The amazing Iron Woman

samedi 8 août 2015

A ceux qui partent, et à ceux qui restent (post déprimant et sans couture...)

On m'a souvent dit que la vie est courte, que le temps passe vite et qu'il faut savoir profiter de chaque petit moment. Facile à dire.

Tant que tu es gosse et que tu n'as pas encore conscience du caractère mortel de ton existence, c'est pas trop compliqué. Tu t'amuses, tu pleures, tu ris (comme au Pays de Candy...) sans penser au lendemain ou plutôt si, mais en te demandant avec quoi tu vas bien pouvoir jouer ou quelle nouvelle connerie tu vas pouvoir inventer. Bref, la plupart du temps, tu t'éclates.

Puis vient la période des premières disparitions familiales. Et là, tu commences à comprendre le cyle de la vie. J'avais à peu près 13 ans quand ça m'est tombé sur le coin de la gueule. Un matin, ma mère, en pleurs, nous a appris le décès de notre arrière-grand-père, le dernier qui nous restait et le seul dont je garde des souvenirs.

Depuis ce jour, je suis totalement terrorisée par l'idée que tous les membres de ma famille vont forcément y passer un jour ou l'autre. J'ai perdu presque tous mes grands-parents et le simple fait de voir s'afficher le nom de mon père ou celui de ma mère sur l'écran de mon téléphone suffit à me tétaniser. Je vis dans l'angoisse permanente et croissante d'une mauvaise nouvelle...

Et puis, comme si c'était pas assez difficile à appréhender comme ça, tu te retrouves à dire adieu à des vieux potes. Et là, c'est le drame. Ce n'était donc pas une légende. La mort n'emporte pas que les personnes âgées...

Alors voilà, malgré tout ça, malgré la peur, malgré que je saches pertinemment que ça n'arrive pas qu'aux autres, jamais je n'aurais pu imaginer que ça puisse un jour nous frôler d'aussi près, que ça puisse venir détruire si tôt cette petite famille que nous nous sommes construit mon mec et moi.

Lundi de la semaine dernière, quand il est rentré du boulot et qu'il m'a dit qu'il ne se sentait pas bien et qu'il avait très mal dans les côtes, je me suis dit qu'il avait encore dû faire un faux mouvement, qu'il avait juste réussi à se froisser un muscle en levant le bras - comme la fois où il s'est coincé le dos en se penchant pour ramasser son slip à côté du lit oO

Quand il est parti aux urgences en me laissant seule avec nos 4 monstres pile à l'heure du bain et du diner, limite j'ai râlé parce que j'allais devoir tout me taper toute seule.

Quand il m'a dit, vers 23h00 que l'urgentiste qui l'avait pris en charge avait des doutes sur son diagnostic et qu'il devait encore faire des radios et différents examens, j'ai commencé à trouver le temps vachement long et je me suis demandé comment il allait bien pouvoir réussir à aller au boulot le lendemain matin (no comment).

Quand finalement, la décision a été prise de l'hospitaliser sur présomption d'épanchement pleural, là, et seulement là, j'ai commencé à baliser.

Quand le lendemain, le docteur du service pneumologie dans lequel il avait été transféré a évoqué une éventuelle embolie pulmonaire, là j'ai carrément refusé d'y croire. Mon mec a 34 ans, c'est une force de la nature. Jamais de la vie ça pouvait être ça. Et bien si... Même les médecins se demandent encore comment ça a pu lui arriver.

Je ne remercierai jamais assez l'urgentiste, qui, dans le doute, a décidé de le garder, ni le docteur, qui, dans le doute, l'a envoyé passer un scanner pour explorer toutes les hypothèses. La combinaison de leurs compétences a littéralement sauvé la vie de mon mec, du père de mes 4 minus.

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L'un comme l'autre nous risquons de garder encore quelques temps la cicatrice de ce jour où notre vie a faillit basculer.

Depuis, je te rassure, il est rentré à la maison sain et sauf... épuisé, sous traitement, mais plus vivant, plus puissant que jamais.

Là, tout de suite, j'ai juste envie de faire comme Edouard Baer dans "Astérix Mission Cléopâtre"... j'ai juste envie de dire merci à la vie.

♥ ♥ ♥

J'avais préparé ce post il y a déjà une semaine, mais je ne l'avais pas publié, je le trouvais bâclé, sans grand intérêt. Depuis, j'ai appris une triste nouvelle, un des amis de ma sœur qu'il m'était arrivé de cotoyer ces 15 dernières années a perdu son combat contre une putain de saloperie de cancer.

Je ne peux cesser de m'imaginer la souffrance de ses proches, de sa veuve qui se retrouve soudainement seule (heureusement ou malheureusement sans enfant). Et je ne peux m'empêcher de me dire que j'ai une chance immense.

Adieu Ronan... Effectivement, la vie est courte, on va tâcher d'en profiter.

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lundi 20 juillet 2015

Miss années folles

Pinaise ! 15 jours que les nains sont en wouacances...

Entre "déjà" et "c'est tout"... mon cœur de mère de famille nombreuse schizophrène balance sévère.

Il faut dire aussi que si la première semaine a été particulièrement active et organisée, les derniers jours écoulés m'ont gravement donné l'impression de partir en free style total. Et pourtant, en y réfléchissant bien, entre la journée de retrouvailles familiales pendant laquelle bébé Simon a enfin pu rencontrer ses oncles et tantes ainsi que ses cousins, le traditionnel feu d'artifice du 14 Juillet, le plan canicule dans le canapé, la visite de SOS médecin pour Camille (pfff... le gamin qui arrive à choper une angine en plein mois de juillet par 40 degrés...), la fin d'après-midi au parc qui s'est transfomée à la one again en pique nic improvisé et les visites de quelques amis, on peut dire qu'il y a encore eu de l'animation.

Franchement, je crois vraiment que je ne remercierai jamais assez ce blog pour ce formidable travail d'introspection qu'il me pousse à faire sur moi-même. Finalement, malgré tous mes doutes et tous mes défauts, il y a pas à dire, je suis trop une mère qui déchire ;-) Je sais, mon troisième prénom, après Confiance, c'est Modestie. Bon, en vrai c'est Madeleine et Renée, mais si tu le répètes, je te tue...

Bref, je suis une mère top niveau. Ok... le genre de mère qui va t'envoyer bouler 7 fois sur 10 parce qu'elle a autre chose à faire que de contruire des Lego ou de jouer aux Pokémon ou à un quelconque jeu de société. Je sais, c'est très très mal. Mais une fois les taches ménagères journalières effectuées, et les minus nourris, je n'ai plus qu'une envie... coudre... Ce qui n'arrive pas tellement souvent ces derniers temps, puisqu'il faut aussi compter sur le sommeil fractionné du bébé qui a la fâcheuse tendance à se réveiller à chaque fois que j'ai enfin l'occasion de m'approcher de Ginette. A croire qu'il le fait exprès le petit boulet.

Mais également le genre de mère qui va se mettre en quatre pour faire presque tout ce que tu lui as demandé, notamment ton costume pour le spectacle de fin d'année... Ce qui signifie, en général, des heures de prise de tête pour 3 minutes de passage sur scène. Du pur masochisme.

Cette année, pour une fois, le thème du spectacle a été annoncé assez tôt : Paris à différentes époques. Les maîtresses de Julie ayant choisi de représenter les années folles, je me suis donc retrouvée confrontée aux croquis de ma grande qui, malgré des recherches sur le web, s'était fait une idée bien précise de ce qu'elle voulait (ou pas). Idée qui n'entrait pas forcément en adéquation avec le thème. Début de la prise de tête... De plus, elle s'était persuadée qu'il lui fallait absolument son costume pour les différentes répétitions. En bref, ça urgeait grave. Limite on aurait dit que c'était une question de vie ou de mort. Il a fallut lui faire comprendre que l'essentiel, c'était de l'avoir pour le jour du spectacle, et que je ne pouvais pas miraculeusement pondre un costume comme ça, entre deux tétées. Surtout que, comme souvent dans ces cas-là, rien dans mon stock ne correspondait à ses critères. Comment se pouvait-il que je n'ai pas le moindre centimètre de tissu noir dans mes tiroirs...?

J'ai donc été obligée (horreur) de me rendre chez MT pour acheter un ou deux coupons de tissus. Deux en l'occurrence, dont un sur lequel j'avais parié d'avance qu'elle n'en voudrait pas (mais qui ne tente rien...). Bingo ! Refus catégorique de la demoiselle d'utiliser ledit coupon pour son costume. Pas chiante la môme... Après quelques heures de discussion, elle a fini par changer d'avis, ouf. Puis le temps a passé et l'échéance approchant, j'ai commencé a trouver l'idée de départ un petit peu ambitieuse et ça manquait quand même cruellement de franges tout ça.

Finalement, moi qui ne voulais pas acheter trop de fournitures pour un simple costume de spectacle, me suis retrouvée à retourner chez MT pour acheter des franges Charleston... Ce qui, au bout du compte, a grandement simplifié le croquis initial et la réalisation elle-même. Exit le tissu dont elle ne voulait pas à la base, ainsi que le croquis ultra alambiqué. Note à moi-même: c'était bien la peine de se prendre a tête... hum hum. Je suis repartie d'un patron ultra basique, le Aime comme Miss en taille S, rallongé en robe sur le bas de laquelle j'ai cousu les franges. Simple, rapide, efficace ET réversible. Je l'ai laissé choisir le tissu de doublure dans mon stock et en quelques heures, j'avais monté la bête. Ne manquait plus que les franges et les ourlets.

Pour être sûre de reporter la robe ultérieurement, elle m'avait demandé de coudre les franges à la main... (est-ce que ça t'étonnes si je te dis que depuis elle a changé d'avis ?!) Et ce pour le mardi précédent le spectacle, sous prétexte d'une générale en costume. Soit... Je me suis exécutée en ponctionnant sur mes heures de sommeil. Quelle ne fut pas ma joie d'apprendre le lendemain que ladite robe n'avait jamais été sortie du sac dans lequel je la lui avais mise le matin. Foutus gosses.

Malgré toutes ces péripéties, et le fait que j'ai faillit la passer plusieurs fois par la fenêtre (Julie hein, pas la robe...), je suis bien contente d'être allée au bout de cette modeste réalisation. Il y a pas à dire, ça lui va vraiment à ravir. Et elle était toute fière de la porter le jour du spectacle.

Je te laisse juger toi même avec quelques clichés... côté pile...

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Patron : Aime comme Miss, moins 1 cm sur le pli, raboté après coup sur les côtés et rallongé en robe.

Fournitures : voile de coton noir et franges Charleston MT, tissu jaune à fleur du marché.

