lundi 16 janvier 2017

Des rayures et du Liberty

Waouh... Il y a pas à dire, les pètages de câble, ça te parle ;-) Merci à celles qui ont pris le temps de commenter, de partager leurs expériences, de compatir, de me soutenir, etc... Ça fait du bien de ne pas se sentir seule, même si je m'en doutais déjà ;-) D'ailleurs, j'ai répondu individuellement à chacune, en profondeur, ou pas.

Pour être parfaitement honnête, et aller au fond des choses, j'avais pas vraiment besoin de me sentir soutenue. Je n'ai pas écrit tout ça pour te faire pitié. J'ai juste eu un sursaut de conscience après une semaine ultra difficile pendant laquelle j'ai recommencé à me foutre la barre plus haute que j'étais capable de sauter. Je me suis lâchée en mode écriture automatique en tapant simplement ce que j'avais dans la tête. Et ça m'a fait un bien fou. Si ça t'as fait du bien aussi, tu m'en vois ravie.

Le propos n'était pas de fustiger ce pauvre Bullet, j'imagine qu'il doit apporter beaucoup à certain(e)s. A l'évidence, pas à moi. Tout ce qui en est résulté, c'est une accentuation malsaine de mon besoin permanent de perfection. Celui qui m'oblige à passer des heures sur une couture pour que tout soit nickel. Ou à arpenter mon appart à l'affût du moindre truc pas rangé (de ce côté-là, je me suis pas mal soignée...). Une case pas cochée me rendait ouf... Et plus ça allait, plus j'en mettais. Je te laisse imaginer le tableau. J'ai déjà tendance à être ultra exigeante avec moi-même, mais là, ça confinait à l'auto mutilation psychologique.

Beaucoup d'entre vous m'ont conseillé de lâcher du leste, d'arrêter de me foutre la pression. Amen ! J'en rêve... Mais c'est pas si facile à faire. Pour moi en tout cas.

On m'a également rappelé que la vie sur les réseaux sociaux, c'était pas la vraie vie, qu'on ne voyait que ce que les autres veulent bien montrer. Alléluia. Je sais que ça partait d'un bon sentiment ;-) Mais je te rassure, il m'arrive souvent d'être naïve, mais je suis loin d'être crédule. Malgré tout, je reste humaine. Et ce que je déplore, c'est le manque d'honnêteté, de spontanéité... Dans cette société de la compet, t'as vite fait d'avoir l'impression d'être à chier...

Alors moi, là, tout de suite, je vais t'en donner de l'honnêteté. En même temps, t'as l'habitude, la langue de bois, c'est pas mon truc. On va y aller à fond... Ce Bullet (encore lui) m'a également permis, un temps, de me donner l'illusion d'un sentiment d'appartenance à un groupe. Parce que pire que mon besoin de perfection, il y a mon besoin de reconnaissance. Celui qui me pousse à demander mille fois à mon chéri et mes gosses, si ce que je fais c'est bien ou pas. Celui qui me pousse à angoisser sur ce que tu vas penser de mes réalisations. Attention, je dis pas ça pour me faire caresser dans le sens du poil. Les caresses de chat ça donne des puces ;-) Celui qui me pousse à me sentir mal quand je ne me sens pas aimée. Ce putain de besoin de reconnaissance qui domine mes émotions. Ces saletés d'émotions qui dominent ma vie...

Et puis, il y a cette impression permanente d'être en décalage total avec les autres. La plupart du temps. Dès que tu me dis noir, je pense blanc. Dès que tu me dis blanc, je pense noir. Une véritable emmerdeuse. Je ne suis en phase qu'avec très peu de personnes au fond. Je suis une bête sauvage, en vrai, mais ça ne se voit pas, parce que je me cache super bien. Tu me diras, ça dépend avec qui...

Et ça, tu vois, ça a un nom... Attention gros mots... Adulte surdoué, haut potentiel, zèbre, bête à rayures, etc. Il y a plein de qualificatifs, mais je m'arrête là. T'as compris le principe. Ou peut-être pas.

Encore une fois, je ne te raconte pas ça pour me faire plaindre, et encore moins pour me la péter. Surtout pas pour me la péter. Ceux qui savent, et j'en connais, comprennent parfaitement la problématique. En ce qui me concerne, c'est une source récurrente de souffrance.

Je ne vais pas te faire de cours sur le sujet, il y a déjà plein de sites pour ça. Et puis, même si j'aime bien raconter ma vie ici, ça reste avant tout un blog dédié à mes loisirs créatifs. Alors pourquoi je te le dis ? D'abord, parce que j'ai envie. Ça me semble une raison suffisante. Et puis, je suis plus à ça près dans le déballage... Et peut-être que ça fera résonnance chez l'une d'entre vous. On sait jamais. C'est pas un truc anodin qu'il faut ignorer. Vraiment. Parce que ça permet souvent de comprendre pourquoi on se pourri la vie, pour rien, tout le temps.

J'ai coutume de dire que c'est la faute de mon cerveau, de ce truc qui fonctionne en permanence même quand je dors. Mais au fond, c'est vrai. C'est pas juste une excuse de merde pour ne pas prendre mes responsabilités. Si je suis incapable de faire un choix c'est parce qu'avant j'analyse toutes les possibilités et leurs conséquences, souvent multiples, et devant la multitude, mon cerveau m'envoie un bon vieux message d'erreur. Game Over.

Malheureusement, ce truc des rayures et moi, on se connait depuis toujours  (de loin) mais depuis pas longtemps, Mai je crois (de près). Alors j'oublie. Je pète des plombs. Et je me rappelle. Bref.

Tout ça pour te dire que ça va. Je vais m'en remettre. Quand je te dis que cette société me rend dingue et qu'elle marche sur la tête, c'est normal au fond. On ne se comprend pas elle et moi. Ça ne m'empêche pas de vivre. Ça renforce juste mon horrible sentiment de solitude. Alors qu'au fond, je ne suis jamais seule.

Et ça exacerbe à un point difficilement imaginable mon besoin d'Exister. Celui qui s'exprime généralement par la rébellion. Celles qui me connaissent vraiment savent que je parle fort, que je m'exprime parfois à tort et à travers, et que je donne souvent l'impression de vivre dans une colère permanente. C'est tout moi.

En vrai, si je n'ai pas encore trouvé quoi faire de ma vie c'est parce que je me rêve tour à tour Présidente de la République, tenancière de bar, écrivain, exploratrice, inventeur, psy, créatrice, flic, etc...

Ce qui m'a fait craquer, c'est pas la pile de repassage, ça je fais pas. C'est pas le ménage, j'ai bien lâché là-dessus aussi... No comment. C'est cette liste à rallonge de trucs que je voudrais Faire, ces milles vies que je rêve de vivre... alors que je n'en ai qu'une... C'est con.

 

Je vais m'arrêter là même si je me rends compte que je pourrais écrire des heures. Si tu as des questions, besoin de partager, d'échanger, n'hésite pas. Un commentaire ou, si tu es pudique, ce qu'à l'évidence je ne suis pas, via le formulaire de contact. Je répondrais en toute transparence.

 

Je voulais pas te faire deux fois de suite le coup du bla bla sans image. Alors, pour rester dans le thème, je te présente le joli protège cahier que j'ai offert à mon carnet de listes et de tout ce qui me passe par la tête ;-)

Je me suis basée sur le tuto simplissime de Mavada dans son premier livre, en réduisant légèrement les marges de couture afin d'avoir des bordures un peu moins larges. Ce qui m'a d'ailleurs valu de me planter en beauté et de gâcher un bon gros rectangle de Lib. Sacrilège ! Brûlons-là ! J'ai mis précieusement de côté. Je lui trouverai sans aucun doute une autre utilité. Et comme je voulais mettre une inscription mais pas en plein milieu, pour ne pas gâcher (trop tard...), j'ai improvisé une tranche colorée. Sur la version ratée, cette tranche était rose.. Mais finalement, c'est un mal pour un bien. Je la préfère largement en moutarde.

