The amazing Iron Woman

mercredi 29 juin 2016

Petit précis de classitude

A toi qui t'es peut-être fugacement demandé si j'avais disparu, je te rassure tout de suite, je ne suis jamais très loin. Mais il est communément acquis maintenant, dans les milieux autorisés, que le mois de Juin est LE mois de la loose. Rien de tel qu'une fin d'année scolaire pour ressentir ce doux frisson d'avoir été séquestrée dans une essoreuse à salade géante pour se réveiller, trois semaines plus tard, hagarde, du coma non artificiel qui en est résulté. 

Loin de moi l'envie de me faire plaindre, ou de faire pleurer dans les chaumières. Tout comme toi, le mois de Juin m'a tueR. Pure constatation.

D'où mon abscence prolongée.

Je m'étais pourtant engagée, unilatéralement, à publier régulièrement, deux fois par semaine... Mais, force est de constater que j'ai eu beau en avoir une énorme envie, comme le disait si bien Gros Quick, la fatigue et le manque d'inspiration ont été les plus forts.

Je ne vais pas te mentir, et te faire croire que me voilà de retour, subitement ressucitée et fraîche comme un gardon. Mais il faut bien se reprendre en main à un moment ou à autre et pourquoi pas maintenant. Surtout que la pile de trucs que j'ai à te montrer a grossi de façon presque exponentielle dans ce laps de temps. Ceci pouvant expliquer cela. Et vice versa. CQFD.

La dernière fois, ou celle d'avant, je ne sais plus (et finalement, on s'en fout), je t'avais promis des petites cousettes d'été. J'ai préféré continuer de te faire languir encore un peu et venir te présenter quelques modestes réalisations à haut potentiel de classitude, des accessoires indispensables à toute femme qui se respecte. Bref, des sacs à main (mais pas que).

Il y a deux semaines, Julie a (encore) été invitée à un anniversaire. Comme c'était la première fois qu'elle était conviée chez cette petite camarade, pas besoin de me prendre la tête pour éviter la redite, je n'avais que l'embarras du choix. J'ai donc choisi de lui coudre un petit sac à main d'après un tuto découvert il y a plus d'un an chez Charlot', déjà réalisé plus d'une fois, et définitivement mon chouchou forever en matière de petit sac pour filles. Une réalisation ultra rapide, très ludique et qui fait toujours son petit effet. Je crois que je pourrais coudre ce sac à la chaîne tellement j'en aime la conception. Sa destinataire en a d'ailleurs été ravie. Contrat 100% rempli donc.

Sac petite fille (2)

Modèle : petit sac de fille à retrouver ici

Fournitures : wax offert par ma copine Mariequinapasdeblog, doublure en boubou (faudra me croire sur parole)

Sac petite fille (1)

Sac petite fille (3)

Autre occasion, autre sac... Cette fois-ci, pour la fête des mères ;-) Sur ce coup-là, l'idée a été autrement plus difficile à trouver. Je crois qu'à ce jour, ma mère commence à avoir une sacrée collection de cadeaux home made, et mon imagination étant ce qu'elle est, chaque nouvelle célébration commence à ressembler à de la torture psychologique. Et lorsque j'ose demander de l'aide autour de moi pour débusquer l'idée qui va bien, on s'évertue (les psychopathes avec lesquels je cohabite) à tenter d'étouffer en moi toute motivation. Pour exemple, quand j'ai dit à Julie que je comptais coudre un sac à sa grand-mère, elle m'a gentiment regardée d'un œil parfaitement dubitatif en me disant "ben non, tu lui en as déjà fait plein des sacs... pff...". Okayyyy ! Merci pour rien ma chérie. Retourne regarder Netflix sur ta tablette, je vais me débrouiller toute seule comme une grande, comme d'hab'. Vu que je suis un brin têtue, voire bornée ascendant bourricot, j'ai tout de même décidé de coudre un sac. Je voulais quelque chose de chic pour accompagner ses sorties mondaines. Genre ma mère elle fait des soirées chez M. l'Ambassadeur. Mais bon, on ne sait jamais, hein ? Ça peut toujours servir. Sur un malentendu ;-)

Pochette dressing chic (2)

Modèle : pochette du Dressing chic

Fournitures : jean stretch en or Kibrille, et liberty Mauvey

Je crois que sur coup-là, on peut difficilement faire plus classe.

Par contre, je ferai pas ça tous les jours. Ce jean étant extensible, les coutures ont été extrêmement délicates, ce qui n'a pas du tout facilité la réalisation des plis. Pour faire simple, j'en ai chié. Mais je suis plutôt fière du résultat. J'ai apporté une petite modification au modèle original, une boutonnière pour refermer le sac. Je n'ai d'ailleurs pas compris pourquoi le livre ne proposait aucun système de fermeture...

Pochette dressing chic (1)

Pochette dressing chic (3)

Pochette dressing chic (4)

Et pour finir, il y a quelques semaines de ça, ma petite sœur m'a passé commande pour une couronne comme celle déjà réalisée pour l'anniversaire de ma grand-mère. Il lui fallait absolument l'accessoire indispensable à sa tenue pour une soirée sur le thème de la Royauté. Quand je te dis qu'on est tous jeté dans cette famille... J'ai donc fait selon les désirs de Sa Majesté, et je lui ai crocheté une couronne Royale noire et or, que je me suis empressée de lui envoyer à Londres où elle réside. Je ne pouvais pas rêver meilleure destination pour ma Royale coiffe ;-)

Couronne Oh bout du fil (2)

Modèle : couronne d'après le tuto de Virginie

Fournitures : coton Natura de DMC noir crocheté en 3 et fil mouliné dmc or (4 échevettes)

Couronne Oh bout du fil (3)

Apparemment, en Angleterre, ce sont les Snoopy qu'on tente de transformer en Prince... Allez, vas-y Harry ! Sors de ce chien ;-) Ah, les ravages de l'alcool sur les trentenaires...

Couronne Oh bout du fil (1)

Promis, la prochaine fois, on parlera jupettes ou robe ;-)

En attendant, essayons de survivre à cette dernière semaine d'école ! Vivement mardi prochain, ou pas...

Tschuss.

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mardi 14 juin 2016

Mieux vaut tard que jamais #2

Allez, aujourd'hui, je vais te faire plaisir ;-)

Pas de râlage, pas d'évocation de petits problèmes dont la moitié de la Planète se tamponne le coquillard. On va faire dans le léger (comme moi), et revenir aux fondamentaux : j'ai nommé mon super pouvoir, la PROCRASTINATION =D

Et ouais. Malgré mon sens inné de l'organisation, je suis persuadée qu'aux Championnats du Monde de la remise au lendemain, j'aurai gravement mes chances de remporter la médaille d'or. En matière de craft et de cadeaux en tout cas. Et tu vas voir que là, j'ai tapé fort. Tellement fort, qu'au moment où j'ai remis ce qui va suivre à sa destinataire en lui souhaitant mes meilleurs vœux, j'ai créé un tel effet de surprise que s'il y avait eu une caméra cachée, on aurait certainement eu droit à une rediffusion en boucle dans le zapping. J'exagère à peine. Si on me demande, je nierai toute origine méridionnale...