Robe spectacle Julie (37)

Au début de la séance photo, Mademoiselle n'était pas très coopérative, voire faisait carrément la gueule. Trop de soleil dans la tronche... (soleil qui s'est caché assez vite, merci pour rien). Résultat, elle s'est mise à sucer son pouce. Trop la classe ;-)

Robe spectacle Julie (40)

Robe spectacle Julie (41)

Robe spectacle Julie (45)

Gros plan sur les franges Charleston achetées à MT. C'est joli, mais qu'est-ce que c'est pourri ! Les franges s'emmêlent, la bordure s'écrase. Bref, une vraie plaie.

Robe spectacle Julie (43)

... et côté face ♥ J'avais acheté ce tissu l'an dernier sur le marché à côté de chez moi dans l'idée de m'en faire une tunique. Finalement, je le trouve parfait en robe pour ma grande.

Robe spectacle Julie (50)

Bon, j'ai toujours un doute sur le côté esthétique du côté pile et des franges qui dépassent, mais elle l'aime comme ça.

Robe spectacle Julie (53)

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Mais qu'elle est belle ma fille ♥ Quand je pense que c'est moi qui l'ai faite.

Robe spectacle Julie (48)

Pour que tu te rendes bien compte du rendu de la robe in situ, je t'ai fait un petit montage de ces fameuses 3 minutes de spectacle. En toute objectivité, Julie est une artiste née ;-)

Maintenant, je crois que je vais aller boire pour oublier que ma fille n'est plus un bébé... Non, mais t'as vu ce déhanché ?! oO

En même temps, je dis ça, mais je te raconte pas la sensation de gueule de bois que je me suis payée la dernière fois que j'ai bu une demi bière. Put*** ! Ça y est. Je suis trop vieille pour ces conneries. Ou alors, il faut que je me réhabitue ;-)

D'ailleurs, je te laisse, j'ai un plan d'entraînement spécial Hei*****n à mettre en place. J'ai une réputation à récupérer.

Tschuss !

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lundi 13 juillet 2015

Quand Julie coud # 1

Ahhhh ! Les vacances d'été... Jusqu'à tout récemment, c'était synonyme de soleil et de plage. Mais les circonstances de la vie ont fait que nous n'avons plus jouissance de notre petit pied à terre de bord de mer (snif snif). J'ai conscience que ça fait un peu enfant gâtée de dire ça, mais d'une part, je mesurais bien notre chance à l'époque, d'autre part, au-delà du problème des vacances, j'accordais une très grande valeur sentimentale à ce lieu... Par conséquent, j'avoue sans honte que ça a bien piqué la première année. Depuis, on s'y est fait. Le plus dur c'est de trouver à occuper les nains quand tu n'as pas de jardin et que ton mec bosse tout le mois de Juillet.

Pour l'instant, je m'en sors pas trop mal. Entre les invitations chez les copains (les leurs et les notres), les soirées cinoche (dans le canapé), le pique nic (dans le salon), les après-midis au parc et la journée chez Mickey (ouais, je sais, encore... mais quand on aime, on ne compte pas), j'avoue qu'on n'a pas encore vraiment eu le temps de s'ennuyer. Tu rajoutes à ça les séances cahiers de vacances, le squattage de télé et de consoles vidéos, les voyages au pays merveilleux des Barbies ainsi que quelques activités manuelles, et au final, on peut même dire qu'on n'est pas loin d'avoir été surbooké. J'exagère un peu, mais moi qui ai toujours l'impression de ne pas en faire assez, lister par écrit tout ce qui a rempli nos premières journées, me permet grandement de relativiser.

Bon, faut pas rêver, hein...?! Je suis pas encore guérie. J'ai encore et toujours le sentiment que je pourrais en faire plus, mais ça soulage quand même un peu ma conscience. J'ai dit que je relativisais, pas que j'arrêtais de me prendre la tête. Si seulement.

A cause de toute cette activité bouillonnante (et je te parle pas de la canicule), on déplorait (jusqu'à hier) une pauvre victime innocente: Ginette, ma MAC. Après le petit sursaut de fin d'année scolaire, elle végétait sur la table de mon atelier, triste et abandonnée. La présence non stop de mes 4 monstres ne me laissant qu'à peine 5 minutes par jour à lui accorder. Pas de quoi venir à bout d'un quelconque projet. Mais ça, c'était avant la journée de repos de mon chéri, pendant laquelle j'ai enfin pu m'atteler aux finitions de non pas une mais deux pièces qui attendaient impatiemment depuis quelques temps déjà.

Malheureusement, ces deux pièces faisant partie d'un #projetsecret, je ne peux pas te les montrer dans l'immédiat. Ce qui est bien dommage, vu que je suis presque arrivée au bout de mes réserves. A tel point que me voilà obligée d'exploiter mes gosses pour alimenter les pages de ce blog. Si c'est pas honteux...

Lors du dernier Noël, Julie a reçu une véritable machine à coudre ainsi que des accessoires et un livre. Jusqu'ici, elle n'a pas tellement eu le temps de s'y mettre. Enfin, disons plutôt que je n'ai pas vraiment pris le temps de l'accompagner. A ce jour, son unique réalisation date du mois de février, un peu avant les vacances d'Hiver. A l'époque, elle avait choisit de se coudre un masque de nuit, l'un des nombreux projets inclus dans son livre. Je la laisse te donner ses impressions sur sa première cousette (quitte à l'exploiter, autant le faire jusqu'au bout...)

 

La toute première chose que j'ai cousu n'était pas si simple, et ça m'a beaucoup énervé, pourtant ça n'était pas si mal parce que:

1) J'ai choisi un tissu bleu foncé avec des étoiles blanches. Et pour un masque de nuit, c'est super joli !!! (modestie quand tu nous tiens, ndlr)

2) Pour les yeux, ce n'est pas pas moi qui ai inventé. C'était dans le livre. Mais je l'ai fait quand même parce que j'ai trouvé ça ingénieux ;-)

3) Pour l'élastique, une épingle et du tissu c'est suffisant. Et c'est assez facile, sauf quand l'élastique ne veut pas passer... C'est embêtant. . .

4) Et enfin, l'ourlet, ça c'est The Amazing Iron Woman qui l'a fait sinon... aïe ! (l'élève reconnaît son maître, mdr, ndlr)

Bon en gros, sans maman (The Amazing Iron Woman), je n'aurais pas pu le faire.

 

Elle est pas top ma #joliejuliepresqueparfaite ? Je te jure que je ne l'ai nullement forcée, ni payée pour me passer la brosse à reluire. Je suis son idole ;-) Par contre, j'ai légèrement corrigé et remanié son texte... j'ai une réputation à tenir, faut pas déconner.

Pour en revenir à sa cousette, elle a effectivement quasiment tout fait et cousu toute seule, du choix des tissus, à la couture d'assemblage en passant par la broderie des yeux. Je me suis uniquement chargée du biais... et ce n'est pas vraiment une réussite.

Masque de nuit Julie (15)

Patron : masque de nuit issu de "Un mercredi en Automne" de Virginie de Mes Petits Ateliers aux éditions de Saxe

Fournitures : tissus première étoile, fil à broder DMC, biais première étoile.

Masque de nuit Julie (16)

Masque de nuit Julie (17)

Je dois dire que je suis assez fière de ma grande. Pour une première, c'est tout de même plutôt réussi. Pour son anniversaire, elle a reçu un autre livre: celui de Raphaëlle du blog Les Doudous d'Olivia. D'ailleurs, actuellement, un bavoir chat destiné à son petit frère est en cours de réalisation. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne cherche pas systématiquement la facilité dans ses choix de projets. Par contre, en ce qui concerne la patience... c'est une autre histoire. Ce n'est pas toujours facile de guider une enfant qui veut aller trop vite ou qui rechigne à recommencer plusieurs fois quand elle n'y arrive pas. Comment user ma patience tout en développant la sienne...

Voilà donc le premier article, et normalement pas le dernier, d'une nouvelle catégorie. Pourvu que ça dure.

Pour la prochaine fois, je vais essayer de racler mes fonds de tiroirs. J'ai encore un ou deux trucs pas encore shootés à te présenter. Et puis, soyons ouf, peut-être que j'aurais bientôt aussi un peu de neuf... Allez, on y croit.

Tschuss !

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jeudi 9 juillet 2015

#camillemonfilsmabataille 8 ans déjà

Je te refais pas la rengaine du temps qui passe... l'enf**** ! Chaque nouvel anniversaire me le renvoie en pleine face. Et en matière d'anniversaires, on est grassement servis. Entre les nôtres (dont le mien que j'arrêterai de fêter l'année prochaine, hum hum...), ceux des gosses et celui de notre mariage, c'est autant d'occasions de se replonger dans les souvenirs, et de se dire "OMG ! Comme j'ai/tu as/il/elle a grandit/viellit/grossit (rayer les mentions inutiles)". Tu remarqueras que, malgré les rides et les kilos en trop, le temps n'a pas altéré ma maîtrise de la conjugaison du verbe avoir au présent de l'indicatif. C'est toujours ça de gagné.

Après les 10 ans de Julie (dépression), nos 11 ans de mariage (re dépression), voilà qu'aujourd'hui nous fêtons les 8 ans de Camille (n'en jetez plus, la coupe est pleine).

8 ans que nous sommes devenus parents pour la deuxième fois.

8 ans que la force de mon psychique m'a permis d'expulser ce petit être hors de mon corps avant qu'on ne m'emmène pour pratiquer une césarienne.

8 ans que nous apprenons, jour après jour, à cohabiter avec cet extraordinaire petit garçon, notre gentil extraterrestre qui bouleverse nos vies pour le meilleur et pour le pire.

8 ans d'amour, de découvertes, de rires mais aussi de doutes, de crises, de pétages de plomb, d'angoisses...

Je pourrai te remplir des pages et des pages d'anecdotes plus ou moins drôles, te parler des heures de cette difficulté que j'ai à intégrer son monde qui est pourtant, et je commence seulement à le comprendre, si proche du mien... Mais d'une, ça me prendrait trop de temps là tout de suite maintenant, et ça serait bien trop indigeste à lire pour toi, et de deux, c'est jour de fête, alors, je vais éviter de plomber l'atmosphère. On va rester léger ;-)

Bref, Camille a 8 ans !

Joyeux anniversaire mon petit amoureux ♥

J'adore cette photo de son premier anniversaire. Il est tellement beau (et je suis tellement mince...)