Protège cahier de listes et de Vie (1)

Pour le texte, ça s'est imposé tout seul. J'ai même pas eu à réfléchir. Comment ça fait du bien.

Protège cahier de listes et de Vie (2)

Protège cahier de listes et de Vie (3)

Je ne vais pas m'attarder plus sur la réalisation de ce machin, même si, comme d'habitude, j'aurais plein de trucs à dire... Hyper intéressants les trucs en plus...

Je vais juste te remercier d'être arrivé(e) jusque-là. D'avance, je m'excuse si tout ce déballage t'as mis(e) mal à l'aise, mais il arrive un moment où le besoin de dire est plus fort que celui de ménager les autres. 

Tschuss ;-)

 

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Posté par amazingironwoman à 23:30 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
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vendredi 13 janvier 2017

Comment mon Bullet m'a tueR

5 ans... et demi (important, le "et demi").

5 ans ET DEMI que je suis Mère au Foyer. Eh ouais... 5 ans ET DEMI que je me prends la tête pour trouver L'ORGANISATION. Tu sais, celle qui me permettrait de coudre/tricoter/bloguer/lire/vivre MA vie à MOI quoi , tout en élevant/éduquant (torchant) les mômes, en éradiquant la poussière, en vidant le lave-vaisselle, en pliant le linge, en faisant de bons petits plats sains mijotés avec amour (dans mes rêves) et en faisant les allers-retours aux activités... etc... etc... etc... jusqu'à ce que j'en crève ou que je finisse alcoolique ou sous Prozac.

5 ans ET DEMI que je me fous une pression de dingue pour être une mère parfaite, qu'à l'évidence je ne suis pas au regard des réflexions assassines qu'il m'arrive de prendre dans la tronche. Une mère parfaite que je ne serai finalement jamais. Mais à quoi bon en fait ?

5 ans ET DEMI que j'en fais de plus en plus tout en m'auto-flagellant d'en faire de moins en moins, ou en tout cas de ne pas arriver à faire TOUT ce que je voudrais. Non mais parce que tu comprends, LES AUTRES, elles y arrivent bien ELLES !!! Si, si, je te jure ! T'as qu'à regarder mon fil Instagram. Le Monde est peuplé de mères parfaites qui font deux millions de trucs par jour et qui en plus arrivent à rester coiffées jusqu'à l'heure du coucher. A l'évidence, je ne suis pas la seule mère de famille nombreuse au foyer sur cette Planète... mais je suis bien la seule à ne pas y arriver... POURQUOIIIIIIIIIIIII ???

Eh bien, parce que.

Parce que je réfléchis trop, tout le temps, pour tout, pour rien. Je suis littéralement incapable de prendre une décision toute seule. Trop de responsabilités...

Parce que je procrastine tout le temps aussi, sauf quand je suis à fond, une semaine par mois, avant de m'effondrer de fatigue.

Parce que je suis nulle ???

Ou parce que finalement, je me suis laissée entraîner, comme un mouton, par cette mode de la sur-organisation, parce que je suis ultra fragile et hyper influençable... Ben ouais.

Tu sais, c'est un peu comme la première fois que tu entends une chanson à la radio et que ta première réaction c'est de te dire que c'est de la MERDE. Et puis, à force de l'entendre, tu finis par trouver ça sympa, et de fil en aiguille, deux semaines plus tard, tu surkiffes, tu danses, tu chantes et limite t'irais bien voir en concert. Alors là, je me dis "ok, il y a que les cons qui ne changent pas d'avis"... mais ça pue quand même à plein nez le formatage intellectuel.

Eh bien tu vois, là, en ce moment, je me sens horriblement formatée, limite violée par toute cette culpabilisation ambiante que te balancent dans la tronche toutes les Konmari et autres prêtresses de l'organisation. Même combat pour le Bullet et son nouveau pote le M3 oO Non mais sérieux, c'est quoi cette nouvelle connerie ?

Tu vas dire mais elle raconte quoi la meuf là ??? Le Bullet, il y a pas six mois, elle t'en faisait des caisses pour te dire à quel point c'était GENiÂââLLL, comment ça avait limite changé sa vie... Foutage de gueule en bonne et due forme.

Ben ouais, je te l'ai dit, il y a que les cons qui ne changent pas d'avis.

Parce que force est de constater qu'après 5 ans et DEMI de tentative d'organisation militaire de mon emploi du temps,  RIEN, mais alors absolument RIEN, QUE DALLE n'a changé. Je me sens toujours aussi débordée, toujours autant au bord de la crise. Et je dirais même plus, c'est pire depuis que je tiens mon Bullet. Et encore plus depuis que j'essaye de trouver comment me reconvertir... sans grand succès...

Au départ, ce Bullet, ce n'était qu'une légère transformation de mon carnet de listes sensé me faire tenir des objectifs uniquement imposés par moi-même. Non mais parce qu'il faut être honnête, hein. Jamais PERSONNE d'autre que MOI ne m'a demandé d'en faire des tonnes. Je n'ai absolument aucune obligation de résultat, à part celle que m'impose ma conscience/folie/maniaquerie. En rajoutant la présentation, le dessin, les tracks lists, les objectifs de la semaine, du mois, de l'année... c'est devenu tellement étouffant que j'en somatise en m'étouffant littéralement du soir au matin. Pour de vrai. La vie de ma mère. No LIE.

Et puis en Décembre, j'ai pas eu le temps de le tenir. Juste celui de noter des idées par-ci par-là. Point barre. ET là, j'ai eu le déclic. Au feu le Bullet. Casses-toi pauvre con. Va pourrir la vie de quelqu'un d'autre. J'ai fini par recommencer un cahier (moi qui déteste gâcher...). Un cahier tout simple dans lequel je me suis engagée à ne pas avoir d'objectifs, mais des idées, des envies. A ne pas dessiner, parce que je suis super nulle et que ça me sert à rien. A ne surtout PAS traquer mes habitudes oO Non mais quelle horreur !!! J'en étais arrivée à traquer des trucs absolument inutiles que s'en est limite inavouable de débilité profonde. A la place je me suis dit que ça serait peut-être plus sympa de noter TOUS les jours, 3 petits plaisirs de la vie. Non mais, putain, encore un truc inventé par je ne sais quel psychopathe. 3... Pourquoi 3 et pas 1, 2, 4, 5, 12... ??? Ces derniers jours, je me suis retrouvée plusieurs fois assise devant mon cahier, comme une conne, à chercher un truc à écrire pour finalement noter des banalités comme avoir mangé un sandwich ou avoir fait ma lessive home made oO Non mais allo quoi !!! T'as pas autre chose à foutre ???

Mas au final, ça n'a pas suffi. J'ai recommencé à me prendre la tête en me disant que je n'en faisais pas assez... Tu te rends compte, on est le 13, déjà la moitié du mois de Janvier (attention, banalité) et tout ce que j'ai cousu depuis le début de l'année c'est 6 pochons Oo C'te honte ! Il y a vraiment trop de laisser aller Madame. Pendant ce temps-là, ma grande n'a pas de pyjama, la petite sort sans moufles, mes tissus dorment, mes envies s'accumulent, mes enfants se plaignent que je ne joue pas avec eux, mes dents grincent, j'étouffe, je ne dors plus. Bref, je pète un câble.

