement besoin d'un stage intensif de modestie), mais il faut aussi reconnaître que les maîtresses y ont également activement contribué.

On ne le dira jamais assez : les maîtres et les maîtresses sont des gens formidables qui font un boulot incroyable. Parce que passer 10 mois, 4 jours et demi par semaine, 6 heures par jour avec 30 gosses à qui il faut apprendre à vivre en communauté, à lire, à écrire, à compter, etc... sans en défenestrer aucun en cours d'année ni finir en dépression, c'est quand même un truc de ouf. Je suis pour une béatification pure et simple des enseignants de l'école primaire. Bon, pas tous hein ?! Parce qu'il faut pas se leurrer, c'est comme partout, il y a des cons. On a eu notre lot d'ailleurs... Mais cette année, comme l'année dernière, on a encore tiré le gros lot.

Pour preuve, les appréciations du troisième trimestre de mes deux grands. En ce qui concerne Julie, pas de grande surprise. On a la chance d'avoir une fille qui aime l'école, qui aime apprendre et qui s'investit entièrement dans ce qu'elle fait. Ce qui n'est pas aussi évident pour Camille. Si tu me suis sur IG (@amazingstephwoman, je dis ça je dis rien), tu auras vu le hashtag que j'utilise pour mon fils #camillemonfilsmabataille. C'est pas pour rien. Camille est un enfant précoce. Depuis son entrée en petite section il a toujours eu des difficultés à se faire comprendre par ses enseignantes. Malgré nos multiples tentatives de leur faire prendre conscience qu'il fonctionnait différemment, nous n'avons malheureusement pas été écoutés. En tout cas pas les deux premières années. En GS et en CP il est finalement tombé sur des femmes formidables qui nous ont permis de nous sentir soutenus, accompagnés, compris. Il en est ressorti grandi, plus fort, plus confiant. Ce qui lui a permis d'aborder cette nouvelle année plus sereinement. Et je peux te dire qu'on en a vécu des moments difficiles... Alors, ce commentaire, là, franchement, il nous a fait un bien fou... à tous.

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Par conséquent, pour toutes ces choses qu'elles font pour nos enfants, elles méritent bien un petit "remerciement". Cette année, j'avais plein d'idées, mais pas assez de temps ni d'énergie pour les réaliser. C'est après avoir lu le post de Karine consacré aux cadeaux qu'elle avait préparé que je me suis dit que j'allais honteusement copier. Comme je venais tout juste d'acquérir une plastifieuse, ça tombait à pic. Dans son billet, Karine présentait des carnets qu'elle avait customisé grâce à une image qu'elle avait elle même créé. Image qu'elle offrait généreusement à la fin de son article. Cool ! Mais j'avais également repéré qu'elle avait customisé la quatrième de couv' avec le prénom de sa fille et l'année scolaire écoulée. Je trouvais ça génial et je me suis permise de lui demander si elle pouvait m'en faire avec les prénoms de mes gosses. Un ou deux jours plus tard, je recevais les fichiers. Merci Karine. Tu déchires !

C'est ainsi que lundi après midi, on s'est fait un petit atelier cadeaux des maîtresses avec ma copine #mariequinapasdeblog et ses deux gamins. Petit atelier qui m'a légèrement stressée. Tu as beau croire que je suis une mère qui déchire, je suis surtout une mère qui contrôle TOUT... Le genre casse couilles qui te laisse pas aller aux toilettes sans te demander ce que tu fais. Une véritable emmerdeuse. Il parait que la prise de conscience fait la moitié du travail de guérison (j'attends de guérir depuis 10 ans... on y croit). Bref, dans ma tête, je faisais les cadeaux, et puis basta. Sauf que ma copine #mariequinapasdeblog, elle, elle fonctionne pas comme ça. Chez elle, les gosses participent. Mais WTF ?! Pourquoi faire ? Je me suis donc retrouvée en train de regarder mes deux derniers colorier mes jolies couvertures pour les personnaliser à leur sauce. Et ça, ça a faillit faire crever d'une crise cardiaque la psychorigide à l'intérieur de moi. Par contre, eux, ils se sont éclatés. Tu m'étonnes. On leur a également fait faire des marques pages pour chacun des carnets, puis on les a enfin envoyé voir ailleurs si on y était pour plastifier, découper et trouillotter le tout.

Cadeaux maîtresses (1)

Cadeaux maîtresses (2)

Cadeaux maîtresses (3)

Je te rassure, on n'a pas fait tout ça dans la même aprèm. Ma cops est revenue (seule cette fois-ci) le lendemain soir pour finir. Mine de rien, on y aura passé pas mal de temps. Mais ça valait le coup. Et puis, elle avait peut-être raison ma copine #mariequinapasdeblog. Personnalisés par les gamins, c'est pas mal du tout.

Cadeaux maîtresses (7)

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Cadeaux maîtresses (12)

A la base, on avait également prévu de faire des portes clés. Mais après réflexion, j'ai opté pour des magnets et ma copine pour des badges. Badges qu'elle a accroché aux trousses qu'elle a cousu en loucedé après m'avoir dit que ce qu'on avait fait était bien suffisant et qu'il fallait pas pousser mémé dans les orties. Parce que la grande malade que je suis trouvais que "juste" des carnets c'était pourri. Et l'autre qui surenchérit avec ses trousses. Il va me falloir au moins trois séances de psy pour revenir sur mon sentiment d'infériorité, ma peur de toujours manquer et mon perfectionnisme maladif. Merci pour rien #mariequinapasdeblogetcesttantmieux :p

Cadeaux maîtresses (9)

Pour compenser un peu ma frustration, j'ai ajouté des tablettes de chocolat que j'ai customisé grâce aux fichiers offerts par Minireyve. D'ailleurs, vu le succès de ces images sur IG, je serais curieuse de savoir combien de maîtres, maîtresses, atsem et nounous en France se sont retrouvés cette semaine avec une de ces tablettes.

Cadeaux maîtresses (13)

Et puis la maîtresse d'Émilie étant actuellement enceinte de son quatrième enfant... Il y a vraiment des malades... Je ne pouvais pas ne pas lui offrir un petit quelque chose pour son petit bébé. J'ai opté pour du simple mais efficace, un bavoir de Vannessa Pouzet. De la couture rapide qui m'a permise de me remettre derrière ma MAC ! Youhou ! Champagne ! Ne sachant pas initialement si c'était une fille ou un garçon, j'ai opté pour du mixte.

Bavoir Maîtresse Émilie (2)

Patron : bavoir &Hop de Vanessa Pouzet

Fournitures : éponge MT et coton Michaël Miller.

J'ai trouvé que ce tissu de doublure était particulièrement approprié pour une maîtresse. Par contre, j'ai réalisé après coup que le petit cochon en appliqué sur le devant du bavoir n'était peut-être pas du meilleur goût. J'espère qu'elle a de l'humour ;-)

Bavoir Maîtresse Émilie (5)

Petite vue d'ensemble. Il en manque. Julie ayant deux maîtresses, elle a déjà dit au revoir à l'une d'elle mardi. Et ça lui a beaucoup plu. Ouf...

Cadeaux maîtresses (21)

Et maintenant, c'est parti pour deux mois de folaïe pendant lesquels je vais essayer de survivre et de ne pas me faire dévorer par quatre gosses supérieurs en nombre... Souhaite moi bonne chance. Banzaï !

Tschuss ;-)

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lundi 29 juin 2015

Les 10 ans de Julie #2 - les cadals (+ défi de ma copine super héroïne inside)

Oui, oui, tu n'es pas en pleine hallu. C'est encore moi. Comme je ne savais pas quoi faire ce week-end entre le spectacle de l'école, la fête d'anniversaire de Camille avec ses copains et l'atelier cadeaux des maîtresses, je me suis dit que ça serait pas mal de venir enfin te parler des fameux cadals pour les 10 ans de Julie. Et si en plus je te dis que j'ai réussi à coudre... Nan, mais vas-y, reviens ! Je déconne. Sur ce plan là, c'est toujours le désert... J'ai juste découpé un patron reporté il y a plus d'un mois et pour lequel j'avais déjà choisi les tissus. Le truc de dingue. Reste plus qu'à découper les pièces et à les coudre. Une formalité...

D'ailleurs, c'est ce que j'aurais dû faire hier soir. Mais à force de m'épuiser à jouer les mères parfaites tout le week-end, je n'ai pas pris le temps de rédiger mon article. Et pas moyen de faire l'impasse vu que je m'étais engagée à poster ce matin, en même temps que mes co-détenues... Rassures toi, pas la peine d'appeler Interpol, d'ameuter les associations de défense des droits de l'Homme, ni de créer de page de soutient Facebook pour obtenir notre libération. La simple parution de ce billet a enfin mis fin à presque 10 mois d'une interminable rétention. Je t'en dit plus sur notre calvaire quelques lignes plus bas.

Pour maintenir un peu de suspens, je vais commencer par te présenter l'un des multiples cadeaux que ma #joliejuliepresqueparfaite a reçu de notre part le soir de son anniversaire. Tu te souviens qu'on avait mis le paquet pour sa fête, afin de bien marquer le coup. 10 ans, c'est vraiment une étape (surtout pour nous pauvres parents...). Et bien, côté cadals, on n'a pas non plus fait les choses à moitié. Tout comme pour l'organisation de la teuf, j'avais commencé au moins un mois avant à faire une liste des présents potentiels. Pour une fois, j'avais des idées à la pelle, surtout concernant tout ce qui allait être home made. En même temps, c'était facile, j'avais soigneusement noté dans ma tête au fur et à mesure à chaque fois qu'elle me réclamait un truc en me voyant coudre ou crocheter pour les autres. Malinx le lynx ;-)

Le plus prisé de tous et qui s'est de facto retrouvé en top priorité sur ma to-do list n'était autre que le fameux shawl skull. Malgré son caractère docile, ma fille n'est pas ma fille pour rien. Elle aime le rock'n'roll et les têtes de mort. En même temps, c'est mode et à son âge, on aime encore les mêmes choses que ses parents. Profitons-en... Ça devrait plus durer. Donc, tu l'as compris, en voyant mon shawl rose, ma fille a totalement craqué, et m'a presque supplié de lui en faire un. Je lui ai demandé de quelle couleur elle le voulait. Elle m'a répondu "jaune". Je lui ai dit que je lui en ferai un, en précisant bien "quand j'aurais le temps". Ce qui en règle générale sous entend "un jour peut-être", voire "tu peux te brosser Martine"... Mais là, j'avais bien l'intention de m'éxécuter. J'avais hâte de voir sa tête en le recevant.

Je me suis donc mise à l'ouvrage avec beaucoup d'entrain. J'étais hyper motivée par la perspective de l'offrir à ma grande. Ce qui fait que j'ai profité de chaque journée d'école et de mes soirées pour crocheter frénétiquement. Et en moins d'une semaine, j'avais achevé la bête. Contrairement à ma première fois, j'ai trouvé ça simple et ludique, certainement justement parce que je l'avais déjà surmonté une première fois. J'ai tellement apprécié que je m'apprête à entamer ma troisième version. Je crois que la monomanie me guette.