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C'était le bon temps où il ne fallait pas s'y prendre 3 semaines à l'avance pour organiser sa fête d'anniversaire. Le pauvre étant né une semaine après le début des vacances scolaires, il nous faut systématiquement avancer la date afin de s'assurer qu'il ait des camarades présents. Ce qui, malgré toute nos précautions, n'est pas toujours très évident. Entre les copains qui sont déjà invités ailleurs, ceux qui partent en week-end barbec et ceux qui anticipent tout simplement les vacances d'été, on se retrouve quasi à chaque fois avec un taux d'absentéisme de presque 50 %. Bonjour le carnage.

Cette année n'a pas dérogé à la règle. Sur les 5 camarades intialement invités, 2 ont répondu présents... Et drame parmi les drames, son meilleur pote (c'est eux qui le disent) était déjà invité à un autre anniversaire. Heureusement, il a réussi à se libérer avant la fin de la fête, et pour compenser, il est resté dormir à la maison. Et puis, finalement, on a tout de même rempli notre quota de copains, vu que notre petit malin s'était constitué une équipe de remplaçants et qu'à chaque réponse négative il dégainait une nouvelle invitation.

Motivés par l'anniversaire à thème de Julie, on a proposé à Camille de lui organiser une fête sur le thème de son choix, en précisant tout de même que comme ça n'était pas son dixième anniversaire, il ne fallait pas qu'il s'attende à ce qu'on en fasse autant que pour sa grande sœur. Le message a eu du mal a passer, mais il est passé quand même.

Sans grande surprise, il a choisit Star Wars comme fil conducteur. On se demande bien d'où il tient ça. Avec mon mec on a donc cogité pour trouver des activités et des idées de gâteaux. Tu vas voir que sur ce sujet précis, mon Michalak personnel à encore mis le paquet. Après quelques jours de réflexion sur notre thème, et les invitations distribuées, le petit mignon a trouvé le moyen de venir me voir pour me dire que finalement il préférait un thème Pokémon... J'avoue, j'ai bien ri. Je lui ai répondu que c'était bien tenté, mais qu'on verrait peut-être l'année prochaine. Non, mais oh... Faut pas pousser.

Pour la déco, on ne s'est pas vraiment foulés : de la vaisselle et des serviettes noires à la Dark Vador ont amplement fait l'affaire.

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Pour occuper sainement tous ces petits gars si remuants, mon mec a encore une fois dégaîné son arme secrète: le jeu de rôle. Il a ainsi initié nos 5 padawans. Et je peux te dire que c'est vachement plus facile de faire jouer des garçons que des filles... J'ai été bluffé par leur capacité à s'identifier aux personnages et à résoudre les problèmes posés par le scénario. Ils étaient super concentrés et à fond dans l'histoire. Ça m'a bien fait marrer.

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Comme la dernière fois, je laisse mon mec te raconter leurs aventures. Je reviens après ;-)

"Les jeunes padawan s'entrainaient au temple Jedi de Coruscant lorsque leur Maître les appela.
On venait de leur confier une mission de la plus haute importance, récupérer les plans d'une machine de guerre secrète de la confédération du commerce.
Ni une ni deux, ils partirent à bord de leur vaisseau, le fameux Pigeon Centenaire, capable d'atteindre sa destination en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Après un voyage en vitesse lumière, ils arrivèrent sur la planète Tatooine et localisèrent les plans dans la tanière d'un Hutt.
Ils réussirent, grâce à la Force, à camoufler leur approche et engagèrent le combat face à des mercenaires surarmés qui défendaient un cube datacron.
En combinant leur force ils purent récupérer le datacron non sans provoquer l'effondrement de la galerie qui les conduisait vers la sortie.
L'un d'eux trébucha et allait se faire écraser mais c'était sans compter sur l'intervention de ses amis qui maintinrent le plafond à l'aide de leur pouvoir le temps qu'il sorte en toute sécurité.
Malheureusement ils étaient traqués par un infâme seigneur Sith et ils ne purent délivrer les plans à leur Maître.
Ils décidèrent donc de se rendre directement à l'arme secrète qui n'était autre que l'Etoile de la Mort qui Tue !
Chacun à son poste, ils réussirent à se frayer un chemin entre les croiseurs galactiques et les débris des vaisseaux qui explosaient avec leurs lasers.
Localisant le point faible de l'arme, ils envoyèrent toutes leurs torpilles en même temps et la détruisirent, rétablissant la paix dans la galaxie."

A la lumière de ce récit, dont tu auras très certainement saisi toutes les subtilités oO, je te laisse découvrir la fameuse Étoile de la Mort qui Tue. Qui, je te le confirme, portait très bien son nom... Mon mec avait confectionné un délicieux quatre quart façonné de telle façon à former une boule, qu'il a ensuite recouvert de glaçage, puis décoré. Encore une fois, je me répète, heureusement que mes gosses ont leur père, sinon ça serait gâteau au yaourt à toutes les fêtes ;-

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Petit entracte mignonnerie... Il y en a un que toute cette agitation n'a pas traumatisé...

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Après le goûter, on a tenté une activité manuelle... Mais s'il est beaucoup plus facile d'initier des garçons au jeu de rôle, il est également plus simple d'occuper des filles avec des activités créatives (et ne voit surtout rien de sexiste dans cette réflexion, c'est une pure constatation). Au départ, j'avais pensé acheter des t-shirts blancs pour qu'ils les peignent, comme les filles avec les totes bags. Et finalement, on a eu un doute sur leur potentiel créatif et mon mec a eu l'idée de leur faire colorier des motifs géants puis de les plastifier afin d'en faire des sets de table. Au bout de 3 minutes on en avait déjà perdu 3... Le quatrième a déclaré forfait prétextant qu'il avait une plastifieuse chez lui, et qu'il finirait plus tard.

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En fin de compte, seuls deux gamins sont venus à bout de leur set de table. Et l'un d'eux, n'était autre que Julie. Je te laisse admirer son œuvre. La Maman du petit garçon qui est reparti avec le sien a adoré l'idée. On a donc pas totalement perdu notre temps ;-)

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Pour clôre cette journée en beauté, on avait prévu de garder le meilleur ami de Camille à dormir. J'avais juste complètement oublié que cette nuit-là, mon mec avait déjà programmé de sortir faire un jeu de rôle chez un pote. Et dans ces cas-là, il ne rentre pas avant 8h du mat. Je me suis donc retrouvée seule avec les 5 enfants. Ultra easy... hum, hum... surtout que mon mec avait préparé le dîner avant de partir. Non, non, je t'arrête tout de suite, je le prête pas ;-)

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Je pense que Camille a apprécié cette journée, même s'il n'est pas toujours simple de savoir avec exactitude ce qu'il se passe dans sa petite tête.

Une chose est sûre c'est qu'il a beaucoup aimé tous ses cadeaux : des cartes Pokémon, un légo Ninjago, un t-shirt Star Wars, un Nerf Zombie et un dobble Hollywood. Sympas les copains.

Comme nous voilà enfin le jour J, on va remettre ça ce soir. Youhou !!!

Allez, je te laisse, j'ai un pique nique parquet qui m'attend et un petit garçon tout excité à l'idée d'ouvrir plein de cadeaux.

Tschuss ;-)

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lundi 6 juillet 2015

Miss Rainicorn ou comment je me suis faite manipuler à l'insu de mon plein gré

Je crois qu'il va falloir se rendre à l'évidence, depuis plusieurs semaines, quelque chose en moi a changé (et je te parle pas de mes nouvelles vergetures ni de l'état déplorable de mon périnée).

A ce niveau-là, on ne peut plus parler de miracle, ou alors faut que j'envisage sérieusement de revendre mes poils comme reliques porte-bonheur. Mais bon, je compte pas trop dessus et c'est bien dommage, parce que vu ma pilosité, j'aurais pu devenir riche.

Mais alors que m'arrive-t-il ? Comment expliquer ma nouvelle tendance à la ponctualité... Comment se fait-il que j'arrive à tenir des délais ? Suis-je devenue un cas d'études scientifique ? Ou est-ce juste le deuxième effet kiss cool du statut de mère de famille nombreuse... C'est pas croyable, j'ai dû recevoir le don de l'organisation pendant cette grossesse. Je ne vois pas d'autre explication.

Figures-toi qu'une semaine après la naissance de Simon, lors d'une tétée nocturne, que j'optimise généralement en surfant sur IG, Facebook et en checkant mes mails, je suis tombée, sur IG justement, sur un appel à testeuses lancé par la talentueuse Sabine. Il s'agissait de réaliser un ou plusieurs modèles de son nouveau patron "les trophées équins", et de lui transmettre nos impressions ainsi que nos éventuelles corrections. Le tout dans un délai de trois semaines. La jeune maman baignée d'hormones et d'optimisme que j'étais à ce moment précis n'a pas su résister. Et c'est en toute conscience confiance que j'ai répondu présente à cet appel.

Et là, tu te demandes si j'aurais pas un peu craqué mon slip filet. Et tu as bien raison, parce que c'était vraiment loin d'être gagné d'avance. Je n'avais pas vraiment mesuré l'ampleur de mes nouvelles contraintes. Je crois que je m'étais imaginé que mon bébé tèterait et dormirait en toute quiétude ce qui me laisserait le champ libre pour coudre, crocheter et bloguer en toute liberté. Ben voyons. Comme dirait l'autre : "Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu". L'espoir fait vivre.

Forcément, ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça, et j'ai mis plus de temps que prévu à réaliser mon ouvrage. Initialement j'avais l'intention de faire un zèbre ET une licorne rien que ça, en commençant par le zèbre. Mais c'était sans compter sur Émilie qui, après consultation, m'a réclamé... une licorne. Choix vraiment très étonnant de la part de ma Princesse en herbe. Pourquoi est-ce que je m'obstine à demander leur avis à mes gosses alors que je sais pertinemment que leur réponse ne correspondra pas à mes attentes. Ça confirme bien mes tendances masochistes. Ou alors, on pourrait dire que je suis habitée par un grand sens du sacrifice. Mouais... Laisse tomber. Je suis maso.

Donc la licorne. Et c'est à partir de là que j'ai commencé à me faire rouler dans la farine... par mon propre mec. Dès le départ, il m'a subtilement suggéré le code couleur, et je n'y ai vu que du feu... Du rose pour la tête et la corne en blanc et or (la corne, c'était mon idée, enfin je crois...). Rien de révolutionnaire. Et puis ça me plaisait bien. J'ai commencé à avoir de sérieux doutes quand on en est arrivé à la crinière. J'avais du mal à être convaincue par le jaune. Mais comme je n'avais pas d'autre idée à opposer, je me suis exécutée. Dans un soucis d'esthétique, j'ai choisit de réaliser le tour du cadre en jaune également. Et c'est à peu près là qu'un de mes gosses m'a dit "Han Maman, on dirait la copine de Jake". ??????? WTF ? "De quoi tu parles?" "Ben, oui, la licorne dans "Adventure Time", la copine de Jake".