Il y a bientôt presque un an (je t'avais dit que ça datait pas d'hier), ma copine Marie quinapasdeblog, emménageait dans un new home sweet home. N'ayant absolument aucune idée de ce dont elle pouvait avoir besoin, je lui ai carrément posé la question, et elle m'a répondu qu'elle voulait bien que je lui fasse des panières pour sa salle de bain. Qu'à cela ne tienne. When you want. No problemo sista. Je gère. Puis, est arrivé le jour de la crémaillère. Et j'y suis allée... les mains vides... hum, hum..

Zip. Avance rapide. Mi-février, ma copine Marie quinapasdeblog (toujours la même), fêtait son anniversaire. Dans un message sublimanal des plus subtils, celle-ci me faisait savoir qu'elle avait craqué sur le Mini Sam de Merci Giroflée. Pour être plus précise, elle m'a gentiment tagguée sous la publication Facebook annonçant la sortie de ce tuto si gentiment offert. Le tout accompagné d'un joli smiley qui souriait de toutes ses dents. Limite, j'ai faillit pas comprendre. Bon, là, j'avoue que j'avais envie, mais je venais de finir de me farcir ma besace Made in China, et j'en avais un peu ras la casquette du simili. Le jour de la fête est donc arrivé. J'y suis allée, évidemment. Une teuf avec de la bière, ça ne se refuse pas. Mais les mains vides, encore... hum, hum...

Et c'est là qu'on peut rajouter à ma médaille d'or de la Procrastination, celle de la cops la plus pourrie de l'Univers. Je t'ai dit, j'ai des super pouvoirs ultra balèzes.

Zip. Avance rapide. La semaine dernière, ma copine Marie quinapasdeblog organisait avec quelques copines, l'anniversaire de son fils. Pour l'occasion, je n'avais prévu aucun cadeau home made. Pas facile de trouver un truc qui plaise à un petit garçon de 7 ans... Et c'est là que j'ai eu le déclic. Le moment était enfin venu de m'acquitter de mes dettes. J'ai donc pris mon courage à deux mains. J'ai ressorti un de mes rouleaux de simili (beurk). Et je lui ai cousu le sac de ses rêves. Non sans quelques difficultés. Mais il paraît qu'il faut savoir souffrir pour être belle. Ça avait beau ne pas être pour moi, je lui devais bien ça ;-) Et là, tu souligneras mon grand sens de l'abnégation. Je t'avoue avoir quand même cherché d'autres idées de cadeau sympa, afin de me soustraire à l'exercice... Mais je savais que si je voulais vraiment lui faire plaisir, fallait que je m'y colle. Et je le redis, le simili, je ferai pas ça tous les jours.

J'en ai profité pour solder mon compte d'un seul coup, et j'ai joins à ce petit sac, deux panières, l'une crochetée, l'autre cousue, ainsi qu'un Tawashi pour la douche. Sur ce coup-là, pas de super pouvoirs. J'ai réalisé toutes ces petites choses au cours des quatre derniers mois. T'inquiète, je ne me suis pas fait mal.

Et comme j'ai le sens de l'à propos, j'ai utilisé un superbe coupon de wax dont elle m'avait fait cadeau. Retour à l'envoyeur ;-)

Paniers et Tawashis (1)

Modèles : panière en tissu de base (t'en trouves à la pelle sur le net), panière au crochet de La Poule, et Tawashi (de je ne sais plus où)

Fournitures : jean en or kibrille, wax offert par ma copine Marie quinapasdeblog, Hooked et coton DMC Natura XL.

Paniers et Tawashis (2)

Et la merveille de petit sac. Encore une fois, j'ai faillit devenir dingue en retournant la bandoulière. J'ai cru ne jamais en voir le bout oO Et cruche comme je suis, je me suis tout d'abord trompée de côté pour poser ma pression aimantée. Comme je ne voulais pas gâcher ce si joli wax, j'ai masqué les entailles avec un petit nœunœud. Ni vu ni connu je t'embrouilles.

Mini Sam Merci Giroflée (1)

Modèle : Mini Sam de Merci Giroflée

Fournitures : simili de mon stock, wax d'où tu sais.

Mini Sam Merci Giroflée (2)

Mini Sam Merci Giroflée, corbeille crochet, Tawashi, panière

Voilà, voilà...

J'aurais mis le temps, mais mieux vaut tard que jamais, non ? Je crois bien que je ne changerai jamais ;-)

Tschuss.

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jeudi 9 juin 2016

Ally, la combi qui va bien

Il y a bientôt un mois, déjà, Julie fêtait ses 11 ans. Va falloir que je fasse gaffe, parce qu'au rythme où ça va, elle va avoir 18 ans sans que je l'ai vu venir. C'est effrayant...

Cette année, pas de fête grandiose avec moult copines, déco chiadée, cadeaux home made et gâteau de ouf.

Après une année scolaire relativement pourrie dans une classe fréquentée par des élèves difficiles et dans laquelle elle s'est sentie seule la plupart du temps, elle tenait absolument à s'en tenir aux fondamentaux de son réseau social. Non pas qu'elle n'ait aucune copine. La preuve en est le nombre de cartons d'invitations à des anniversaires reçus cette année. Mais avec l'âge, il apparaît évident qu'elle devient particulièrement exigeante en amitié. Un peu trop peut-être. Sa précocité n'arrangeant en rien les choses, creusant un écart grandissant entre elle et ses camarades. Ce qui m'a valu de la récupérer, très régulièrement, en pleurs à la sortie de l'école. Difficile pour elle de comprendre pourquoi personne ne s'intéresse à elle comme elle aimerait que les autres le fassent. Une situation douloureuse et délicate qui résonne d'ailleurs en moi comme l'écho d'un mauvais souvenir. A tel point qu'elle attend la fin de l'année scolaire avec une impatience grandissante.