Dans cette société du mérite, de la course à la réussite, de la rentabilité, de l'organisation sensée te faire gagner du temps et qui finalement t'en fait perdre, je me suis totalement laissée bouffer. Et je m'en veux tellement, si tu savais.

J'ai toujours aimé l'ordre, la propreté, le calme etc... mais là c'est devenu totalement obsessionnel. Limite je ferai un bon sujet pour les émissions de merde diffusées sur D8 ou NRJ12 (Dieu merci, on a plus la télé). Tout ce que je déteste. La fille qui hurle et court en permanence, sans jamais prendre le temps de VIVRE, BORDEL. Je vis au bord des larmes tout le temps. Tu sais, cette sensation désagréable qui te prends à la gorge. Le burn out me guette. A moins que je ne sois déjà en plein dedans. D'après mon psy, c'est une déprime passagère... Ok. Et elle se casse quand cette connasse ?

Mais bon, de quoi je me plains ? Je bosse pas, je fais ce que je veux. Ben ouais, c'est ça, dans tes rêves.

Il est bien pourri le rêve de la mère au foyer qui se prend des bains, qui se fait des gommages et qui regarde les Feux de l'Amour.

Des comme ça, j'en connais pas. Par contre, des filles comme moi qui se demandent pourquoi les autres y arrivent et pas elles, ben finalement, j'en connais plein... Et ça, c'est la faute de cette société de merde qui t'oblige à travailler dans des conditions épouvantables, qui t'oblige à savoir ce que tu veux faire de ta vie, qui te formate pour être un bon petit consommateur, alors que toi, t'as juste envie de VIVRE BORDEL. Parce qu'au final, une vie t'en aura qu'une, donc forcément, faudrait voir à pas la rater. Faudrait voir à pas passer à côté de toutes ces jolies choses.

C'est un peu pour ça que je regrette de ne pas être née plus tard finalement. Parce que tous ces changements sociétaux qui montrent le bout de leur nez, on n'en profitera pas ou peu. Je suis pour une réduction du temps de travail. Mais pas pour avoir plus de temps pour consommer ! Pour avoir le temps de VIVRE ! Pour un salaire universel, pour que TOUT le monde puisse profiter de la vie...

Parce qu'en plus de tout ce que je DOIS faire, je me prends aussi la tête pour trouver LA solution qui me permettra de rapporter de l'argent dans mon foyer quand je ne serai plus en Congé Parental. Bientôt, en Mai. Tu me diras, il me restera le chômage. Youhou. Je vais enfin passer de l'assistée qui garde ses mômes en en branlant pas une, à l'assistée qui profite du Système tout en gardant ses mômes et en en branlant pas une.  Et comme je vais devoir chercher un travail sinon on me culpabilisera de recevoir de l'argent alors que je ne fais RIEN, je vais encore devoir péter un plomb. Genre la meuf qui aura le beurre ET l'argent du beurre et qui en plus se permettra de râler pour avoir le cul du crémier. Parce que je DOIS savoir ce que je veux faire de ma vie ! Je DOIS participer à l'Effort National,. Je DOIS être un bon petit soldat de l'Etat, payer mes taxes et consommer pour ETRE. To be or not to be, là est la question. Pression, pression, pression...

En ce qui me concerne, je pense très très sincèrement qu'être chez moi, m'a grandement permis de ne pas rater toutes les évolutions de mes enfants, et rien que pour ça, c'est priceless. Par contre, cette surenchère de l'organisation, du il FAUT faire ça, ça, ça et ça. NON...

Alors tout ça pour dire quoi ?

Pour dire que pour cette année 2017, je m'engage à être plus présente pour ma famille, pas juste la mère qui fait les lessives et emmène les gosses à l'école, que je m'engage à ne pas avoir d'objectifs qui dépassent mes capacités. FAIRE DE MON MIEUX, pas plus. Je m'engage à n'utiliser mon cahier que comme un pense bête, noter mes idées, garder des souvenirs de ce qui m'aura marqué en bien comme en mal. Parce que finalement, ne se souvenir que des Belles Choses, c'est juste enjoliver sa vie et se mettre la tête dans le sable. Juste un journal de VIE quoi..

J'aimerai arriver à me coucher le soir sans me flageller pour ce que je n'ai pas fait la journée et penser à ce que je vais DEVOIR faire le lendemain (qui s'accumulera forcément avec ce qui reste à faire, et ainsi de suite) jusqu'à ce sentiment profond d'inutilité, de nullité. Et puis arriver à m'endormir sans me dire que je vais mourir et que j'aurais pas eu le temps de coudre tel truc ou de faire tel machin. Car DORMIR, c'est MOURIR, et moi je meurs tous les soirs, comme dans un jour sans fin. Jusqu'au jour où...

Parce que finalement, s'organiser c'est bien... mais si c'est pour ne pas vivre, ça pue.

Et bonne année bien sûr.

PS: ce post est volontairement dénué de toute production créative. Tout commentaire uniquement tourné sur la beauté de mon œuvre m'aurait grandement fait chier.

 

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dimanche 11 septembre 2016

Forty ! Baby !

Et voilà... Ce qui devait arriver est finalement arrivé...

Aujourd'hui, j'ai 40 ans oO

Comme dirait Francis, pas besoin de faire de trops longs discours. J'ti jure ! Ça change rien dedans, ça change rien autour =D

Pas plus de rides, ni plus de rhumatismes. Juste plus de gras, mais je crois que ça a pas trop de rapport en fait.

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Aujourd'hui, j'ai 40 ans, mais j'ai couru la Parisienne en 51:34 avec un tutu rose et un masque sur la tête. Donc finalement, je crois que ça va ;-) Je suis pas encore foutue. Pas totalement.

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Après cet exploit héroïque, je me suis tapée quelques bulles, généreusement offertes par un gentil serveur à qui j'ai fait les yeux doux en lui disant que c'était mon anniversaire =D Le charme irresistible de la quarantaine ;-)

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Au bout du compte, de 39 à 40, c'est pas si pire =D

J'en profite pour te remercier d'être toujours là à lire mes délires, mes conneries, mes prises de tête aussi.

Je te donne rendez-vous l'an prochain pour le bilan de cette année et peut-être la crise de la quarantainunième...

En attendant, je te promets de reviendre bientôt avec plein de la couture estivale, ou pas.

I kiff you

PS : tu auras peut-être remarqué les "petits" arrangements apportés au blog. N'hésite surtout pas à me dire ce que tu en penses.

See you soon.

TAIW (The Amazing Iron Woman =D)

 

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dimanche 22 mai 2016

13 Mai 2005 - 22 Mai 2016

11 ans, à quelques jours près. 11 ans que je suis devenue Maman pour la première fois. L'un des plus grands bonheurs de ma vie, sans hésitation aucune.

11 ans que je me demande chaque année comment cette si petite crevette peut avoir autant grandit en si peu de temps. Mon petit bébé est devenue grande, presque trop grande. Et je sais que ce n'est pas fini. Bientôt la sixième, le grand saut vers l'école des grands. Qu'il est loin le bac à sable de la maternelle...

Je me console en constatant à quel point elle sait être raisonnable, serviable, gentille, aimante, intelligente, espiègle, créative tout en étant obstinée, sensible, râleuse, boudeuse et j'en passe.

Une véritable perle que ma #joliejuliepresqueparfaite.

Joyeux anniversaire ma grande Princesse.