Si tu ne connais pas ce dessin animé, dis toi que tu ne rates pas grand chose. C'est drôle mais vraiment très décalé. Je crois qu'il faut avoir été rôliste (ou être un gosse) pour apprécier. C'est vraiment très très barré. Bref, dans ce dessin animé, l'un des personnages principaux est un chien prénommé Jake qui a une licorne qui répond au doux nom de Miss Rainicorn pour petite amie. J'avoue que je regarde assez souvent avec mes gosses, mais que je n'avais jamais fait gaffe à ce personnage. Je suis donc allée faire un tour sur internet pour voir qu'elle tronche elle avait... et effectivement mis à part ses gros yeux, il y avait plus qu'un simple air de ressemblance. Après interrogatoire, mon mec a totalement nié m'avoir manipulé. Mais nous connaissons toutes la mauvaise foi légendaire des hommes... Je sais, c'est sexiste, mais tellement vrai chez moi.

En observant bien l'original, je me suis rendue compte qu'il manquait quand même un petit détail : l'arc-en-ciel. Ça tombait bien vu que je me suis plantée en fixant ma tête sur le cadre. Comme tu peux le constater, le museau ne pointe pas vers le bas comme sur les trophées de Sabine. Je l'ai cousue au feeling sans revérifier sur les images, ce qui lui confère un air assez bizarre. J'ai donc collé un arc-en-ciel dans le gros espace vide, et c'était tout de suite mieux.

J'ai immédiatement posté sa photo sur IG et Facebook pour voir si elle était reconnaissable... J'ai obtenu quelques réponses assez cocasses : un petit cochon (je plussoie d'ailleurs), un hippo breton (la corne ressemblerait à une coiffe de bigoudène...), et j'en passe. Mais heureusement, quelques copines ont trouvé, ce qui m'a pas mal rassuré.

Je te présente donc ma Miss Rainicorn ;-)

Miss Rainicorn (7)

Modèle : trophées équins par Anisbee disponible à l'achat sur son blog ou sur Ravelry.

Fournitures : cotons Natura DMC et Ricco DK 100% coton, fil diamant doré DMC. Crochetés en 3 pour un mini trophée d'environ 15 cm.

Miss Rainicorn (3)

Miss Rainicorn (6)

Miss Rainicorn (5)

Miss Rainicorn (9)

Au final, c'est un ouvrage relativement rapide (quand tu fais tes nuits et que tu n'allaites pas à la demande...) et très agréable à réaliser. Le modèle est vraiment très chouette et Sabine te propose également de crocheter un cheval, un zèbre ou un âne. Le patron comprend également plusieurs tailles d'oreilles et la hauteur de la corne a été réduite depuis ce test.

Encore merci Sabine pour ta confiance.

En éternelle insatisfaite, je t'avoue que je ne suis pas totalement convaincue par ma version, mais elle plaît à ma tribu d'accros aux dessins animés. Pour palier à ma frustration, je compte bien réitérer rapidement. Ça tombe bien, Émilie voudrait un zèbre maintenant... Il n'y a pas que mon mec qui sache employer la manipulation ;-)

Sur ce, je retourne à ma MAC. Il semblerait que j'ai presque réussi à coudre un bermuda à mon fils. Ne surtout pas relâcher la pression !

Tschuss ;-)

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vendredi 3 juillet 2015

Parce qu'elles le valent bien

Et voilà. Encore une année scolaire qui s'achève. Une année assez spéciale chez nous vu que c'était la toute première de la tornade (qui n'en n'a pas profité pour s'assagir...) et qu'elle aura également vu naître notre petit dernier. 10 mois donc, durant lesquels j'ai fabriqué un bébé pendant que tous les autres (oui oui, Julie comprise) ont grandi, tant physiquement que psychologiquement. Alors forcément, comme nous sommes des parents formidables, c'est en grande partie grâce à nos bons soins (je crois que j'ai définitivement besoin d'un stage intensif de modestie), mais il faut aussi reconnaître que les maîtresses y ont également activement contribué.

On ne le dira jamais assez : les maîtres et les maîtresses sont des gens formidables qui font un boulot incroyable. Parce que passer 10 mois, 4 jours et demi par semaine, 6 heures par jour avec 30 gosses à qui il faut apprendre à vivre en communauté, à lire, à écrire, à compter, etc... sans en défenestrer aucun en cours d'année ni finir en dépression, c'est quand même un truc de ouf. Je suis pour une béatification pure et simple des enseignants de l'école primaire. Bon, pas tous hein ?! Parce qu'il faut pas se leurrer, c'est comme partout, il y a des cons. On a eu notre lot d'ailleurs... Mais cette année, comme l'année dernière, on a encore tiré le gros lot.

Pour preuve, les appréciations du troisième trimestre de mes deux grands. En ce qui concerne Julie, pas de grande surprise. On a la chance d'avoir une fille qui aime l'école, qui aime apprendre et qui s'investit entièrement dans ce qu'elle fait. Ce qui n'est pas aussi évident pour Camille. Si tu me suis sur IG (@amazingstephwoman, je dis ça je dis rien), tu auras vu le hashtag que j'utilise pour mon fils #camillemonfilsmabataille. C'est pas pour rien. Camille est un enfant précoce. Depuis son entrée en petite section il a toujours eu des difficultés à se faire comprendre par ses enseignantes. Malgré nos multiples tentatives de leur faire prendre conscience qu'il fonctionnait différemment, nous n'avons malheureusement pas été écoutés. En tout cas pas les deux premières années. En GS et en CP il est finalement tombé sur des femmes formidables qui nous ont permis de nous sentir soutenus, accompagnés, compris. Il en est ressorti grandi, plus fort, plus confiant. Ce qui lui a permis d'aborder cette nouvelle année plus sereinement. Et je peux te dire qu'on en a vécu des moments difficiles... Alors, ce commentaire, là, franchement, il nous a fait un bien fou... à tous.

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Par conséquent, pour toutes ces choses qu'elles font pour nos enfants, elles méritent bien un petit "remerciement". Cette année, j'avais plein d'idées, mais pas assez de temps ni d'énergie pour les réaliser. C'est après avoir lu le post de Karine consacré aux cadeaux qu'elle avait préparé que je me suis dit que j'allais honteusement copier. Comme je venais tout juste d'acquérir une plastifieuse, ça tombait à pic. Dans son billet, Karine présentait des carnets qu'elle avait customisé grâce à une image qu'elle avait elle même créé. Image qu'elle offrait généreusement à la fin de son article. Cool ! Mais j'avais également repéré qu'elle avait customisé la quatrième de couv' avec le prénom de sa fille et l'année scolaire écoulée. Je trouvais ça génial et je me suis permise de lui demander si elle pouvait m'en faire avec les prénoms de mes gosses. Un ou deux jours plus tard, je recevais les fichiers. Merci Karine. Tu déchires !

C'est ainsi que lundi après midi, on s'est fait un petit atelier cadeaux des maîtresses avec ma copine #mariequinapasdeblog et ses deux gamins. Petit atelier qui m'a légèrement stressée. Tu as beau croire que je suis une mère qui déchire, je suis surtout une mère qui contrôle TOUT... Le genre casse couilles qui te laisse pas aller aux toilettes sans te demander ce que tu fais. Une véritable emmerdeuse. Il parait que la prise de conscience fait la moitié du travail de guérison (j'attends de guérir depuis 10 ans... on y croit). Bref, dans ma tête, je faisais les cadeaux, et puis basta. Sauf que ma copine #mariequinapasdeblog, elle, elle fonctionne pas comme ça. Chez elle, les gosses participent. Mais WTF ?! Pourquoi faire ? Je me suis donc retrouvée en train de regarder mes deux derniers colorier mes jolies couvertures pour les personnaliser à leur sauce. Et ça, ça a faillit faire crever d'une crise cardiaque la psychorigide à l'intérieur de moi. Par contre, eux, ils se sont éclatés. Tu m'étonnes. On leur a également fait faire des marques pages pour chacun des carnets, puis on les a enfin envoyé voir ailleurs si on y était pour plastifier, découper et trouillotter le tout.

Cadeaux maîtresses (1)

Cadeaux maîtresses (2)

Cadeaux maîtresses (3)

Je te rassure, on n'a pas fait tout ça dans la même aprèm. Ma cops est revenue (seule cette fois-ci) le lendemain soir pour finir. Mine de rien, on y aura passé pas mal de temps. Mais ça valait le coup. Et puis, elle avait peut-être raison ma copine #mariequinapasdeblog. Personnalisés par les gamins, c'est pas mal du tout.

Cadeaux maîtresses (7)

Cadeaux maîtresses (10)

Cadeaux maîtresses (12)

A la base, on avait également prévu de faire des portes clés. Mais après réflexion, j'ai opté pour des magnets et ma copine pour des badges. Badges qu'elle a accroché aux trousses qu'elle a cousu en loucedé après m'avoir dit que ce qu'on avait fait était bien suffisant et qu'il fallait pas pousser mémé dans les orties. Parce que la grande malade que je suis trouvais que "juste" des carnets c'était pourri. Et l'autre qui surenchérit avec ses trousses. Il va me falloir au moins trois séances de psy pour revenir sur mon sentiment d'infériorité, ma peur de toujours manquer et mon perfectionnisme maladif. Merci pour rien #mariequinapasdeblogetcesttantmieux :p

Cadeaux maîtresses (9)

Pour compenser un peu ma frustration, j'ai ajouté des tablettes de chocolat que j'ai customisé grâce aux fichiers offerts par Minireyve. D'ailleurs, vu le succès de ces images sur IG, je serais curieuse de savoir combien de maîtres, maîtresses, atsem et nounous en France se sont retrouvés cette semaine avec une de ces tablettes.

Cadeaux maîtresses (13)

Et puis la maîtresse d'Émilie étant actuellement enceinte de son quatrième enfant... Il y a vraiment des malades... Je ne pouvais pas ne pas lui offrir un petit quelque chose pour son petit bébé. J'ai opté pour du simple mais efficace, un bavoir de Vannessa Pouzet. De la couture rapide qui m'a permise de me remettre derrière ma MAC ! Youhou ! Champagne ! Ne sachant pas initialement si c'était une fille ou un garçon, j'ai opté pour du mixte.

Bavoir Maîtresse Émilie (2)

Patron : bavoir &Hop de Vanessa Pouzet

Fournitures : éponge MT et coton Michaël Miller.