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10 ans de Julie (79)

Modèle : shawl skull selon cette traduction

Fournitures : 4 pelotes de coton DK Ricco design coloris Banane crochetées en 3,5 et achetées chez Les Pelotes de Lolottes.

Pour les besoins de l'article, on s'est fait la traditionnelle séance photo. Séance au cours de laquelle ma grande a faillit me rendre dingue en prenant des poses totalement improbables qu'elle aurait vu "chez mes copines blogeuses"... Je te laisse donc apprécier la façon dont ma fille te voit quand elle mate ton blog par-dessus mon épaule. Si tu te reconnais, fais moi signe. En ce qui me concerne, j'ai comme un doute...

Shawl skull Julie (2)

Shawl skull Julie (3)

Shawl skull Julie (4)

Shawl skull Julie (6)

Shawl skull Julie (7)

Shawl skull Julie (8)

Tu auras su apprécier tout le naturel qui se dégageait de ces images. Si je devais faire un pronostic sur l'avenir, je verrais plus ma fille en clown qu'en mannequin... La digne fille de sa mère, peut-être ? ;-)

Shawl skull Julie (9)

Shawl skull Julie (10)

Shawl skull Julie (11)

Shawl skull Julie (14)

Décidément, en rose ou en jaune, je surkiffe ce modèle. C'est vraiment trop la classe ♥

Pour le deuxième cadeau, je me souvenais qu'elle m'avait un jour demandé de lui faire une de mes petites pieuvres tirées d'un Chouette kit d'été. Un de mes doudous préféré, si ce n'est THE doudou pref de pref. Et ça tombe bien, parce que Julie a une attirance toute particulère pour les pieuvres. Ne me demande pas pourquoi. Elle en a d'ailleurs fait l'objet de l'exposé demandé par la maîtresse cette année. J'avais juste oublié de quelle couleur elle la voulait. Je le lui ai tout simplement demandé. J'étais sûre qu'elle n'y verrait que du feu. Je ne me suis pas trompée. Sa surprise a été totale en la découvrant parmi ses cadeaux. J'étais ravie, et elle aussi.

10 ans de Julie (76)

Et voilà enfin venu le moment de raviver les souvenirs douloureux de notre détention. En septembre dernier, Émilie (encore et toujours elle) me faisait parvenir un petit colis avec quelques présents pour mon anniversaire. Au milieu de toutes ces merveilles, il y avait ça (voir photo ci-dessous). A priori, ces quelques fournitures avaient l'air totalement inoffensives, jusqu'au moment où j'ai découvert des instructions sur un bout de papier. En substance, Émilie m'enjoignait à "créer" ce que je voulais à partir de tous ces éléments en prévision d'une publication ultérieure. J'avais quartier libre. Par contre, aucune date n'étais précisée. Et toi même tu sais que sans dead line, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres...

Bref, je venais d'être provoquée en défi. Enfin, nous venions d'être provoquées en défi. Puisque je n'étais pas seule à m'être faite prendre en otage par la chauve souris masquée...

Cadeaux reçus d'Émilie (4)

Comme je te l'ai dit plus haut, il n'y avait pas de dead line... Ce qui devait arriver arriva. J'ai fourré tout ça dans un tiroir, et hop.. aux oubliettes. Et puis, j'ai cousu les mini perles de mes gonzesses. Et j'ai ressorti ce coupon de ouf. Une fois finies, je me suis dit que je verrai bien un petit accessoire pour aller avec. J'ai donc cousu un petit sac à Émilie qui adore les sacs, et surtout faire l'écureuil en chippant des trucs à droite à gauche dans tout l'appart pour les fourrer dedans. Si je perds un truc, j'ai juste à aller fouiller dans l'un d'eux. 9 fois sur 10 j'y retrouve l'objet en question. Sale gosse.

J'ai rempli toutes les conditions requises par Émilie pour valider le défi. Ne restait plus qu'à attendre les instructions.

Sacs Émilie et Julie (3)

Sacs Émilie et Julie (5)

Comme rien ne venait, et que Julie m'avait également réclamé un sac identique à celui de sa sœur, j'ai profité du silence radio de notre provocatrice pour faire un grand frère au sac d'Émilie. Je me suis rendue compte après coup que j'avais inversé le sens des rayures. Et non, ce n'était pas du tout intentionnel. Mais je trouve que ça rend plutôt bien.

Sacs Émilie et Julie (9)

Sacs Émilie et Julie (11)

Sacs Émilie et Julie (12)

Modèle : sac pour petites filles, tuto ici. J'ai moletonné celui de Julie. On voit d'ailleurs bien sur les photos qu'il a beaucoup plus de tenue que celui de sa sœur.

Fournitures : envoyées par Émilie

Il est pas beau mon duo de nénettes ?

Sacs Émilie et Julie (15)

Sacs Émilie et Julie (22)

Pour mettre un terme à cette histoire de prise d'otage, 9 mois après avoir tout reçu, nous n'avions toujours pas d'instructions. Mais pour une fois, j'avais rempli ma part du contrat en temps et en heure. Comme une partie de mon défi avait été offert à Julie et que je me devais de l'intégrer dans cet article, j'ai demandé à Émilie si elle avait prévu une date de publication... Forcément, elle avait légèrement oublié, comme une partie des copines qu'elle avait défié. Ce qui a eu pour effet de la pousser à rappeler tout le monde à l'ordre et à imposer une dead line... 2 semaines plus tard. Hum, hum... Qui a dit "collabo"? Cette annonce a déclenché un léger vent de panique mais a très certainement dû booster l'esprit créatif des copines. Je t'invite à aller faire un tour chez Émilie pour découvrir leurs noms et leurs réalisations.

En tout cas, nous voilà toutes enfin libérées, délivrées... Un conseil, si tu croises Émilie un jour sur la blogospère, baisse la tête et évites son regard, une dangereuse psycopathe se cache derrière ce charmant sourire et ses jolies boucles blondes. Demande aux copines qui en ont perdu le sommeil et l'appétit ces dernières semaines. Un jour peut-être, qui sait, tu feras également parti de ses victimes (petite musique angoissante, genre "Les dents de la mer"...)

Trêve de conneries. Pour en finir avec les cadeaux de Julie, voilà le sac que lui a cousu ma belle-sœur. Forcément, elle l'a adoré. Du rose et des têtes de mort. En plein dans le mille ! Merci Tatie Delphine.

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Et last but not least, mais pas home made. En bonne fan de Harry Potter (en même temps elle a pas le choix, vu que je les regarde au moins une fois par mois...), nous avions prévu la visite de l'expo à Paris. Ça tombait bien, elle avait vu la pub à la télé et nous avait bien bassiné pour qu'on s'y rende.

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Nous y sommes donc allés la semaine dernière. Nos trois minis geeks ont adoré. La visite a été un peu courte à mon goût, mais ça valait quand même le détour. Et je me suis bien marrée quand Émilie a scotché pendant 10 minutes sur la reproduction de Buck l'Hyppogriffe. Il a fallut lui faire lui dire au revoir pour pouvoir passer à la salle suivante. Elle était comme hypnotisée.

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Et comme c'est maintenant de notoriété publique que nous sommes des parents parfaits, plutôt que de rentrer directement chez nous après la visite, nous avons fait un "détour" par chez Mickey pour parfaire la journée. Je te raconte pas la tête des mouflets quand ils ont compris où on était ;-)

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Pour conclure, j'espère que tu as noté que tous ces cadeaux ont été offerts le soir de l'anniv de la Princesse. Et oui, tu as bien lu, tous sans exception. Aucun retard à déplorer... Mais que m'arrive t-il ?

En attendant d'élucider ce mystère, ou pas, je te laisse méditer sur la question. Et moi, je vais aller faire chauffer la MAC. Parce qu'à force de venir de montrer des trucs et te raconter ma vie, et bien j'ai épuisé mon stock, et je n'ai presque plus rien pour alimenter ce blog. Misère, c'est la dèche.

Allez, tschuss ;-)

vendredi 26 juin 2015

Noces de corail #3615malife

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Après le petit entracte publicitaire de la dernière fois visant à relancer la natalité sur la blogosphère (on m'a gentiment fait remarquer que mon fils était trop beau, que c'en était limite de la propagande... merci =D), je devais pensais revenir avec les fameux cadeaux d'anniv' de Julie. Caramba ! Encore raté !

Et cette fois, j'avoue tout, c'est en partie de ma faute. Ou plutôt celle de Simon. Moi, je suis parfaite. Figure toi, que malgré sa petite gueule d'ange, le petit mignon n'est quand même qu'un nourrisson d'à peine un mois et que, par conséquent, il ne fait pas ses nuits. Non mais franchement, si c'est pas scandaleux ?! Et par-dessus le marché, il a décidé de faire du reflux et de s'étouffer toute la nuit pour me garder éveillée et aux petits soins pour lui. Qu'est-ce qu'ils feraient pas ces gosses pour se rendre intéressants...

Bref, mon compteur d'heures de sommeil s'est vu amputé de quasi deux nuits complètes cette semaine. Depuis, je te rassure, j'ai repris du poil de la bête (et je ne te parle pas de mes mollets pas épilés).

J'aurais pu profiter d'avoir les yeux en face des trous pour coudre un peu (vu que je me plains en permanence de ne pas avoir le temps de m'y mettre...), mais j'avais une envie irrépressible de venir encore te raconter ma vie. Comme si t'en avais quelque chose à foutre...

Le truc c'est que mon prochain rendez-vous avec mon psy n'est programmé que pour dans deux semaines et qu'en attendant faut que je lâche du lest, surtout qu'aujourd'hui est une date un peu très particulière : c'est notre 11ème anniversaire de mariage. Alors quoi. C'est pas le 10ème. On s'en fout. Ça te fait une belle jambe et en attendant ça m'épile pas... Je devrais peut-être y aller d'ailleurs au lieu d'écrire n'importe quoi. Sauf que l'an dernier, on a carrément zappé notre anniv', ces fameux 10 ans si symboliques, pour cause de fausse couche. On n'avait franchement pas la tête à faire la teuf (t'inquiètes, je suis pas  venue te faire chialer).

Alors j'ai décidé de me rattrapper en postant ce petit article à la mémoire de cette fabuleuse journée au pays des contes de fées. Parce qu'on va pas tourner autour du pot, notre mariage, c'était un truc de ouf ! Voilà, c'est dit. C'était tellement parfait, qu'à raconter c'est super chiant. Il faisait beau, j'étais belle (si on peut pas le dire du jour de son mariage...), j'avais le plus beau mec de la terre avec moi et une Jaguar pour me conduire à la Mairie. Comment ça, je deviens bassement matérialiste ? T'en voudrais pas de Jaguar toi ? Bref c'était top. Et à 20h30, j'étais bourrée. Point final.

Et là tu te demandes "Mais qu'est-ce qu'elle vient nous emmerder, si en plus elle a rien à raconter ?" Eh bien, figure toi que si, j'ai des choses à dire. Mais pas concernant le jour de notre mariage. Ça, on a fait le tour. Mais sur mon enterrement de vie de jeune fille. Et ça, je peux t'assurer, que ça a été infiniment plus rock'n'roll ! Heureusement qu'on invite pas les parents et les grand-parents dans ces moments-là. Je te raconte pas la honte.