Pour en revenir à son anniversaire, elle a donc choisi de se limiter à ses deux meilleures amies, qui, soit dit en passant, ne sont pas dans sa classe. L'une d'elle ayant même changé d'école il y a bientôt 4 ans. Pour faire en sorte que cette fête ne soit pas trop tristoune, je leur ai organisé 24h d'activités rien que nous 4. Bowling, soirée pyjama, activité atebas (mes bras s'en souviennent encore), Mac Do (je sais, c'est mal) et Laser Quest. Une parenthèse entre filles qui leur a fait beaucoup de bien et a remporté un vif succès. J'ai même eu le droit à un "c'est le meilleur anniversaire auquel j'ai participé de toute de ma vie" de la part d'une des deux amie de ma fille. J'aurais pas fait tout ça pour rien ;-)

Anniversaire Julie

Quelques semaines avant la date prévue pour cette petite sauterie, j'avais dit à ma grande que j'envisageais de lui faire une combi pantalon. Autant te dire que la nouvelle l'a vivement enthousiasmée et elle s'est empressée de me demander si je pouvais la finir pour son week-end avec ses copines. Ok, pas de problème. Je ne suis pas fan des dates butoirs, mais ça a au moins l'avantage de me pousser à faire aboutir mes projets. Et puis, elle avait tellement l'air d'y tenir que je ne pouvais me résoudre à la décevoir. A quoi bon, d'ailleurs.

Après avoir fouillé dans mes caisses sans fond de tissus, il est apparu que rien ne correspondait à son envie. Le modèle présenté dans le Maison Victor, d'où est tiré le patron, étant réalisé en Liberty, Julie voulait absolument un tissu à "petites fleurs". Sauf que pour réaliser ce modèle en 152, le magazine recommandait 2 m de tissu. Pas moyen que j'achète 2 m de Liberty pour lui faire une combi oO Nous sommes donc allées faire une virée chez Mondial Tissus. 1 heure de fouille pour se rendre à l'évidence que le seul rouleau qui trouvait grâce à ses yeux n'était autre qu'un Liberty. Japonais celui-ci, mais tout de même pas totalement donné. Néanmoins, beaucoup moins onéreux qu'un Liberty from London... J'ai fini par céder devant la probabilité de repartir les mains vides, malgré ma peur que le tissu choisi ne soit transparent. Je te rassure tout de suite, il ne l'est pas. Ouf !

Côté réalisation, je suis assez fière d'avoir réussi à dompter sans trop de difficulté ma première patte polo. En vérité, ce n'était pas vraiment une première, mais ma seule et unique tentative remontait à ma participation, il y a deux ans, au test couture pour l'émission Cousu main, ou comment réaliser sa première patte polo sous pression entourée d'autres candidats potentiels, d'un producteur et d'un caméraman. Pas vraiment ce qu'on pourrait appeler des conditions optimales. Cette fois-ci, pas de pression, à part celle de ne pas se foirer par manque de tissu en cas d'échec. J'ai pris mon temps, et c'est passé tout seul. Aucune réelle difficulté dans ce patron. Tout est relativement bien expliqué. Et j'y ai pris beaucoup de plaisir.

Inutile de dire avec quelle joie Julie a effectué l'essai final de cette combi tant désirée, et mon immense soulagement en constatant qu'on ne voyait pas sa culotte ;-)

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (9)

Modèle : combi pantalon Ally, Maison Victor été 2014, taille 152

Fournitures : liberty Japonais et boutons MT

Elle la porte très régulièrment depuis. Il faut dire qu'elle lui va comme un gant et qu'elle est parfaite pour le grand retour du soleil ;-) Elle s'accorde aussi parfaitement avec les ballerines à talons que son père lui a acheté oO Je ne sais pas ce qu'il lui a pris... Mon bébé aurait-il grandi à l'insu de mon plein gré ?

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (1)

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (2)

Où tu peux constater par toi même qu'on ne voit pas ses sous-vêtements ;-)

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (3)

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (4)

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (6)

La photo récurrente où Julie se sent les dessous de bras. Il y a celles qui posent sur des chaises, et celles qui se reniflent. T'as la classe, ou tu l'as pas.

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (7)

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (8)

Tu peux constater que cette combi est mouvements compatible. Nul besoin de rester droite comme un piquet.

Combinaison pantalon Ally Maison Victor (5)

Ce post ouvre ainsi la porte aux cousettes estivales. J'en ai pas mal à te montrer dans mes dossiers.

A très bientôt donc ;-)

Tschuss !

lundi 30 mai 2016

Faut aimer les rayures, mais pas que...

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, je vais râler. Je ne me plains pas souvent ici, même si, parait-il, je ne me gène pas pour le faire quotidiennement chez moi. Mais là, j'ai envie de lâcher un peu de lest, ailleurs que dans les oreilles de mon chéri... Ce qui m'aidera peut-être à y voir plus clair. Ou pas.

C'est indéniable, je suis une râleuse. C'est comme ça, c'est dans ma nature. Je t'avoue que parfois, souvent même, ça me pourri la vie. Mais j'ai beau essayer de faire des efforts, mon naturel reviens encore plus vite qu'au galop. Il ne cours pas. Il vole.

Tout ou presque est prétexte à râler : le bruit que font mes gosses, la courte sieste du petit dernier qui m'empêche d'avancer dans le projet en cours, le ménage, le bordel - je suis une grosse maniaque du rangement, chaque chose à sa place et une place pour chaque chose, les comptes et blogs vitrines de mères parfaites aux intérieurs et aux mômes tout droit sortis d'un magazine - mais bordel, à qui peut-on faire croire que ça c'est la vraie vie, mon poids, le réveil, mes voisins, les gens de manière générale - je suis un ours au degré de tolérance proche du zéro absolu, la bêtise humaine et la bêtise tout court, l'injustice, ma propre tendance à l'indécision et j'en passe.

Mais pire que tout, le temps. Pas la météo. Ça je m'en contrefous total. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il fasse chaud ou froid, ça m'est parfaitement égal. Personne ne fait la pluie ou le beau temps. Faut juste apprendre à vivre avec.

Le temps donc. Celui qui file et après lequel je cours en permanence. Celui qui fait que je me flagelle de ne pas avoir su faire en sorte que mon chez moi soit niquel tout en ayant eu le temps de satisfaire pleinement mes enfants, de réaliser tous les projets qui me trottent dans la tête et de continuer à alimenter ce blog de ma production grandissante. Celui qui fait que je me demande chaque jour comment je vais bien pouvoir faire demain, quand je devrais me retrouver un boulot, pour pouvoir continuer à vivre comme je le fais actuellement. Celui qui fait que justement, ne travaillant pas, j'ai développé ce besoin d'organiser mes journées autour d'une activité créatrice, quelque chose de palpable qui me donne l'impression de ne pas passer mon temps à ne rien foutre.

Parce qu'en fait, ce que tu ne peux pas voir, de derrière ton écran, c'est justement cette organisation quasi militaire dans laquelle je me suis enfermée ces dernières années. La preuve la plus flagrante en est mon bullet journal, sans lequel je ne saurai plus vivre, et qui ressemble de plus en plus à un agenda de PDG : entre RV médicaux, tâches ménagères, articles à rédiger, projets à coudre, projet professionnel à construire, activité physique et j'en passe, mon temps est devenu limite chronométré. Je sais que je peux d'ores et déjà m'estimer heureuse d'avoir réussi à prendre le temps, pour moi, de pratiquer une activité physique quotidienne. Mais je suis un peu du genre à vouloir le beurre, l'argent du beurre, et les faveurs du crémier. Et force est de constater qu'il m'arrive de plus en plus souvent de repousser des échéances (autoproclamées). J'aimerai avoir encore plus de temps pour coudre, plus de temps pour m'occuper de mes enfants, et par dessus-tout, plus de temps pour trouver ma voie.