J'ai trouvé que ce tissu de doublure était particulièrement approprié pour une maîtresse. Par contre, j'ai réalisé après coup que le petit cochon en appliqué sur le devant du bavoir n'était peut-être pas du meilleur goût. J'espère qu'elle a de l'humour ;-)

Bavoir Maîtresse Émilie (5)

Petite vue d'ensemble. Il en manque. Julie ayant deux maîtresses, elle a déjà dit au revoir à l'une d'elle mardi. Et ça lui a beaucoup plu. Ouf...

Cadeaux maîtresses (21)

Et maintenant, c'est parti pour deux mois de folaïe pendant lesquels je vais essayer de survivre et de ne pas me faire dévorer par quatre gosses supérieurs en nombre... Souhaite moi bonne chance. Banzaï !

Tschuss ;-)

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lundi 29 juin 2015

Les 10 ans de Julie #2 - les cadals (+ défi de ma copine super héroïne inside)

Oui, oui, tu n'es pas en pleine hallu. C'est encore moi. Comme je ne savais pas quoi faire ce week-end entre le spectacle de l'école, la fête d'anniversaire de Camille avec ses copains et l'atelier cadeaux des maîtresses, je me suis dit que ça serait pas mal de venir enfin te parler des fameux cadals pour les 10 ans de Julie. Et si en plus je te dis que j'ai réussi à coudre... Nan, mais vas-y, reviens ! Je déconne. Sur ce plan là, c'est toujours le désert... J'ai juste découpé un patron reporté il y a plus d'un mois et pour lequel j'avais déjà choisi les tissus. Le truc de dingue. Reste plus qu'à découper les pièces et à les coudre. Une formalité...

D'ailleurs, c'est ce que j'aurais dû faire hier soir. Mais à force de m'épuiser à jouer les mères parfaites tout le week-end, je n'ai pas pris le temps de rédiger mon article. Et pas moyen de faire l'impasse vu que je m'étais engagée à poster ce matin, en même temps que mes co-détenues... Rassures toi, pas la peine d'appeler Interpol, d'ameuter les associations de défense des droits de l'Homme, ni de créer de page de soutient Facebook pour obtenir notre libération. La simple parution de ce billet a enfin mis fin à presque 10 mois d'une interminable rétention. Je t'en dit plus sur notre calvaire quelques lignes plus bas.

Pour maintenir un peu de suspens, je vais commencer par te présenter l'un des multiples cadeaux que ma #joliejuliepresqueparfaite a reçu de notre part le soir de son anniversaire. Tu te souviens qu'on avait mis le paquet pour sa fête, afin de bien marquer le coup. 10 ans, c'est vraiment une étape (surtout pour nous pauvres parents...). Et bien, côté cadals, on n'a pas non plus fait les choses à moitié. Tout comme pour l'organisation de la teuf, j'avais commencé au moins un mois avant à faire une liste des présents potentiels. Pour une fois, j'avais des idées à la pelle, surtout concernant tout ce qui allait être home made. En même temps, c'était facile, j'avais soigneusement noté dans ma tête au fur et à mesure à chaque fois qu'elle me réclamait un truc en me voyant coudre ou crocheter pour les autres. Malinx le lynx ;-)

Le plus prisé de tous et qui s'est de facto retrouvé en top priorité sur ma to-do list n'était autre que le fameux shawl skull. Malgré son caractère docile, ma fille n'est pas ma fille pour rien. Elle aime le rock'n'roll et les têtes de mort. En même temps, c'est mode et à son âge, on aime encore les mêmes choses que ses parents. Profitons-en... Ça devrait plus durer. Donc, tu l'as compris, en voyant mon shawl rose, ma fille a totalement craqué, et m'a presque supplié de lui en faire un. Je lui ai demandé de quelle couleur elle le voulait. Elle m'a répondu "jaune". Je lui ai dit que je lui en ferai un, en précisant bien "quand j'aurais le temps". Ce qui en règle générale sous entend "un jour peut-être", voire "tu peux te brosser Martine"... Mais là, j'avais bien l'intention de m'éxécuter. J'avais hâte de voir sa tête en le recevant.

Je me suis donc mise à l'ouvrage avec beaucoup d'entrain. J'étais hyper motivée par la perspective de l'offrir à ma grande. Ce qui fait que j'ai profité de chaque journée d'école et de mes soirées pour crocheter frénétiquement. Et en moins d'une semaine, j'avais achevé la bête. Contrairement à ma première fois, j'ai trouvé ça simple et ludique, certainement justement parce que je l'avais déjà surmonté une première fois. J'ai tellement apprécié que je m'apprête à entamer ma troisième version. Je crois que la monomanie me guette.

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10 ans de Julie (79)

Modèle : shawl skull selon cette traduction

Fournitures : 4 pelotes de coton DK Ricco design coloris Banane crochetées en 3,5 et achetées chez Les Pelotes de Lolottes.

Pour les besoins de l'article, on s'est fait la traditionnelle séance photo. Séance au cours de laquelle ma grande a faillit me rendre dingue en prenant des poses totalement improbables qu'elle aurait vu "chez mes copines blogeuses"... Je te laisse donc apprécier la façon dont ma fille te voit quand elle mate ton blog par-dessus mon épaule. Si tu te reconnais, fais moi signe. En ce qui me concerne, j'ai comme un doute...

Shawl skull Julie (2)

Shawl skull Julie (3)

Shawl skull Julie (4)

Shawl skull Julie (6)

Shawl skull Julie (7)

Shawl skull Julie (8)

Tu auras su apprécier tout le naturel qui se dégageait de ces images. Si je devais faire un pronostic sur l'avenir, je verrais plus ma fille en clown qu'en mannequin... La digne fille de sa mère, peut-être ? ;-)

Shawl skull Julie (9)

Shawl skull Julie (10)

Shawl skull Julie (11)

Shawl skull Julie (14)

Décidément, en rose ou en jaune, je surkiffe ce modèle. C'est vraiment trop la classe ♥

Pour le deuxième cadeau, je me souvenais qu'elle m'avait un jour demandé de lui faire une de mes petites pieuvres tirées d'un Chouette kit d'été. Un de mes doudous préféré, si ce n'est THE doudou pref de pref. Et ça tombe bien, parce que Julie a une attirance toute particulère pour les pieuvres. Ne me demande pas pourquoi. Elle en a d'ailleurs fait l'objet de l'exposé demandé par la maîtresse cette année. J'avais juste oublié de quelle couleur elle la voulait. Je le lui ai tout simplement demandé. J'étais sûre qu'elle n'y verrait que du feu. Je ne me suis pas trompée. Sa surprise a été totale en la découvrant parmi ses cadeaux. J'étais ravie, et elle aussi.

10 ans de Julie (76)

Et voilà enfin venu le moment de raviver les souvenirs douloureux de notre détention. En septembre dernier, Émilie (encore et toujours elle) me faisait parvenir un petit colis avec quelques présents pour mon anniversaire. Au milieu de toutes ces merveilles, il y avait ça (voir photo ci-dessous). A priori, ces quelques fournitures avaient l'air totalement inoffensives, jusqu'au moment où j'ai découvert des instructions sur un bout de papier. En substance, Émilie m'enjoignait à "créer" ce que je voulais à partir de tous ces éléments en prévision d'une publication ultérieure. J'avais quartier libre. Par contre, aucune date n'étais précisée. Et toi même tu sais que sans dead line, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres...

Bref, je venais d'être provoquée en défi. Enfin, nous venions d'être provoquées en défi. Puisque je n'étais pas seule à m'être faite prendre en otage par la chauve souris masquée...

Cadeaux reçus d'Émilie (4)

Comme je te l'ai dit plus haut, il n'y avait pas de dead line... Ce qui devait arriver arriva. J'ai fourré tout ça dans un tiroir, et hop.. aux oubliettes. Et puis, j'ai cousu les mini perles de mes gonzesses. Et j'ai ressorti ce coupon de ouf. Une fois finies, je me suis dit que je verrai bien un petit accessoire pour aller avec. J'ai donc cousu un petit sac à Émilie qui adore les sacs, et surtout faire l'écureuil en chippant des trucs à droite à gauche dans tout l'appart pour les fourrer dedans. Si je perds un truc, j'ai juste à aller fouiller dans l'un d'eux. 9 fois sur 10 j'y retrouve l'objet en question. Sale gosse.

J'ai rempli toutes les conditions requises par Émilie pour valider le défi. Ne restait plus qu'à attendre les instructions.

Sacs Émilie et Julie (3)

Sacs Émilie et Julie (5)

Comme rien ne venait, et que Julie m'avait également réclamé un sac identique à celui de sa sœur, j'ai profité du silence radio de notre provocatrice pour faire un grand frère au sac d'Émilie. Je me suis rendue compte après coup que j'avais inversé le sens des rayures. Et non, ce n'était pas du tout intentionnel. Mais je trouve que ça rend plutôt bien.

Sacs Émilie et Julie (9)

Sacs Émilie et Julie (11)

Sacs Émilie et Julie (12)

Modèle : sac pour petites filles, tuto ici. J'ai moletonné celui de Julie. On voit d'ailleurs bien sur les photos qu'il a beaucoup plus de tenue que celui de sa sœur.

Fournitures : envoyées par Émilie

Il est pas beau mon duo de nénettes ?

Sacs Émilie et Julie (15)

Sacs Émilie et Julie (22)

Pour mettre un terme à cette histoire de prise d'otage, 9 mois après avoir tout reçu, nous n'avions toujours pas d'instructions. Mais pour une fois, j'avais rempli ma part du contrat en temps et en heure. Comme une partie de mon défi avait été offert à Julie et que je me devais de l'intégrer dans cet article, j'ai demandé à Émilie si elle avait prévu une date de publication... Forcément, elle avait légèrement oublié, comme une partie des copines qu'elle avait défié. Ce qui a eu pour effet de la pousser à rappeler tout le monde à l'ordre et à imposer une dead line... 2 semaines plus tard. Hum, hum... Qui a dit "collabo"? Cette annonce a déclenché un léger vent de panique mais a très certainement dû booster l'esprit créatif des copines. Je t'invite à aller faire un tour chez Émilie pour découvrir leurs noms et leurs réalisations.

En tout cas, nous voilà toutes enfin libérées, délivrées... Un conseil, si tu croises Émilie un jour sur la blogospère, baisse la tête et évites son regard, une dangereuse psycopathe se cache derrière ce charmant sourire et ses jolies boucles blondes. Demande aux copines qui en ont perdu le sommeil et l'appétit ces dernières semaines. Un jour peut-être, qui sait, tu feras également parti de ses victimes (petite musique angoissante, genre "Les dents de la mer"...)