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Cette année, pas de fête grandiose avec déco, copines et cadeaux home made. Dans une passe un peu difficile socialement parlant, la demoiselle a choisit de n'inviter que ses deux meilleures amies pour un anniv' marathon de 24h dont le programme est toujours en cours de négociations ;-)

En attendant, elle a absolument tenu à faire elle-même son gâteau le soir de son anniversaire. Quand je pense qu'elle a même pensé à beurrer et fariner le moule. C'est là que je me dis que même si ma manière d'éduquer mes enfants semble un peu à l'arrache, ça à tout l'air de fonctionner ;-)

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Comme on est des oufs, et surtout parce qu'elle le mérite, un seul cadeau cette année, et quel cadeau... un ordinateur pour faciliter au maximum ses devoirs de collégienne.

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Et puis il y a eu Camille, Émilie, et enfin... Chouchou entre les chouchoux, le petit dernier, Simon le malicieux.

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Un an déjà qu'il est venu compléter mon tableau familial parfait. Un an que je n'ai absolument pas vu passer. Tout autant que les 11 de sa grande sœur qu'il appelle désormais Maman. Un an à le regarder grandir avec toujours autant d'amour.

Et cette première bougie...

Joyeux anniversaire mon petit lapin.

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Et ses premiers cadeaux.

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11 années bien remplies.

Comme je l'ai dit précédemment, côté maternité, je passe mon tour. Il ne me reste plus qu'à profiter au maximum de ces années qui passent si vite et de ces enfants qui grandissent à la vitesse de la lumière.

Joyeux anniversaires mes petits amours.

 

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dimanche 18 octobre 2015

♥ 4 ans ♥

Et voilà ma petite Émilie Jolie, aujourd'hui, c'est ton anniversaire.

Hier, je t'ai demandé quel âge tu avais et tu m'as répondu "2 ans"... Mouais. Et puis je t'ai demandé quel âge tu allais avoir et cette fois tu m'a dit "7 ans". C'est fou c'que tu grandis vite ;-)

Bon, en vrai, aujurd'hui, tu as 4 ans...

4 ans que tu nous fait éclater de rire plusieurs fois par jour à force de clowneries.

4 ans de mauvais caractère aussi. Souvent on me demande de qui tu tiens... J'ai envie de dire "Joker" ;-)

4 ans que tu grandis petit à petit et que tu nous épates par ta vivacité et ta grande force de caractère. Il faut dire aussi que cette année, tu es devenue grande sœur, tu as perdu ta place de "bébé de la famille", et sans cris sans pleurs, tu as endossé ton nouveau rôle comme si c'était celui de ta vie.

4 ans que j'essaye d'imaginer comment tu seras dans quelques années. Pour l'instant, je te vois en jeune fille rock'n'roll, cheveux teints en rose, tatouages, et guitare à la main =D Qui sait.

En attendant, continue de grandir doucement et surtout continue à nous faire rire.

On t'aime.

Maman et Papa ♥

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vendredi 11 septembre 2015

AD -1 avant la crise

Depuis ce matin mon téléphone ne cesse de sonner et de biper, mes notifications Facebook s'affolent. D'ailleurs, c'est dingue le nombre d'amis que j'ai en ce moment oO

Pas de doute, nous sommes bien le 11 septembre et je fête pour la 39ème fois ce jour 1, celui qui revient =D

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Putain 39 quoi... Ma dernière année de trentenaire. Plus que 366 jours avant le grand saut dans la quarantaine et la probable dépression qui en découlera. Et oui 366 et non pas 365, 2016 étant une année bissextile. Natif(ve) du 29 février, prépare toi, tu vas enfin pouvoir faire la teuf et souffler des bougies ;-)

C'est marrant comment chaque année qui passe fait petit à petit reculer ma limite virtuelle de la vieillitude. Enfant, nos babysitters, bien que jeunes étudiante(s) me semblaient incroyablement vieux. Jusqu'à la fac, à peu près, les personnes plus âgées que moi m'intimidaient au plus haut point (si si, je te jure). Aujourd'hui, à l'aube de mes 40 ans, je n'ai plus peur de personne, j'assume pleinement mon statut d'adulte "responsable" tout en protégeant précieusement l'enfant qui vit toujours en moi. Les saisons se succèdent, les chiffres changent, mon corps se transforme, mais mon esprit demeure. D'aillleurs, je me demande souvent comment toutes ces variables cohabiteront entre elles quand j'aurais 50 puis 60 ans. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Chaque chose en son temps. Je suis loin d'être pressée de connaître la réponse.

Pour l'instant, l'un des côtés positifs de ces années qui passent, c'est que je suis arrivée dans la fourchette où je peux tranquillement fantasmer autant sur Harrison Ford ou George Clooney que sur Kit Harrington ou encore Liam Hemsworth, sans avoir l'impression d'être une grosse détraquée. J'ai également enfin les moyens d'assouvir la plupart de mes envies. Finalement, vieillir, c'est pas si pourri que ça.

Mais bon, 39, c'est pas 40. On verra  dans quel état d'esprit je serai l'an prochain à la même date.

La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que j'espère, veux, exige de fêter ça en grand. Pas moyen qu'on ne m'organise pas une fête à tout péter. Je veux pouvoir boire et danser toute la nuit. Comprendre me bourrer la gueule pour oublier et finir à poil sur la piste de danse tout en essayant de ne pas vomir.

Et pour aider à faire passer la pillule plus facilement, j'ai décidé de tout mettre en œuvre pour me faire un auto cadeau de malade. Pour mes 40 ans je rêve de m'offrir un corps de déesse. Objectif moins 15 kilos minimum et silhouette de bombasse. Va falloir réduire drastiquement ma dose hebdomadaire de chocolat et me mettre sérieusement au sport. Mais qui ne tente rien n'a rien et je ne suis pas du genre à baisser les bras devant la moindre difficulté. J'y crois à mort ;-)

En attendant, je vais aller cuver mon Domac de ce midi et le jap de ce soir (bière comprise). C'est mon anniversaire, je fais ce que je veux.

Promis, je commence demain.

Tschuss.

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samedi 8 août 2015

A ceux qui partent, et à ceux qui restent (post déprimant et sans couture...)

On m'a souvent dit que la vie est courte, que le temps passe vite et qu'il faut savoir profiter de chaque petit moment. Facile à dire.

Tant que tu es gosse et que tu n'as pas encore conscience du caractère mortel de ton existence, c'est pas trop compliqué. Tu t'amuses, tu pleures, tu ris (comme au Pays de Candy...) sans penser au lendemain ou plutôt si, mais en te demandant avec quoi tu vas bien pouvoir jouer ou quelle nouvelle connerie tu vas pouvoir inventer. Bref, la plupart du temps, tu t'éclates.

Puis vient la période des premières disparitions familiales. Et là, tu commences à comprendre le cyle de la vie. J'avais à peu près 13 ans quand ça m'est tombé sur le coin de la gueule. Un matin, ma mère, en pleurs, nous a appris le décès de notre arrière-grand-père, le dernier qui nous restait et le seul dont je garde des souvenirs.

Depuis ce jour, je suis totalement terrorisée par l'idée que tous les membres de ma famille vont forcément y passer un jour ou l'autre. J'ai perdu presque tous mes grands-parents et le simple fait de voir s'afficher le nom de mon père ou celui de ma mère sur l'écran de mon téléphone suffit à me tétaniser. Je vis dans l'angoisse permanente et croissante d'une mauvaise nouvelle...

Et puis, comme si c'était pas assez difficile à appréhender comme ça, tu te retrouves à dire adieu à des vieux potes. Et là, c'est le drame. Ce n'était donc pas une légende. La mort n'emporte pas que les personnes âgées...

Alors voilà, malgré tout ça, malgré la peur, malgré que je saches pertinemment que ça n'arrive pas qu'aux autres, jamais je n'aurais pu imaginer que ça puisse un jour nous frôler d'aussi près, que ça puisse venir détruire si tôt cette petite famille que nous nous sommes construit mon mec et moi.