Bon, tu connais le principe de l'enterrement de vie de jeune fille? Tes témoins t'organisent une "dernière" teuf de célibataire à laquelle sont conviées toutes les filles invitées au mariage. C'est là que tu pries pour avoir choisi les bons témoins et pas te retrouver à vendre du PQ sur les Champs-Elysées un dimanche après-midi ou sur les genoux d'un chippendale, beurk. En ce qui me concerne, j'avais limité les risques en prenant ma sœur et mon frère. Forcément, mon frère, le pauvre a raté ce grand évènement. Mais d'un autre côté, il s'est tapé l'enterrement de vie de garçon de mon chéri. Et apparemment, il y a eu du lourd ce soir-là aussi.

Donc, en mettant ma sœur aux commandes, je savais d'ores et déjà que j'écartais tout risque de strip tease (je trouve ça dégueu) et d'humiliation publique. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle fasse aussi fort et qu'elle aille aussi loin dans sa connaissance de mes goûts. Franchement, j'ai passé l'une des meilleures soirées de ma vie. Mais encore ?

La soirée s'est déroulée en trois parties. On a d'abord commencé soft dans le jardin de mes parents avec un petit barbecue et quelques alcools (toujours avec modération... bien sûr). Bref, à la bonne franquette. Pas de resto qui coûte cher, et au bout d'une heure, j'étais bourrée. Ça démarrait plutôt bien.

Puis, on m'a bandé les yeux et jetée mise dans une voiture (ou l'inverse, je ne me souviens plus), direction inconnue, vers l'infini et au-delà... Je souçonne la conductrice d'avoir fait des détours pour arriver au lieu de rendez-vous afin que je ne devine pas où nous allions. Mais j'étais bien trop occupée à me concentrer pour pas attrapper mal au cœur pour essayer de deviner quoique ce soit. Arrivées à bon port, l'alcool (la bière, je ne bois que de la bière... voire du champ') ingéré quelques lignes plus haut avait fait son chemin jusqu'à ma vessie. Il y avait urgence, mais mes kidnappeuses m'ont annoncé qu'il n'y avait pas un WC à la ronde et que je devais encore garder mon bandeau sur les yeux. Qu'à cela ne tienne, j'ai fini par faire pipi entre les portières de la voiture. Il paraîtrait même que ce moment a été immortalisé en argentique... Est-ce que tu sens le virage vers la classe qu'est en train de prendre ce récit ? Ensuite j'ai été guidée jusqu'à l'endroit où j'ai pu enfin découvrir où nous étions. Et là, excellente surprise ! La deuxième partie de la soirée allait se dérouler dans le bois qui nous servait de lieu de rendez-vous avec les potes. 

On m'a expliqué que j'allais devoir réussir des épreuves, tel Astérix et ses 12 travaux (Hercule, ça faisait trop sérieux..), pour gagner des accessoires... La première s'est déroulée sur le terrain de foot. J'ai dû enfiler une paire de baskets taille 44 pour essayer de mettre des buts. Je te laisse imaginer la  galère. Tout ça pour me retrouver affublée d'un magnifique voile en rideau. Le top. Les psychopathes qui me détenaient m'ont ensuite menées à un des espaliers du parcours santé. Tu sais les espaliers, ces espèces d'échelles dont j'ignore parfaitement l'utilité. Le sport et moi ça fait plein. Celui-ci était spécial puisqu'il formait comme une cage... Là, on m'a demandé de danser. Comme je l'ai dit, j'avais un coup dans le nez. Donc quand tu me demandes de danser, qui plus est dans un truc qui ressemble à une cage, ben faut t'attendre à ce que ça dérape. Fatalement, j'ai commencé à me désaper sous les rires et les regards désepérés de mes copines. J'entends encore ma cousine se bidonner. Je te rassure (ou pas), elles ne m'ont pas laissé aller bien loin. C'est ansi que j'ai enfin eu l'honneur d'arborer une magnifique jarretière. Trop happy... Enfin, on m'a trainé jusqu'à une aire de jeu pour enfants sur laquelle se trouvait une espèce de bateau en bois. Et là, j'ai dû rejouer ma version de Titanic... Il existe une vidéo de ce merveilleux moment qui pourrait me valoir un Oscar mais je préfère rester humble (et surtout, c'est pas moi qui l'ai). Grâce à mes dons innés de comédienne, j'ai enfin pu mettre la touche finale à ma tenue de promise : le maquillage. En gros, on m'a filé du rouge à lèvres, du fard à joues et du fard à paupières et on m'a demandé de me maquiller dans le noir. Et oui, tu as deviné, il y a aussi des photos du résultat. Dommage, je ne sais pas où elles sont ;-)

Pour le coup, c'est vraiment con, parce que je n'ai réellement aucune image de ces précieux moments. Mais j'imagine que tu as bien compris le concept, et que tu peux aisément imaginer avec quelle classe je suis ressortie de ce bois. Je crois que Zézette à côté, c'était Julia Roberts. C'est certainement ce qu'ont dû se dire les gens qu'on a croisé en allant sur le lieu de notre troisième partie de soirée, qui n'était autre que l'appart de mon beauf et sa copine. Là, rien de notable, si ce n'est que je me suis une fois de plus ridiculisée en mélangeant champagne et karaoké (sans modération cette fois-ci).

C'est ainsi que ma sœur m'a raccompagné chez moi au petit matin. Complètement beurrée mais ravie. Pour clôre ce chapitre peu reluisant, mais tellement drôle, sâches que j'ai mis un certain temps à monter les trois étages pour arriver à notre appartement et que je n'ai jamais réussi à trouver mes clés. J'ai dû sonner pour que mon chéri vienne m'ouvrir. Je te laisse imaginer dans quel état il m'a trouvé en ouvrant la porte... J'ai quand même sagement attendu d'être couchée avec une bassine pour commencer à vomir. Bourrée mais digne. Il m'a ensuite fallut deux jours pour m'en remettre. Mais franchement, j'ai vécu le meilleur enterrement de vie de jeune fille de tous les temps ! Thanks sista !

Après cet épisode, mon chéri n'ayant pas renoncé à notre union, eut lieu la noce. Les invités en ont certainement plus de souvenirs que moi. Mais une chose qui est sûre et dont je me souviendrais toute ma vie, c'est que j'avais à mes côtés le plus beau et le plus merveilleux des mecs. 11 ans plus tard, il est toujours là et à part nos 4 minis nous, il n'y a pas grand chose qui ait changé. Il est toujours aussi merveilleux, attentionné et romantique.

Joyeuses noces de Corail mon Doudou ♥

Et comme je te sens frustrée de cet article sans images, je te laisse avec quelques unes de nos photos de mariage. Il y pas à dire, on était beaux. C'est toute la magie de l'amour et des photographes professionnels ;-)

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Amour et confettis sur toi !

Tschuss.

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mardi 23 juin 2015

Mon petit Moineau pourri gâté

Je sens que tu vas être atrocement déçue. La dernière fois, je t'avais promis de te montrer les cadeaux home made pour les 10 ans de ma #joliejuliepresqueparfaite. Malheureusement, un défi se cachait à l'intérieur, et sa date de publication a dû être retardée pour diverses raisons. Et tu vas pas me croire, mais pour une fois, c'est pas ma faute. J'étais ready, dans les starting blocks, moi. Encore un p****n de miracle - oui, c'est vraiment comme ça que je parle dans la vraie vie (au grand dam de ma mère d'ailleurs). Bon, d'accord, il me restait encore à rédiger mon article, opération qui me prend souvent plus de temps que la réalisation, et j'éxagère à peine. Mais j'avais fait quelque chose, moi, nananère...

En tout cas, ne t'inquiètes pas, ce n'est que partie remise. Et puis, vu les mignonneries que je vais te montrer aujourd'hui, tu vas vite oublier ta déception.

Il y a quelques mois, Nadia sortait un nouveau modèle de gilet pour enfants: Moineau. Une petite tuerie qui m'a fait immédiatement craquer tant par son aspect simple mais légèrement travaillé que par son petit look classique, limite Preppy. Tu vois Marick, on n'est plus très loin des serres-têtes et jupes plissées. Mais où est passée ma rock'n'roll attitude ?

Forcément, comme à chaque fois que je craque sur un modèle, il me le faut tout de suite maintenant, genre tout chaud, tout cuit dans les 5 minutes. Et fatalement, ça ne se réalise que dans 10% des cas.. et je suis large. Je suis comme toi, je suis faible. J'achète, j'entasse, je projetise, je rêve ET je procrastine. Incompatibilité totale. D'où mes bacs à tissus pleins à craquer et mes étagères à patrons honteusement remplies de petites merveilles pour le jour où... Et il vient quand ce jour b****l ?

Seulement cette fois-ci, j'étais bien décidée à aller jusqu'au bout de mon idée. J'avais justement toutes les fournitures nécessaires pour m'y mettre dès réception du patron (je t'ai pas parlé des caisses qui débordent de pelotes de laines et de coton divers ? hum hum...) Je n'ai donc pas attendu une minute avant de me jeter dessus. J'ai quand même voulu être prudente, et je suis passée par la case échantillon (ce qui n'est pas toujours le cas). Cette étape ultra relou accomplie, j'ai pu démarrer. C'est à peu près à ce moment-là que j'ai faillit laisser tomber. Hein ? Quoi ? Si vite ? C'est juste que ce modèle se tricotant en rond, j'ai dû monter et remonter mes mailles au moins 5 ou 6 fois, étant donné que je me foirais systématiquement au moment de les joindre. J'ai même recommencé depuis le début après m'être plantée dans ma bordure en côtes. A ce stade, je devais vraiment être habitée par l'esprit du miracle, parce que j'ai tenu bon et que j'ai finalement mis un point final à mon ouvrage deux ou trois jours plus tard. Un truc de dingue.

A ce jour, je ne dois pas avoir plus d'une dizaine de vêtements tricotés terminés et portés. C'est typiquement le genre de truc que je commence et que je fini par laisser en plan pour diverses raisons. Je suis donc d'autant plus ravie d'avoir réussi à terminer cette petite mignonnerie. Tu me diras, rien de plus motivant que de tricoter, coudre pour son tout petit. Et la taille minime ainsi que la rapidité d'exécution de l'ouvrage n'y sont absolument pour rien, bien sûr... Il faut dire aussi, que j'ai vécu pendant trois jours avec mes aiguilles circulaires greffées aux mains. Une vraie junkie du tricot.

Moineau Simon 3 mois (24)

Modèle : Moineau de Nadia Crétin-Léchenne en taille 3 mois, mais qui malgré mon échantillon se trouve être plus proche du un mois.

Fournitures : pelote d'acrylique grise de mon stock, restes de Lambswool de Phildar pour souligner le motif.

Et porté par "mon petit chaton d'amour" comme l'appelle Émilie. Tu peux constater sur pièce que je me suis un peu ratée niveau taille. Simon portant déjà du un mois à la naissance...

