The Amazing Iron Woman

mercredi 22 mars 2017

#defiunmarsetçarepart - semaines 2 et 3

Wesh !

Chose promise, chose due. Voilà la récap des deux dernières semaines de mon #defiunmarsetçarepart. Je suis encore et toujours restée fidèle à moi-même, comme tu vas pouvoir le constater.

Pour ceux et celles qui se poseraient la question, rien n'a été préparé à l'avance. Je veux dire par là que quand j'ai imaginé mes thèmes, je n'avais pas encore d'idée de ce qui pourrait les illustrer. Je me suis laissée porter au jour le jour. Il m'est peut-être arrivé, une ou deux fois, d'avoir une illumination la veille, mais rien de plus.

Dans ce qui va suivre, tu trouveras des images, une vidéo (un peu trash... pardon...) et encore quelques montages ;-) Avant de me lancer ce défi complètement barré, je n'avais jamais utilisé de logiciel de retouche d'image pour autre chose qu'améliorer la luminosité ou le contraste de mes photos. Au-delà du délire, j'ai beaucoup apprécié apprendre, et ce de la manière que je préfère au Monde, en bidouillant. Alors, ce n'est certes pas du grand travail de graphiste, mais je suis assez satisfaite du résultat.

Pour finir, j'avoue, presque toutes les images ont été soigneusement mises en scène, mais... ! Elles reflètent toutes, sans exception, la pure réalité de qui je suis, sans langue de bois, et sans faux-semblant. En fait, ce défi, c'est un peu comme un Liebster Award, tu sais, c'est tags qui circulaient à une époque sur les blogs. Mais en images.

Tu constateras également que, cette fois-ci, j'ai conservé les fameux hashtags, tant usités sur Instagram, qui ponctuaient mes légendes. Sans, il t'aurait manqué quelque chose.

Je te laisse découvrir ou redécouvrir ces clichés. Et encore merci aux autres participantes à ce défi. You rock !

 

 8. Groseilles

J8

#defiunmarsetçarepart #groseilles Aujourd'hui, comme tous les jours d'ailleurs, j'aurais bien allumé ma télé pour cracher sur tous les connards qui vivent dedans, et les connasses aussi. Parce qu'il y a quand même de sacrées salopes... J'aurais bien chanté "Jésus reviens", mais ça, j'y crois moyen. Au lieu de ça, je vais me réjouir d'avoir encore survécu à un mercredi avec mes 4 affreux. Et je vais attendre tranquillement l'heure d'aller mettre la viande dans le torchon #groseillesunjourgroseillestoujours #lavieestunlongfleuvetranquille #cassetoiavectonblondinet #situboisdeleaufroideaprèstonpotagechaudtuvasfairesauterlemaildetesdents #mariethérèsenejurezpas #2017en365deconningdays

9. Fromage

J9

#defiunmarsetçarepart #fromage Fromages, IU #toussansexception #surtoutceuxquipuent

10. Talent caché

                                  

#defiunmarsetçarepart #talentcaché [ATTENTION AME SENSIBLE] Ce soir c'est le week-end. Comme toi, je ne suis pas toujours équipée pour faire face à toutes les situations. Heureusement que j'ai appris à survivre en milieu hostile... #appellemoicouteausuisse #letalentquifaitflippermaiquetoutlemondetrouveutile #mesdentsvontbienmerci (crédit photos et vidéos : la méga teuf de mes 40 ans... une mine dans tous les sens du terme) #2017en365deconningdays

 11. Talon d'achille

J11

#defiunmarsetçarepart #talondachille "Le plus dangereux ennemi que tu puisses rencontrer sera toujours toi-même." Nietzsche. #2017en365deconningdays

12. Inavouable

J12

#defiunmarsetçarepart #inavouable Tout comme @annanala je pourrai te dire que je n'ai plus grand chose à confesser. Erreur. Mais ça serait trop long et un peu flippant 😉 Je collectionne les histoires de voitures, d'alcool, de fous rires à faire pipi dans la culotte, de pieds dans le plat, de rencontres improbables etc... Il paraît qu'il faut que jeunesse se passe. Ça s'arrête quand la jeunesse ? Alors, plutôt que de risquer de me faire arrêter par la police pour infractions caractérisées et répétées, je te montre un truc qui fâche. En fait, dans l'absolu, je m'en fous... Sauf quand je dois me mettre en bikini à la plage, et encore. #mannequinchezolida #foireàlasaucisse #cestbonparcequeçaestgras #2017en365confessingdays

13. Mer...credi

J13

Je dirais même plus. JE SUIS POLIE PUTAIN DE BORDEL DE MERDE. #defiunmarsetçarepart #mer...credi Certains mots ont cette importance qu'on veut bien leur donner. Il existe bien des façons d'être vulgaire en maniant habilement la langue. Et il paraîtrait que c'est pas beau dans la bouche d'une femme... Ben moi je préfère être une femme qui dit ouvertement fuck, qu'un faux cul qui n'en pense pas moins #pasbeaucoupdephrasessansunputain #putaincestlavie #putaindebordeldemerde #fuckingshit #2017en365deconningdays

14. Le poids des mots

J14

#defiunmarsetçarepart #lepoidsdesmots J'aurais pu te parler de mon attachement, limite psychorigide, au sens exact des mots. Mais c'était vraiment pas fun... A la place, je t'offre un hommage aux centaines de couvertures collectionnées par mes grands-parents. "Le poids des mots, le choc des photos" 😉 Où tu peux également constater que les chutes de tissu, ça fonctionne 😁 #joliejuliepresqueparfaite #lechocdesphotos #2017en365deconningdays

 15. Pictionnary

J15

#defiunmarsetçarepart #pictionnary Tu la connais la fille qui lance des thèmes et qui se retrouve bloquée comme une conne avec zéro inspiration ? Faut dire que le Pictionnary, c'est pas mon jeu préféré. Que chez nous on se contente de tuer des zombies. Et que tu peux constater que le dessin et moi ça fait 1000. Un jour, je dépasserai le stade du bonhomme de MS... Et puis, quand je pense Pictionnary, je pense "Quand Harry rencontre Sally". Va comprendre 😅 #2017en365deconningdays Warning, ce rébus est in English 😅😉

16. Toute première fois

J16

#defiunmarsetçarepart #toutepremièrefois Un petit pot, de la crème fraîche. Tu secoues. C'est magique 🎉 #onafaitdubeurre #cétaitfun #etcétaitbon #2017en365farmingdays #2017en365deconningdays

17. J'ai beau être matinale

J17

#defiunmarsetçarepart #jaibeauêtrematinale WTF !!! Je sais pas quel est le con qui a inventé le matin, le réveil et la course pour emmener les nains à l'école mais j'espère qu'il souffre quelque part autant que moi je souffre tous les jours 😒 S'il y a bien un moment dans la journée où j'ai besoin de temps et de silence, c'est bien celui-là... Merci pour rien. En bref, le matin, je suis de mauvais poil, et ça se voit 😅 #etencoreplusquandfautfairelavaisselleendespee #fuck #2017en365deconningdays

18. Touffe

J18

#defiunmarsetçarepart #touffe BREAKING NEWS On a retrouvé le cousin machin 😅 Ça me rappelle un Halloween où je m'étais déguisée en Morticia avec teinture des cheveux en noir. Un vrai carnage 😅😅😅 #2017en365deconningdays J'en profite pour faire un point santé. Presque deux mois que je ne me suis pas lavée les cheveux avec du shampoing. J'ai testé du no poo au savon d'Alep, mais mes cheveux restaient gras. Hier, j'ai sauté le pas du bicarbonate 😱 Perfect 👍 On me dit aussi de te dire que tu as échappé à une photo gore impliquant un Chewbacca... 😁

19. Dans le sac

J19

#defiunmarsetçarepart #danslesac Hier soir, j'ai aussi goûté à mon premier Spritz. Miracle, j'ai été assez raisonnable pour ne pas en boire un second et choisir le coca à la place du vin rouge par la suite. Vu que c'était mon tour de me lever ce matin, ça m'a évité de finir la tête dans la cuvette 😅 Ou dans le sac, comme mes nains neuf fois sur dix pendant les trajets en voiture. #situvomisvomislàdedans #lefameuxsacàvomi  #appellemoigeorginaabiteboule #lafemmelaplusclassedumonde #2017en365deconningdays

20. Retour vers le futur

J20

#defiunmarsetçarepart #retourverslefutur Hey, MacFly, laisse béton ton overboard, et viens kiffer la poudreuse 😅 #medemandepasmonâge #jensaisrien #maiscestquandjétaiscanon #tempusfugit

21. Chut

J21

#defiunmarsetçarepart #chut I'm The Amazing Iron Woman, et comme le dit mon pote Deadpool "un grand pouvoir entraine de grandes irresponsabilités" #jesuisunsuperhéros #2017en365deconningdays

 

Surtout, n'hésite pas à me dire ce que tu en penses. Je suis un peu curieuse ;-)

Tschuss.

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lundi 20 mars 2017

Pour qu'elles soient les plus belles ♥

Hello ;-)

Ouais, je sais, j'ai zappé la récap, Ô combien attendue, de mon magnifique défi de Mars...

Ceci n'est en réalité pas un oubli, et est totalement indépendant de ma volonté. La semaine ayant été entièrement placée sous le signe de notre amie la gastro, sautant d'hôte en hôte, jour après jour, telle une puce dans un chenil... Se concluant en apothéose, par Émilie rendant son apéro fraîchement englouti, samedi soir, chez des amis. Mais je te rassure, en bons parents indignes que nous sommes, nous l'avons bien calée dans le canapé avec un doliprane et une couverture. On allait pas se gâcher la fête pour si peu ;-)

Et cerise sur le gâteau, j'ai réussi, dans un geste d'une élégance toute Royale, à faire choir, de toute ma hauteur, la prunelle de mes yeux. oO Finalement, rien de cassé. Mais il a fallu accélérer une opération capitale, prévue de longue date et systématiquement repoussée. Après quelques heures d'angoisse, tout est revenu dans l'ordre. Je suis soulagée de te dire que mon formidable PC fonctionne de nouveau parfaitement, et même mieux qu'avant, grâce à son tout nouveau disque dur électronique. Décidément, je kiffe la technologie =D

Pour en revenir à l'épisode viral, tu te souviens peut-être que dans mon dernier billet, je te parlais d'une tenue que je devais coudre d'urgence à la demi ado, et ce pour le lendemain. Forcément, c'est elle qui a ouvert le bal. Malade comme un chien toute la nuit de dimanche à lundi, elle a tout de même tenu à aller au Collège pour montrer à ses copines le résultat de nos essais de bigoudis. Ces ados... Sans surprise, elle est rentrée à la maison, en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour boire mon café. Et c'est donc avec ma gamine verdâtre, allongée dans le canapé, que j'ai cousu une jolie robe de fête pour la "journée de l'élégance" organisée par le Collège.... En espérant qu'elle soit assez remise le lendemain pour pouvoir la porter.