Trêve de conneries. Pour en finir avec les cadeaux de Julie, voilà le sac que lui a cousu ma belle-sœur. Forcément, elle l'a adoré. Du rose et des têtes de mort. En plein dans le mille ! Merci Tatie Delphine.

10 ans de Julie (74)

Et last but not least, mais pas home made. En bonne fan de Harry Potter (en même temps elle a pas le choix, vu que je les regarde au moins une fois par mois...), nous avions prévu la visite de l'expo à Paris. Ça tombait bien, elle avait vu la pub à la télé et nous avait bien bassiné pour qu'on s'y rende.

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Nous y sommes donc allés la semaine dernière. Nos trois minis geeks ont adoré. La visite a été un peu courte à mon goût, mais ça valait quand même le détour. Et je me suis bien marrée quand Émilie a scotché pendant 10 minutes sur la reproduction de Buck l'Hyppogriffe. Il a fallut lui faire lui dire au revoir pour pouvoir passer à la salle suivante. Elle était comme hypnotisée.

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Et comme c'est maintenant de notoriété publique que nous sommes des parents parfaits, plutôt que de rentrer directement chez nous après la visite, nous avons fait un "détour" par chez Mickey pour parfaire la journée. Je te raconte pas la tête des mouflets quand ils ont compris où on était ;-)

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Pour conclure, j'espère que tu as noté que tous ces cadeaux ont été offerts le soir de l'anniv de la Princesse. Et oui, tu as bien lu, tous sans exception. Aucun retard à déplorer... Mais que m'arrive t-il ?

En attendant d'élucider ce mystère, ou pas, je te laisse méditer sur la question. Et moi, je vais aller faire chauffer la MAC. Parce qu'à force de venir de montrer des trucs et te raconter ma vie, et bien j'ai épuisé mon stock, et je n'ai presque plus rien pour alimenter ce blog. Misère, c'est la dèche.

Allez, tschuss ;-)

vendredi 26 juin 2015

Noces de corail #3615malife

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Après le petit entracte publicitaire de la dernière fois visant à relancer la natalité sur la blogosphère (on m'a gentiment fait remarquer que mon fils était trop beau, que c'en était limite de la propagande... merci =D), je devais pensais revenir avec les fameux cadeaux d'anniv' de Julie. Caramba ! Encore raté !

Et cette fois, j'avoue tout, c'est en partie de ma faute. Ou plutôt celle de Simon. Moi, je suis parfaite. Figure toi, que malgré sa petite gueule d'ange, le petit mignon n'est quand même qu'un nourrisson d'à peine un mois et que, par conséquent, il ne fait pas ses nuits. Non mais franchement, si c'est pas scandaleux ?! Et par-dessus le marché, il a décidé de faire du reflux et de s'étouffer toute la nuit pour me garder éveillée et aux petits soins pour lui. Qu'est-ce qu'ils feraient pas ces gosses pour se rendre intéressants...

Bref, mon compteur d'heures de sommeil s'est vu amputé de quasi deux nuits complètes cette semaine. Depuis, je te rassure, j'ai repris du poil de la bête (et je ne te parle pas de mes mollets pas épilés).

J'aurais pu profiter d'avoir les yeux en face des trous pour coudre un peu (vu que je me plains en permanence de ne pas avoir le temps de m'y mettre...), mais j'avais une envie irrépressible de venir encore te raconter ma vie. Comme si t'en avais quelque chose à foutre...

Le truc c'est que mon prochain rendez-vous avec mon psy n'est programmé que pour dans deux semaines et qu'en attendant faut que je lâche du lest, surtout qu'aujourd'hui est une date un peu très particulière : c'est notre 11ème anniversaire de mariage. Alors quoi. C'est pas le 10ème. On s'en fout. Ça te fait une belle jambe et en attendant ça m'épile pas... Je devrais peut-être y aller d'ailleurs au lieu d'écrire n'importe quoi. Sauf que l'an dernier, on a carrément zappé notre anniv', ces fameux 10 ans si symboliques, pour cause de fausse couche. On n'avait franchement pas la tête à faire la teuf (t'inquiètes, je suis pas  venue te faire chialer).

Alors j'ai décidé de me rattrapper en postant ce petit article à la mémoire de cette fabuleuse journée au pays des contes de fées. Parce qu'on va pas tourner autour du pot, notre mariage, c'était un truc de ouf ! Voilà, c'est dit. C'était tellement parfait, qu'à raconter c'est super chiant. Il faisait beau, j'étais belle (si on peut pas le dire du jour de son mariage...), j'avais le plus beau mec de la terre avec moi et une Jaguar pour me conduire à la Mairie. Comment ça, je deviens bassement matérialiste ? T'en voudrais pas de Jaguar toi ? Bref c'était top. Et à 20h30, j'étais bourrée. Point final.

Et là tu te demandes "Mais qu'est-ce qu'elle vient nous emmerder, si en plus elle a rien à raconter ?" Eh bien, figure toi que si, j'ai des choses à dire. Mais pas concernant le jour de notre mariage. Ça, on a fait le tour. Mais sur mon enterrement de vie de jeune fille. Et ça, je peux t'assurer, que ça a été infiniment plus rock'n'roll ! Heureusement qu'on invite pas les parents et les grand-parents dans ces moments-là. Je te raconte pas la honte.

Bon, tu connais le principe de l'enterrement de vie de jeune fille? Tes témoins t'organisent une "dernière" teuf de célibataire à laquelle sont conviées toutes les filles invitées au mariage. C'est là que tu pries pour avoir choisi les bons témoins et pas te retrouver à vendre du PQ sur les Champs-Elysées un dimanche après-midi ou sur les genoux d'un chippendale, beurk. En ce qui me concerne, j'avais limité les risques en prenant ma sœur et mon frère. Forcément, mon frère, le pauvre a raté ce grand évènement. Mais d'un autre côté, il s'est tapé l'enterrement de vie de garçon de mon chéri. Et apparemment, il y a eu du lourd ce soir-là aussi.

Donc, en mettant ma sœur aux commandes, je savais d'ores et déjà que j'écartais tout risque de strip tease (je trouve ça dégueu) et d'humiliation publique. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle fasse aussi fort et qu'elle aille aussi loin dans sa connaissance de mes goûts. Franchement, j'ai passé l'une des meilleures soirées de ma vie. Mais encore ?

La soirée s'est déroulée en trois parties. On a d'abord commencé soft dans le jardin de mes parents avec un petit barbecue et quelques alcools (toujours avec modération... bien sûr). Bref, à la bonne franquette. Pas de resto qui coûte cher, et au bout d'une heure, j'étais bourrée. Ça démarrait plutôt bien.

Puis, on m'a bandé les yeux et jetée mise dans une voiture (ou l'inverse, je ne me souviens plus), direction inconnue, vers l'infini et au-delà... Je souçonne la conductrice d'avoir fait des détours pour arriver au lieu de rendez-vous afin que je ne devine pas où nous allions. Mais j'étais bien trop occupée à me concentrer pour pas attrapper mal au cœur pour essayer de deviner quoique ce soit. Arrivées à bon port, l'alcool (la bière, je ne bois que de la bière... voire du champ') ingéré quelques lignes plus haut avait fait son chemin jusqu'à ma vessie. Il y avait urgence, mais mes kidnappeuses m'ont annoncé qu'il n'y avait pas un WC à la ronde et que je devais encore garder mon bandeau sur les yeux. Qu'à cela ne tienne, j'ai fini par faire pipi entre les portières de la voiture. Il paraîtrait même que ce moment a été immortalisé en argentique... Est-ce que tu sens le virage vers la classe qu'est en train de prendre ce récit ? Ensuite j'ai été guidée jusqu'à l'endroit où j'ai pu enfin découvrir où nous étions. Et là, excellente surprise ! La deuxième partie de la soirée allait se dérouler dans le bois qui nous servait de lieu de rendez-vous avec les potes. 

On m'a expliqué que j'allais devoir réussir des épreuves, tel Astérix et ses 12 travaux (Hercule, ça faisait trop sérieux..), pour gagner des accessoires... La première s'est déroulée sur le terrain de foot. J'ai dû enfiler une paire de baskets taille 44 pour essayer de mettre des buts. Je te laisse imaginer la  galère. Tout ça pour me retrouver affublée d'un magnifique voile en rideau. Le top. Les psychopathes qui me détenaient m'ont ensuite menées à un des espaliers du parcours santé. Tu sais les espaliers, ces espèces d'échelles dont j'ignore parfaitement l'utilité. Le sport et moi ça fait plein. Celui-ci était spécial puisqu'il formait comme une cage... Là, on m'a demandé de danser. Comme je l'ai dit, j'avais un coup dans le nez. Donc quand tu me demandes de danser, qui plus est dans un truc qui ressemble à une cage, ben faut t'attendre à ce que ça dérape. Fatalement, j'ai commencé à me désaper sous les rires et les regards désepérés de mes copines. J'entends encore ma cousine se bidonner. Je te rassure (ou pas), elles ne m'ont pas laissé aller bien loin. C'est ansi que j'ai enfin eu l'honneur d'arborer une magnifique jarretière. Trop happy... Enfin, on m'a trainé jusqu'à une aire de jeu pour enfants sur laquelle se trouvait une espèce de bateau en bois. Et là, j'ai dû rejouer ma version de Titanic... Il existe une vidéo de ce merveilleux moment qui pourrait me valoir un Oscar mais je préfère rester humble (et surtout, c'est pas moi qui l'ai). Grâce à mes dons innés de comédienne, j'ai enfin pu mettre la touche finale à ma tenue de promise : le maquillage. En gros, on m'a filé du rouge à lèvres, du fard à joues et du fard à paupières et on m'a demandé de me maquiller dans le noir. Et oui, tu as deviné, il y a aussi des photos du résultat. Dommage, je ne sais pas où elles sont ;-)

Pour le coup, c'est vraiment con, parce que je n'ai réellement aucune image de ces précieux moments. Mais j'imagine que tu as bien compris le concept, et que tu peux aisément imaginer avec quelle classe je suis ressortie de ce bois. Je crois que Zézette à côté, c'était Julia Roberts. C'est certainement ce qu'ont dû se dire les gens qu'on a croisé en allant sur le lieu de notre troisième partie de soirée, qui n'était autre que l'appart de mon beauf et sa copine. Là, rien de notable, si ce n'est que je me suis une fois de plus ridiculisée en mélangeant champagne et karaoké (sans modération cette fois-ci).