Moineau Simon 3 mois (15)

L'ensemble (Moineau et son Simon, ou l'inverse, je ne sais plus) te sont présentés sur la traditionnelle couverture au crochet de ma grand-mère. Chacun de ses arrières-petits-enfants possède la sienne. Elle est d'ailleurs tellement top que mon mec en a commandé une à Noël il y a quelques années. Il l'emporte systématiquement au boulot quand il fait les nuits.

Moineau Simon 3 mois (18)

Le petit motif en détail.

Moineau Simon 3 mois (19)

Ah, je crois qu'il est plus trop opé pour la séance photo.

Moineau Simon 3 mois (23)

Au final, un modèle très agréable à tricoter et que je trouve super craquant porté. Même mon mec le trouve top. Pour une fois, il m'a pas fait la blague du truc pour sortir les poubelles, c'est dire. Je suis juste un peu déçue pour la taille. Tant pis, ça sera l'occasion d'en tricoter un autre.

Ou alors, je pourrai toujours faire appel à une experte en la matière. C'est d'ailleurs de l'une d'entre elles que je vais te parler maintenant : Elisabeth, du blog La Mouche affolée. Peut-être la connais-tu, peut-être pas... En ce qui me concerne, je l'ai découverte il y a plus de deux ans, au moment où je débutais ce blog et où je naviguais beaucoup via les blogs collectifs pour découvrir des modèles, lire des astuces, etc... Elisabeth est une tricoteuse acharnée. Elle tricote la layette comme personne et encore plus vite que Lucky Luke ! Quand elle a appris pour ma grossesse, elle m'a immédiatement promis un petit tricot. Et quelques semaines avant la naissance de Simon, voilà ce que j'ai reçu. Je te raconte pas la merveille et la douceur de ce petit gilet. Il est encore légèrement grand pour ma graine de géant, mais il ne va pas tarder à pouvoir l'enfiler. J'ai hâte.

Pour accompagner le gilet, il y avait également une petite paire de chaussons (déjà étrennés mais pas photographiés) et deux jolis bavoirs. Encore mille mercis Elisabeth pour ces superbes cadeaux.

Baby Kimo et bavoirs par Elisabeth (5)

Puis j'ai reçu ce mignon petit bavoir de la part de Gaëlle alias La Courte Pièce. Comment ça, juste un bavoir? En fait, il accompagnait un truc beaucoup plus gros : son coussin d'allaitement. T'imagines la taille du colis? Merci Gaëlle, t'es top !

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Tu te souviens que je t'ai parlé de la venue de La Reloux à la maison ? Tu sais, le couplet sur les enfants parfaits, etc.. Eh bien voilà une preuve de son passage chez nous. Ils sont pas craquants tous les deux ? Bon, Céline fait un peu flipper. Tu trouves pas qu'elle a le regard un peu fou de la fille qui pourrait partir en courant avec ton fils sous le bras ? Autant te dire que je l'ai pas lâché d'une semelle. Mieux vaut prévenir que guérir ;-)

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Et fatalement, elle n'était pas venue les mains vides. Regarde la mignonnerie qu'elle a offert à notre petit monstre. Pour plus de détails, te référer à son article sur le sujet. Je ne saurais d'ailleurs trop te conseiller d'aller le lire sans plus tarder. Elle t'y brosse un tableau de ma famille parfaite tellement touchant, qu'on a envie d'y croire.

Bisous ma poule ♥

Ensemble La Reloux (1)

Et puis quelques jours plus tard, nous avons eu la visite d'Émilie, THE Madame Batman et Bobines herself ! Ça faisait déjà un bon mois que sa venue était programmée. Forcément, Émilie vit en Mayenne... En gros, pas la porte à côté. Quand je pense qu'elle a fait l'aller-retour dans la journée juste pour nous voir, Simon et moi, je n'en reviens toujours pas. Nous avons passé une super journée, à papoter, échanger, manger de la tarte au citron meringuée faite par mon wonder mec. Et à câliner, comme tu peux le constater sur la photo suivante. Elle est pas insoutenable cette image ? Toute cette souffrance, ça me rend malade...

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Tu t'en doutes, elle non plus n'est pas venue les mains vides. Tu n'ignores certainement pas son amour immodéré pour les bloomers. J'ai vraiment gravement hâte de voir Simon dans cette tenue trop trop croquignolette. Ça risque de me donner encore plus envie de le bouffer !

Ensemble Bat et Bob (2)

Comme Émilie est restée toute la journée, elle a aussi pu rencontrer tous les autres petits membres de la famille. Ce qui lui a valut de se faire kidnapper par mon Émilie, qui l'a forcé à jouer avec elle. Mon Dieu, quelle horreur ;-)

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Tu vois, je ne t'avais pas menti. C'est pas le top de la mignonnerie cet article ? OK, maintenant t'es verte de jalousie, mais c'était sympa quand même, non ?

Allez, je te laisse ruminer dans ton coin. Mais comme je suis sympa, je t'offre cette petite image. Joyeux moisiversaire ma petit dinde =D

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Tschuss.

vendredi 19 juin 2015

Les 10 ans de Julie #1 - la teuf

Yo ! Décidément, j'aime bien cette entrée en matière ;-) C'est top classe, comme moi quoi...

Aujourd'hui, je vais te parler de la petite fête que nous avons organisé, mon chéri et moi, pour les 10 ans de Julie. P****n, 10 ans... Je m'en remets toujours pas. Passons... Je préfère te prévenir tout de suite pour t'éviter un choc psychologique, il ne sera fait mention à aucun moment de notre côté #parentsindignes, même pas la moitié du quart d'une seconde. Bien au contraire. Cet article, ainsi que le suivant, seront des odes à notre perfection et à notre sens de l'organisation. Prépares toi à avoir des complexes (ou pas). Moi je n'en ai aucun pour affirmer que sur ce coup-là, on a tout déchiré. L'espace d'une demi journée, on a été les meilleurs parents du monde, rien que ça.

Je ne sais pas si tu te souviens, mais il y a un peu plus d'un mois, je te disais que je n'en pouvais plus de cette grossesse, mais qu'il fallait que je tienne au moins jusqu'à la fête d'anniversaire de Julie. Et pour cause. Déjà, il n'y avait pas moyen que je ne sois pas là pour fêter cette date si importante avec ma grande. Je sais bien que je n'aurais pas eu le choix. Mais je crois très fort au pouvoir du mental et j'étais persuadée que je n'accoucherais pas si je ne l'avais pas décidé. Je ne sais pas si j'ai vraiment eu raison. Toujours est-il que Simon n'a pas pointé le bout de son nez ce jour-là. On peut d'ores et déjà affirmer que ce môme n'est pas contrariant. Et puis ça faisait un bon mois que je préparais cet évènement : cadeaux, idées de gâteau, d'activités, etc... Je n'avais rien laissé au hasard. Je voulais vraiment marquer le coup. Que ça soit inoubliable. Et je crois qu'on a réussi à 200%.

Pour la première fois, on a essayé de structurer la fête autour d'un thème. D'habitude, mon mec fait un gâteau, voire organise une chasse au trésor, et basta (tu remarqueras que j'ai écrit "mon mec"... Il est formidable c't'homme là). Bon, c'est déjà pas si mal tu me diras, mais dans le cas présent, on voulait vraiment mettre la barre plus haut. On a donc orienté négocié avec Julie pour trouver un thème sympa. Et finalement, on s'est arrêté sur celui de l'arc-en-ciel. Un thème bien bateau mais qui ouvre des possibilités infinies et qu'on s'est fait un malin plaisir de décliner à toutes les étapes de la fête.

Tout d'abord, qui dit teuf, dit déco. Ça faisait un moment que je voulais faire des guirlandes de fanions pour égayer un peu l'appart. C'était l'occasion rêvée. Je me suis amusée à chercher dans mes chutes de tissu de quoi en réaliser plusieurs. Tu remarqueras en regardant les photos qui vont suivre que nos arcs-en-ciel ne comportent que 6 couleurs. J'ai délibérément "oublié" l'indigo, trop chiant. J'ai donc commencé par découper 72 triangles que j'ai ensuite assemblé deux par deux, pour au final me retrouver avec 6 arcs-en-ciels. Sur les indications de Julie, je les ai répartis en trois afin de faire trois guirlandes de tailles différentes : une avec un seul arc-en-ciel, une avec deux et une dernière avec trois. Comme je ne m'y suis prise que le lundi pour le mercredi, et que je n'ai pas cousu que ça, la dernière guirlande a été achevée 15 minutes après le début de la fête alors qu'il ne manquait plus qu'une petite invitée. C'est passé totalement inaperçu. 1 point pour la déco.

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Forcément, qui dit fête, dit aussi table de fête. On a donc recouvert la table du salon avec une nappe blanche et on a laissé nos enfants se charger de la décorer. Et comme tu peux le constater, il se sont bien lâchés. Autant te dire que j'ai conservé la nappe bien précieusement. Je précise que c'est véritablement un travail collectif, même Émilie y est allée de son petit coup de feutre. Tu peux d'ailleurs apercevoir ses gribouillis artistiques sur la deuxième photo. Les petites fleurs ont été dessinées par Camille. Le reste est bien évidemment l'œuvre de Julie.

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Et puis pour coller au maximum avec le thème du jour, nous avions acheté divers éléments de différentes couleurs. J'ai même poussé le vice en demandant à mon chéri de trier les bonbons ;-) Encore 1 point.

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L'ambiance mise en place, il ne restait plus qu'à occuper nos nénettes, 9 en tout quand même, sans compter Camille et Émilie... Au départ, Julie voulait une énième chasse au trésor. Elle l'avait même annoncé dans son carton d'invitation. Mais voilà, ça, c'est vraiment le truc que je ne gère pas, et mon chéri n'était pas très inspiré. Par contre, ça faisait quelques temps déjà que Julie réclamait à son père de la laisser jouer à un de ses jeux de rôle... Fille de geek... Mais l'occasion ne s'était encore jamais présentée. C'est ainsi qu'en ce mercredi après-midi, mon mec s'est improvisé Maître de Jeu pour 9 jeunes novices. Et je peux te dire qu'il a assuré grave, et que moi, je me suis bien marrée.