La réalisation de ladite robe ne présentant aucune difficulté majeure, elle a été assez vite assemblée, jusqu'au moment où j'ai dû poser la fermeture éclair invisible. Une grande première pour moi. LE truc que j'évitais soigneusement depuis des années.... Eh bien je dois dire que je ne m'en suis pas si mal sortie, surtout sans pied spécial. Il faut pas mal de minutie, mais finalement ça fait partie des choses que j'aime dans la couture. Je n'irai pas jusqu'à te mentir et te dire que je l'ai posé parfaitement du premier coup... Tu n'es pas dupe. Je m'y suis reprise à 3 fois avant d'obtenir un résultat qui me satisfasse. Et ça fait plutôt bien le job je trouve.

Wendy Ottobre 6-2015 (11)

Le soir venu, ma grande ayant recouvré ses forces... nous sommes passé à la préparation de la bête. Le test boucles de la veille était concluant, mais je n'avais vraiment pas assez de bigoudis dans mon placard, et pas de fer à friser ni à lisser en ma possession non plus. Et si le proverbe dit que "ce que femme veut...", ramène ça à l'échelle d'une ado de presque 12 ans, et tu t'approcheras presque de la dure réalité. Dans ses recherches sur Youtube (l'ami des grands et des petits), elle avait dégotté un tuto dans lequel la jeune femme utilisait des feuilles de Sopalin en guise de bigoudis. Dommage, j'ai banni l'essuie-tout il y a de cela quelques semaines... Et c'est dans un éclair de génie que je me suis rappelée toute ces chutes qui attendaient leur heure à l'étroit dans leur petite boîte.

C'est pas joli comme ça ? Limite j'aurai pu la laisser aller au Collège avec ces papillotes colorées, non ? ;-)

Bigoudis chutes

Le lendemain, elle était levée aux aurores... Habillage, coiffage, maquillage... Petite séance photo très très vite faite sur le parking. J'ai gardé ce cliché parce que c'est le seul que j'avais en pied et donc sur lequel tu pouvais avoir une vue d'ensemble, chaussures comprises. Je t'avoue que je ne la trouve pas trop à son avantage... Le sourire crispé y est certainement pour quelque chose. Ça lui donne de faux airs de Nelly Olson... MDR

Wendy Ottobre 6-2015 (1)

Wendy Ottobre 6-2015 (8)

Modèle : Wendy, modèle numéro 25, Ottobre 6/2015, en 158 cm

Matos : dentelle, gabardine, biais satin et fermeture éclair invisible de chez MT.

J'ai payé le tout une petite fortune. Jamais je n'aurais acheté une robe à ce prix-là... Mais je me console en me disant qu'il m'en reste bien assez pour faire une ou deux pièces à sa petite sœur. Et que vu ses résultats scolaires, elle la méritait bien.

Wendy Ottobre 6-2015 (9)

La journée était assortie d'un petit concours. Chaque classe devait élire son Roi et sa Reine de l'élégance. Ma grande est rentrée un peu déçue de ne pas avoir été choisie. Mais elle a quand même remporté quelques suffrages, et ça, en début d'année, c'était loin d'être gagné.

Et puis pour moi, elle était forcément la plus belle ♥

Wendy Ottobre 6-2015 (2)

Wendy Ottobre 6-2015 (3)

Wendy Ottobre 6-2015 (4)

Wendy Ottobre 6-2015 (5)

Je sais pas toi, mais je trouve qu'avec ces baskets, c'est la grande classe.

Wendy Ottobre 6-2015 (6)

Wendy Ottobre 6-2015 (7)

Je termine cette série avec une photo prise le Jour J avec mon portable, recadrée et passée par un des filtres d'Instagram. Je me demande encore comment mon bébé a pu devenir une aussi jolie jeune fille.

Wendy Ottobre 6-2015 (10)

 

Il ne t'aura pas échappé que le titre parlait "d'elleS", au pluriel.

Samedi soir, nous étions donc invités chez des amis. Les parents du meilleur ami pour la vie de notre grand, en l'occurrence, et heureux jeunes parents d'une petite fille depuis bientôt... 18 mois. Honte sur moi, je n'avais jamais pris le temps de leur offrir un petit cadeau. J'ai profité de l'occasion pour réparer l'affront.

Je lorgnais depuis très très longtemps sur la Kate's dress, admirée moult fois chez la Reloux et sa concubine Louetjo. Pour les adeptes du premier degré, je précise qu'un fait alternatif s'est glissé dans la phrase précédente....

Et justement, avant de me jeter sur Kate sans réfléchir, eh bien j'ai beaucoup trop cogité. Je suis tombée raide dingue de cette version de Céline, et je me suis autorisée à la copier sans vergogne. Et j'en ai chié... Cette robe m'a pris des heures, alors qu'en réalité elle est extrêmement simple à réaliser.

Mais à trop vouloir simplifier...

J'ai donc retiré la doublure, ce qui m'a obligé à finir l'encolure et les emmanchures avec un biais. Que j'ai fait moi-même forcément. J'en ai bavé pour les emmanchures. Je crois que c'est le truc qui m'a fait le plus enrager. Juste parce que cette finition n'était finalement pas compatible avec cette version de plastron... Tant pis.

J'ai doublé les manchons. Et ça, j'adore ♥

Et j'ai fait le dos en une seule partie en préférant une fente, qui ne m'a posé aucun problème. SAUF ! Et ça je ne m'en suis rendue compte que le lendemain. Comme j'ai coupé le dos en une seule partie, et que les marges sont incluses dans le patron... le dos est sensiblement plus large que le devant... Ça ne devrait pas être flagrant porté, mais c'est encore un de ces semi-échecs qui me gonflent bien comme il faut.

J'y ai donc passé l'après-midi et je n'ai fini la robe qu'une poignée de minutes avant de partir pour notre dîner. D'où les photos pourraves à la lumière de ma lampe de salon...

Kate's dress Lily Bird Studio (1)

Modèle : Kate's dress, Lily Bird Studio, en 3 ans (trop peur qu'elle soit trop petite...)

Matos : Coton ? de mon marché et liberty Mauvey rose gagné chez Stragier.

Kate's dress Lily Bird Studio (2)

Kate's dress Lily Bird Studio (3)

J'ai eu un peu de mal à me détendre après avoir lutté avec cette pauvre Kate, mais la vue d'ensemble m'a rassurée. Je la trouve superbe. Il va d'ailleurs falloir que j'en refasse une à Émilie de toute urgence ;-) Et tu me connais, l'urgence, c'est mon dada...

 

Rendez-vous dans 2 jours pour une "petite" récap des deux dernières semaines de défi.

En attendant, bon lundi. Keep it real.

Tschuss.

lundi 13 mars 2017

Aussitôt dit, aussitôt fait (ou presque)

Yo !

J'espère que tout roule, ma poule ;-)

Chose promise, chose due. Je reviens aujourd'hui pour te parler tricot, comme nos grands-mères, au bon vieux temps. Je confesse que j'ai bien failli oublier et revenir avec tout autre chose (de la critique cinoche, pour les curieuses) mais je me suis finalement rappelée ma promesse. Et mes enfants peuvent en témoigner, je n'ai qu'une parole. Hum hum...

Une fois n'est pas coutume, je serai brève. Le temps m'étant compté... La demi ado n'ayant rien trouvé de mieux que de me mettre devant un nouveau défi : lui coudre une tenue chic pour l'annuelle "Journée de l'élégance" organisée dans son Collège, et qui est tout bonnement prévue pour mardi... prochain (demain quoi). oO Et forcément, je n'ai été prévenue que mercredi... Normal. Tu me diras, elle aussi, apparemment. Mouais. Le temps que j'essayes de la convaincre d'utiliser sa tenue de fête qu'elle n'aura porté qu'une fois... Au secours. On s'est finalement retrouvé jeudi avec un modèle choisi parmi mes Ottobre. Vendredi, virée Mondial Tissu. Samedi, activités diverses et variées. Et donc Dimanche, décalquage, découpage et début d'assemblage. On y croit. Ce soir, au retour de l'école, essayage et ajustage si besoin. Et elle sera la plus belle pour aller bosser ! Et elle aura tout intérêt à se faire élire la Reine de sa classe, sinon, elle dormira sur le palier ;-)

Bon, j'avais dit brève.

En matière de couture, il m'arrive rarement qu'un projet entamé reste plusieurs semaines, voire plusieurs mois en stand-by. C'était le cas à mes débuts, quand je flippais à mort de faire un simple ourlet. Depuis, je me suis soignée à force d'expérience. En ce qui concerne mes projets tricot ou crochet, c'est une tout autre affaire. En règle générale, je sais quand je commence et presque jamais quand je vais finir. J'ai quelques encours qui dorment bien au chaud dans mes tiroirs, certains depuis de nombreuses années. Je pense notamment à un octopode commencé il y a 4 ans, qui a failli être terminé il y en a 2, et qui finalement attend toujours son heure. Ne désespère pas petit poulpe. Ton tour viendra.

Et souvent, ce qui fait que ces projets terminent aux oubliettes, ce n'est pas le manque de savoir-faire. De ce côté-là, mon envie de réussir est toujours la plus forte. Non. Le coupable, c'est le temps. Le temps que ce genre de projet nécessite. Un temps qui finit toujours par me sembler interminable. Parmi mes qualités, il est rare qu'on cite la patience. On se demande bien pourquoi. Je finis souvent par me lasser, et laisser tomber. Je sais, c'est pas bien. Mais comme me le disait ma maîtresse de CM1, je suis une girouette. Girouette un jour, girouette toujours.