Parce qu'il est là, au fond, le nœud du problème. Aujourd'hui, je me sens totalement dépassée par ce temps qui court et qui me rapproche inéxorablement du moment où il faudra que je remette la main à la pâte pour faire vivre notre famille. Les idées se bousculent mais aucune ne me semble satisfaisante. Tantôt irréalisable, tantôt pas viable. Je me noie dans un verre d'eau, et ça me rend dingue et irascible. Un jour j'ai l'impression très nette de savoir ce que je veux, et le lendemain, pouf, mon enthousiasme s'est évanoui. Au bout du compte, je reste persuadée que toute cette pagaille dans ma tête est en fait le fruit d'un profond manque de confiance en moi. Peur de mal faire, de ne pas savoir faire, de ne pas pouvoir faire, etc... Mais je n'ai pas encore trouvé le remède miracle qui m'aidera à combattre cet état de fait.

En attendant, je continue tous les jours de râler, de pester, de me projeter, de me rétracter, d'en vouloir toujours plus, et finalement, d'avoir l'impression d'en faire toujours moins que ce qu'il m'est possible de faire...

On dit que tout vient à point à qui sait attendre. L'illumination me frappera, un jour, peut-être.

A moins que j'arrive enfin à prendre mon courage à deux mains et à forger mon propre destin.

En espérant que ce jour glorieux vienne, je te remercie d'être toujours là à me lire, à rire de mes âneries, à pleurer parfois, et à m'encourager, même de loin.

Allez, trêve de conneries, j'ai tout de même quelques pièces à te montrer. Parce que même si je me plains de n'avoir le temps de rien, j'ai malgré tout pas mal cousu ces derniers temps justement. Principalement pour Julie, qui, en aînée qui se respecte, a constamment besoin de renouveler sa garde robe... Et comme je n'ai le temps de rien, mais rien d'autre à faire de mon temps (bienvenue dans mon paradoxe), je m'interdit de faire le jeu du grand méchant consumérisme et de courir les magasins. En plus, je déteste ça. Beurk.

Son jean, cousu en début d'année, tenant toujours le coup, il a d'abord fallut remédier fissa fissa au manque cruel de t-shirt adapté au réchauffement saisonnier. Il faut dire que les cols roulés, c'est sympa, mais passé 10 degrés, ça devient limite. Depuis le temps que je voulais tester le Trop Top d'Ivanne S. dans sa version A, l'occasion faisait le larron, comme on dit ;-)

Je lui ai donc cousu trois Trop Tops (en fait quatre, mais j'en garde un pour plus tard). Un manches longues avec bracelets de manches et encolure relevée, et deux manches courtes. L'un avec encolure relevée et revers, et l'autre avec encolure rabattue. J'aurais ainsi exploré pas mal des possibilités offertes par ce patron véritablement incontournable. Me reste encore des options ainsi qu'à essayer le biais à l'encolure. Mais ça, par exemple, ça fait partie de ces trucs qui me tétanisent d'emblée et qui me feraient perdre un temps fou rien qu'en me projetant mentalement dans l'idée de m'y mettre. Je sais, je suis tarée. Mais c'est comme ça.

Et pour accompagner tout ça, et comme elle me le réclamait depuis quelques temps déjà, j'ai également cousu un gilet Cannelle teen de Christelle Beneytout. Un patron vraiment très sympa, très simple à réaliser et dont j'admire le rendu. Un bon basique.

Le tout, dans des jerseys et mailles à rayures de toutes sortes et de toutes les couleurs. Un véritable arc-en-ciel horizontal qui pique un peu les yeux, mais que ma grande a choisit elle-même. J'ai envie de dire, pourquoi pas  ;-)

Trop tops Ivanne S

Modèle : Trop top d'Ivanne S, versions A en 12 ans

Fournitures : jerseys de mon marché

Gilet Canelle Teen Christelle coud

Modèle : Cannelle Teen Christelle Coud en 12 ans, version col simple.

Fournitures : Maille MT.

Et comme rien n'est plus parlant que des photos porté, c'est parti pour le défilé, avec, en prime, les poses hyper natures de mon mannequin en herbe, qui s'amuse toujours autant à transformer nos shootings en séances de craquage...

Pour cette version manches longues, j'ai voulu faire des bracelets de manche pour casser un peu les rayures. Pour ce faire, j'ai simplement coupé mes manches au niveau de la hauteur des bracelets. Puis j'ai assemblé les deux parties à la surjetteuse. Et pour finir, j'ai laissé le bord des manches à cru. Pour le bas du t-shirt, comme j'avais la flemme de faire un ourlet, j'ai simplement cousu une bande noire.

Trop Top Ivanne S manches longues (1)

Trop Top Ivanne S manches longues (2)

Trop Top Ivanne S manches longues (3)

En ce qui concerne le gilet, tous les bords sont roulottés à la surjetteuse. Je crois que j'ai rarement cousu un vêtement aussi rapidement que celui-ci. Je regrette uniquement que les bords de ma maille ne roulottent pas dans le bon sens, c'est-à-dire vers l'extérieur... Ce qui fait que le col se tient un peu bizarrement. Tant pis.

Gilet Canelle Teen Christelle coud (1)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (2)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (3)

Je lui trouve aussi un petit côté mémérisant, mais Julie l'adore.

Gilet Canelle Teen Christelle coud (4)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (5)

Très mémérisant même ;-)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (6)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (1)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (2)

A partir de là, je crois qu'on la perd...

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (3)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (4)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (1)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (2)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (3)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (4)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (5)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit un post aussi long. Tu m'en excuseras j'espère, si tant est que tu ais survécu pour lire ces dernières lignes...

Bon lundi à toi, sous la pluie ;-)

Tschuss.

jeudi 26 mai 2016

Our Queen's Birthday

Il y a à peine un peu plus d'un mois, la grande Reine Elisabeth fêtait ses honorables 90 ans. Quel incroyable destin que celui de cette femme.

Arrêtons nous un instant et remontons jusqu'au jour de sa naissance. Nous voilà le 21 avril 1926. Elisabeth, fille de George VI et héritière présomptive de la couronne Britannique vient de naitre par césarienne (merci Wikipédia...). What a glorious day.

Quelques jours plus tard, à quelques kilomètres de là (de l'autre côté de la Manche), un autre heureux évènement se prépare. C'est également une petite fille, qui répondra désormais au doux prénom de... Madeleine. Prénom qui figure aujourd'hui en seconde position sur mes papiers d'identité. Madeleine, ma grand-mère.