Lundi de la semaine dernière, quand il est rentré du boulot et qu'il m'a dit qu'il ne se sentait pas bien et qu'il avait très mal dans les côtes, je me suis dit qu'il avait encore dû faire un faux mouvement, qu'il avait juste réussi à se froisser un muscle en levant le bras - comme la fois où il s'est coincé le dos en se penchant pour ramasser son slip à côté du lit oO

Quand il est parti aux urgences en me laissant seule avec nos 4 monstres pile à l'heure du bain et du diner, limite j'ai râlé parce que j'allais devoir tout me taper toute seule.

Quand il m'a dit, vers 23h00 que l'urgentiste qui l'avait pris en charge avait des doutes sur son diagnostic et qu'il devait encore faire des radios et différents examens, j'ai commencé à trouver le temps vachement long et je me suis demandé comment il allait bien pouvoir réussir à aller au boulot le lendemain matin (no comment).

Quand finalement, la décision a été prise de l'hospitaliser sur présomption d'épanchement pleural, là, et seulement là, j'ai commencé à baliser.

Quand le lendemain, le docteur du service pneumologie dans lequel il avait été transféré a évoqué une éventuelle embolie pulmonaire, là j'ai carrément refusé d'y croire. Mon mec a 34 ans, c'est une force de la nature. Jamais de la vie ça pouvait être ça. Et bien si... Même les médecins se demandent encore comment ça a pu lui arriver.

Je ne remercierai jamais assez l'urgentiste, qui, dans le doute, a décidé de le garder, ni le docteur, qui, dans le doute, l'a envoyé passer un scanner pour explorer toutes les hypothèses. La combinaison de leurs compétences a littéralement sauvé la vie de mon mec, du père de mes 4 minus.

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L'un comme l'autre nous risquons de garder encore quelques temps la cicatrice de ce jour où notre vie a faillit basculer.

Depuis, je te rassure, il est rentré à la maison sain et sauf... épuisé, sous traitement, mais plus vivant, plus puissant que jamais.

Là, tout de suite, j'ai juste envie de faire comme Edouard Baer dans "Astérix Mission Cléopâtre"... j'ai juste envie de dire merci à la vie.

♥ ♥ ♥

J'avais préparé ce post il y a déjà une semaine, mais je ne l'avais pas publié, je le trouvais bâclé, sans grand intérêt. Depuis, j'ai appris une triste nouvelle, un des amis de ma sœur qu'il m'était arrivé de cotoyer ces 15 dernières années a perdu son combat contre une putain de saloperie de cancer.

Je ne peux cesser de m'imaginer la souffrance de ses proches, de sa veuve qui se retrouve soudainement seule (heureusement ou malheureusement sans enfant). Et je ne peux m'empêcher de me dire que j'ai une chance immense.

Adieu Ronan... Effectivement, la vie est courte, on va tâcher d'en profiter.

 

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vendredi 26 juin 2015

Noces de corail #3615malife

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Après le petit entracte publicitaire de la dernière fois visant à relancer la natalité sur la blogosphère (on m'a gentiment fait remarquer que mon fils était trop beau, que c'en était limite de la propagande... merci =D), je devais pensais revenir avec les fameux cadeaux d'anniv' de Julie. Caramba ! Encore raté !

Et cette fois, j'avoue tout, c'est en partie de ma faute. Ou plutôt celle de Simon. Moi, je suis parfaite. Figure toi, que malgré sa petite gueule d'ange, le petit mignon n'est quand même qu'un nourrisson d'à peine un mois et que, par conséquent, il ne fait pas ses nuits. Non mais franchement, si c'est pas scandaleux ?! Et par-dessus le marché, il a décidé de faire du reflux et de s'étouffer toute la nuit pour me garder éveillée et aux petits soins pour lui. Qu'est-ce qu'ils feraient pas ces gosses pour se rendre intéressants...

Bref, mon compteur d'heures de sommeil s'est vu amputé de quasi deux nuits complètes cette semaine. Depuis, je te rassure, j'ai repris du poil de la bête (et je ne te parle pas de mes mollets pas épilés).

J'aurais pu profiter d'avoir les yeux en face des trous pour coudre un peu (vu que je me plains en permanence de ne pas avoir le temps de m'y mettre...), mais j'avais une envie irrépressible de venir encore te raconter ma vie. Comme si t'en avais quelque chose à foutre...

Le truc c'est que mon prochain rendez-vous avec mon psy n'est programmé que pour dans deux semaines et qu'en attendant faut que je lâche du lest, surtout qu'aujourd'hui est une date un peu très particulière : c'est notre 11ème anniversaire de mariage. Alors quoi. C'est pas le 10ème. On s'en fout. Ça te fait une belle jambe et en attendant ça m'épile pas... Je devrais peut-être y aller d'ailleurs au lieu d'écrire n'importe quoi. Sauf que l'an dernier, on a carrément zappé notre anniv', ces fameux 10 ans si symboliques, pour cause de fausse couche. On n'avait franchement pas la tête à faire la teuf (t'inquiètes, je suis pas  venue te faire chialer).

Alors j'ai décidé de me rattrapper en postant ce petit article à la mémoire de cette fabuleuse journée au pays des contes de fées. Parce qu'on va pas tourner autour du pot, notre mariage, c'était un truc de ouf ! Voilà, c'est dit. C'était tellement parfait, qu'à raconter c'est super chiant. Il faisait beau, j'étais belle (si on peut pas le dire du jour de son mariage...), j'avais le plus beau mec de la terre avec moi et une Jaguar pour me conduire à la Mairie. Comment ça, je deviens bassement matérialiste ? T'en voudrais pas de Jaguar toi ? Bref c'était top. Et à 20h30, j'étais bourrée. Point final.

Et là tu te demandes "Mais qu'est-ce qu'elle vient nous emmerder, si en plus elle a rien à raconter ?" Eh bien, figure toi que si, j'ai des choses à dire. Mais pas concernant le jour de notre mariage. Ça, on a fait le tour. Mais sur mon enterrement de vie de jeune fille. Et ça, je peux t'assurer, que ça a été infiniment plus rock'n'roll ! Heureusement qu'on invite pas les parents et les grand-parents dans ces moments-là. Je te raconte pas la honte.

Bon, tu connais le principe de l'enterrement de vie de jeune fille? Tes témoins t'organisent une "dernière" teuf de célibataire à laquelle sont conviées toutes les filles invitées au mariage. C'est là que tu pries pour avoir choisi les bons témoins et pas te retrouver à vendre du PQ sur les Champs-Elysées un dimanche après-midi ou sur les genoux d'un chippendale, beurk. En ce qui me concerne, j'avais limité les risques en prenant ma sœur et mon frère. Forcément, mon frère, le pauvre a raté ce grand évènement. Mais d'un autre côté, il s'est tapé l'enterrement de vie de garçon de mon chéri. Et apparemment, il y a eu du lourd ce soir-là aussi.

Donc, en mettant ma sœur aux commandes, je savais d'ores et déjà que j'écartais tout risque de strip tease (je trouve ça dégueu) et d'humiliation publique. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle fasse aussi fort et qu'elle aille aussi loin dans sa connaissance de mes goûts. Franchement, j'ai passé l'une des meilleures soirées de ma vie. Mais encore ?

La soirée s'est déroulée en trois parties. On a d'abord commencé soft dans le jardin de mes parents avec un petit barbecue et quelques alcools (toujours avec modération... bien sûr). Bref, à la bonne franquette. Pas de resto qui coûte cher, et au bout d'une heure, j'étais bourrée. Ça démarrait plutôt bien.