Mais parfois, il arrive des miracles.

A moins que ce ne soit la conséquence circonstancielle des vacances d'Hiver, loin de tout et sans machine à coudre.

Qui sait ?

Toujours est-il que je suis partie avec un en-cours crochet entamé courant janvier, pas tout à fait terminé mais presque et de quoi faire un pull à Julie. Et j'en suis revenue avec le premier terminé et le second plus qu'avancé. La deuxième semaine de vacances et un ou deux jours de plus, et hop, le pull était prêt à être porté.

Un miracle je te dis.

Il faut dire que ce pull est d'une simplicité déconcertante. Il s'agit du dernier modèle de Muriel alias Kids Tricot alias La pelote masqué, le pull Doudou. Des kilomètres de jersey aux aiguilles circulaires pour obtenir une petite merveille au point mousse. Tellement simplissime que j'ai réussi à foirer quelques augmentations dans les raglans. Seul l'œil averti s'en rendra compte. J'ai laissé. J'ai aussi mal lu le nombre de rangs de côtes à faire en bas du pull. J'en ai fait le double de ce qui est préconisé. Visuellement, ce n'est pas gênant, on pourrait même croire que c'est fait exprès pour aller avec la longueur des côtes au bas des manches. Ni vu ni connu je t'embrouille.

J'ai fait un 12 ans pour ma presque 12 ans. A l'essayage, j'ai préféré rallonger le corps ET les manches de 5 cm chacun. Je n'avais pas pensé au blocage et au poids de la laine (surtout au point mousse). J'ai eu très peur après l'essorage en l'étendant. Mais finalement, après l'avoir bien laissé sécher contenu dans les dimensions espérées, c'était presque parfait.

Il s'est légèrement étiré à l'usage, mais rien de dramatique. Et il restera portable encore pas mal de temps. Tant mieux. Par contre, la laine bouloche énormément. Et le pull a très vite pris la forme des coudes et des fesses de l'ado oO Ça donne un style.

En dehors de ça, ça faisait très très longtemps que je n'étais pas arrivée au bout d'un projet tricot, qui plus est en moins de 3 semaines. Truc de ouf.

Doudou, le pull, Kids Tricot (1)

Les petits bidules sur le pull, ce sont des badges fait à la badge It avec le papier imprimé qui entourait les pièces en chocolat Star Wars que mon fils a eu à Noël. Idée volée à @mathildemariemade. Aucun rapport avec le pull...

Doudou, le pull, Kids Tricot (2

Modèle : Doudou, le pull, Kids Tricot, sur Laine et Tricot

Matos :  4 écheveaux (ou presque) de Gilliatt poivre et sel, De Rerum Natura (achetés il y a 2 ans pour un autre projet, pour moi...)

Doudou, le pull, Kids Tricot (3)

J'aime vraiment beaucoup ce petit pull tout simple. Julie aussi l'adore. Par contre, je ne sais pas si c'est la laine, les quelques centimètres en trop ou je ne sais quelle autre raison, mais le bas s'est un peu déformé et l'effet "resserré" qu'aurait dû donner les côtes à totalement disparu...

Doudou, le pull, Kids Tricot (4)

Doudou, le pull, Kids Tricot (5)

Doudou, le pull, Kids Tricot (6)

L'en-cours crochet, lui, je ne te le présente plus. Si je compte bien, je crois que c'est mon sixième. Et le septième vient d'être expédié à sa future propriétaire ;-)

Cette magnifique version verte était le cadeau de Noël, à la bourre, de ma Super Cops Émilie, alias Batman et Bobines, prof de son état. Vert pour aller avec ses lunettes et pour honorer une petite private joke. De quoi, peut-être, un peu impressionner ses élèves en leur promettant mille tourments s'ils osent déclencher la fureur de la Bête ;-)

Shawl Skull (3)

Shawl Skull (2)

Modèle : Shawl Skull, traduction ici.

Matos : 5 pelotes de Ricco DK Essential, coton, Les pelotes de Lolotte, crocheté en 3,5

Shawl Skull (1)

Décidément, je crois que je ne suis pas prête de me lasser de réaliser ce modèle. Et je déclare d'ailleurs officiellement que je suis en mesure de le réaliser de mémoire et presque les yeux fermés. Youhou !

Bon, aller, je te laisse. C'est pas tout ça, mais c'est moi qui subirait mille souffrances si la tenue de la demi ado n'est prête ce soir...

Tschuss ;-)

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mercredi 8 mars 2017

#unmarsetçarepart - semaine 1

Yo !

Peut-être que tu t'es un peu demandé ce qui m'arrive ces derniers temps. Pourquoi, tout à coup, ce blog partait en sucette et pourquoi, au milieu de ces mignonnes petites réalisations couturesques et tricotesques, soudain, je me suis mise à me déguiser et à faire n'importe quoi.

C'est bien simple, en vrai, c'est le reflet exact de ce qui se passe, tous les jours ou presque, dans ma tête. J'ai beau être très exigeante avec moi-même et extrêmement sérieuse dans mes implications, je n'en reste pas moins complètement barrée à l'intérieur. C'est juste qu'il me faut du temps en général pour laisser parler toutes mes voix intérieures en public. J'ai pas l'air comme ça, mais je suis timide.

Si tu reviens aux origines de ce blog, les textes étaient convenus, le langage soutenu et les photos bof bof. Au fil du temps, j'ai pris confiance, et j'ai décidé de laisser petit à petit ma vraie personnalité prendre le dessus. Je te l'ai dit, il me faut du temps.

En ce qui concerne ce petit défi, je trouvais intéressant d'essayer de sortir un peu des sentiers battus. Je remercie d'ailleurs chaleureusement toutes les filles qui se sont jointes à moi et qui interprètent chaque jour mes thèmes à leur manière. Je suis particulièrement flattée d'avoir été suivie dans cette aventure, et ravie de constater qu'il y avait finalement bien plus à en dire que ce que j'avais imaginé à la base.

Pour ma part, j'ai décidé de ne pas réfléchir à l'avance et de laisser parler mon imagination au jour le jour. Le but étant de se marrer, en tout cas pour moi, j'ai joué la carte du mieux que j'ai pu. Un peu trop peut-être. Mais c'est encore une des choses qui me caractérisent, le tout ou rien. Soit je le fais, soit je le fais pas. Et si je le fais, je le fais à fond.

Certains jours, j'ai eu l'air con, d'autres, j'ai fait rire, et parfois, j'ai fait des flops. On ne peut pas être compris à tous les coups. Et puis, en ce qui me concerne, le principal c'est d'avoir osé. Dire des conneries, c'est facile au fond. Rire de soi et assumer, c'est nettement plus compliqué.

Sur cette réflexion hautement philosophique, je te laisse avec les photos publiées de cette première semaine. J'y ai joint les textes qui les accompagnaient, et deux photos bonus ;-)

J'espère que ça te fera sourire autant que je me suis amusée.

PS : il y a parfois plusieurs photos, mais choisir c'est renoncer, et ça, je sais pas encore faire.

PS' : non, je ne fais pas tout ça parce que je m'emmerde. J'avais vraiment besoin de me marrer sur le long terme, et se marrer tout seul, c'est pourri ;-)

Mars

1. Renaud ou Renault

Bon ben, Renaud quoi !!! Écouté en boucle quand j'avais 20 ans. De la poésie en tube qui te prouve qu'il n'y a pas besoin d'utiliser les mots les plus complexes du dictionnaire pour écrire de jolis textes. Vu en concert avec mon chéri avant que sa voix ne devienne inaudible. Sinon, Renée, c'est mon troisième prénom, celui de ma grand-mère paternelle. Si tu rigoles, je te pète les dents. Et Mort aux cons dans l'escalier, c'est moi qui l'ai écrit, c'est dire si j'ai raison.

J1

Point culture et making off. Peut-être avais-tu reconnu, peut-être pas. Pour ce premier jour de défi, je me suis amusée à reproduire la pochette de l'album "Marche à l'ombre", album que je connais par cœur ♥

J1-1

No comment...

J1-2

2. Groquik ou Quicky

Hier encore, je ne savais pas où tout ça allait me mener... mais j'ai bien senti que certaines me lançaient un défi dans le défi. Tu le sais, j'ai pas peur de grand-chose =D Et oui, j'ai retrouvé Groquik. Je suis une enfant de la pub des années 80 moi !

J2

Je suis clairement pas graphiste, mais je me suis bien marrée. Toi aussi apparemment.

J2-1

No comment... le retour =D

J2-2

3. Qu'est-ce qu'elle a ma gueule

J'avais bien pensé à te mettre ma tronche au réveil mais bof... Et puis je me suis souvenue que j'avais de la matière dans mes archives. Je me rends compte que je ne suis pas avare d'autoportraits, et qu'à la lumière de ces clichés on peut raisonnablement conclure que je suis folle ET alcoolique... Au passage, j'assume aussi d'être une grosse fan de Johnny. Ben ouais. Une erreur s'est glissée dans ce diaporama, totalement à mon insu.

Je suis d'humeur généreuse, alors je t'en remets une. Je précise que c'est mon menton balafré qu'il faut regarder. Résultante d'une connerie de jeunesse à base de deux roues et d'alcool... Triple fracture de la mâchoire et une gueule cassée. L'œil averti aura remarqué que je me suis encore faite photobomber. Décidément =D

J3-1

 4. Au poil

Ode au poil (en alexandrins)

Toi qui mon corps recouvre depuis des décennies

Qui malgré la cire chaude repousse à l'infini

Entend donc ma prière, écoute ma supplique

Va te faire cuire un œuf, avant qu'l'été rapplique.

Amazingsteph (03/2017)

J4

 5. Des petits trous

La Belle et le Pancake (conte populaire du XXIe, auteur inconnu)

C'est l'histoire d'une fille qui rencontre un pancake.

La fille : T'as de beaux trous, tu sais ?

Le pancake : Ouais, ouais. J'en ai plein en plus.

La fille : Cool. Moi aussi. Tu veux voir ?

Le pancake : Okay.

S'ensuit une scène interminable digne de l'Arme Fatale 3. Tout y passe, les bras, les jambes et la tête (alouette). Au bout de quelques minutes, lassée et affamée, la fille se jette sur la galette et n'en fait qu'une bouchée.