90 ans plus tard, les deux demoiselles ont bien grandit. Même si leurs destins n'ont absolument rien en commun, elles ont toutes deux connu la guerre, l'amour et les joies de la maternité. Deux vies si différentes et pourtant...

Même si l'une a fêté son anniversaire en grandes pompes à Buckingham Palace, la seconde aura également eu droit à une fête royale entourée de toute sa descendance. Aucun petit enfant, ni arrière petit enfant n'a manqué à l'appel. Une superbe fête dont elle fût, l'espace d'un week-end, notre Reine à  nous.

Joyeux anniversaire Mamie.

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Pour l'occasion, une fois n'est pas coutume, j'ai totalement manqué d'inspiration en matière de présent. Un gros cadeau commun était prévu, mais je souhaitais quand même offrir un petit quelque chose. Et c'est ma sœur qui, dans un éclair de génie, a sauvé la situation. En bonne Londonnienne, l'anniversaire de la Reine n'ayant pu lui échapper, elle m'a suggéré l'idée totalement excentrique (je confirme, c'est de famille) de crocheter à notre grand-mère une couronne Royale. Elle n'avait pas manqué de joindre à sa requête quantité d'images et de tutos de tous bords et de tous poils. Il ne me restait plus qu'à choisir, m'équiper, et m'y mettre. Et vite. Nous étions le mercredi. La fête étant prévue pour le samedi, j'étais laaaarge.

Nous nous sommes arrêtées sur le tuto offert par Virginie, la talentueuse créatrice d'Oh bout du fil. Un tuto simple et clair au rendu parfaitement royal. Et le vendredi, l'affaire était pliée. J'ai d'abord voulu rigidifier ma couronne en la trempant dans un sirop de sucre mais j'ai detesté le rendu. Le blanc avait viré au maronnasse et j'ai eu très peur que la couronne sèche mal et finisse toute poisseuse. Je l'ai finalement rincée et séchée. Ce qui ne l'a pas empêché d'avoir une certaine tenue. Elle était parfaite.

Ma grand-mère a beaucoup aimé son cadeau. Et tout le monde a bien ri. Carton plein.

Couronne Oh bout du fil (1)

Couronne Oh bout du fil (2)

Modèle : patron gratuit Oh bout Du fil

Fournitures : DMC natura écru et fil à broder doré.

Couronne Oh bout du fil (3)

J'adore cette photo. Comme l'a souligné ma mère, ma grand-mère y apparaît totalement Royale : la couronne, le petit signe de la main et la coupe de champagne en guise de sceptre. Just perfect ♥

Couronne Oh bout du fil (4)

♥ ♥ ♥

Je profite de ce post pour te montrer une énième Doudou box réalisée pour le bébé d'une amie. Encore une poupée dans un pochon. Et ô surprise, c'est encore un Mahault... Quand on aime, on ne compte plus ;-)

Pochon (1)

Pochon (2)

Poupées à coudre Mahault (1)

Poupées à coudre Mahault (2)

Modèle : Mahault, Poupées à coudre de Clémentine Collinet aux éditions Marie Claire

Fournitures : cotons et feutrines MT

Désolée pour le mélange des genres, mais finalement, toutes ces réalisations et tous ces évènements s'accordent pour célébrer la vie.

Alors, en attendant que je revienne, profites en bien ;-)

Tschuss.


dimanche 22 mai 2016

13 Mai 2005 - 22 Mai 2016

11 ans, à quelques jours près. 11 ans que je suis devenue Maman pour la première fois. L'un des plus grands bonheurs de ma vie, sans hésitation aucune.

11 ans que je me demande chaque année comment cette si petite crevette peut avoir autant grandit en si peu de temps. Mon petit bébé est devenue grande, presque trop grande. Et je sais que ce n'est pas fini. Bientôt la sixième, le grand saut vers l'école des grands. Qu'il est loin le bac à sable de la maternelle...

Je me console en constatant à quel point elle sait être raisonnable, serviable, gentille, aimante, intelligente, espiègle, créative tout en étant obstinée, sensible, râleuse, boudeuse et j'en passe.

Une véritable perle que ma #joliejuliepresqueparfaite.

Joyeux anniversaire ma grande Princesse.

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Cette année, pas de fête grandiose avec déco, copines et cadeaux home made. Dans une passe un peu difficile socialement parlant, la demoiselle a choisit de n'inviter que ses deux meilleures amies pour un anniv' marathon de 24h dont le programme est toujours en cours de négociations ;-)

En attendant, elle a absolument tenu à faire elle-même son gâteau le soir de son anniversaire. Quand je pense qu'elle a même pensé à beurrer et fariner le moule. C'est là que je me dis que même si ma manière d'éduquer mes enfants semble un peu à l'arrache, ça à tout l'air de fonctionner ;-)

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Comme on est des oufs, et surtout parce qu'elle le mérite, un seul cadeau cette année, et quel cadeau... un ordinateur pour faciliter au maximum ses devoirs de collégienne.

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Et puis il y a eu Camille, Émilie, et enfin... Chouchou entre les chouchoux, le petit dernier, Simon le malicieux.

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Un an déjà qu'il est venu compléter mon tableau familial parfait. Un an que je n'ai absolument pas vu passer. Tout autant que les 11 de sa grande sœur qu'il appelle désormais Maman. Un an à le regarder grandir avec toujours autant d'amour.

Et cette première bougie...

Joyeux anniversaire mon petit lapin.

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Et ses premiers cadeaux.

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11 années bien remplies.

Comme je l'ai dit précédemment, côté maternité, je passe mon tour. Il ne me reste plus qu'à profiter au maximum de ces années qui passent si vite et de ces enfants qui grandissent à la vitesse de la lumière.

Joyeux anniversaires mes petits amours.

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jeudi 19 mai 2016

L'A.M.A. ou l'Association des Monomaniaques Anonymes

Bonjour, je me présente, je m'appelle biiip Stéphanie, j'ai biip 39 ans et je suis monomaniaque. Depuis quelques temps, j'ai développé une véritable addiction à la couture de poupées. C'est devenu un besoin véritablement irrépressible et au final, je ne suis pas tellement sûre d'avoir envie de me soigner ;-) Bonjour, la dingo.

Par contre, même si j'assume pleinement d'en coudre uniquement pour moi, pas pour mes gosses qui m'en réclament à cor et à cris hein, juste pour MOI, je ne suis pas contre un petit alibi de temps en temps. Tu me diras, je pourrai en coudre pour ces fameux gosses qui réclament, mais voilà, en ce moment, et ce malgré tout l'amour que je leur porte, ils me surgonflent tellement que je n'ai aucune envie de jouer la carte de la mère sympa... Je sais, c'est mal, mais c'est comme ça. Il n'y a guère que Julie qui profite encore de mes largesses couturesques, et ce surtout parce que la pauvrette n'a encore et toujours rien à se mettre. C'est pas possible de grandir à une vitesse pareille ! Je m'efforce donc d'étoffer sa misérable garde-robe, et il faut reconnaître que ça m'occupe pas mal.