Puis, on m'a bandé les yeux et jetée mise dans une voiture (ou l'inverse, je ne me souviens plus), direction inconnue, vers l'infini et au-delà... Je souçonne la conductrice d'avoir fait des détours pour arriver au lieu de rendez-vous afin que je ne devine pas où nous allions. Mais j'étais bien trop occupée à me concentrer pour pas attrapper mal au cœur pour essayer de deviner quoique ce soit. Arrivées à bon port, l'alcool (la bière, je ne bois que de la bière... voire du champ') ingéré quelques lignes plus haut avait fait son chemin jusqu'à ma vessie. Il y avait urgence, mais mes kidnappeuses m'ont annoncé qu'il n'y avait pas un WC à la ronde et que je devais encore garder mon bandeau sur les yeux. Qu'à cela ne tienne, j'ai fini par faire pipi entre les portières de la voiture. Il paraîtrait même que ce moment a été immortalisé en argentique... Est-ce que tu sens le virage vers la classe qu'est en train de prendre ce récit ? Ensuite j'ai été guidée jusqu'à l'endroit où j'ai pu enfin découvrir où nous étions. Et là, excellente surprise ! La deuxième partie de la soirée allait se dérouler dans le bois qui nous servait de lieu de rendez-vous avec les potes. 

On m'a expliqué que j'allais devoir réussir des épreuves, tel Astérix et ses 12 travaux (Hercule, ça faisait trop sérieux..), pour gagner des accessoires... La première s'est déroulée sur le terrain de foot. J'ai dû enfiler une paire de baskets taille 44 pour essayer de mettre des buts. Je te laisse imaginer la  galère. Tout ça pour me retrouver affublée d'un magnifique voile en rideau. Le top. Les psychopathes qui me détenaient m'ont ensuite menées à un des espaliers du parcours santé. Tu sais les espaliers, ces espèces d'échelles dont j'ignore parfaitement l'utilité. Le sport et moi ça fait plein. Celui-ci était spécial puisqu'il formait comme une cage... Là, on m'a demandé de danser. Comme je l'ai dit, j'avais un coup dans le nez. Donc quand tu me demandes de danser, qui plus est dans un truc qui ressemble à une cage, ben faut t'attendre à ce que ça dérape. Fatalement, j'ai commencé à me désaper sous les rires et les regards désepérés de mes copines. J'entends encore ma cousine se bidonner. Je te rassure (ou pas), elles ne m'ont pas laissé aller bien loin. C'est ansi que j'ai enfin eu l'honneur d'arborer une magnifique jarretière. Trop happy... Enfin, on m'a trainé jusqu'à une aire de jeu pour enfants sur laquelle se trouvait une espèce de bateau en bois. Et là, j'ai dû rejouer ma version de Titanic... Il existe une vidéo de ce merveilleux moment qui pourrait me valoir un Oscar mais je préfère rester humble (et surtout, c'est pas moi qui l'ai). Grâce à mes dons innés de comédienne, j'ai enfin pu mettre la touche finale à ma tenue de promise : le maquillage. En gros, on m'a filé du rouge à lèvres, du fard à joues et du fard à paupières et on m'a demandé de me maquiller dans le noir. Et oui, tu as deviné, il y a aussi des photos du résultat. Dommage, je ne sais pas où elles sont ;-)

Pour le coup, c'est vraiment con, parce que je n'ai réellement aucune image de ces précieux moments. Mais j'imagine que tu as bien compris le concept, et que tu peux aisément imaginer avec quelle classe je suis ressortie de ce bois. Je crois que Zézette à côté, c'était Julia Roberts. C'est certainement ce qu'ont dû se dire les gens qu'on a croisé en allant sur le lieu de notre troisième partie de soirée, qui n'était autre que l'appart de mon beauf et sa copine. Là, rien de notable, si ce n'est que je me suis une fois de plus ridiculisée en mélangeant champagne et karaoké (sans modération cette fois-ci).

C'est ainsi que ma sœur m'a raccompagné chez moi au petit matin. Complètement beurrée mais ravie. Pour clôre ce chapitre peu reluisant, mais tellement drôle, sâches que j'ai mis un certain temps à monter les trois étages pour arriver à notre appartement et que je n'ai jamais réussi à trouver mes clés. J'ai dû sonner pour que mon chéri vienne m'ouvrir. Je te laisse imaginer dans quel état il m'a trouvé en ouvrant la porte... J'ai quand même sagement attendu d'être couchée avec une bassine pour commencer à vomir. Bourrée mais digne. Il m'a ensuite fallut deux jours pour m'en remettre. Mais franchement, j'ai vécu le meilleur enterrement de vie de jeune fille de tous les temps ! Thanks sista !

Après cet épisode, mon chéri n'ayant pas renoncé à notre union, eut lieu la noce. Les invités en ont certainement plus de souvenirs que moi. Mais une chose qui est sûre et dont je me souviendrais toute ma vie, c'est que j'avais à mes côtés le plus beau et le plus merveilleux des mecs. 11 ans plus tard, il est toujours là et à part nos 4 minis nous, il n'y a pas grand chose qui ait changé. Il est toujours aussi merveilleux, attentionné et romantique.

Joyeuses noces de Corail mon Doudou ♥

Et comme je te sens frustrée de cet article sans images, je te laisse avec quelques unes de nos photos de mariage. Il y pas à dire, on était beaux. C'est toute la magie de l'amour et des photographes professionnels ;-)

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Amour et confettis sur toi !

Tschuss.

 

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vendredi 19 juin 2015

Les 10 ans de Julie #1 - la teuf

Yo ! Décidément, j'aime bien cette entrée en matière ;-) C'est top classe, comme moi quoi...

Aujourd'hui, je vais te parler de la petite fête que nous avons organisé, mon chéri et moi, pour les 10 ans de Julie. P****n, 10 ans... Je m'en remets toujours pas. Passons... Je préfère te prévenir tout de suite pour t'éviter un choc psychologique, il ne sera fait mention à aucun moment de notre côté #parentsindignes, même pas la moitié du quart d'une seconde. Bien au contraire. Cet article, ainsi que le suivant, seront des odes à notre perfection et à notre sens de l'organisation. Prépares toi à avoir des complexes (ou pas). Moi je n'en ai aucun pour affirmer que sur ce coup-là, on a tout déchiré. L'espace d'une demi journée, on a été les meilleurs parents du monde, rien que ça.

Je ne sais pas si tu te souviens, mais il y a un peu plus d'un mois, je te disais que je n'en pouvais plus de cette grossesse, mais qu'il fallait que je tienne au moins jusqu'à la fête d'anniversaire de Julie. Et pour cause. Déjà, il n'y avait pas moyen que je ne sois pas là pour fêter cette date si importante avec ma grande. Je sais bien que je n'aurais pas eu le choix. Mais je crois très fort au pouvoir du mental et j'étais persuadée que je n'accoucherais pas si je ne l'avais pas décidé. Je ne sais pas si j'ai vraiment eu raison. Toujours est-il que Simon n'a pas pointé le bout de son nez ce jour-là. On peut d'ores et déjà affirmer que ce môme n'est pas contrariant. Et puis ça faisait un bon mois que je préparais cet évènement : cadeaux, idées de gâteau, d'activités, etc... Je n'avais rien laissé au hasard. Je voulais vraiment marquer le coup. Que ça soit inoubliable. Et je crois qu'on a réussi à 200%.

Pour la première fois, on a essayé de structurer la fête autour d'un thème. D'habitude, mon mec fait un gâteau, voire organise une chasse au trésor, et basta (tu remarqueras que j'ai écrit "mon mec"... Il est formidable c't'homme là). Bon, c'est déjà pas si mal tu me diras, mais dans le cas présent, on voulait vraiment mettre la barre plus haut. On a donc orienté négocié avec Julie pour trouver un thème sympa. Et finalement, on s'est arrêté sur celui de l'arc-en-ciel. Un thème bien bateau mais qui ouvre des possibilités infinies et qu'on s'est fait un malin plaisir de décliner à toutes les étapes de la fête.