Conclusion, la fille a beau être belle, il n'en faut pas moins se méfier.

The end.

J5

6. HP ou HP

Vu la multitude d'interprétations (ndlr : et il y en a eu bien plus que je ne pensais), définitivement Harry Potter, avec possiblement un soupçon d'Hôpital Psy et sans conteste Haut Potentiel... J'aime pas trop choisir, choisir c'est mourir. Alors je prends le tout, même les haricots patates =D

J6

Euh... C'est parce que les couvertures elles sont pas pareilles en Français, Anglais, Américain et Japonais...

J6-1

Les couvertures Japonaises

J6-2

 7. Noir c'est noir (ndlr : je crois que c'est là que je me suis perdue...)

Quelque part, dans une galaxie lointaine...

Pain pain pain tarte tatin tarte tatin

Hhhhh Shhhh hhhh shhhh : Kilo, je suis ton grand-père 💀

K1 : Fucking shit, you're talking to me ?

K2 : Youpi, c'est mon Papy à moi !

.....................................................................................

Pas étonnant que le côté obscur finisse toujours par se faire défoncer.

J7

NDLR : on va mettre ça sur le compte de la fatigue... Sinon, 3 références cinématographiques se trouvaient dans ce texte. Sauras-tu les reconnaître ?

Si ça t'a plu, saches qu'il reste encore 24 jours de défi. Dans le cas contraire, je comprends. Mais ne t'enfuis pas pour autant. Le prochain post sera plus normal. Je t'y parlerais tricot ;-)

Tschuss.

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vendredi 3 mars 2017

Même pas froid

Ahhhhh !!! Mars, enfin... La promesse du Printemps, des premiers bourgeons et des petits zozios qui chantent au petit matin. Les journées qui rallongent, ces doux rayons du soleil qui se réchauffent et cette merveilleuse heure d'été ♥

Mars et ses formidables défis lancés sur les réseaux sociaux. Ce MMM, comprendre Me Made March (trad : un mois de Mars de "c'est moi qui l'ai fait"), que j'ai lâchement zappé... Pas certaine d'avoir assez à montrer. Et cet incroyable #defiunmarsetçarepart, totalement décalé et un brin déjanté. Normal, celui-là, "c'est moi qui l'ai fait" =D Si tu n'as pas Instagram, pas grave, tu peux voir mon humble contribution sur ma page Facebook. Sinon, il te reste la blog roll sur ta droite. Et puis je compte bien te faire un petit recap hebdomadaire avec making off. Le partage, tu le sais, c'est toute ma vie ;-) Faut dire que tant de poésie, ça serait dommage de ne pas en faire profiter tout le monde.

Maintenant que je t'ai bien mis l'eau à la bouche, on va changer radicalement de sujet. De rien. Eh oui, je ne suis pas QUE douceur, calme et volupté. J'excelle également dans la torture et la manipulation. Une formidable palette de talents. Un vrai couteau Suisse de la vie en société =D

La dernière fois, je t'avais annoncé une série de posts à réalisations multiples mais toujours avec un dénominateur commun.

Celui d'aujourd'hui s'articule autour de ces petits accessoires bien utiles pour ne pas se peler les miches en hiver, mais pas que. Parce qu'on a beau être au début du mois de Mars et de ses promesses... toussa... on n'en est pas moins toujours en hiver et par moment, ça caille encore sévère. Et puis, je te rassure, toutes ces petites choses ont été réalisées au moment opportun, ou presque. Pas moyen que je couse des moufles ce mois-ci oO Mon cerveau est déjà passé aux manches courtes, aux petits shorts et aux jolies petites robes. Apparemment, il est pas aussi frileux que moi le bougre.

Le premier "petit" accessoire de cette série commençait à devenir une urgence absolue. Ma grande, Cendrillon comme on l'appelle maintenant (pour tout un tas de raisons que je te laisse imaginer), allait et venait dans notre appart tantôt dans un pyj trop petit, tantôt dans un pyj déchiré (mal raccommodé depuis...). Bref, elle avait froid et elle avait pas la classe. Damned. Après des semaines de supplications, j'ai fini par ressortir mes amis les jerseys velours. Beurk beurk beurk. J'avais même pensé un temps les revendre ou les donner tellement mes dernières expériences avaient failli me conduire à l'HP (, et ). Mais bon, je suis faible. Renoncer, c'est mourir. Je les ai gardés, pour mon plus grand bonheur. Youhou.

Après choix et découpe des patrons, j'ai essayé de faire rentrer toutes mes pièces dans ce qui me restait du coupon à rayures. Il est vite apparu que tout ne rentrerait pas. #fclb J'ai donc consulté l'intéressée et sans grande conviction de ma part, nous avons décidé de faire les manches dans le tissu uni violet. Pour être raccord, je l'ai également utilisé pour les bracelets de cheville du futal ainsi que la bande d'encolure du T-shirt.

Comme prévu, j'en ai chié. Ce tissu est une horreur. J'ai eu beau mettre le différentiel de ma surjeteuse au plus bas, les coutures se sont étirées et gondolent. J'ai un peu résorbé le carnage au repassage mais franchement, ça m'a gonflé. Les finitions sont à l'arrache. Pas envie de tout donner pour un truc qui ne servira que pour dormir et trainer le dimanche. J'ai pas que ça à faire non plus ;-)

Malgré tout, j'aime beaucoup le résultat final. Cette association de tissus n'est pas aussi agressive que je me l'étais imaginé. Ça aurait pu être pire.

Pyjama Ottobre (1)

Modèles : haut, Simple Plain, Ottobre 6/2014, modèle 24, 152 cm; bas, Remainder, Ottobre 4/2013, modèle 32, 158 cm (le même que son bas de jogging)

Fournitures : Jerseys velours dont j'ai oublié la provenance

Je lui trouve un petit côté Joker, tu sais, l'ennemi de Batman... Ça doit être mon esprit tordu.

Pyjama Ottobre (2)

Et sur ma Belle au Bois Dormant, toujours prête à poser en faisant des conneries. C'est pas la fille de sa mère pour rien, celle-là aussi.

Pyjama Ottobre (7)

Pyjama Ottobre (5)

Pyjama Ottobre (6)

Pyjama Ottobre (4)

Pyjama Ottobre (3)

Pyjama Ottobre (8)

Pyjama Ottobre (9)

Et oui, Playskool présente Julie, 11 ans 1/2, fan de Tsum Tsum, jamais sans doudou et qui suce toujours son pouce... Aucune ressemblance avec l'un ou l'autre de ses parents... hum hum... Je précise qu'elle a insisté pour faire ces deux dernières photos et pour que je les publie. Apparemment, elle aussi elle assume #proudmama

Pour cette deuxième réalisation, je te la fais pas à l'envers, c'est vraiment d'un accessoire qu'il s'agit. Mi-janvier (je crois), on annonçait une grosse vague de froid. La petite avait encore réussi à perdre un de ses gants. No comment. Il fallait agir vite. Mouais. J'ai légèrement raté la distribution de vitesse à la naissance moi. J'ai quand même "vite" trouvé le patron dans mes dossiers. Par contre, j'ai mis deux jours à choisir mes tissus. En fait, je n'arrive JAMAIS à imaginer le rendu final, ce qui fait que je tourne en rond pendant des plombes avant de finir par me dire "on verra bien"... Je m'auto épuise. Après toutes ces tergiversations, j'ai encore mis quelques jours à les réaliser. Je le sentais pas. J'ai un peu galéré, mais pas trop en fait. J'ai juste eu un petit souci de taille. Au premier essai, les pouces de ma fille ne rentraient pas... J'ai dû recoudre en réduisant mes marges de couture. J'ai finalement réussi à m'en sortir bien aidée par les "ça sert un peu MAIS C'EST PAS GRAVE" limite excédés de ma tornade qui commençait à en avoir ras la casquette de faire des essais pour vérifier que ses pouces rentraient bien dans ses moufles. Faites des gosses qu'y disaient.

Moufles Edelweis Lou and me (2)

Modèle : moufles Edelweiss, patron gratuit de Lou and Me

Fournitures : velours milleraies et micro polaire MT, cordon rose d'origine inconnue et boutons de la toujours merveilleuse Manucréa.

Comme tu peux le constater, j'ai ajouté un lien pour les passer dans le manteau afin qu'elles y restent bien coincées. Pas moyen qu'elle les perde celles-là. Je sais que d'autres y arrivent pourtant.... Ysa, je compatis. Ici, elles tiennent bon.

Je n'ai pas pris le temps de faire des photos sur la tornade. Pas envie. Tu me croiras donc sur parole quand je te dis qu'elles s'accordent magnifiquement avec sa doudoune noire à étoiles argentées et intérieur de capuche en moumoute rose fuchsia. La classe internationale. Et quand elle met sa jupe... c'est la totale ♥

Moufles Edelweis Lou and me (1)

Je précise aussi qu'il aura suffi de deux jours pour qu'elles soient dégueulasses et que le blanc vire au gris crado. C'est le jeu ma pauvre Lucette.

On termine avec deux petits trucs commandés par ma Môman pour l'accompagner dans son voyage au Vietnam. Une semaine qu'elle y est, la veinarde. Pas toute seule, hein ;-) Avec mon Papounet, ils sont partis rejoindre ma sista dans son périple autour du Monde.

Comme il fait froid au Vietnam, c'est bien connu, il lui fallait absolument de quoi se tenir chaud. En vrai, il paraît que certaines nuits sont fraîches...

Je lui ai donc fabriqué très vite fait, une housse pour sa mini bouillotte. Elle voulait quelque chose de très simple. Encore plus que celle faite pour ma sœur avant son grand départ. J'ai donc fait selon ses souhaits. Deux pièces, cousues ensemble et un élastique, cousu à même l'intérieur pour resserrer autour du goulot. Basta.

Housse de bouillotte minute

Et puis, pour ne pas encombrer son sac de vêtements trop imposants, elle a choisi d'emporter un petit gilet tout fin. Malheureusement, il lui manquait des poches. Tu sais, celles qui servent à transporter ton portable et tes mouchoirs. La base quoi. J'ai donc sorti mon crochet, une pelote de coton et un petit motif trouvé dans un Chouette Kit. Et hop. Par contre, il y eu un léger hic. J'ai crocheté ces poches en suivant les indications de taille données par ma Maman. C'était un peu juste. J'ai donc dû rajouter des brides de chaque côté.