C'est ainsi que ma sœur m'a raccompagné chez moi au petit matin. Complètement beurrée mais ravie. Pour clôre ce chapitre peu reluisant, mais tellement drôle, sâches que j'ai mis un certain temps à monter les trois étages pour arriver à notre appartement et que je n'ai jamais réussi à trouver mes clés. J'ai dû sonner pour que mon chéri vienne m'ouvrir. Je te laisse imaginer dans quel état il m'a trouvé en ouvrant la porte... J'ai quand même sagement attendu d'être couchée avec une bassine pour commencer à vomir. Bourrée mais digne. Il m'a ensuite fallut deux jours pour m'en remettre. Mais franchement, j'ai vécu le meilleur enterrement de vie de jeune fille de tous les temps ! Thanks sista !

Après cet épisode, mon chéri n'ayant pas renoncé à notre union, eut lieu la noce. Les invités en ont certainement plus de souvenirs que moi. Mais une chose qui est sûre et dont je me souviendrais toute ma vie, c'est que j'avais à mes côtés le plus beau et le plus merveilleux des mecs. 11 ans plus tard, il est toujours là et à part nos 4 minis nous, il n'y a pas grand chose qui ait changé. Il est toujours aussi merveilleux, attentionné et romantique.

Joyeuses noces de Corail mon Doudou ♥

Et comme je te sens frustrée de cet article sans images, je te laisse avec quelques unes de nos photos de mariage. Il y pas à dire, on était beaux. C'est toute la magie de l'amour et des photographes professionnels ;-)

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Amour et confettis sur toi !

Tschuss.

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mardi 23 juin 2015

Mon petit Moineau pourri gâté

Je sens que tu vas être atrocement déçue. La dernière fois, je t'avais promis de te montrer les cadeaux home made pour les 10 ans de ma #joliejuliepresqueparfaite. Malheureusement, un défi se cachait à l'intérieur, et sa date de publication a dû être retardée pour diverses raisons. Et tu vas pas me croire, mais pour une fois, c'est pas ma faute. J'étais ready, dans les starting blocks, moi. Encore un p****n de miracle - oui, c'est vraiment comme ça que je parle dans la vraie vie (au grand dam de ma mère d'ailleurs). Bon, d'accord, il me restait encore à rédiger mon article, opération qui me prend souvent plus de temps que la réalisation, et j'éxagère à peine. Mais j'avais fait quelque chose, moi, nananère...

En tout cas, ne t'inquiètes pas, ce n'est que partie remise. Et puis, vu les mignonneries que je vais te montrer aujourd'hui, tu vas vite oublier ta déception.

Il y a quelques mois, Nadia sortait un nouveau modèle de gilet pour enfants: Moineau. Une petite tuerie qui m'a fait immédiatement craquer tant par son aspect simple mais légèrement travaillé que par son petit look classique, limite Preppy. Tu vois Marick, on n'est plus très loin des serres-têtes et jupes plissées. Mais où est passée ma rock'n'roll attitude ?

Forcément, comme à chaque fois que je craque sur un modèle, il me le faut tout de suite maintenant, genre tout chaud, tout cuit dans les 5 minutes. Et fatalement, ça ne se réalise que dans 10% des cas.. et je suis large. Je suis comme toi, je suis faible. J'achète, j'entasse, je projetise, je rêve ET je procrastine. Incompatibilité totale. D'où mes bacs à tissus pleins à craquer et mes étagères à patrons honteusement remplies de petites merveilles pour le jour où... Et il vient quand ce jour b****l ?

Seulement cette fois-ci, j'étais bien décidée à aller jusqu'au bout de mon idée. J'avais justement toutes les fournitures nécessaires pour m'y mettre dès réception du patron (je t'ai pas parlé des caisses qui débordent de pelotes de laines et de coton divers ? hum hum...) Je n'ai donc pas attendu une minute avant de me jeter dessus. J'ai quand même voulu être prudente, et je suis passée par la case échantillon (ce qui n'est pas toujours le cas). Cette étape ultra relou accomplie, j'ai pu démarrer. C'est à peu près à ce moment-là que j'ai faillit laisser tomber. Hein ? Quoi ? Si vite ? C'est juste que ce modèle se tricotant en rond, j'ai dû monter et remonter mes mailles au moins 5 ou 6 fois, étant donné que je me foirais systématiquement au moment de les joindre. J'ai même recommencé depuis le début après m'être plantée dans ma bordure en côtes. A ce stade, je devais vraiment être habitée par l'esprit du miracle, parce que j'ai tenu bon et que j'ai finalement mis un point final à mon ouvrage deux ou trois jours plus tard. Un truc de dingue.

A ce jour, je ne dois pas avoir plus d'une dizaine de vêtements tricotés terminés et portés. C'est typiquement le genre de truc que je commence et que je fini par laisser en plan pour diverses raisons. Je suis donc d'autant plus ravie d'avoir réussi à terminer cette petite mignonnerie. Tu me diras, rien de plus motivant que de tricoter, coudre pour son tout petit. Et la taille minime ainsi que la rapidité d'exécution de l'ouvrage n'y sont absolument pour rien, bien sûr... Il faut dire aussi, que j'ai vécu pendant trois jours avec mes aiguilles circulaires greffées aux mains. Une vraie junkie du tricot.

Moineau Simon 3 mois (24)

Modèle : Moineau de Nadia Crétin-Léchenne en taille 3 mois, mais qui malgré mon échantillon se trouve être plus proche du un mois.

Fournitures : pelote d'acrylique grise de mon stock, restes de Lambswool de Phildar pour souligner le motif.

Et porté par "mon petit chaton d'amour" comme l'appelle Émilie. Tu peux constater sur pièce que je me suis un peu ratée niveau taille. Simon portant déjà du un mois à la naissance...

Moineau Simon 3 mois (15)

L'ensemble (Moineau et son Simon, ou l'inverse, je ne sais plus) te sont présentés sur la traditionnelle couverture au crochet de ma grand-mère. Chacun de ses arrières-petits-enfants possède la sienne. Elle est d'ailleurs tellement top que mon mec en a commandé une à Noël il y a quelques années. Il l'emporte systématiquement au boulot quand il fait les nuits.

Moineau Simon 3 mois (18)

Le petit motif en détail.

Moineau Simon 3 mois (19)

Ah, je crois qu'il est plus trop opé pour la séance photo.

Moineau Simon 3 mois (23)

Au final, un modèle très agréable à tricoter et que je trouve super craquant porté. Même mon mec le trouve top. Pour une fois, il m'a pas fait la blague du truc pour sortir les poubelles, c'est dire. Je suis juste un peu déçue pour la taille. Tant pis, ça sera l'occasion d'en tricoter un autre.

Ou alors, je pourrai toujours faire appel à une experte en la matière. C'est d'ailleurs de l'une d'entre elles que je vais te parler maintenant : Elisabeth, du blog La Mouche affolée. Peut-être la connais-tu, peut-être pas... En ce qui me concerne, je l'ai découverte il y a plus de deux ans, au moment où je débutais ce blog et où je naviguais beaucoup via les blogs collectifs pour découvrir des modèles, lire des astuces, etc... Elisabeth est une tricoteuse acharnée. Elle tricote la layette comme personne et encore plus vite que Lucky Luke ! Quand elle a appris pour ma grossesse, elle m'a immédiatement promis un petit tricot. Et quelques semaines avant la naissance de Simon, voilà ce que j'ai reçu. Je te raconte pas la merveille et la douceur de ce petit gilet. Il est encore légèrement grand pour ma graine de géant, mais il ne va pas tarder à pouvoir l'enfiler. J'ai hâte.

Pour accompagner le gilet, il y avait également une petite paire de chaussons (déjà étrennés mais pas photographiés) et deux jolis bavoirs. Encore mille mercis Elisabeth pour ces superbes cadeaux.

Baby Kimo et bavoirs par Elisabeth (5)

Puis j'ai reçu ce mignon petit bavoir de la part de Gaëlle alias La Courte Pièce. Comment ça, juste un bavoir? En fait, il accompagnait un truc beaucoup plus gros : son coussin d'allaitement. T'imagines la taille du colis? Merci Gaëlle, t'es top !

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Tu te souviens que je t'ai parlé de la venue de La Reloux à la maison ? Tu sais, le couplet sur les enfants parfaits, etc.. Eh bien voilà une preuve de son passage chez nous. Ils sont pas craquants tous les deux ? Bon, Céline fait un peu flipper. Tu trouves pas qu'elle a le regard un peu fou de la fille qui pourrait partir en courant avec ton fils sous le bras ? Autant te dire que je l'ai pas lâché d'une semelle. Mieux vaut prévenir que guérir ;-)

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Et fatalement, elle n'était pas venue les mains vides. Regarde la mignonnerie qu'elle a offert à notre petit monstre. Pour plus de détails, te référer à son article sur le sujet. Je ne saurais d'ailleurs trop te conseiller d'aller le lire sans plus tarder. Elle t'y brosse un tableau de ma famille parfaite tellement touchant, qu'on a envie d'y croire.

Bisous ma poule ♥

Ensemble La Reloux (1)

Et puis quelques jours plus tard, nous avons eu la visite d'Émilie, THE Madame Batman et Bobines herself ! Ça faisait déjà un bon mois que sa venue était programmée. Forcément, Émilie vit en Mayenne... En gros, pas la porte à côté. Quand je pense qu'elle a fait l'aller-retour dans la journée juste pour nous voir, Simon et moi, je n'en reviens toujours pas. Nous avons passé une super journée, à papoter, échanger, manger de la tarte au citron meringuée faite par mon wonder mec. Et à câliner, comme tu peux le constater sur la photo suivante. Elle est pas insoutenable cette image ? Toute cette souffrance, ça me rend malade...

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Tu t'en doutes, elle non plus n'est pas venue les mains vides. Tu n'ignores certainement pas son amour immodéré pour les bloomers. J'ai vraiment gravement hâte de voir Simon dans cette tenue trop trop croquignolette. Ça risque de me donner encore plus envie de le bouffer !

Ensemble Bat et Bob (2)

Comme Émilie est restée toute la journée, elle a aussi pu rencontrer tous les autres petits membres de la famille. Ce qui lui a valut de se faire kidnapper par mon Émilie, qui l'a forcé à jouer avec elle. Mon Dieu, quelle horreur ;-)

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Tu vois, je ne t'avais pas menti. C'est pas le top de la mignonnerie cet article ? OK, maintenant t'es verte de jalousie, mais c'était sympa quand même, non ?