D'ailleurs je le laisse te conter cette passionnante aventure. Je te reprends après ;-)

"Les aventurières revenaient d'une mission périlleuse aux confins des royaumes oubliés.
Elles arrivèrent dans la première auberge du pays, à la frontière, et constatèrent que tout le monde était gris, que le ciel était gris, que le sol était gris, bref que tout était gris.
L'archère décida de tuer tout le monde car elle pensait qu'ils étaient tous des zombies mais finalement ses amies l'en dissuadèrent.
La magicienne, spécialiste des sorts de soins, pensa que le problème pourrait provenir d'un dragon nichant non loin de là, elle l'avait lu dans un livre appelé Pifus Gadjetae.
Elles trouvèrent une grotte, très sombre et très humide.
Au fond de cette grotte se trouvait l'antre du dragon rouge, endormi sur son trésor.
Les aventurières essayèrent d'avancer discrètement lorsque l'archère, décidément bien belliqueuse, décocha une flèche en pleine gorge du dragon.
Celui-ci, fou de rage, cracha un geyser de feu sur les héroines qui s'enflammèrent toutes plus ou moins.
La magicienne réussi à guérir ses amies qui partirent à l'assaut de la montagne d'écailles.
Seulement l'humidité était telle qu'elles glissèrent sur le sol, offrant un spectacle pitoyable qui fit rire à gorge déployée un lutin de passage (oui ils ont le droit de passer dans la grotte, en échange ils jettent les poubelles et racontent des histoires pour s'endormir).
Dans une position désespérée, les aventurières finirent par se dire que si le dragon était en colère, s'était finalement sûrement de leur faute et elles décidèrent de le soigner.
Le dragon, reconnaissant, leur expliqua qu'il était en fait une Dame d'un certain rang et qu'elle avait dû avaler un arc-en-ciel afin de pouvoir pondre son oeuf.
Les aventurières créèrent un puissant sortilège permettant de récupérer les couleurs sans blesser le bébé.
Une fois le sort lancé, la coquille se fendit et apparut un magnifique bébé dragon de toutes les couleurs !"

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Tu peux apercevoir sur la table, à côté du gâteau, la feuille sur laquelle les aventurières avaient écrit la formule magique qui devait libérer l'arc-en-ciel. Pendant qu'elles jetèrent le sort à tour de rôle, le MJ, mon mec quoi, déposa le gâteau sur la table et quand elles eurent fini, il demanda à Julie de souffler les bougies afin de sceller le sort.

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Et vint le moment fatidique où l'œuf de dragon éclos...

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...et dévoilà toutes les couleurs de l'arc-en-ciel disparu.

Et là t'imagines tous les mômes autour de la table crier "OH ! AH ! Mais comment t'as fait ça ?" Mon mec s'est transformé en dieu magicien en deux secondes trente. Elles n'en revenaient pas. J'ai adoré ce moment. Il fallait vraiment voir leurs têtes et les étoiles dans leurs yeux ;-) Tu peux d'ailleurs voir le sourire de Julie sur la photo suivante ainsi que ses deux copines les mains devant la bouche, en totale admiration ;-) Au moins 1000 point pour le gâteau et pour mon mec.

Et je t'avoue, que moi-même, j'étais assez ébahie. Parce que non content d'avoir fait jouer les filles, il est également l'auteur du gâteau. Une vraie perle.

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De mon côté, je me suis chargée de la partie activité manuelle qui a suivi le gâteau et les cadeaux. J'avais prévu un petit atelier peinture sur tote bag. N'ayant trouvé aucun tote dans le commerce, je me suis lancé comme défi de les coudre. Pour ce faire j'ai utilisé le tuto simplissime de Charlotte, ici. J'ai juste revu les dimensions à ma convenance. Au début de la fête, j'avais donc préparé 9 sacs. Ne manquaient plus que les anses et les boutons pressions pour les fermer. J'ai laissé le choix à toutes les filles et fini de préparer tout ça pendant qu'elles jouaient les aventurières.

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Puis on leur a distribué peinture et pinceaux, et elles ont pu laisser libre cours à leur imagination créatrice.

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Tu remarqueras que Julie, dans l'effervescence, s'est plantée en écrivant son prénom. On ne s'en est rendu compte que quelques heures plus tard. Je te montrerai la prochaine fois comment elle a rectifié son erreur.

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Chacune a ainsi pu repartir avec un souvenir.

Au final, on n'a pas vu le temps passer. Il n'y a eu aucun temps mort pendant cette fête et les filles se sont éclatées. Il paraitrait même qu'il s'est dit dans la cours de récré que c'était le meilleur anniversaire auquel elles avaient assisté. Pari gagné ;-)

L'histoire ne s'arrête pas là, mais je n'ai aucune photo de cette partie de la fête. Il faudra me croire sur parole. Comme c'était ses 10 ans, date exceptionnelle, et qu'elle nous le réclamait depuis pas mal de temps, nous avons accepté qu'elle fasse, en plus, une soirée pyjama. Ce qui fait qu'après le départ d'une partie des copines, il nous en est resté 3 pour la nuit...

Alors, c'est qui les meilleurs parents du monde ?

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Je crois que ça va suffire pour aujourd'hui. Je vais te laisser un peu de temps pour arrêter de nous détester ;-) La prochaine fois, je te montre les cadeaux home made que ma grande a reçu - le jour même s'il-te-plaît !

Allez tschuss !

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mardi 16 juin 2015

♪ ♫ Totoro, Totoro ♫ ♪ et la pieuvre que les miracles existent =D

Yo ! Bien ou bien depuis la dernière fois ?

Suite aux deux articles précédents, on m'a expressément demandé, voire imploré (#100%véridique) de revenir avec du contenu plus léger. Il paraîtrait que je retourne les tripes et que je fais pleurer dans les chaumières. Comme je voudrais pas avoir l'air de te prendre pour une andouillette, je vais éviter de te parler encore d'accouchements et d'épisiotomies. De toute façon, j'en ai pas pondu un cinquième depuis le 22 Mai et ça ne risque pas de se reproduire... Je me suis autoligaturé les trompes psychologiquement.

Je sens quand même que tu brûles de savoir comment on gère notre nouvelle vie à 6. Et bien, rien à redire, c'est la teuf ! Je suis la mère parfaite de quatre enfants parfaits. Ma vie est un véritable conte de fées. Bref, je vis dans un p****n de Walt Disney. #100%véridique 2, le retour.

En vrai, c'est l'image qu'on a apparemment de ma petite famille quand on débarque chez moi le samedi vers 18h30, n'est-ce pas La Relou ? La prochaine fois, je te ferai venir vers minuit, 3h00 ou 5h00 du mat (la nuit quoi) ou le matin au petit dej. Tu verras, c'est beaucoup moins calme, beaucoup moins Bisounours. Et puis c'est facile d'avoir des enfants sages quand t'en cales deux devant leurs DS, une devant la télé et le dernier dans le creux de tes bras. Je suis une authentique mère indigne, moi, et j'assume pleinement...

J'aurais bien aimé te ménager, comme je te l'ai promis pas plus tard qu'il y a trente secondes, mais je n'ai jamais été très douée pour le mensonge. J'ai jamais réussi à être crédible. Encore une de mes innombrables qualités. Je te raconte pas comment ça a facilité mon adolescence... Donc, au risque de briser toutes tes illusions, non, je ne me suis pas encore remise à coudre tout en allaitant, en faisant de bons petits plats et en programmant des activités familliales de dingue tous les dimanches après-midi. Déjà que la cuisine, c'est pas mon truc. Je suis le genre de fille à rater des pâtes... Alors avec 4 nains, dont un qui tète toutes les 2/3 h, je suis pas prête de me transformer en Alain Ducasse. Et puis, faut être honnête, c'est pas mon but. La cuisine, en vrai, je déteste ça.

Par contre, je serais pas contre une petite séance couture. Ça commence à sérieusement me démanger. J'y pense tout le temps, et ça va pas tarder à se transformer en obsession. Surtout qu'il y a urgence. Je dois impérativement (enfin, parce que je le veux bien) coudre le costume de Julie pour le spectacle de fin d'année. Échéance le 26 juin. J'y crois à mort.

En attendant, heureusement que j'ai un petit stock de photos à te montrer. Sinon, je mettais la clé sous la porte, et ça, il y a pas moyen. Je tiens trop à ce blog pour le laisser tomber lâchement. Tu me diras de prendre mon temps, de reprendre mes marques etc... etc... J'entends bien, mais je n'ai déjà pas beaucoup d'échappatoires dans ma vie - voulue, souhaitée, désirée, provoquée, assumée - de mère de famille nombreuse au foyer, alors, si en plus je devais arrêter de te la raconter, ça serait la fin des haricots. Ah merde ! Je t'ai encore fait pleurer ? Tu as revu et entendu dans ta tête le générique de "Rémi sans famille" ? Tu sais, la chanson qui faisait "Je m'appelle Rémi, et je suis sans famille. Et je me balaadeuh avec tous mes amis..." Le dessin animé le plus plombant des années 80's avec "Princesse Sarah" Sorry... J'avais dit léger ;-)

Bon, on va écourter l'intro et passer sans transition à la présentation d'un des inombrables en-cours crochet qui train(ai)ent dans mes tiroirs. Lui aussi a bénéficié de ces dernières semaines de grossesse durant lesquelles j'ai à peine approché de ma MAC. Ça faisait très très longtemps que j'en voulais un à moi. En ce qui concerne les couleurs, je suis restée hyper classique, mais rien n'exclu que je m'en refasse un plus rock'n'roll un de ces jours. Sans plus attendre, let me introduce you Totoro !!! Des heures de fun, un peu d'assemblage (beurk), trois fois rien de broderie... et hop ! me voilà avec un nouveau petit pote qui a fait sensation auprès de mes nains.

Place aux photos. Et toujours par soucis de réalisme, imagines-moi, une dernière fois, allongée sur le sol de mon salon, une semaine avant mon terme, telle une reporter sans frontières de l'extrême, ne reculant devant aucun danger et oublieuse de son confort personnel. Prête à tout pour arracher ces quelques clichés à ce petit animal sauvage, dans un environnement aride, poussièreux et hostile. Allez, soit pas vache, files le moi le Pulitzer !

Totoro (4)

Modèle : grand Totoro ici

Fournitures : coton Esterel de Pinguouin crocheté en 3

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Inutile de te dire que je l'adore ♥ Par contre, je ne te cache pas que c'est un peu long à réaliser, mais ça vaut gravement le coup.

Et puisqu'on parle de crochet, quelques semaines avant mon accouchement, me rendant compte que par le plus grand des hasards nous étions toutes assorties les filles et moi, j'avais publié cette photo sur instagram et Facebook, en promettant un cadeau à celle qui nommerait les 4 réalisations home made qui s'y cachaient. Le rapport avec le crochet n'est pas évident tout de suite maintenant, mais t'inquiètes, ça va s'éclairer bientôt ;-) Concernant les réas, il s'avère que je m'étais plantée et qu'il y en avait bien plus que ça en réalité. Bref, vous êtes plusieurs à avoir trouvé, mais une seule d'entre vous est repartie avec le gros lot.

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Pour t'éviter de te casser la tête, voilà la solution : les cartables des filles, mon t-shirt, un loose de MCPB pas encore blogué, la mini perle d'Émilie, la jupe culotte de Julie (modèle boudoir de Vanessa Pouzet) et sa chemisette (tirée d'un Ottobre). Ça nous en fait donc 6, visibles... Puisque dans le cartable, il y avait la trousse et la housse d'agenda. Mais j'ai pas été aussi vicieuse, je te rassure. Et pour un point bonus, il y avait également mon petit habitant #bébésimontoutmignon bien au chaud dans mon énorme bidon. Pour les posts correspondants, je te laisse le soin de naviguer sur les pages du blog ;-) Have fun.