On croirait presque qu'elles sont d'origine, non ? ;-)

Poches au crochet (1)

Poches au crochet (2)

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Tu peux reprendre une activité normale.

Tschuss !

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Posté par amazingironwoman à 14:05 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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mardi 28 février 2017

Un Mars et ça repart - le défi

Yo !

Tu commences à me connaître, j'ai un certain goût, voire un goût certain pour la déconnade.

L'an dernier, j'avais participé au défi de février de Flow Magazine organisé sur Instagram. J'avais trouvé ça sympa.

Cette année, j'ai passé mon tour pour cause d'hibernation carabinée. Et puis j'avais envie d'authenticité…  de vraies images de la vraie vie, avec une petite touche d'humour.

Alors je me suis dit que pour sortir de la morosité hivernale, on pourrait se rebooster tou(te)s ensemble en se faisant une petite cure de fun.

31 jours, 31 thèmes interprétables à l'infini.

Alors, t'en dis quoi? On se fait un Mars, et ça repart ?

Mars rappel

Si ça t'intéresse, rejoins moi (nous) sur Instagram @amazingstephwoman. Publie tes photos accompagnées du hashtag #defiunmarsetçarepart

Aucune obligation de participer à tous les thèmes. Le principe, c'est de se faire plaisir et de se marrer.

Prépare toi, ça commence demain !

Tschuss

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jeudi 23 février 2017

Noël 2016 - l'intégrale

Yo ! Ça farte ?

Je m'excuse de t'avoir laissée tomber comme une vieille chaussette, comme ça, sans prévenir, mais j'avais vraiment besoin de faire le vide... Je sais, tu as énormément souffert de mon absence. Alors je te rassure, je vais bien, je suis vraiment de retour, c'est pas un fake. Tu peux recommencer à respirer, à dormir, à manger. Arrête le Zoloft. Je suis là. Plus rien ne peut t'arriver d'affreux maintenant ♪♫♪

Après quelques séances d'auto analyse, j'en ai conclu que je m'étais gentiment laissée glisser dans ce qu'on appelle vulgairement "le burn-out maternel". L'auto analyse, tu sais, c'est toute ma vie... A se demander pourquoi je dépense du pognon chez un spécialiste, juste pour qu'il me confirme que le lémurien est en moi Jean-Claude. Ça doit avoir un rapport avec mon besoin viscéral d'être rassurée en permanence. La confiance en soi, toussa. Et puis il paraît que quand on paye, on guérit plus vite. Mouais...

Donc, un vilain burn-out... Un petit, hein. Parce que j'ai lu des descriptions de cas bien plus violents que ce que j'ai ressenti. Mais bien assez quand même pour me mettre KO et me donner envie de partir vivre en Papouasie sans laisser d'adresse. Pour éviter toute décision hâtive ou irréversible, on a un temps envisagé que mon chéri parte une semaine avec les nains, avant que j'en jette un par la fenêtre, et puis finalement, on a collé au plan de départ, on est parti au ski. Aucun lien, fils unique.

Je te fais pas tout l'historique, ça serait chiant. Mais sache qu'en bonne accro à mon smartphone et à mon réseau 4g, j'ai même pas râlé de pas avoir de couverture. Rien à battre. J'ai compensé avec du dodo, de la bière, des patates, du fromage, du ski, de la bière, des patates, du tricot, du ski, de la bière, des patates, etc... T'as compris le pattern. Décompression intégrale à 1200 m. Le pied. Je suis revenue détendue du sloggy et sans aucune photo, ou presque oO

Mon objectif, maintenant, c'est de continuer en mode no pression. Challenge accepted.

Paradoxalement, me détendre n'a pas limité ma productivité, bien au contraire. Ce qui fait que je me retrouve avec pleins des trucs à te montrer (en plus du million de trucs que je n'ai pas encore pris le temps de publier...). Par conséquent, et subséquemment à un bref calcul mathématique, j'ai unilatéralement voté pour des posts à rallonge bourrés à craquer. C'était soit ça, soit, à raison d'une ou deux réalisations par post, une à deux fois par semaine, j'aurai pu espérer t'avoir tout montré courant Mai 2018... en arrêtant tout acte de production pendant ce laps de temps, ça va sans dire.

Tu m'excuseras donc, une fois encore. En même temps, t'as l'habitude. Je ne sais pas (plus) faire court.

Malgré tout, à rallonge, ne veut pas dire en bordel, faut pas pousser. J'ai une réputation quand même.

Donc, aujourd'hui, je vais te solder mes cadeaux de Noël. Version One Shot.

Si je ne m'abuse, à part pour nos gosses et une ou deux autres personnes, nous n'avons rien acheté. J'ai tout fait moi-même. Ce qui pourrait, vu comme ça, expliquer un léger surmenage... En tout cas, je dois dire que sur le coup, je ne l'ai pas réellement ressenti. Je dirais même que je me suis beaucoup amusée à réaliser tous ces cadeaux. Mais c'est vrai, qu'avec un peu de recul, vu comme ça, ça fait un peu beaucoup...

Le plus gros du boulot l'a été pour les cadeaux de mes neveux et nièces. Mon frère, qui doit être aussi fêlé que moi, à lui aussi 4 nains. Donc 4 cadeaux. Et comme j'avais zappé les cadals d'anniversaire, j'ai tout multiplié par deux. En fait, je crois que je suis juste bonne à interner... Après avoir consulté ma belle-sœur, il a été décidé que je leur ferai un ensemble chacun, un haut et un bas. Des shorts et des polos pour les garçons, des t-shirts et des jupes pour les filles. Yavaipluka.

Et voilà le résultat. Ça t'en bouche un coin ? Ben, à moi aussi...

Trop top, jupette sans patron, polo Lalymaya, short Ottobre (1)

Pour le petit dernier, 2 ans.

Polo Lalymaya, short Ottobre (2)

Patrons : short Explorer, modèle 18, Ottobre 3/2015, 98 - Polo Lalymaya, 4 ans

Fournitures : jean et maille polo MT, liberty Cars Liberty of London.

Aucune difficulté pour le short. En revanche, avec celui de son frère, et un réalisé pour Camille il y a deux ans, et un pour mon père, ce polo est mon quatrième et certainement mon dernier, de ce modèle... parce que très franchement, c'est une horreur... Les finitions sont merdiques, la méthode employée plus qu'approximative. J'ai dû démonter la bande du bas tellement ça boudinait mon neveu... Pour un débutant, ça passe. Si tu as plus d'expérience, passe ton chemin. C'est beurk. Ou alors, tu t'en sers juste de base, et tu modifies beaucoup, beaucoup...

Pour la troisième, 3 ans.

Trop top, jupette sans patron (2)

Et la deuxième, 5 ans.

Trop top, jupette sans patron (1)

Patrons : trop top, Ivanne S, versions A. J'ai coupé les versions col rabattu, mais en relevant les cols, pour obtenir des t-shirts moins échancrés au niveau du cou - Jupettes sans patron, Petit D'om.

Fournitures : velours milleraies, voile de coton et tissu noir ajouré MT, velours milleraies offert par ma cops Émilie. Jerseys de mon marché.

Et pour le grand, 7 ans.

Polo Lalymaya, short Ottobre (1)

Patrons : short Explorer, modèle 18, Ottobre 3/2015, 128 - Polo Lalymaya, 10 ans.

Fournitures : idem que pour son frère, à part le wax, de mon stock.

 Je n'ai pris le temps de faire des photos que des garçons.

Polo Lalymaya, short Ottobre

Et dans l'ordre ;-)

Trop top, jupette sans patron, polo Lalymaya, short Ottobre (2)

Ma belle-sœur, non contente de m'avoir commandé tout une garde-robe, m'avait déjà mandaté pour lui réaliser un Shawl Skull. Je le kiffe tellement, que je n'ai pas su dire non ;-) Toutes les occasions sont bonnes. Pour ne pas l'offrir dans du papier, et vu qu'elle non plus n'avait pas eu son cadeau d'anniversaire, je le lui ai emballé dans un de mes petits pochons. Tu peux encore en trouver ici, si ça t'intéresse ;-)

Pochon moi j'emballe

Shawl skull (1)

Modèle : shawl Skull, traduction ici

Fournitures : essentials cotton DK, Rico, Les pelotes de Lolotte, crocheté en 3,5.

Shawl skull (2)

Shawl skull (3)

Pour finir, il y a aussi eu des Amazing Bags sous le sapin. Normal ;-) Dont deux spécialement dédicacés. Celui de droite a été offert à ma mèregrand, pour compléter sa collec de chouettes. Celui de gauche, à mon frangin, le plus grand fan interplanétaire de M. Jordan. Je te raconte pas la crise cardiaque que j'ai failli faire le jour où j'ai vu le nombre de paires de baskets qu'il a dans son placard oO Sans compter les tishs, les pulls, etc... Maintenant, il sera assorti jusqu'au bout du sac. La classe à Chicago =D

Sacs customisés (2)

Si t'en veux un, il m'en reste plein ici =D

Aller, c'est tout pour ce Noël 2016... Tu auras compris mon besoin irrépressible d'hibernation.

See you soon.

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mardi 24 janvier 2017

Festive (adjectif) : relative à la fête, à l'amusement

Hello !

Encore une fois, je vais commencer par te remercier pour tes gentils commentaires suite au billet précédent. Je suis également heureuse de constater que mon petit déballage a permis à certaines de se poser les bonnes questions. Et rien que pour ça, je ne regrette pas de m'être confiée ici.

Avant de passer à autre chose, je tenais à répondre publiquement aux deux principales problématiques qui se dégageaient de ces nombreux commentaires.