Mais heureusement pour moi, et mes besoins compulsifs, mon entourage, proche ou moins proche, continue à m'offrir des occasions de replonger en apportant sa petite contribution au renouvellement de la population Mondiale. Bref, heureusement qu'il y en a qui pensent encore à se reproduire ;-) Parce que soyons bien clairs, dans ce domaine, j'ai fait plus que ma part. Chacun son tour.

C'est ainsi que récemment deux petits bébés sont venus agrandir notre famille et celle de nos amis. Une jolie petite fille éclose dans une rose chez l'un de mes cousins, et un mignon petit garçon tout droit sorti d'un chou chez l'un des collègues de mon chéri. Collègue qui est, accessoirement, également le parrain de Chouchou.

Je ne suis pas toujours à jour niveau cadeaux de naissance, mais là, l'occasion était trop bonne de donner libre cours à mes pulsions. J'ai donc confectionné à chacun de ces mignons petits chérubins une simplissime Doudou box. Simple, mais au haut potentiel de mignonitude. Chacune d'entre elle contenant une poupée, bien évidemment, et un lange teint customisé avec un flex, encore une fois coupé à la main. Le tout emballé dans un pochon doublé et réversible, comme déjà vu ici.

Inutile de te dire que je me suis éclatée à confectionner ces quelques cadeaux. J'attends d'ailleurs avec impatience les prochaines naissances prévues dans mon entourage pour pouvoir remettre ça. Ouais, ouais.

Je te laisse deviner lequel était destiné à qui... Malgré le fait que je sois parfaitement convaincue par l'interconnexion des genres, je n'ai pas pu m'empêcher d'orienter ces Box selon le sexe de l'enfant. Quoi que, il y a quand même quelques touches de rose dans celle du petit boy. Encore une addiction difficile à soigner.

Pochons

Je te présente donc Rosalie et Ferdinand troisième du nom. 

Rosalie et Ferdinand Poupées à coudre

Ferdinand poupée à coudre

Modèle : Ferdinand dans Poupées à coudre de Clémentine Collinet aux Editions Marie Claire

Fournitures : wax offerte par ma copine Marie et différentes chutes de mon stock

J'ai eu un peu peur que toute cette brillance fasse too much, mais au final, je le trouve plutôt classe et sacrément Royal.

Ferdinand et lange

Ferdinand, lange et pochon

Rosalie poupée à coudre

Modèle : Rosalie dans Poupées à coudre de Clémentine Collinet aux Editions Marie Claire

Fournitures : chutes de mon stock

Je craque totalement pour cette délicate petite lapine ♥

Rosalie et lange

Rosalie, lange et pochon

Rosalie et Ferdinand, langes et pochons

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Comme tu l'auras compris, ce n'est pas la dernière fois que je viens te présenter une de ces petites créatures. Je suis vraiment très très loin d'avoir exploré toutes les possibilités offertes par ces patrons, pour mon plus grand plaisir, et pour le tiens aussi je l'espère ;-)

Et si d'aventure tu en voulais un ou une toi aussi, tu sais ce qu'il te reste à faire !

Tschuss.

mercredi 11 mai 2016

Le retour de la couture glam

En septembre 2013, autant dire une éternité, je te présentais mon tout premier pantalon : un magnifique survêtement de sport, aussi communément appelé "Jogging". Une pièce indispensable et de toute beauté que toute couturière qui se respecte, ou pas, devrait coudre au moins une fois dans sa vie afin de pouvoir se la péter 30 secondes et dire "moi aussi, j'y étais". Bref, le summum de la classe.

A "l'époque", comme diraient mes gosses, genre comme dans "est-ce qu'à ton époque Maman...?" #dinosaureattitude Donc, à "l'époque", je concluais en espérant que ce pionnier de la couture glam tienne le choc jusqu'à la fin de l'année scolaire. Et... Figure toi qu'elle le portait encore à la dernière rentrée ! Ça lui faisait un look hyper mode avec un fute ultra taille basse et qui remontait jusqu'aux genoux. Just perfect.

Nan, vas-y je déconne. J'ai le souvenir de l'avoir rafistolé au moins 3 fois au niveau des genoux avant qu'il finisse par devenir tellement court qu'on aurait dit qu'elle allait aux fraises. Il doit actuellement se trouver dans ma boîte spéciale pour "cousettes trop petites ou trop abîmées pour être portées mais impossible à donner ni à jeter à la poubelle". Mon petit cimetière perso rien qu'à moi.

L'an dernier, j'ai fait ma feignasse et c'est chez L*****c que j'ai trouvé son ami des cours d'éducation physique et sportive. Et puis, cette année, vers le mois de Mars (mieux vaut tard que jamais), j'ai eu envie de vider un peu mes stocks et j'ai remis ça. Pour celles qui se demandent, depuis le début de l'année, elle s'est contenté de deux leggings... Hum, hum... Heureusement que l'hiver a été doux. En même temps, elle ne s'est pas plainte, chose rare actuellement, c'est que ça n'a pas dû la géner tant que ça.

Alors que dire que je n'ai déjà dit la dernière fois. Vu que ce n'était plus du tout mon premier pantalon, tout s'est passé sans encombre. Comme mon coupon était un peu trop petit, j'ai coupé les jambes devant en deux fois. Ça donne un style et je me dis que peut-être, sur un malentendu, ça renforcera la zone. Et j'ai également ajouté un effet passepoil plat aux poches en laissant dépasser la doublure. Étant donné que ma grande ne voulait pas de flex ou autre déco sur son pantalon, c'est la seule idée que j'ai trouvé pour égayer un peu cette couture un brin austère.

Je m'excuse d'avance pour les photos suivantes qui sont hyper sombres, mais je n'ai pas réussi à faire mieux...

Jogging Remainder Ottobre (1)

Patron : Remainder, modèle 32, Ottobre 4/2013 en 152

Fournitures : molleton Lollie shop et jersey de mon marché

Jogging Remainder Ottobre (2)

Jogging Remainder Ottobre (3)

Et sur la bête, toujours prête pour faire des singeries.

Jogging Remainder Ottobre (4)

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Tu le vois le doigt qui t'indique ce qu'il faut regarder ?

Jogging Remainder Ottobre (5)

Détail des poches et de mon nétiquette cousue à l'arrache sur le côté. Je trouve ça super stylé.