Morgane, la grande gagnante de mon petit jeu improvisé a souhaité recevoir une petite bestiole au crochet et sur le coup, je lui ai demandé d'être trèèèèès patiente. Mais c'était sans compter sur ma crochéite aigue. J'ai été prise d'une irrépressible envie de crocheter (à nouveau) la petite pieuvre du Chouette Kit dont je ne me lasse décidément pas. Tu verras d'ailleurs que ce n'est pas ma dernière... Toujours aussi chouette et de plus en plus rapide à réaliser. Je crois que je vais finir par m'en faire de toutes les couleurs tellement je l'adore.

Et voilà donc, sous tes yeux ébahis, une réalisation promise, réalisée et postée en moins de deux semaines tout compris. Un vrai petit miracle !!!

Pieuvre Morgane (7)

Pieuvre Morgane (10)

Pieuvre Morgane (12)

Dans les deux prochains posts, je te parlerai encore de petits et grands miracles. De quoi presque réussir à te faire croire que je suis une femme nouvelle ;-) Tu noteras que j'ai dit "presque"...

Allez, tschuss !

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jeudi 4 juin 2015

Hippolyte ou comment j'ai gagné la palme de la pire testeuse de tout l'univers

Héhé ! Je sens que ton petit esprit curieux se demande comment j'ai réussi à obtenir ce très enviable titre honorifique (et soyons franche, totalement autoproclamé... pour l'instant...). Patience, patience, ça arrive. Mais je te préviens tout de suite que ça sera beaucoup moins fun que le récit de mes accouchements ;-)

Avant toute chose, je tenais donc à te remercier d'avoir lu mon précédent post, et parfois d'avoir laissé un commentaire drôle, émouvant, ému ou tout simplement d'avoir partagé tes propres expériences. Je t'avoue qu'en écrivant cet article, je ne m'attendais pas à autant de visites, à autant de partages. Ce n'était évidemment pas la première fois que je racontais ces histoires, mais je ne les avais encore jamais écrites. Et bien, il y a pas à dire, ça fait un bien fou, même si, en bonne éternelle insatisfaite que je suis, j'ai lu et relu cette page une dizaine de fois en trouvant toujours des points d'écriture à améliorer... Mais comme je ne voulais pas trop laisser ce projet traîner, et que je n'allais pas te présenter notre fils au mois de Décembre, j'ai finalement cliqué sur "Publier". Peut-être qu'un jour, en écrivant mes mémoires (la bonne blague), je prendrais le temps de le retravailler. En attendant, je te remercie encore une fois de l'avoir apprécié "tel qu'il est", un peu à la manière dont Marc Darcy apprécie Bridget Jones ;-) Ça m'a énormément touchée.

Au fil de mes relectures, je me suis également rendue compte que j'avais oublié la chute (sans mauvais jeu de mot, comme me l'a écrit l'une d'entre vous). Mais je pense que tu as dû bien comprendre toute l'ironie de ces histoires, ou comment j'ai réussi à me retenir d'accoucher dans mes toilettes la première fois, pour ensuite arriver à éviter de reproduire la situation les deux fois suivantes, et finir par accoucher tout de même dans des toilettes, mais ceux de la mater... A croire que le destin nous a poursuivi jusqu'à cette nuit-là et qu'il était écrit que je n'y échapperais pas. Et tu sais quoi, finalement, avec un peu de recul et l'assurance que notre bébé va bien, je crois que je n'échangerais cette naissance contre une bien classique sur une table d'accouchement pour rien au monde. Point final.

Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à notre Hippo, puisque c'est de cette petite bête-là dont on va causer aujourd'hui, j'aurais tout aussi bien pu titrer "1 an plus tard #1" et l'inclure dans une autre série traitant de ma maîtrise parfaite de la procrastination. Mais j'ai tellement honte de moi sur ce coup-là, que je préfère m'auto flageller publiquement en ne le noyant pas ni vu ni connu dans un tas d'articles sur mon manque d'organisation. J'ai faillit, j'assume.

Tu l'auras donc compris, cet Hippo aurait dû voir le jour il y a un an déjà. A cette époque, j'avais reçu un mail de la part d'Amélie, la talentueuse créatrice du site Entrecrochet (si tu ne connais pas, cours vite combler cette lacune), me demandant si je voulais bien tester un de ses patrons et le présenter par la suite sur mon blog. Pour ce faire, elle me laissait libre de choisir le modèle qui me tentait. J'ai immédiatement craqué pour Hippolyte l'hippopotame. Je le trouvais vraiment trop mignon. Quelques jours plus tard, je recevais mon kit. Car il faut savoir qu'Amélie propose soit les fiches explicatives, soit carrément des kits complets. Elle s'évertue également à proposer des nouveautés tous les mois tout en gardant une partie des anciens modèles en fond. Un vrai travail de Titan. Surtout quand on sait qu'elle a donné naissance il y a peu à une petite fille et qu'elle a travaillé jusqu'à la veille de son accouchement et repris son activité quasi le lendemain de sa sortie de l'hopital... Méga respect !

J'ai donc rapidement reçu tout le matériel nécessaire à la réalisation d'Hippolyte, mais un autre projet (dont je ne me souviens absolument plus) était déjà tout en haut de ma liste. Par conséquent, j'ai mis le kit de côté quelques temps. Et puis il est survenu un heureux évènement, je suis tombée enceinte. Alors, à ce stade, si tu calcules bien, tu te dis que soit j'ai une gestation particulière, soit... Tu te doutes bien que je suis 100% humaine malgré mes super pouvoirs. Et tu en déduis donc que j'ai dû faire une fausse couche. Ma première et ma dernière. Une douloureuse épreuve à traverser et qui a fortement touché tous les membres de la famille. Et le rapport avec Hippolyte, tu me diras ? Peut-être ne le sais tu pas mais quand t'es enceinte, que tu te mets à saigner, et que l'écho de contrôle n'est pas terrible mais pas significative, et bien on te fait attendre et revenir la semaine suivante pour contrôler et poser un diagnostic définitif. Autant te dire que ce fût l'une des semaines les plus longues de toute ma vie. Jalonnée de larmes, de peur et d'espoir. Parfois, le tout en même temps. Pour essayer de canaliser mon attention sur quelque chose, je me suis jetée à corps perdu dans le crochetage de mon hippo. Je me surprenais même à lui dire que si tout se finissait bien, il aurait quelqu'un pour l'adopter. Malheureusement, le verdict a été négatif, ce qui a entraîné l'abandon pur et simple d'Hippolyte, pauvre victime collatérale.

Saches que je ne te raconte pas tout ça pour faire pleurer dans les chaumières, mais on m'a félicité il y a peu pour ma franchise. La vie n'est pas toute rose. Inutile de se voiler la face. Malgré le bonheur qui nous submerge actuellement, je ne vais pas te faire croire que je vis H24 au pays des Bisounours. Je ne suis pas une adepte de la publicité mensongère. Au final, il ne m'aura fallut que deux mois pour retomber enceinte. Mais ce ne fut pas la meilleure période de ma vie. Depuis, toute cette histoire est "oubliée". La naissance de Simon a pansé bien des blessures.

Et Hippolyte dans tout ça ? Et bien, dans les dernières semaines de ma grossesse, il m'a été difficile voire quasi impossible de coudre. Ce qui fait que j'ai passé de nombreuses journées et soirées, mon crochet greffé à la main droite ;-) C'est ainsi qu'est né Gudule, que je t'ai présenté dans le post précédent. J'en ai également profité pour mettre un point final à plusieurs projets en stand by, dont mon hippo.

En ce qui concerne la réalisation, rien à redire. Les explications sont limpides. Ça se crochète limite tout seul. Si j'avais une ou deux remarques à faire cela concernerait l'assemblage. Je déplore toujours le peu d'explications concernant ce point dans les fiches pour doudous. C'est pourtant une partie bien délicate qui mériterait qu'on s'y attarde. Comme je te l'ai déjà dit, je déteste assembler, d'autant plus quand les instructions sont succintes, voire inexistantes. J'aime être tenue par la main ;-) Et second point, je suis du genre à bien tasser le rembourrage, j'aime quand mes doudous se tiennent bien. Dans ce cas précis, les fournitures étaient plus que suffisantes en ce qui concerne les différents cotons, par contre, j'ai manqué de bourre, mais c'est entièrement dû à mes habitudes personnelles.

Bon, je crois que je t'ai assez saoulée avec mes blablas, place aux photos de la bête. Ah si, une dernière chose. Dans l'intro de mon post précédent je t'annonçais que j'avais prévu de te présenter des bébêtes au crochet et que je cite ; "je m'étais une fois de plus sacrifiée en prenant le risque de m'allonger, telle la baleine échouée sur le rivage, pour t'en prendre quelques jolis clichés". Voilà donc le résultat de ce dernier shooting de l'extrême ;-) Ça envoie du rêve, n'est-ce pas ?!

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Modèle et fournitures  : Kit Hippolyte par Entrecrochet

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Je ne sais pas toi, mais moi, il me fait complètement craquer cet hippo ♥

J'espère que tu me pardonneras Amélie d'avir mis si longtemps à réaliser et publier ce test. Même si j'ai quelques circonstances atténuantes, je ne suis pas vraiment douée pour respecter des délais. Va falloir que je travaille sérieusement sur ce point. En tout cas merci de m'avoir permis de le crocheter. Ça a été un véritable plaisir.

Pour conclure, voici un petit cadeau que m'a offert Ludivine alias Chou d'Iris, lors d'une petite soirée  chez moi en excellente compagnie. Une pure merveille avec le sigle de Wonder Woman flexé dessus ♥ La grande classe ! Merci Ludivine.

Pochette Chou d'Iris (2)

La prochaine fois, je te présenterai d'autres petites bêtes crochetées. Je t'ai prévenue, je me suis littéralement fait greffer un crochet sur cette fin de grossesse...

Allez, tschuss ;-)

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vendredi 29 mai 2015

#bébésimontoutmignon ou le récit d'une naissance (encore) pas comme les autres (post à double ou triple RTT)

Après l'article de la dernière fois qui souhaitait un joyeux anniversaire à Julie (merci pour tes vœux d'ailleurs), j'avais prévu de te présenter une petite bête au crochet. Je m'étais une fois de plus sacrifiée en prenant le risque de m'allonger, telle la baleine échouée sur le rivage, pour t'en prendre quelques jolis clichés. Mais voilà... manque d'inspiration, manque d'envie... ça commençait à sentir sévèrement la fin de cette grossesse que tu auras pu suivre de manière assez régulière au fil de ces pages.

Ce n'est donc pas d'une petite bête crochetée que je suis venue te parler aujourd'hui, mais bel et bien du dernier né de notre dynastie.

C'est avec une immense joie que je te présente Simon, né le vendredi 22 mai à 5h55. 51 cm pour 3,990 kg. Une bonne grosse dinde fourrée à l'amour ♥

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Bon, maintenant que tu as bien reluqué la petite gueule d'ange de mon petit namoureux, on va pouvoir passer à la deuxième partie du pourquoi de cet article : le comment. Je te préviens tout de suite, si les récits d'accouchements te soulèvent les tripes, si tu zappes systématiquement quand tu tombes sur "Baby boom" à la télé, passe ton chemin et rends toi directement à la photo du petit doudou crocheté un peu plus bas. Et ouais, j'ai quand même réussi à glisser une petite bête au crochet dans ce post. Je suis vraiment trop balèze. Sinon, attaches ta ceinture. Sensations fortes garanties.