La première concernait le temps que devait me prendre la tenue de ce blog. Temps que je ne consacre effectivement pas à mes enfants ni à mes diverses tâches ménagères, ou tout simplement à mes loisirs. C'est indéniablement plein de bon sens... Alors pourquoi est-ce que je "perds" tout ce temps à venir partager ici ? Manifestement, pas uniquement dans le but de te montrer ce que je commets avec mes 10 doigts. Sinon, je me contenterai de quelques photos accompagnées de quelques lignes explicatives, un peu comme au commencement de ce blog (si tu veux te faire mal, ou de taper une barre de rire, je te conseille un petit voyage dans le temps... moi, je m'en suis pas remise...). La réponse me semble évidente. Le fait est que cet espace me sert d'exutoire, au même titre que la course à pied. Sport que je ne pratique plus, à mon grand désespoir, depuis que mon barbu m'est tombé sur le pied voilà bientôt deux mois... C'est qu'il pèse son poids le bougre. Tu me diras que je pourrai me trouver une autre activité sportive. Tout à fait. Je comptais me remettre au Yoga, rapport à mon besoin de détente et de vide cérébral. Tu me diras aussi que je pourrai garder tout ça pour mon Psy. Ben ouais, mais non. C'est pas pareil. Parler et écrire, c'est pas la même gymnastique, la même dynamique. Ici, je ne suis pas limitée par le temps justement, ni par l'espace. Je n'ai aucun visage, en face, qui pourrait manifester la moindre expression que je m'empresserai immédiatement d'interpréter. Alors, oui, je suis attentive et en attente de tes commentaires, mais ils ne sont pas un frein à mon besoin de m'exprimer. Juste le carburant qui réalimente le moteur. Je pourrai aussi écrire pour moi... Mouais...

Ce qui nous conduit directement à la deuxième problématique. On m'a fait remarquer que j'avais bien du courage d'oser me livrer ainsi avec autant d'honnêteté. J'imagine que pour certain(e)s, ma franchise doit être libératrice, pour d'autres, je dois cruellement manquer de pudeur... Je répondrais simplement que j'ai appris ces 40 dernières années que le ridicule ne tuait pas, et je peux te dire que de ce côté-là, j'ai pas mal d'expérience ;-) "Un max", comme dirait Camille. J'ai appris également qu'il valait mieux exprimer ses sentiments, même quand ils sont mal reçus, que de les garder pour soi. Comme le dit Shrek "c'est toujours mieux dehors que d'dans". Je confirme. Alors, attention ! Je ne dis pas que s'exprimer permet de tout régler, loin de là, mais je peux t'affirmer que ça libère. Je sais que ce n'est pas forcément simple pour tout le monde... Alors je me dis qu'en partageant mes joies, mes soucis, mes expériences et mes conflits intérieurs avec toi, peut-être que j'exprimerai tout haut ce que certain(e)s n'osent pas dire, et qu'ainsi, ça les libèrera. Pour ce qui est de la pudeur... Je crois qu'elle a les limites qu'on veut bien lui donner. J'avoue n'en avoir jamais eu beaucoup. Je ne suis pas du genre à me mettre à poil sur la plage, ça non. Mais je ne vais pas aller me cacher pour changer de t-shirt si j'ai des potes à la maison, par exemple. Je ne vois pas la différence entre se voir en maillot de bain à la piscine et en sous-vêtements à la maison. Pour ce qui se passe dans ma tête, c'est pareil. J'ai mes limites, je te rassure. Le misérabilisme en fait partie, entre autres.

Voilà pour la petite mise au point du jour ;-) Je me rends compte qu'on est bien loin du titre de ce billet. C'est pas super festif tout ça. Désolée pour la publicité mensongère.

 

Juste avant les fêtes, je suis tombée raide dingue du nouveau patron d'Her Little World. Je n'adhère pas toujours à son style, mais il faut bien reconnaître qu'elle, elle en a un, rien qu'à elle... Avec Festive, Nadège propose un ensemble de réalisations allant de la robe de Princesse à la tenue de ville un peu chic. La version Princesse, dans les tissus présentés ne m'a absolument pas attirée, mais j'ai littéralement craqué sur celle de la tenue de fête composée de la tunique et d'un jupon en tulle. Le patron étant proposé jusqu'au 16 ans, j'ai réfléchi à peu près 30 secondes avant de me décider à l'acheter. Bon, un peu plus en fait. Juste le temps de vérifier que Julie aimait bien le visuel. Réponse affirmative. Quel sens du suspens. D'ailleurs, fait étonnant, elle a également validé la version Princesse avec robe longue et jupon long... Un jour peut-être.

Une semaine avant Noël, alors que je m'apprêtais enfin à mettre la touche finale à mon marathon de gentil Lutin, j'ai envoyé son père me chercher de la mercerie chez Mondial Tissu. Et ouais, il sert aussi à ça mon mec. Pour gagner un peu de temps, j'ai demandé à ma grande de l'accompagner pour faire un petit repérage tissus pour sa tenue... Tagada tsoin tsoin... Elle est revenue avec une photo d'un tissu pas vraiment à mon goût, mais acceptable, néanmoins en attente de validation visuelle et tactile de ma part. Faut pas pousser.

Nous y sommes donc retournées toutes les deux le lendemain. Et, horreur, malheur, j'en aurais mis ma main au feu, le tissu en question n'était absolument pas approprié pour ce genre d'ouvrage. Un bon vieux rouleau de cretonne à Patchwork. Je te laisse imaginer le carnage en petite tunique. Bref, il a fallu EXPLIQUER à la demi ado, sans la TUER, que NON, ce tissu-là, c'était pas possible. En plus, il était moche. Puis passer 30 minutes à fouiller le magasin de fond en comble pour trouver un tissu blanc ET doré pour aller avec du tulle ROUGE à PAILLETTES. Le tout, non négociable, sous peine d'une gueule de 6 pieds de long. Normal. Tu rajoutes à ça la vendeuse, gentille mais moyennement coopérante, sur le visage de laquelle tu pouvais lire soit une grande fatique (période de fêtes, je compatis), soit un ennui profond (genre je la faisais vraiment chier avec mes demandes à la con). Un pur moment de bonheur dans ce qui reste pourtant l'un de mes endroits préférés sur la Planète ces derniers temps. Faudrait voir à arrêter de pourrir mon groove. On a fini par repartir avec le tulle tant convoité et un bon métrage de tissu écru à étoiles dorées. L'honneur était sauf. Je précise qu'entre temps, il a fallu que j'appelle l'homme, resté à la maison, pour qu'il me donne les mensurations de Julie, notées dans mon cahier, resté sur mon bureau. Parce que c'est bien connu qu'acheter des fournitures sans savoir à quoi se faire référence pour obtenir le bon métrage, c'est toujours plus simple. Boulet.

A partir de là, je n'ai pas grand-chose d'autre à dire sur le sujet. Juste que j'ai vraiment beaucoup apprécié coudre ce patron. Vraiment beaucoup.

J'ai commencé par le jupon, dont j'ai modifié le montage. En fait, j'ai juste doublé le haut, contrairement à ce qui était préconisé. Je n'étais pas à l'aise avec l'idée que les épaisseurs de tulles ne soient que "rabattues vers le haut", et non pas emprisonnées entre deux couches de tissu, comme pour le Swan de P&M. L'image qui m'est venue tout de suite à l'esprit, ce sont des collants filés... J'ai donc préféré suivre la construction proposée par Karine. Ce qui rajoute juste du tissu et du temps de couture. C'est un choix ;-) Malgré tout, il était prêt pour le réveillon de Noël, et c'est tout ce que ma grande souhaitait. Youpi. Best Mom ever.

Tu l'auras compris, la tunique, quant à elle, a été terminée pour le réveillon du Nouvel an... Je me rends compte que j'ai réinventé l'Avent de la tenue de fête. La tenue de fête en Kit. Un morceau avant chaque fête... N'est pas créateur de concept qui veut ;-)

La construction de cette tunique est vraiment surprenante. A tel point que je me suis réellement amusée à la coudre. Un pur moment de couture comme j'en ai rarement eu. Pour un rendu que je trouve particulièrement sublime. A refaire, donc.

 

Pour la petite histoire, j'ai mis la touche finale à cette tunique, à peine quelques heures avant de passer aux festivités du réveillon, que nous passions seuls, entre nous, dans notre retraite campagnarde. Et oui, je suis aussi cette fille totalement fêlée qui emporte sa machine à coudre en week-end pour poser des volants à des manches et faire un ourlet rapporté. Tout ça pour une tenue qu'elle sera seule à voir. Il n'y a pas de petit plaisir dans la vie ;-)

Et pour la petite histoire, dans la petite histoire (et après je te lâche), je suis aussi cette fille qui part en week-end, persuadée d'avoir les clés du Paradis... Mais qui se rend compte, au moment de remplir le réservoir d'essence que lesdites clés ne sont ni dans son sac, ni dans la boîte à gants oO Merci chéri d'avoir posé la question qui tue. Après un bref passage par chez nous, totalement infructueux, nous sommes tout de même partis vers notre destination, sachant que sur place, un ami avait le double des clés. C'est en chemin, que je me suis "rappelée" ne pas avoir fermé moi-même la maison lors de notre dernier séjour. Les clés ne pouvaient se trouver ailleurs que suspendues à leur crochet, bien au chaud à l'intérieur. Bravo Sherlock ! Je les ai bien entendu retrouvées là. Deux jours plus tard, au moment de notre départ, mon chéri me repose la même question concernant... SES clés... de notre chez nous, que j'avais utilisé pour partir à la recherche des autres (tu me suis ?). Introuvables. J'en ai conclu, en retrouvant mon propre jeu de clés, que je ne me souvenais pas avoir pris, que j'avais dû faire l'échange sans m'en apercevoir. Re Bingo. Conclusion, soit je suis surmenée, soit Alzheimer me guette. C'est pas gagné cette affaire.

Aller, je te laisse avec la jolie tenue de ma grande.

Festive Her Little World 12 ans (7)

Patron : Festive, Her Little World, 12 ans.

Fournitures : tulle à paillettes (une horreur, j'en retrouve encore), et coton écru à étoiles dorées, MT.

Festive Her Little World 12 ans (8)

Festive Her Little World 12 ans (9)

Festive Her Little World 12 ans (10)

Festive Her Little World 12 ans (5)

Festive Her Little World 12 ans (6)

Photos prises le 1er janvier vers 11h00, par -12° (minimum).

Festive Her Little World 12 ans (1)

Festive Her Little World 12 ans (2)

Festive Her Little World 12 ans (3)

Festive Her Little World 12 ans (4)

Je te confirme, une ado a bien été maltraitée au cours de cette séance photo... M'en fous, j'assume.

Pour te remercier d'être arrivé(e) jusqu'ici, je te resouhaite une excellente année 2017, pleine de rires et de fêtes.