Tout d'abord, qui dit teuf, dit déco. Ça faisait un moment que je voulais faire des guirlandes de fanions pour égayer un peu l'appart. C'était l'occasion rêvée. Je me suis amusée à chercher dans mes chutes de tissu de quoi en réaliser plusieurs. Tu remarqueras en regardant les photos qui vont suivre que nos arcs-en-ciel ne comportent que 6 couleurs. J'ai délibérément "oublié" l'indigo, trop chiant. J'ai donc commencé par découper 72 triangles que j'ai ensuite assemblé deux par deux, pour au final me retrouver avec 6 arcs-en-ciels. Sur les indications de Julie, je les ai répartis en trois afin de faire trois guirlandes de tailles différentes : une avec un seul arc-en-ciel, une avec deux et une dernière avec trois. Comme je ne m'y suis prise que le lundi pour le mercredi, et que je n'ai pas cousu que ça, la dernière guirlande a été achevée 15 minutes après le début de la fête alors qu'il ne manquait plus qu'une petite invitée. C'est passé totalement inaperçu. 1 point pour la déco.

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Forcément, qui dit fête, dit aussi table de fête. On a donc recouvert la table du salon avec une nappe blanche et on a laissé nos enfants se charger de la décorer. Et comme tu peux le constater, il se sont bien lâchés. Autant te dire que j'ai conservé la nappe bien précieusement. Je précise que c'est véritablement un travail collectif, même Émilie y est allée de son petit coup de feutre. Tu peux d'ailleurs apercevoir ses gribouillis artistiques sur la deuxième photo. Les petites fleurs ont été dessinées par Camille. Le reste est bien évidemment l'œuvre de Julie.

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Et puis pour coller au maximum avec le thème du jour, nous avions acheté divers éléments de différentes couleurs. J'ai même poussé le vice en demandant à mon chéri de trier les bonbons ;-) Encore 1 point.

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L'ambiance mise en place, il ne restait plus qu'à occuper nos nénettes, 9 en tout quand même, sans compter Camille et Émilie... Au départ, Julie voulait une énième chasse au trésor. Elle l'avait même annoncé dans son carton d'invitation. Mais voilà, ça, c'est vraiment le truc que je ne gère pas, et mon chéri n'était pas très inspiré. Par contre, ça faisait quelques temps déjà que Julie réclamait à son père de la laisser jouer à un de ses jeux de rôle... Fille de geek... Mais l'occasion ne s'était encore jamais présentée. C'est ainsi qu'en ce mercredi après-midi, mon mec s'est improvisé Maître de Jeu pour 9 jeunes novices. Et je peux te dire qu'il a assuré grave, et que moi, je me suis bien marrée.

D'ailleurs je le laisse te conter cette passionnante aventure. Je te reprends après ;-)

"Les aventurières revenaient d'une mission périlleuse aux confins des royaumes oubliés.
Elles arrivèrent dans la première auberge du pays, à la frontière, et constatèrent que tout le monde était gris, que le ciel était gris, que le sol était gris, bref que tout était gris.
L'archère décida de tuer tout le monde car elle pensait qu'ils étaient tous des zombies mais finalement ses amies l'en dissuadèrent.
La magicienne, spécialiste des sorts de soins, pensa que le problème pourrait provenir d'un dragon nichant non loin de là, elle l'avait lu dans un livre appelé Pifus Gadjetae.
Elles trouvèrent une grotte, très sombre et très humide.
Au fond de cette grotte se trouvait l'antre du dragon rouge, endormi sur son trésor.
Les aventurières essayèrent d'avancer discrètement lorsque l'archère, décidément bien belliqueuse, décocha une flèche en pleine gorge du dragon.
Celui-ci, fou de rage, cracha un geyser de feu sur les héroines qui s'enflammèrent toutes plus ou moins.
La magicienne réussi à guérir ses amies qui partirent à l'assaut de la montagne d'écailles.
Seulement l'humidité était telle qu'elles glissèrent sur le sol, offrant un spectacle pitoyable qui fit rire à gorge déployée un lutin de passage (oui ils ont le droit de passer dans la grotte, en échange ils jettent les poubelles et racontent des histoires pour s'endormir).
Dans une position désespérée, les aventurières finirent par se dire que si le dragon était en colère, s'était finalement sûrement de leur faute et elles décidèrent de le soigner.
Le dragon, reconnaissant, leur expliqua qu'il était en fait une Dame d'un certain rang et qu'elle avait dû avaler un arc-en-ciel afin de pouvoir pondre son oeuf.
Les aventurières créèrent un puissant sortilège permettant de récupérer les couleurs sans blesser le bébé.
Une fois le sort lancé, la coquille se fendit et apparut un magnifique bébé dragon de toutes les couleurs !"

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Tu peux apercevoir sur la table, à côté du gâteau, la feuille sur laquelle les aventurières avaient écrit la formule magique qui devait libérer l'arc-en-ciel. Pendant qu'elles jetèrent le sort à tour de rôle, le MJ, mon mec quoi, déposa le gâteau sur la table et quand elles eurent fini, il demanda à Julie de souffler les bougies afin de sceller le sort.

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Et vint le moment fatidique où l'œuf de dragon éclos...

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...et dévoilà toutes les couleurs de l'arc-en-ciel disparu.

Et là t'imagines tous les mômes autour de la table crier "OH ! AH ! Mais comment t'as fait ça ?" Mon mec s'est transformé en dieu magicien en deux secondes trente. Elles n'en revenaient pas. J'ai adoré ce moment. Il fallait vraiment voir leurs têtes et les étoiles dans leurs yeux ;-) Tu peux d'ailleurs voir le sourire de Julie sur la photo suivante ainsi que ses deux copines les mains devant la bouche, en totale admiration ;-) Au moins 1000 point pour le gâteau et pour mon mec.

Et je t'avoue, que moi-même, j'étais assez ébahie. Parce que non content d'avoir fait jouer les filles, il est également l'auteur du gâteau. Une vraie perle.

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De mon côté, je me suis chargée de la partie activité manuelle qui a suivi le gâteau et les cadeaux. J'avais prévu un petit atelier peinture sur tote bag. N'ayant trouvé aucun tote dans le commerce, je me suis lancé comme défi de les coudre. Pour ce faire j'ai utilisé le tuto simplissime de Charlotte, ici. J'ai juste revu les dimensions à ma convenance. Au début de la fête, j'avais donc préparé 9 sacs. Ne manquaient plus que les anses et les boutons pressions pour les fermer. J'ai laissé le choix à toutes les filles et fini de préparer tout ça pendant qu'elles jouaient les aventurières.

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Puis on leur a distribué peinture et pinceaux, et elles ont pu laisser libre cours à leur imagination créatrice.

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Tu remarqueras que Julie, dans l'effervescence, s'est plantée en écrivant son prénom. On ne s'en est rendu compte que quelques heures plus tard. Je te montrerai la prochaine fois comment elle a rectifié son erreur.

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Chacune a ainsi pu repartir avec un souvenir.

Au final, on n'a pas vu le temps passer. Il n'y a eu aucun temps mort pendant cette fête et les filles se sont éclatées. Il paraitrait même qu'il s'est dit dans la cours de récré que c'était le meilleur anniversaire auquel elles avaient assisté. Pari gagné ;-)

L'histoire ne s'arrête pas là, mais je n'ai aucune photo de cette partie de la fête. Il faudra me croire sur parole. Comme c'était ses 10 ans, date exceptionnelle, et qu'elle nous le réclamait depuis pas mal de temps, nous avons accepté qu'elle fasse, en plus, une soirée pyjama. Ce qui fait qu'après le départ d'une partie des copines, il nous en est resté 3 pour la nuit...