Tout d'abord, je m'excuse d'avance de te dévoiler ainsi une partie de mon intimité, mais tu l'auras compris, si tu me suis régulièrement, je n'ai pas grand chose à cacher... J'aime parler, partager, raconter ma vie, surtout quand il s'y passe des évènements inoubliables et rocambolesques. De plus, j'ai déjà annoncé la couleur sur instagram et facebook, et certaines m'ont expressément demandé de leur faire le récit. Plutôt que de pondre des réponses personnalisées, je préfère en faire profiter tout le monde ;-) Ne me remercie pas tout de suite... Et puis, je me dis aussi que mes expériences pourraient très bien aider d'autres mamans. Tu vas vite comprendre pourquoi.

Au départ, je ne voulais te raconter que la naissance de Simon, mais en y réfléchissant, je me suis dit que cette histoire complètement folle ne pourrait prendre tout son sens qu'en commençant depuis le tout début, c'est-à-dire à la naissance de Julie, il y a 10 ans.

Il y a 10 ans donc, j'attendais notre #joliejuliepresqueparfaite. J'avais été arrêtée vers 6 mois de grossesse pour risque d'accouchement prématuré avec comme consigne de me reposer au maximum et de passer le plus de temps possible allongée dans mon lit. Autant te dire que le niveau de mon activité physique s'en est retrouvé réduit au minimum (et j'étais déjà pas une grande sportive dans l'âme...). Résultat des courses : + 30 kilos ! Une dizaine de jours avant le terme, la fatigue, mon état physique ainsi que l'impatience m'ont poussé à demander à la sage femme qui me suivait à domicile deux fois par semaine si elle avait pas un "truc" pour accélérer la venue de notre Princesse. Je me suis donc retrouvée un jeudi après-midi à m'enfiler un cocktail à base d'huile de ricin, d'huile essentielle de verveine et de champ' (ben quoi, elle avait dit une boisson gazeuse...). Dans la nuit, j'ai été prise de douleurs abdominales mais j'ai mis quelques heures à comprendre que ces douleurs étaient des contractions et qu'il fallait partir le plus vite possible à la mater. J'ai donc appelé ma mère, mon chéri n'ayant pas encore son permis de conduire... No comment. Descendre les deux étages a été une véritable torture. Les 2 kilomètres en voiture, un cauchemar. J'ai cru 100 fois accoucher sur la banquette arrière... Arrivés à destination et pris en charge par l'infirmière de garde, j'ai eu le droit à la question de base : "C'est votre premier enfant ?" Forcément, j'ai répondu oui. Ce qui a entraîné : "Bon, on a le temps. La sage femme ne va pas tarder à venir vous examiner"... Euh, ok. Sauf que moi, je serrais les dents et les fesses, et à chaque nouvelle contraction je devais me retenir de pousser. Mais bon, comme c'était mon premier enfant... Au bout d'une demi heure à dire à mon mari que je n'allais pas tenir longtemps, la sage femme est enfin arrivée. Même série de questions. Mêmes réponses. Elle a quand même fini par m'examiner, et oh surprise ! elle m'a annoncé qu'il allait falloir y aller, que j'étais prête. Sur le coup, je l'aurais bien étranglée, mais j'avais encore un peu besoin d'elle. Je me suis donc retenue. A partir de là, mes souvenirs demeurent très flous. Je me souviens d'avoir poussé, pas bien longtemps. Je n'ai le souvenir d'aucune douleur. Juste un grand soulagement après qu'on m'ai posé ma fille sur le ventre. Et mes premiers mots, noyés de larmes : "Putain de merde". Je ne voyais rien de plus approprié sur le coup... Puis ma "détresse" à l'annonce des pauvres 2,790 kg dont je venais de me libérer. Plus que 27 kilos à perdre ! Youpi oO

Bref, à partir de ce jour-là, je me suis jurée qu'à la moindre douleur, je partirai fissa à la mater, ça m'éviterai d'accoucher dans mes toilettes. Tu vas bientôt pouvoir mesurer toute l'ironie de cette phrase...

Pour Camille, deux ans plus tard, j'ai eu la chance de perdre les eaux dans mon sommeil. Réveillée par cette sensation fort agréable de m'être pissée dessus, j'ai de nouveau demandé à mon chéri d'appeler ma mère... Toujours pas de permis. Cette fois, mon père l'accompagnait, il fallait bien quelqu'un pour veiller sur Julie. Arrivés à la mater, j'ai été rapidement installée en salle de naissance. Puis l'attente a commencé. Les contractions étaient supportables mais malgré mes réticences envers la péridurale, je me suis dit que je m'offrirai bien le luxe de voir ce que ça faisait que de ne pas souffrir. Inutile de préciser que vue la rapidité de la naissance de Julie, je m'en étais passé. Donc, j'ai demandé cette foutue péridurale. Il faut savoir qu'avant de te piquer on te fait passer 1 litre de sérum phy pour bien te nettoyer de l'intérieur. Autant te dire que j'avais peu d'espoir. Mais qui ne tente rien n'a rien comme on dit. La suite des évènements m'a donné raison, mais pas de la manière que j'avais imaginé. J'ai soudain été prise d'une violente contraction qui ne voulait pas s'arrêter. Dans le langage médical on appelle ça une hypertonie, et ça fait un mal de chien. Si tu as déjà accouché et que tu t'es déjà demandé pourquoi la nana dans la salle d'à côté gueulait comme un cochon qu'on égorge. Ben peut-être qu'elle était en train de se taper une bonne vieille hypertonie des familles. Un vrai kiff. Forcément on a bipé la sage femme, qui a bipé le gynéco de garde. En 3 secondes on est passé de 3 à 10 dans la salle. On m'a mis des trucs un peu partout sans rien nous expliquer. Puis j'ai entendu le mot césarienne. Je me suis entendu crier "Non, pas de césarienne !" Deux secondes plus tard je poussais sur une contraction. Personne n'a rien vu, sauf mon mari qui a dû leur signaler que c'était trop tard, qu'il était déjà là. Problème réglé. Une poussée, un bébé. Championne du monde... Mais je te raconte pas les ravages. Une vraie zone de guerre après un bombardement. Je te passe les détails.

Dans cette histoire, mon chéri a perdu 5 années d'espérance de vie. J'avoue avoir vécu une des plus grandes peurs de toute ma vie. Les suivantes ont d'ailleurs été, en grande majorité, provoquées par Camille lui-même. A croire que ce gosse est né pour nous foutre les jetons. On ne savait pas encore, bienheureux que nous étions, qu'on pouvait mettre la barre encore plus haut.

Puis est arrivée Émilie. Après une fin de grossesse sous haute tension - mon gynéco au bord de la retraite, n'ayant rien trouvé de mieux que de rater la dernière écho et de se planter dans les mesures de 2 mm par-ci, 2 mm par-là... Ce qui nous a valu de nous faire engueuler à l'hopital quand on a refusé catégoriquement le déclenchement en urgence sans une écho de contrôle. Echo que nous avons fini par obtenir et qui a révélé les erreurs de mesure dont je t'ai parlé précédemment, et qui nous a permis d'éviter le déclenchement. Quelques jours plus tard, même scénario que pour Camille. Perte des eaux en pleine nuit. Départ pour la mater conduite par mon chéri cette fois-ci, enfin en possession du précieux papier rose ;-) Et à partir de là, rien à dire. Totale maîtrise des contractions, refus de péridurale, en mode warrior de l'accouchement. Après moins de 3h en salle de naissance, je fais appeler la sage femme. Je m'installe, je demande si je peux commencer à pousser pendant qu'elle fini de se préparer. "Pas de problème, allez-y" qu'elle me répond. Je me concentre, je pousse, et là j'entends l'auxiliaire de puer qui l'interpelle et lui dit "Laisse tomber, je vois des cheveux". 30 secondes plus tard, j'avais ma fille dans les bras. Problème réglé. Une poussée, un bébé. Championne du monde... Et cette fois, totale maîtrise ! J'ai même reçu les félicitations du jury ;-)

J'espère que tu as remarqué que plus ça va, plus ça va vite. Et que je suis plutôt douée pour gérer les signaux d'alerte de mon corps.

Et c'est là que les circonstances incroyables de la naissance de Simon prennent tout leur sens. Tu prends les trois récits précédents (excepté l'hypertonie et la menace de césarienne), tu mélanges, tu secoues, et c'est tipar ! Cette fois-ci, pas de perte des eaux, mais des sensations génantes dans le bas du dos, qui se sont amplifiées toute la soirée et en début de nuit. Afin d'éviter d'arriver trop tard, je prends le risque de partir trop tôt. Arrivés à la mater, il y a déjà deux autres futures mamans en salle d'attente. Après avoir annoncé que c'était notre quatrième, on me prend directement... Désolée Mesdames... Après examen, on nous installe directement en salle de naissance. Et rebelote, comme la fois précédente, on attend. Sauf que cette fois, au lieu de me laisser tranquille gérer sur le ballon, je me retrouve statique avec un monito. Au bout d'une demi-heure, tout va bien, monito parfait, ça contracte, j'ai enfin le droit à mon ballon. Au bout d'une petite heure, je commence à me dire que la péri, ça serait pas mal. C'est franchement gérable, mais bien pénible quand même. Mais mon chéri me rappelle que de toute façon ça sera trop tard, et qu'il m'a connu bien plus courageuse. Il a pas tort. Je suis une warrior ! La sage femme revient. Après examen, elle estime qu'on a encore le temps, re-monito. Je m'endors, les contractions se raréfient... Ah bah non, je vais pas rester là des heures ! Faut pas déconner. Ça se réveille. De bonnes vagues bien douloureuses avec sensations de poussées. Je le signale à la sage femme et je lui demande de vérifier où on en est. Toujours 6 cm et pas de rupture de poche, on a le temps... J'insiste quand même sur la sensation de poussée, mais non, on a le temps... Je demande donc à aller aux toilettes. Mon chéri m'accompagne. A peine entrée dans la cabine, je suis prise d'une contraction que j'arrive à peu près à maîtriser. Je m'assois, et là, tout s'accélère. Attention, récit rapide et brutal : je perds les eaux d'un coup et je sens que le bébé arrive oO Je crie à mon chéri d'aller chercher quelqu'un. Il courre dans le couloir pour appeler une sage femme. Je le rapelle en lui disant que c'est trop tard. Et effectivement, il a eu juste le temps de mettre ses mains pour réceptionner son fils. Sur ce, toutes les sages femmes de garde, ainsi que les auxiliaires de puer débarquent. L'une d'entre elle, prend le relai de mon mari et récupère notre fils. Même pas de poussée, un bébé. Championne du monde... Mon mari a encore perdu 5 années d'espérance de vie et moi je me suis tapée la pire frayeur de toute la mienne. Et je te raconte pas le champ de bataille. Mais j'ai quand même reçu le prix spécial du jury ;-)

Au bout du compte, tout est bien qui fini bien. Mais on a eu chaud quand même. Alors si je n'ai qu'un conseil à donner à toutes les futures mamans qui me lisent ou me liront, c'est de surtout toujours se faire confiance. Votre ressenti et votre instinct sont toujours les meilleurs. Personne d'autre ne peut savoir mieux que vous ce qui se passe dans votre corps. Ne surtout pas hésiter à insister, ce que j'aurais dû faire... Mais finalement, ça aurait été moins "drôle" ?!