Bonne année 2017

Tschuss

PS : je t'invite à aller jeter un œil sur le blog de Mélanie, La Lune à coudre. Elle t'y propose un concours créatif avec tout un tas de très chouettes cadeaux à gagner, dont un Amazing Bag Exclusif.

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lundi 16 janvier 2017

Des rayures et du Liberty

Waouh... Il y a pas à dire, les pètages de câble, ça te parle ;-) Merci à celles qui ont pris le temps de commenter, de partager leurs expériences, de compatir, de me soutenir, etc... Ça fait du bien de ne pas se sentir seule, même si je m'en doutais déjà ;-) D'ailleurs, j'ai répondu individuellement à chacune, en profondeur, ou pas.

Pour être parfaitement honnête, et aller au fond des choses, j'avais pas vraiment besoin de me sentir soutenue. Je n'ai pas écrit tout ça pour te faire pitié. J'ai juste eu un sursaut de conscience après une semaine ultra difficile pendant laquelle j'ai recommencé à me foutre la barre plus haute que j'étais capable de sauter. Je me suis lâchée en mode écriture automatique en tapant simplement ce que j'avais dans la tête. Et ça m'a fait un bien fou. Si ça t'as fait du bien aussi, tu m'en vois ravie.

Le propos n'était pas de fustiger ce pauvre Bullet, j'imagine qu'il doit apporter beaucoup à certain(e)s. A l'évidence, pas à moi. Tout ce qui en est résulté, c'est une accentuation malsaine de mon besoin permanent de perfection. Celui qui m'oblige à passer des heures sur une couture pour que tout soit nickel. Ou à arpenter mon appart à l'affût du moindre truc pas rangé (de ce côté-là, je me suis pas mal soignée...). Une case pas cochée me rendait ouf... Et plus ça allait, plus j'en mettais. Je te laisse imaginer le tableau. J'ai déjà tendance à être ultra exigeante avec moi-même, mais là, ça confinait à l'auto mutilation psychologique.

Beaucoup d'entre vous m'ont conseillé de lâcher du leste, d'arrêter de me foutre la pression. Amen ! J'en rêve... Mais c'est pas si facile à faire. Pour moi en tout cas.

On m'a également rappelé que la vie sur les réseaux sociaux, c'était pas la vraie vie, qu'on ne voyait que ce que les autres veulent bien montrer. Alléluia. Je sais que ça partait d'un bon sentiment ;-) Mais je te rassure, il m'arrive souvent d'être naïve, mais je suis loin d'être crédule. Malgré tout, je reste humaine. Et ce que je déplore, c'est le manque d'honnêteté, de spontanéité... Dans cette société de la compet, t'as vite fait d'avoir l'impression d'être à chier...

Alors moi, là, tout de suite, je vais t'en donner de l'honnêteté. En même temps, t'as l'habitude, la langue de bois, c'est pas mon truc. On va y aller à fond... Ce Bullet (encore lui) m'a également permis, un temps, de me donner l'illusion d'un sentiment d'appartenance à un groupe. Parce que pire que mon besoin de perfection, il y a mon besoin de reconnaissance. Celui qui me pousse à demander mille fois à mon chéri et mes gosses, si ce que je fais c'est bien ou pas. Celui qui me pousse à angoisser sur ce que tu vas penser de mes réalisations. Attention, je dis pas ça pour me faire caresser dans le sens du poil. Les caresses de chat ça donne des puces ;-) Celui qui me pousse à me sentir mal quand je ne me sens pas aimée. Ce putain de besoin de reconnaissance qui domine mes émotions. Ces saletés d'émotions qui dominent ma vie...

Et puis, il y a cette impression permanente d'être en décalage total avec les autres. La plupart du temps. Dès que tu me dis noir, je pense blanc. Dès que tu me dis blanc, je pense noir. Une véritable emmerdeuse. Je ne suis en phase qu'avec très peu de personnes au fond. Je suis une bête sauvage, en vrai, mais ça ne se voit pas, parce que je me cache super bien. Tu me diras, ça dépend avec qui...

Et ça, tu vois, ça a un nom... Attention gros mots... Adulte surdoué, haut potentiel, zèbre, bête à rayures, etc. Il y a plein de qualificatifs, mais je m'arrête là. T'as compris le principe. Ou peut-être pas.

Encore une fois, je ne te raconte pas ça pour me faire plaindre, et encore moins pour me la péter. Surtout pas pour me la péter. Ceux qui savent, et j'en connais, comprennent parfaitement la problématique. En ce qui me concerne, c'est une source récurrente de souffrance.

Je ne vais pas te faire de cours sur le sujet, il y a déjà plein de sites pour ça. Et puis, même si j'aime bien raconter ma vie ici, ça reste avant tout un blog dédié à mes loisirs créatifs. Alors pourquoi je te le dis ? D'abord, parce que j'ai envie. Ça me semble une raison suffisante. Et puis, je suis plus à ça près dans le déballage... Et peut-être que ça fera résonnance chez l'une d'entre vous. On sait jamais. C'est pas un truc anodin qu'il faut ignorer. Vraiment. Parce que ça permet souvent de comprendre pourquoi on se pourri la vie, pour rien, tout le temps.

J'ai coutume de dire que c'est la faute de mon cerveau, de ce truc qui fonctionne en permanence même quand je dors. Mais au fond, c'est vrai. C'est pas juste une excuse de merde pour ne pas prendre mes responsabilités. Si je suis incapable de faire un choix c'est parce qu'avant j'analyse toutes les possibilités et leurs conséquences, souvent multiples, et devant la multitude, mon cerveau m'envoie un bon vieux message d'erreur. Game Over.

Malheureusement, ce truc des rayures et moi, on se connait depuis toujours  (de loin) mais depuis pas longtemps, Mai je crois (de près). Alors j'oublie. Je pète des plombs. Et je me rappelle. Bref.

Tout ça pour te dire que ça va. Je vais m'en remettre. Quand je te dis que cette société me rend dingue et qu'elle marche sur la tête, c'est normal au fond. On ne se comprend pas elle et moi. Ça ne m'empêche pas de vivre. Ça renforce juste mon horrible sentiment de solitude. Alors qu'au fond, je ne suis jamais seule.

Et ça exacerbe à un point difficilement imaginable mon besoin d'Exister. Celui qui s'exprime généralement par la rébellion. Celles qui me connaissent vraiment savent que je parle fort, que je m'exprime parfois à tort et à travers, et que je donne souvent l'impression de vivre dans une colère permanente. C'est tout moi.

En vrai, si je n'ai pas encore trouvé quoi faire de ma vie c'est parce que je me rêve tour à tour Présidente de la République, tenancière de bar, écrivain, exploratrice, inventeur, psy, créatrice, flic, etc...

Ce qui m'a fait craquer, c'est pas la pile de repassage, ça je fais pas. C'est pas le ménage, j'ai bien lâché là-dessus aussi... No comment. C'est cette liste à rallonge de trucs que je voudrais Faire, ces milles vies que je rêve de vivre... alors que je n'en ai qu'une... C'est con.

 

Je vais m'arrêter là même si je me rends compte que je pourrais écrire des heures. Si tu as des questions, besoin de partager, d'échanger, n'hésite pas. Un commentaire ou, si tu es pudique, ce qu'à l'évidence je ne suis pas, via le formulaire de contact. Je répondrais en toute transparence.

 

Je voulais pas te faire deux fois de suite le coup du bla bla sans image. Alors, pour rester dans le thème, je te présente le joli protège cahier que j'ai offert à mon carnet de listes et de tout ce qui me passe par la tête ;-)

Je me suis basée sur le tuto simplissime de Mavada dans son premier livre, en réduisant légèrement les marges de couture afin d'avoir des bordures un peu moins larges. Ce qui m'a d'ailleurs valu de me planter en beauté et de gâcher un bon gros rectangle de Lib. Sacrilège ! Brûlons-là ! J'ai mis précieusement de côté. Je lui trouverai sans aucun doute une autre utilité. Et comme je voulais mettre une inscription mais pas en plein milieu, pour ne pas gâcher (trop tard...), j'ai improvisé une tranche colorée. Sur la version ratée, cette tranche était rose.. Mais finalement, c'est un mal pour un bien. Je la préfère largement en moutarde.

Protège cahier de listes et de Vie (1)

Pour le texte, ça s'est imposé tout seul. J'ai même pas eu à réfléchir. Comment ça fait du bien.

Protège cahier de listes et de Vie (2)

Protège cahier de listes et de Vie (3)

Je ne vais pas m'attarder plus sur la réalisation de ce machin, même si, comme d'habitude, j'aurais plein de trucs à dire... Hyper intéressants les trucs en plus...

Je vais juste te remercier d'être arrivé(e) jusque-là. D'avance, je m'excuse si tout ce déballage t'as mis(e) mal à l'aise, mais il arrive un moment où le besoin de dire est plus fort que celui de ménager les autres. 

Tschuss ;-)

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Posté par amazingironwoman à 23:30 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
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vendredi 13 janvier 2017

Comment mon Bullet m'a tueR

5 ans... et demi (important, le "et demi").

5 ans ET DEMI que je suis Mère au Foyer. Eh ouais... 5 ans ET DEMI que je me prends la tête pour trouver L'ORGANISATION. Tu sais, celle qui me permettrait de coudre/tricoter/bloguer/lire/vivre MA vie à MOI quoi , tout en élevant/éduquant (torchant) les mômes, en éradiquant la poussière, en vidant le lave-vaisselle, en pliant le linge, en faisant de bons petits plats sains mijotés avec amour (dans mes rêves) et en faisant les allers-retours aux activités... etc... etc... etc... jusqu'à ce que j'en crève ou que je finisse alcoolique ou sous Prozac.

5 ans ET DEMI que je me fous une pression de dingue pour être une mère parfaite, qu'à l'évidence je ne suis pas au regard des réflexions assassines qu'il m'arrive de prendre dans la tronche. Une mère parfaite que je ne serai finalement jamais. Mais à quoi bon en fait ?