Allez, je te laisse ruminer dans ton coin. Mais comme je suis sympa, je t'offre cette petite image. Joyeux moisiversaire ma petit dinde =D

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Tschuss.

vendredi 19 juin 2015

Les 10 ans de Julie #1 - la teuf

Yo ! Décidément, j'aime bien cette entrée en matière ;-) C'est top classe, comme moi quoi...

Aujourd'hui, je vais te parler de la petite fête que nous avons organisé, mon chéri et moi, pour les 10 ans de Julie. P****n, 10 ans... Je m'en remets toujours pas. Passons... Je préfère te prévenir tout de suite pour t'éviter un choc psychologique, il ne sera fait mention à aucun moment de notre côté #parentsindignes, même pas la moitié du quart d'une seconde. Bien au contraire. Cet article, ainsi que le suivant, seront des odes à notre perfection et à notre sens de l'organisation. Prépares toi à avoir des complexes (ou pas). Moi je n'en ai aucun pour affirmer que sur ce coup-là, on a tout déchiré. L'espace d'une demi journée, on a été les meilleurs parents du monde, rien que ça.

Je ne sais pas si tu te souviens, mais il y a un peu plus d'un mois, je te disais que je n'en pouvais plus de cette grossesse, mais qu'il fallait que je tienne au moins jusqu'à la fête d'anniversaire de Julie. Et pour cause. Déjà, il n'y avait pas moyen que je ne sois pas là pour fêter cette date si importante avec ma grande. Je sais bien que je n'aurais pas eu le choix. Mais je crois très fort au pouvoir du mental et j'étais persuadée que je n'accoucherais pas si je ne l'avais pas décidé. Je ne sais pas si j'ai vraiment eu raison. Toujours est-il que Simon n'a pas pointé le bout de son nez ce jour-là. On peut d'ores et déjà affirmer que ce môme n'est pas contrariant. Et puis ça faisait un bon mois que je préparais cet évènement : cadeaux, idées de gâteau, d'activités, etc... Je n'avais rien laissé au hasard. Je voulais vraiment marquer le coup. Que ça soit inoubliable. Et je crois qu'on a réussi à 200%.

Pour la première fois, on a essayé de structurer la fête autour d'un thème. D'habitude, mon mec fait un gâteau, voire organise une chasse au trésor, et basta (tu remarqueras que j'ai écrit "mon mec"... Il est formidable c't'homme là). Bon, c'est déjà pas si mal tu me diras, mais dans le cas présent, on voulait vraiment mettre la barre plus haut. On a donc orienté négocié avec Julie pour trouver un thème sympa. Et finalement, on s'est arrêté sur celui de l'arc-en-ciel. Un thème bien bateau mais qui ouvre des possibilités infinies et qu'on s'est fait un malin plaisir de décliner à toutes les étapes de la fête.

Tout d'abord, qui dit teuf, dit déco. Ça faisait un moment que je voulais faire des guirlandes de fanions pour égayer un peu l'appart. C'était l'occasion rêvée. Je me suis amusée à chercher dans mes chutes de tissu de quoi en réaliser plusieurs. Tu remarqueras en regardant les photos qui vont suivre que nos arcs-en-ciel ne comportent que 6 couleurs. J'ai délibérément "oublié" l'indigo, trop chiant. J'ai donc commencé par découper 72 triangles que j'ai ensuite assemblé deux par deux, pour au final me retrouver avec 6 arcs-en-ciels. Sur les indications de Julie, je les ai répartis en trois afin de faire trois guirlandes de tailles différentes : une avec un seul arc-en-ciel, une avec deux et une dernière avec trois. Comme je ne m'y suis prise que le lundi pour le mercredi, et que je n'ai pas cousu que ça, la dernière guirlande a été achevée 15 minutes après le début de la fête alors qu'il ne manquait plus qu'une petite invitée. C'est passé totalement inaperçu. 1 point pour la déco.

10 ans de Julie (3)

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Forcément, qui dit fête, dit aussi table de fête. On a donc recouvert la table du salon avec une nappe blanche et on a laissé nos enfants se charger de la décorer. Et comme tu peux le constater, il se sont bien lâchés. Autant te dire que j'ai conservé la nappe bien précieusement. Je précise que c'est véritablement un travail collectif, même Émilie y est allée de son petit coup de feutre. Tu peux d'ailleurs apercevoir ses gribouillis artistiques sur la deuxième photo. Les petites fleurs ont été dessinées par Camille. Le reste est bien évidemment l'œuvre de Julie.

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Et puis pour coller au maximum avec le thème du jour, nous avions acheté divers éléments de différentes couleurs. J'ai même poussé le vice en demandant à mon chéri de trier les bonbons ;-) Encore 1 point.

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L'ambiance mise en place, il ne restait plus qu'à occuper nos nénettes, 9 en tout quand même, sans compter Camille et Émilie... Au départ, Julie voulait une énième chasse au trésor. Elle l'avait même annoncé dans son carton d'invitation. Mais voilà, ça, c'est vraiment le truc que je ne gère pas, et mon chéri n'était pas très inspiré. Par contre, ça faisait quelques temps déjà que Julie réclamait à son père de la laisser jouer à un de ses jeux de rôle... Fille de geek... Mais l'occasion ne s'était encore jamais présentée. C'est ainsi qu'en ce mercredi après-midi, mon mec s'est improvisé Maître de Jeu pour 9 jeunes novices. Et je peux te dire qu'il a assuré grave, et que moi, je me suis bien marrée.

D'ailleurs je le laisse te conter cette passionnante aventure. Je te reprends après ;-)

"Les aventurières revenaient d'une mission périlleuse aux confins des royaumes oubliés.
Elles arrivèrent dans la première auberge du pays, à la frontière, et constatèrent que tout le monde était gris, que le ciel était gris, que le sol était gris, bref que tout était gris.
L'archère décida de tuer tout le monde car elle pensait qu'ils étaient tous des zombies mais finalement ses amies l'en dissuadèrent.
La magicienne, spécialiste des sorts de soins, pensa que le problème pourrait provenir d'un dragon nichant non loin de là, elle l'avait lu dans un livre appelé Pifus Gadjetae.
Elles trouvèrent une grotte, très sombre et très humide.
Au fond de cette grotte se trouvait l'antre du dragon rouge, endormi sur son trésor.
Les aventurières essayèrent d'avancer discrètement lorsque l'archère, décidément bien belliqueuse, décocha une flèche en pleine gorge du dragon.
Celui-ci, fou de rage, cracha un geyser de feu sur les héroines qui s'enflammèrent toutes plus ou moins.
La magicienne réussi à guérir ses amies qui partirent à l'assaut de la montagne d'écailles.
Seulement l'humidité était telle qu'elles glissèrent sur le sol, offrant un spectacle pitoyable qui fit rire à gorge déployée un lutin de passage (oui ils ont le droit de passer dans la grotte, en échange ils jettent les poubelles et racontent des histoires pour s'endormir).
Dans une position désespérée, les aventurières finirent par se dire que si le dragon était en colère, s'était finalement sûrement de leur faute et elles décidèrent de le soigner.
Le dragon, reconnaissant, leur expliqua qu'il était en fait une Dame d'un certain rang et qu'elle avait dû avaler un arc-en-ciel afin de pouvoir pondre son oeuf.
Les aventurières créèrent un puissant sortilège permettant de récupérer les couleurs sans blesser le bébé.
Une fois le sort lancé, la coquille se fendit et apparut un magnifique bébé dragon de toutes les couleurs !"

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Tu peux apercevoir sur la table, à côté du gâteau, la feuille sur laquelle les aventurières avaient écrit la formule magique qui devait libérer l'arc-en-ciel. Pendant qu'elles jetèrent le sort à tour de rôle, le MJ, mon mec quoi, déposa le gâteau sur la table et quand elles eurent fini, il demanda à Julie de souffler les bougies afin de sceller le sort.

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Et vint le moment fatidique où l'œuf de dragon éclos...

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...et dévoilà toutes les couleurs de l'arc-en-ciel disparu.

Et là t'imagines tous les mômes autour de la table crier "OH ! AH ! Mais comment t'as fait ça ?" Mon mec s'est transformé en dieu magicien en deux secondes trente. Elles n'en revenaient pas. J'ai adoré ce moment. Il fallait vraiment voir leurs têtes et les étoiles dans leurs yeux ;-) Tu peux d'ailleurs voir le sourire de Julie sur la photo suivante ainsi que ses deux copines les mains devant la bouche, en totale admiration ;-) Au moins 1000 point pour le gâteau et pour mon mec.

Et je t'avoue, que moi-même, j'étais assez ébahie. Parce que non content d'avoir fait jouer les filles, il est également l'auteur du gâteau. Une vraie perle.

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De mon côté, je me suis chargée de la partie activité manuelle qui a suivi le gâteau et les cadeaux. J'avais prévu un petit atelier peinture sur tote bag. N'ayant trouvé aucun tote dans le commerce, je me suis lancé comme défi de les coudre. Pour ce faire j'ai utilisé le tuto simplissime de Charlotte, ici. J'ai juste revu les dimensions à ma convenance. Au début de la fête, j'avais donc préparé 9 sacs. Ne manquaient plus que les anses et les boutons pressions pour les fermer. J'ai laissé le choix à toutes les filles et fini de préparer tout ça pendant qu'elles jouaient les aventurières.

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Puis on leur a distribué peinture et pinceaux, et elles ont pu laisser libre cours à leur imagination créatrice.

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Tu remarqueras que Julie, dans l'effervescence, s'est plantée en écrivant son prénom. On ne s'en est rendu compte que quelques heures plus tard. Je te montrerai la prochaine fois comment elle a rectifié son erreur.

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Chacune a ainsi pu repartir avec un souvenir.

Au final, on n'a pas vu le temps passer. Il n'y a eu aucun temps mort pendant cette fête et les filles se sont éclatées. Il paraitrait même qu'il s'est dit dans la cours de récré que c'était le meilleur anniversaire auquel elles avaient assisté. Pari gagné ;-)

L'histoire ne s'arrête pas là, mais je n'ai aucune photo de cette partie de la fête. Il faudra me croire sur parole. Comme c'était ses 10 ans, date exceptionnelle, et qu'elle nous le réclamait depuis pas mal de temps, nous avons accepté qu'elle fasse, en plus, une soirée pyjama. Ce qui fait qu'après le départ d'une partie des copines, il nous en est resté 3 pour la nuit...

Alors, c'est qui les meilleurs parents du monde ?

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Je crois que ça va suffire pour aujourd'hui. Je vais te laisser un peu de temps pour arrêter de nous détester ;-) La prochaine fois, je te montre les cadeaux home made que ma grande a reçu - le jour même s'il-te-plaît !

Allez tschuss !

Posté par amazingironwoman à 07:30 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
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