L'an dernier, en réalisant que j'étais tombée enceinte quasiment 10 ans jour pour jour après être tombée enceinte de Julie, j'y ai vu un joli symbole. Une manière de boucler une jolie boucle. 10 ans, 4 enfants... Un rêve devenu réalité. Avec en plus la chance inouïe d'obtenir une parité parfaite en alternant fille, garçon, fille, garçon. Et finalement, cet accouchement complètement incroyable aura été un peu comme le bouquet final de notre feu d'artifice. Et puis, s'il fallait tout revivre pour obtenir ces quatre êtres merveilleux, je ne changerais pas une seconde pour tout l'or du monde.

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Allez, trêve de conneries ou tu vas finir par oublier que ce blog est un blog où on parle couture, tricot et crochet.

Quelques jours avant la naissance de Simon, j'ai été prise d'une envie irrépressible de crocheter un Gudule du livre Tendre Crochet de Tournicote. Je crois qu'après le petit lapin que je t'ai présenté il y a peu, ça doit être le doudou que j'ai mis le moins de temps à crocheter et surtout à assembler dans la foulée. Au départ, je ne savais pas trop pour qui je le faisais. Et comme j'étais partie sur des rayures roses, je ne l'avais pas instinctivement destiné à Simon. Et puis une remarque sur instagram m'a fait réaliser que finalement, même avec du rose, il serait parfait pour mon fils. J'ai introduit du bleu pour garder un équilibre mixte. Et voilà le travail. Je suis raide dingue de ce doudou. J'ai envie d'en crocheter à la chaîne. Et j'ai hâte que Simon lui fasse des câlins.

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Patron : Gudule dans Tendre crochet de Sandrine Deveze alias Tournicote à cloche pied

Fournitures : coton Esterel (Pinguoin) coloris étain, ricco rose et bleu, yeux de sécurité Fifi Jolipois.

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Et pour fêter la naissance de son neveu, ma belle-sœur nous a offert LE protège carnet de santé. J'admire l'appliqué du prénom, moi qui déteste faire ça. Merci Tatie Delphine ;-)

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Protège carnet de santé Simon Delphine (3)

Il est pas magnifique mon fils ??? ♥ ♥ ♥

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En plus, j'ai une baby sitter gratos à domicile ! La grande classe. Tu la vois la fierté de la grande sœur ? Sérieusement, si elle pouvait l'allaiter, elle le ferai.

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Bon, je te laisse. Faut quand même que je pense à dormir un peu pour rattapper les heures de sommeil perdues, si seulement c'était possible.

Merci d'avance à toutes celles qui auront lu ce récit jusqu'au bout.

Allez, tschuss. Et la prochaine fois, promis, ça sera plus court.

mercredi 13 mai 2015

OMG ! 10 ans #ouestpassémonbébé

Bon ben voilà, on y est... C'est un truc de ouf comme le temps passe vite... Le chien...

Pourtant, il me semble que c'était hier que je partais à la mater à la dernière minute pour accoucher, sans péri, telle Xéna la guerrière, à peine une heure et demi après mon arrivée. Un moment de pure magie. Tu me croiras, ou pas, mais j'ai adoré cette naissance.

Ce qui est marrant, c'est que j'ai le sentiment que c'était hier, mais ça peut aussi être demain... Ben oui ! J-13, et le microbe  est toujours accroché à mon utérus telle la moule sur son poteau... A partir de ce soir, je fais du trampoline, je me mets au jogging et je l'enfume. Ça suffit maintenant... Nan mais oh ! ;-)

C'était hier donc, mais hier c'était il y a déjà 10 ans. Je nous revois tout gauches, à nous demander "les bébés, comment ça marche ?"... Parce que t'as beau te préparer, la parentalité, tu la prends en pleine tronche quand même. Ça bouleverse tout sur son passage. Et surtout ça t'invente des nouvelles angoisses, des nouvelles peurs, des nouvelles responsabilités, mais aussi de nouvelles joies, bien intenses ♥

Et je me souviens de chacunes d'elle... de l'évocation de son entrée à l'école à la fois où je l'ai perdue sur la plage, de ses premiers pas, de ses rires, de ses pleurs.

10 ans putain... 10 ans d'amour.

Alors joyeux anniversaire ma jolie Princesse, ma #joliejuliepresqueparfaite ♥

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lundi 11 mai 2015

En mode ado rebelle #jeveuxunscooter

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Ça y est, les moches, comme on les appelle avec mon mec, sont de retour depuis une bonne semaine. Semaine qui est passée deux fois plus vite qu'une semaine sans eux... C'est fou comme ça peut occuper la vie ces machins là. Même quand tu les laisses toute la journée à l'école. Comme j'ai bien fait le plein de sommeil et de patience pendant ces deux semaines, je me surprend à ne pas partir au quart de tour à chaque connerie (comme avant leur départ), et pourtant, je peux te dire que sur ce plan-là, ils sont revenus pleinement fidèles à eux-même. Je m'épate également à essayer de détourner l'attention de la dernière quand elle fait un caprice au lieu de lui hurler dessus, de prêter une oreille plus attentive à mon fils ou à rire plus facilement. Bref, ça nous a fait un bien fou !

Je tiens malgré tout à rassurer toutes les mères indignes qui me lisent (si si, toi aussi, là-bas, dans le fond), il m'arrive aussi d'avoir des envies de torture et d'abandon au bord de l'autoroute. Nobody's perfect... Faut pas rêver.

Bon, j'ai eu beau me creuser la tête pour trouver une transition valable entre l'évocation de ma vie presque parfaite de mère de famille presque parfaite et mon sujet du jour, mais ça été le black out total. Inspiration zéro ou alors ça me semblait beaucoup trop capilotracté pour être crédible. J'utilise donc mon joker et saute directrement du coq à l'âne. Et pour la peine, je ne passe pas par la case départ, et je ne touche pas les 200 M... Autopunition.

Je sais pas toi, mais moi, j'ai eu une adolescence un peu mouvementée... J'étais un peu le genre ado rebelle, à fleur de peau. Look cheveux longs qui auront arborés toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, y compris le bleu azur, le noir corbeau voire carrément l'arc-en-ciel lui même (résultante d'une teinture bleue made in London appliquée après un henné rouge... un truc de ouf...). Jeans noir bootleg, bottines Harley Davidson aux pieds et foulard têtes de mort of course. Le genre à faire la gueule pour un oui ou pour un non et qui fumait comme un pompier. Forcément j'étais fan des Gun's, Nirvana, Metallica mais aussi Queen #freddiemercuryforever et un peu plus tard de Kiss, Poison et autres groupes de glam rock. Le genre à aller aux concerts pour se taper des pogos et headbanger comme une tarée à la Wayne's World #waynesworlforever. Le genre à faire des jeux de rôles jusqu'au bout de la night avec mes copains chevelus. Bref, une ado rebelle et rock'n'roll, pas tellement éloignée finalement de l'adulte que je suis devenue. A l'exception peut-être du fait que j'ai arrêté de fumer depuis bientôt deux ans, que les concerts se font rares et que j'ai mis de la couleur dans ma vie (ailleurs que dans mes cheveux) ;-)

Et donc, avec un passif pareil, ce qui devait arriver arriva, je suis tombée raide dingue du fameux shawl skull. A croire que ce pattern avait été créé pour moi. Le coup de foudre au premier regard. Mais j'avoue que la bête m'a parue bien compliquée. J'ai donc un peu tergiversé avant de me lancer. Tu me diras, comme d'hab'... Faudrait vraiment que je me débarrasse de mon côté cérébral pour laisser plus libre cours à mes instincts primitifs (et pas primaires, hein ?!...) Bref, j'ai attendu le bon moment... Genre que Saturne entre en Capricorne, ou le déluge ou que sais-je encore. Ça aurait pu durer longtemps si Yolaine n'avait pas publié une de ses versions. Version qui a achevé de me motiver. Tout mon corps hurlait NEEEEED à la vue de ce shawl de ouf. J'ai donc commandé de quoi me le faire et en trois couleurs s'il te plaît !!! Au final je ne m'en suis fait qu'un seul, les autres couleurs ayant été utilisées pour d'autres projets.

Alors, il faut bien dire ce qui est, j'ai eu un peu de mal au départ à me faire au motif. Il faut vraiment être hyper vigilante, chaque rang étant différent du précedent. J'ai énormément pénélopé sur les premières répétitions, ce qui a eu pour effet de me faire abandonner, et ça, en général c'est pas du tout mon genre. Et puis sont arrivées les vacances d'Hiver. Et cette année, pas moyen de déménager la MAC, la surj et mon stock de tissus. J'ai préféré rester sobre, sachant que je ne pourrai pas profiter des plaisirs de la glisse et que j'aurai minimum deux heures par jour à moi toute seule pendant que mes nains seraient à leurs cours de ski, même la dernière ! LIBERTAD ! J'ai donc fait le tour de mes en cours tricot et crochet, beaucoup plus "light" à transporter et je me suis donnée comme mission d'en finir quelques uns. Et le premier à bénéficier de cette merveilleuse résolution et de ce temps libre providentiel fût bien évidemment mon châle d'ado rebelle. J'ai même réussi à éveiller la curiosité de la serveuse qui m'apportait ma tisane/croissant dans le rade au pied des pistes dans lequel je squattais tous les matins ;-)

Allez, sans plus attendre, je te le montre mon châle de la mort qui tue avec ses têtes de mort qui déchirent et... rose ♥ J'en suis raide dingue. 

Shawl skull rose fluo (5)

Patron : shawl skull selon cette traduction

Fournitures : 4 pelotes de Ricco design 100% coton DK achetées sur le site "Les pelotes de lolottes" et crochetées en 3,5

Shawl skull rose fluo (6)

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Shawl skull rose fluo (8)

Shawl skull rose fluo (15)

Shawl skull rose fluo (9)

Shawl skull rose fluo (18)

Il est absolument parfait pour les températures actuelles et les petites soirées frisquettes. Ma grande a totalement craqué aussi. Je lui en ai donc crocheté un, en jaune comme elle le voulait, mais chutttt... c'est pour son anniversaire mercredi.

Sur ce, je te souhaite une bonne journée et LONG LIVE ROCK'N'ROLL comme dirait Jesus ;-)

Et comme j'en suis à J-15, je ne peux absolument pas te dire quand je reviendrais... J'espère seulement être encore là mercredi, pour participer aux 10 ans de Julie, mais il paraît que ce n'est pas moi qui décide...

Allez Tschuss !!!

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