5 ans ET DEMI que j'en fais de plus en plus tout en m'auto-flagellant d'en faire de moins en moins, ou en tout cas de ne pas arriver à faire TOUT ce que je voudrais. Non mais parce que tu comprends, LES AUTRES, elles y arrivent bien ELLES !!! Si, si, je te jure ! T'as qu'à regarder mon fil Instagram. Le Monde est peuplé de mères parfaites qui font deux millions de trucs par jour et qui en plus arrivent à rester coiffées jusqu'à l'heure du coucher. A l'évidence, je ne suis pas la seule mère de famille nombreuse au foyer sur cette Planète... mais je suis bien la seule à ne pas y arriver... POURQUOIIIIIIIIIIIII ???

Eh bien, parce que.

Parce que je réfléchis trop, tout le temps, pour tout, pour rien. Je suis littéralement incapable de prendre une décision toute seule. Trop de responsabilités...

Parce que je procrastine tout le temps aussi, sauf quand je suis à fond, une semaine par mois, avant de m'effondrer de fatigue.

Parce que je suis nulle ???

Ou parce que finalement, je me suis laissée entraîner, comme un mouton, par cette mode de la sur-organisation, parce que je suis ultra fragile et hyper influençable... Ben ouais.

Tu sais, c'est un peu comme la première fois que tu entends une chanson à la radio et que ta première réaction c'est de te dire que c'est de la MERDE. Et puis, à force de l'entendre, tu finis par trouver ça sympa, et de fil en aiguille, deux semaines plus tard, tu surkiffes, tu danses, tu chantes et limite t'irais bien voir en concert. Alors là, je me dis "ok, il y a que les cons qui ne changent pas d'avis"... mais ça pue quand même à plein nez le formatage intellectuel.

Eh bien tu vois, là, en ce moment, je me sens horriblement formatée, limite violée par toute cette culpabilisation ambiante que te balancent dans la tronche toutes les Konmari et autres prêtresses de l'organisation. Même combat pour le Bullet et son nouveau pote le M3 oO Non mais sérieux, c'est quoi cette nouvelle connerie ?

Tu vas dire mais elle raconte quoi la meuf là ??? Le Bullet, il y a pas six mois, elle t'en faisait des caisses pour te dire à quel point c'était GENiÂââLLL, comment ça avait limite changé sa vie... Foutage de gueule en bonne et due forme.

Ben ouais, je te l'ai dit, il y a que les cons qui ne changent pas d'avis.

Parce que force est de constater qu'après 5 ans et DEMI de tentative d'organisation militaire de mon emploi du temps,  RIEN, mais alors absolument RIEN, QUE DALLE n'a changé. Je me sens toujours aussi débordée, toujours autant au bord de la crise. Et je dirais même plus, c'est pire depuis que je tiens mon Bullet. Et encore plus depuis que j'essaye de trouver comment me reconvertir... sans grand succès...

Au départ, ce Bullet, ce n'était qu'une légère transformation de mon carnet de listes sensé me faire tenir des objectifs uniquement imposés par moi-même. Non mais parce qu'il faut être honnête, hein. Jamais PERSONNE d'autre que MOI ne m'a demandé d'en faire des tonnes. Je n'ai absolument aucune obligation de résultat, à part celle que m'impose ma conscience/folie/maniaquerie. En rajoutant la présentation, le dessin, les tracks lists, les objectifs de la semaine, du mois, de l'année... c'est devenu tellement étouffant que j'en somatise en m'étouffant littéralement du soir au matin. Pour de vrai. La vie de ma mère. No LIE.

Et puis en Décembre, j'ai pas eu le temps de le tenir. Juste celui de noter des idées par-ci par-là. Point barre. ET là, j'ai eu le déclic. Au feu le Bullet. Casses-toi pauvre con. Va pourrir la vie de quelqu'un d'autre. J'ai fini par recommencer un cahier (moi qui déteste gâcher...). Un cahier tout simple dans lequel je me suis engagée à ne pas avoir d'objectifs, mais des idées, des envies. A ne pas dessiner, parce que je suis super nulle et que ça me sert à rien. A ne surtout PAS traquer mes habitudes oO Non mais quelle horreur !!! J'en étais arrivée à traquer des trucs absolument inutiles que s'en est limite inavouable de débilité profonde. A la place je me suis dit que ça serait peut-être plus sympa de noter TOUS les jours, 3 petits plaisirs de la vie. Non mais, putain, encore un truc inventé par je ne sais quel psychopathe. 3... Pourquoi 3 et pas 1, 2, 4, 5, 12... ??? Ces derniers jours, je me suis retrouvée plusieurs fois assise devant mon cahier, comme une conne, à chercher un truc à écrire pour finalement noter des banalités comme avoir mangé un sandwich ou avoir fait ma lessive home made oO Non mais allo quoi !!! T'as pas autre chose à foutre ???

Mas au final, ça n'a pas suffi. J'ai recommencé à me prendre la tête en me disant que je n'en faisais pas assez... Tu te rends compte, on est le 13, déjà la moitié du mois de Janvier (attention, banalité) et tout ce que j'ai cousu depuis le début de l'année c'est 6 pochons Oo C'te honte ! Il y a vraiment trop de laisser aller Madame. Pendant ce temps-là, ma grande n'a pas de pyjama, la petite sort sans moufles, mes tissus dorment, mes envies s'accumulent, mes enfants se plaignent que je ne joue pas avec eux, mes dents grincent, j'étouffe, je ne dors plus. Bref, je pète un câble.

Dans cette société du mérite, de la course à la réussite, de la rentabilité, de l'organisation sensée te faire gagner du temps et qui finalement t'en fait perdre, je me suis totalement laissée bouffer. Et je m'en veux tellement, si tu savais.

J'ai toujours aimé l'ordre, la propreté, le calme etc... mais là c'est devenu totalement obsessionnel. Limite je ferai un bon sujet pour les émissions de merde diffusées sur D8 ou NRJ12 (Dieu merci, on a plus la télé). Tout ce que je déteste. La fille qui hurle et court en permanence, sans jamais prendre le temps de VIVRE, BORDEL. Je vis au bord des larmes tout le temps. Tu sais, cette sensation désagréable qui te prends à la gorge. Le burn out me guette. A moins que je ne sois déjà en plein dedans. D'après mon psy, c'est une déprime passagère... Ok. Et elle se casse quand cette connasse ?

Mais bon, de quoi je me plains ? Je bosse pas, je fais ce que je veux. Ben ouais, c'est ça, dans tes rêves.

Il est bien pourri le rêve de la mère au foyer qui se prend des bains, qui se fait des gommages et qui regarde les Feux de l'Amour.

Des comme ça, j'en connais pas. Par contre, des filles comme moi qui se demandent pourquoi les autres y arrivent et pas elles, ben finalement, j'en connais plein... Et ça, c'est la faute de cette société de merde qui t'oblige à travailler dans des conditions épouvantables, qui t'oblige à savoir ce que tu veux faire de ta vie, qui te formate pour être un bon petit consommateur, alors que toi, t'as juste envie de VIVRE BORDEL. Parce qu'au final, une vie t'en aura qu'une, donc forcément, faudrait voir à pas la rater. Faudrait voir à pas passer à côté de toutes ces jolies choses.

C'est un peu pour ça que je regrette de ne pas être née plus tard finalement. Parce que tous ces changements sociétaux qui montrent le bout de leur nez, on n'en profitera pas ou peu. Je suis pour une réduction du temps de travail. Mais pas pour avoir plus de temps pour consommer ! Pour avoir le temps de VIVRE ! Pour un salaire universel, pour que TOUT le monde puisse profiter de la vie...

Parce qu'en plus de tout ce que je DOIS faire, je me prends aussi la tête pour trouver LA solution qui me permettra de rapporter de l'argent dans mon foyer quand je ne serai plus en Congé Parental. Bientôt, en Mai. Tu me diras, il me restera le chômage. Youhou. Je vais enfin passer de l'assistée qui garde ses mômes en en branlant pas une, à l'assistée qui profite du Système tout en gardant ses mômes et en en branlant pas une.  Et comme je vais devoir chercher un travail sinon on me culpabilisera de recevoir de l'argent alors que je ne fais RIEN, je vais encore devoir péter un plomb. Genre la meuf qui aura le beurre ET l'argent du beurre et qui en plus se permettra de râler pour avoir le cul du crémier. Parce que je DOIS savoir ce que je veux faire de ma vie ! Je DOIS participer à l'Effort National,. Je DOIS être un bon petit soldat de l'Etat, payer mes taxes et consommer pour ETRE. To be or not to be, là est la question. Pression, pression, pression...

En ce qui me concerne, je pense très très sincèrement qu'être chez moi, m'a grandement permis de ne pas rater toutes les évolutions de mes enfants, et rien que pour ça, c'est priceless. Par contre, cette surenchère de l'organisation, du il FAUT faire ça, ça, ça et ça. NON...

Alors tout ça pour dire quoi ?

Pour dire que pour cette année 2017, je m'engage à être plus présente pour ma famille, pas juste la mère qui fait les lessives et emmène les gosses à l'école, que je m'engage à ne pas avoir d'objectifs qui dépassent mes capacités. FAIRE DE MON MIEUX, pas plus. Je m'engage à n'utiliser mon cahier que comme un pense bête, noter mes idées, garder des souvenirs de ce qui m'aura marqué en bien comme en mal. Parce que finalement, ne se souvenir que des Belles Choses, c'est juste enjoliver sa vie et se mettre la tête dans le sable. Juste un journal de VIE quoi..

J'aimerai arriver à me coucher le soir sans me flageller pour ce que je n'ai pas fait la journée et penser à ce que je vais DEVOIR faire le lendemain (qui s'accumulera forcément avec ce qui reste à faire, et ainsi de suite) jusqu'à ce sentiment profond d'inutilité, de nullité. Et puis arriver à m'endormir sans me dire que je vais mourir et que j'aurais pas eu le temps de coudre tel truc ou de faire tel machin. Car DORMIR, c'est MOURIR, et moi je meurs tous les soirs, comme dans un jour sans fin. Jusqu'au jour où...

Parce que finalement, s'organiser c'est bien... mais si c'est pour ne pas vivre, ça pue.

Et bonne année bien sûr.

PS: ce post est volontairement dénué de toute production créative. Tout commentaire uniquement tourné sur la beauté de mon œuvre m'aurait grandement fait chier.

Posté par amazingironwoman à 23:23 - - Commentaires [35] - Permalien [#]
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