Jogging Remainder Ottobre (6)

Jogging Remainder Ottobre (7)

Vu la taille que j'ai coupé, il paraît légèrement large, mais mon molleton n'était pas trop extensible. Je ne voulais pas risquer qu'elle soit mal à l'aise dedans. C'est quand même un pantalon destiné à faire du sport... Et comme ça, au moins, je suis sûre qu'il tiendra jusqu'à la fin de l'année. Parce qu'il faut bien l'avouer, même si c'est relativement rapide à coudre, ça manque un peu de fun.

Heureusement, il n'y a pas que les joggings dans ma vie ;-)

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mardi 26 avril 2016

Quand le hasard fait bien les choses

Plus je vieillis, et plus je me dis que, même si elle n'est pas tous les jours rose, la vie réserve malgré tout de jolies surprises. Je n'irai pas jusqu'à dire que je crois au destin, mais j'aime être attentive à tous ces signes qui jalonnent notre route. Toute Athée que je suis, j'aime cette impression que quelque part, quelqu'un ou quelque chose donne une cohérence à notre vie. Et surtout, j'adore ce sentiment qu'aussi vaste qu'il soit, notre Monde est, finalement, minuscule.

Je ne sais pas ce qu'il en est pour toi, mais moi, je vois des signes partout.

Un immense signe d'amour et d'espoir le jour de la naissance de Julie, 6 ans jour pour jour après la disparition de son arrière-grand père.

Celui d'être toujours connectée à mon chez moi à travers ces noms de rue, de canaux, de restaurants, et même de magasins qui portent systématiquement ceux des lieux que je chéris le plus.

Et encore une fois, cette sensation que le Monde est tout petit, dans cette rencontre avec un ami depuis longtemps perdu de vue, un matin, devant la garderie au pied des pistes, à plus de 500 km de chez moi.

Je pourrai te dresser une liste impressionnante de tous ces hasards, plus ou moins heureux, qui pimentent mon existence. Mais je vais me contenter d'un seul, et pas des moindres.

Il y a maintenant un an et demi, Émilie, ma tornade, mon exhubérante, à rejoint les bancs de l'école. A peine quelque jours après la rentrée des classes, en arrivant devant l'école, j'aperçois un Papa accompagné de deux petites filles portant le même manteau visiblement faits mains. D'après mes souvenirs, il me semble que c'étaient des Sidney de C'est Dimanche en matelassé FDS. Quelque part, on s'en fout, là n'est pas l'important. Mais qu'ils étaient beaux ces manteaux... J'ai resisté à mon envie de les suivre, et finalement, en déposant ma Princesse devant sa classe, j'ai eu la bonne surprise de voir que l'un des manteaux était accroché pas loin du sien. Le Papa étant toujours là, j'ai mis ma timidité légendaire de côté et je lui ai carrément demandé si sa femme cousait. Réponse : oui. Ô surprise ;-) J'ai poussé ma chance en demandant si elle bloguait aussi. Et là, grosse suprise. Re oui. Et il s'est avéré que je venais de dénicher Mme Mademoiselle Angèle, pourvoyeuse de merveilles en tout genre. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, heureusement. Si tu connais un peu son blog, tu connais peut-être aussi la petite sœur d'Angèle, la magnifique Simone, Sissi pour les intimes. Sissi est une petite fille timide (avec moi en tout cas), relativement réservée, mais qui au contact de ma tornade se transforme en petit zébulon. Un vrai plaisir à regarder que ces deux petites filles qui se sont trouvées un jour réunies dans une salle de classe, et qui depuis, ne cessent de parler l'une de l'autre. Deux petites filles qui sont devenues tellement inséparables que fêter l'anniversaire de l'une sans l'autre est totalement inenvisageable. D'ailleurs, la fête des 4 ans d'Émilie a dû être reportée au moins deux fois pour coller à l'emploi du temps de sa copine pour la vie ;-) Surtout que, hasard des hasards, il s'avère que ces deux-là sont de presque jumelles !!! Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir qu'elles étaient nées le même jour, dans le même hôpital, à quelques heures d'intervalle oO Si ça c'est pas un signe...

Alors forcément, quand Sissi, enfin ses parents, trouvent enfin le temps d'organiser, avec à peine quelques mois de retard, un goûter pour son anniversaire, on ne raterait ça pour rien au Monde. En même temps, le retard, c'est bien aussi, ça permet d'étaler les fêtes sur l'année. Et comme ça, on est sûr de ne pas faire ça le même jour ;-)

Comme Sissi est la presque jumelle de mon Émilie, forcément, elle voue un culte à la grande blonde qui ne porte pas de manteau quand il fait -12, et voit, elle aussi, la vie en bleu Reine des Neiges. Je te raconte pas les regards entendus quand elles sont ressorties de l'école après la chandeleur avec leurs couronnes bleues. Je crois que la maîtresse et son ATSEM s'en souviendront de ces deux-là.

Après concertation avec ma jolie Princesse, nous nous sommes mises d'accord sur une poupée d'un des personnages de la RDN. Bon, on était pas si d'accord que ça en réalité, parce que si j'avais dû l'écouter, j'aurais dû tous les faire : Elsa, Anna, Olaf, Christophe et Sven... Mouais. Un seul, c'était bien assez.

Et comme un joli cadeau, ne va pas sans joli emballage, j'ai cousu un joli pochon doublé en guise de papier cadeau. Mais qui se cache donc à l'intérieur ?

Pochon (2)

Pochon (1)

Je pense que tu avais deviné. C'est évidemment Elsa qui a reçu le plus de suffrages, même si j'avoue avoir pas mal hésité avec Olaf. Je suis partie d'un des patrons de ma monomanie du moment : Ferdinand de poupées à coudre, transformé en Elsa. Je ne saurai te dire avec quel plaisir j'ai cousu cette poupée... Et je sais de source sûre qu'elle a également plût à sa destinataire.

Poupée à coudre Reine des Neiges (1)

Poupée à coudre Reine des Neiges (2)

Poupée à coudre Reine des Neiges (3)

Poupée à coudre Reinde des Neiges et pochon

Modèles : Ferdinand de Poupées à coudre aux éditions Marie Claire (transformé en Elsa) et pochon doublé trouvé sur un blog dont je n'ai pas noté le nom (shame on me)

Founitures : tout ce qui trainait dans mon stock, dont les restes de la robe de RDN cousue l'an dernier à ma tornade.

Je crois que je suis définitivement accro à ces mignonneries. D'ailleurs, j'en ai cousu deux autres, et j'en ai une troisième en préparation.

Je suis foutue, mais ça, tu le savais déjà ; -)

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vendredi 15 avril 2016

Windy days, le manteau à capuche

Ce que j'aime par dessus tout dans la couture, c'est le fait d'apprendre tous les jours, de surmonter petit à petit les difficultés et de pouvoir me satisfaire, une fois le dernier ourlet réalisé ou le dernier bouton cousu, d'un "waouh, c'est moi qui l'ai fait !" Chaque nouveau patron, même simplissime, se révèle être une découverte et un défi, à chaque fois renouvelé, lancé à moi-même. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai déserté les défis proposés deci delà sur la toile. Mes propres besoins et envies remplissant déjà parfaitement cet office.

En tant que maman au foyer, ce "hobby" qui devait à la base me permettre de ne pas passer mes journées inactives à regarder Arabesque à la télé (si tant est qu'on puisse passer sa journée entière à ne rien faire dans son canapé quand on élève quatre enfants) a pris une place de plus en plus importante dans ma vie. Si bien que j'ambitionne aujourd'hui de remplir les étagères de mes enfants avec des vêtements quasiment 100% home made, et que je me retrouve ainsi avec une liste de projets à réaliser aussi longue que mon bras.

Je sais d'avance qu'il ne pourra pas en être éternellement ainsi, qu'il viendra un temps où le petit dernier entrera à l'école et qu'il faudra que je me retrouve une place sur le marché du travail d'une manière ou d'une autre. Mais en attendant ce jour, que j'espère le plus loin possible (j'aime me bercer d'illusions), je m'autosatisfait de la part grandissante de vêtements faits maison qui sèchent sur mon étendoir. A tel point que je m'amuse régulièrement à compter le nombre de réalisations (accessoires compris) que mes enfants portent sur eux le matin quand je les emmène à l'école.

Au fil du temps, de réussites en déconvenues, j'ai réussi à identifier les projets qui me font vraiment vibrer et ceux qui me donnent le plus de fil à retordre. Je sais par exemple qu'une encolure et des ourlets de t-shirts me font toujours tellement peur que je recule à chaque fois le moment de les réaliser et qu'une pièce qui devrait me prendre 2h à tout casser, me prend réellement deux voire trois jours... Que j'aime faire des sacs mais que je déteste travailler le simili, même si j'y reviens toujours. Que j'adore faire des pantalons même si je ne maîtrise toujours pas cette foutue braguette. Et que par dessus tout, j'adooooore coudre des manteaux.

Mais il faut bien le reconnaître, ce n'est pas le genre de pièce qu'on coud tous les jours. Dans mon idéal de penderie minimaliste, un manteau par personne et par an me semble bien suffisant, même si dans la réalité, en tenant compte des saisons, deux serait plus réaliste. De ce côté-là, ça tombe bien pour mes filles qui ont, pour l'instant, tout ce dont elles ont besoin. Soit en manteaux du commerce qui leur ont été offerts, soit, dans le cas d'Émilie, avec le magnifique Agatha (autosatisfaction quand tu me tiens) que je lui ai cousu il y a presque deux ans déjà et qui devrait vivre cette année sa dernière saison.

Concernant mon grand garçon, c'est une tout autre histoire. Je ne sais pas si tu te rappelles le blouson "de la mort qui tue" que je lui avais fait l'année dernière, mais force a été de constater que celui-ci est devenu rapidement trop juste, voire trop petit. Damned. J'avais pourtant bien respecté le tableau des tailles, mais soit le patron taillait petit, soit les épaisseurs en réduisait l'ampleur. Toujours est-il que très vite les manches se sont retrouvées à la limite du trois-quart et le coup du pull qui dépasse des manches, c'est pas ce qu'il y a de plus seyant ni de plus agréable à porter...

Il a fallut que je me rende à l'évidence, je me devais de lui recoudre un manteau cet hiver. Et à force de l'entendre se plaindre du fait que ses sœurs, elles, avaient des capuches et pas lui, je me suis mise à la recherche d'un patron de manteau à capuche qui satisfasse ses envies. Comme souvent, j'ai trouvé mon bonheur dans un Ottobre. Et comme toujours, face à un tel ouvrage, j'ai fait traîner. D'abord pour décalquer le patron, ensuite pour couper les innombrables pièces oO et enfin pour assembler la bête.

Je pourrai te refaire tout l'historique de sa réalisation, mais ça me semble un peu fastidieux et lourdingue. Alors je vais te laisser l'admirer, comme je le fais presque tous les matins en le voyant sur le dos mon Camille.

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Modèle : Windy Days, modèle 34 du Ottobre 1/2013 en 134 pour mon fils de 128 cm

Fournitures : velours côtelé, coton et boutons MT, bord côte offert par ma copine Marie qui n'a pas de blog et triplure en polaire.

Ah si, il y a un truc pariculièrement notable dans le montage de ce manteau, c'est la construction des ourlets qui sont rabattus sur la doublure. J'ai dû relire une bonne dizaine de fois les instructions du magazine sans rien comprendre. Et comme toujours, c'est en le faisant que j'ai fini par y arriver.

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Les épaisseurs ont été assez ardues à gérer, surtout que j'ai voulu doubler mon fil pour les surpiqûres. Ce qui a eu pour effet de faire sauter des points à ma machine, comme tu peux le constater sur la poche. Avec le temps, j'ai également fini par apprendre que le mieux est l'ennemi du bien, et une fois que j'ai eu surmonté ce sentiment de ratage qui m'envahit à chaque fois que quelque chose n'est pas parfait, j'ai décidé de faire comme si je ne voyais rien. Et finalement, ça fonctionne très bien comme ça aussi.

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J'ai quand même essayé d'insister sur les surpiqûres de part et d'autre de la fermeture éclair. Mais j'ai fini par abdiquer et utiliser un fil ton sur ton pour éviter que ce saut de points ne saute immédiatement aux yeux. Et on n'y voit que du feu. Il faut savoir ruser !

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J'aime particulièrement le détail de ces bracelets de manches.

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Et ceci est ma toute première capuche ! Youhou !

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Porté par mon grand, je peux te dire que je ne suis pas peu fière. Et lui non plus d'ailleurs ! Et oui, je sais, Céline, il a encore le soleil dans la tronche ;-) Pour le bonnet et le col que tu peux voir sur les photos suivantes, tu trouveras tous les détais ici dans le précédent article.

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Manteau Windy Days Ottobre 1-2013 (10)

Manteau Windy Days Ottobre 1-2013 (11)

Manteau Windy Days Ottobre 1-2013 (12)

Manteau Windy Days Ottobre 1-2013 (13)

Manteau Windy Days Ottobre 1-2013 (14)

Manteau Windy Days Ottobre 1-2013 (15)

Même si j'adore ça, je ne ferai quand même pas ça tous les jours. J'espère qu'il lui ira encore l'an prochain. Surtout que les journées se réchauffent pas mal par ici et que je le récupère systématiquement le manteau sous le bras à la sortie de l'école, et je n'ai pas forcément envie de lui coudre un manteau plus léger pour le Printemps.

Et puis, il serait peut-être temps que je m'en couse un pour moi. Mais ça, c'est une autre paire de manches ;-)

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