Alors, c'est qui les meilleurs parents du monde ?

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Je crois que ça va suffire pour aujourd'hui. Je vais te laisser un peu de temps pour arrêter de nous détester ;-) La prochaine fois, je te montre les cadeaux home made que ma grande a reçu - le jour même s'il-te-plaît !

Allez tschuss !

 

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vendredi 29 mai 2015

#bébésimontoutmignon ou le récit d'une naissance (encore) pas comme les autres (post à double ou triple RTT)

Après l'article de la dernière fois qui souhaitait un joyeux anniversaire à Julie (merci pour tes vœux d'ailleurs), j'avais prévu de te présenter une petite bête au crochet. Je m'étais une fois de plus sacrifiée en prenant le risque de m'allonger, telle la baleine échouée sur le rivage, pour t'en prendre quelques jolis clichés. Mais voilà... manque d'inspiration, manque d'envie... ça commençait à sentir sévèrement la fin de cette grossesse que tu auras pu suivre de manière assez régulière au fil de ces pages.

Ce n'est donc pas d'une petite bête crochetée que je suis venue te parler aujourd'hui, mais bel et bien du dernier né de notre dynastie.

C'est avec une immense joie que je te présente Simon, né le vendredi 22 mai à 5h55. 51 cm pour 3,990 kg. Une bonne grosse dinde fourrée à l'amour ♥

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Bon, maintenant que tu as bien reluqué la petite gueule d'ange de mon petit namoureux, on va pouvoir passer à la deuxième partie du pourquoi de cet article : le comment. Je te préviens tout de suite, si les récits d'accouchements te soulèvent les tripes, si tu zappes systématiquement quand tu tombes sur "Baby boom" à la télé, passe ton chemin et rends toi directement à la photo du petit doudou crocheté un peu plus bas. Et ouais, j'ai quand même réussi à glisser une petite bête au crochet dans ce post. Je suis vraiment trop balèze. Sinon, attaches ta ceinture. Sensations fortes garanties.

Tout d'abord, je m'excuse d'avance de te dévoiler ainsi une partie de mon intimité, mais tu l'auras compris, si tu me suis régulièrement, je n'ai pas grand chose à cacher... J'aime parler, partager, raconter ma vie, surtout quand il s'y passe des évènements inoubliables et rocambolesques. De plus, j'ai déjà annoncé la couleur sur instagram et facebook, et certaines m'ont expressément demandé de leur faire le récit. Plutôt que de pondre des réponses personnalisées, je préfère en faire profiter tout le monde ;-) Ne me remercie pas tout de suite... Et puis, je me dis aussi que mes expériences pourraient très bien aider d'autres mamans. Tu vas vite comprendre pourquoi.

Au départ, je ne voulais te raconter que la naissance de Simon, mais en y réfléchissant, je me suis dit que cette histoire complètement folle ne pourrait prendre tout son sens qu'en commençant depuis le tout début, c'est-à-dire à la naissance de Julie, il y a 10 ans.

Il y a 10 ans donc, j'attendais notre #joliejuliepresqueparfaite. J'avais été arrêtée vers 6 mois de grossesse pour risque d'accouchement prématuré avec comme consigne de me reposer au maximum et de passer le plus de temps possible allongée dans mon lit. Autant te dire que le niveau de mon activité physique s'en est retrouvé réduit au minimum (et j'étais déjà pas une grande sportive dans l'âme...). Résultat des courses : + 30 kilos ! Une dizaine de jours avant le terme, la fatigue, mon état physique ainsi que l'impatience m'ont poussé à demander à la sage femme qui me suivait à domicile deux fois par semaine si elle avait pas un "truc" pour accélérer la venue de notre Princesse. Je me suis donc retrouvée un jeudi après-midi à m'enfiler un cocktail à base d'huile de ricin, d'huile essentielle de verveine et de champ' (ben quoi, elle avait dit une boisson gazeuse...). Dans la nuit, j'ai été prise de douleurs abdominales mais j'ai mis quelques heures à comprendre que ces douleurs étaient des contractions et qu'il fallait partir le plus vite possible à la mater. J'ai donc appelé ma mère, mon chéri n'ayant pas encore son permis de conduire... No comment. Descendre les deux étages a été une véritable torture. Les 2 kilomètres en voiture, un cauchemar. J'ai cru 100 fois accoucher sur la banquette arrière... Arrivés à destination et pris en charge par l'infirmière de garde, j'ai eu le droit à la question de base : "C'est votre premier enfant ?" Forcément, j'ai répondu oui. Ce qui a entraîné : "Bon, on a le temps. La sage femme ne va pas tarder à venir vous examiner"... Euh, ok. Sauf que moi, je serrais les dents et les fesses, et à chaque nouvelle contraction je devais me retenir de pousser. Mais bon, comme c'était mon premier enfant... Au bout d'une demi heure à dire à mon mari que je n'allais pas tenir longtemps, la sage femme est enfin arrivée. Même série de questions. Mêmes réponses. Elle a quand même fini par m'examiner, et oh surprise ! elle m'a annoncé qu'il allait falloir y aller, que j'étais prête. Sur le coup, je l'aurais bien étranglée, mais j'avais encore un peu besoin d'elle. Je me suis donc retenue. A partir de là, mes souvenirs demeurent très flous. Je me souviens d'avoir poussé, pas bien longtemps. Je n'ai le souvenir d'aucune douleur. Juste un grand soulagement après qu'on m'ai posé ma fille sur le ventre. Et mes premiers mots, noyés de larmes : "Putain de merde". Je ne voyais rien de plus approprié sur le coup... Puis ma "détresse" à l'annonce des pauvres 2,790 kg dont je venais de me libérer. Plus que 27 kilos à perdre ! Youpi oO

Bref, à partir de ce jour-là, je me suis jurée qu'à la moindre douleur, je partirai fissa à la mater, ça m'éviterai d'accoucher dans mes toilettes. Tu vas bientôt pouvoir mesurer toute l'ironie de cette phrase...

Pour Camille, deux ans plus tard, j'ai eu la chance de perdre les eaux dans mon sommeil. Réveillée par cette sensation fort agréable de m'être pissée dessus, j'ai de nouveau demandé à mon chéri d'appeler ma mère... Toujours pas de permis. Cette fois, mon père l'accompagnait, il fallait bien quelqu'un pour veiller sur Julie. Arrivés à la mater, j'ai été rapidement installée en salle de naissance. Puis l'attente a commencé. Les contractions étaient supportables mais malgré mes réticences envers la péridurale, je me suis dit que je m'offrirai bien le luxe de voir ce que ça faisait que de ne pas souffrir. Inutile de préciser que vue la rapidité de la naissance de Julie, je m'en étais passé. Donc, j'ai demandé cette foutue péridurale. Il faut savoir qu'avant de te piquer on te fait passer 1 litre de sérum phy pour bien te nettoyer de l'intérieur. Autant te dire que j'avais peu d'espoir. Mais qui ne tente rien n'a rien comme on dit. La suite des évènements m'a donné raison, mais pas de la manière que j'avais imaginé. J'ai soudain été prise d'une violente contraction qui ne voulait pas s'arrêter. Dans le langage médical on appelle ça une hypertonie, et ça fait un mal de chien. Si tu as déjà accouché et que tu t'es déjà demandé pourquoi la nana dans la salle d'à côté gueulait comme un cochon qu'on égorge. Ben peut-être qu'elle était en train de se taper une bonne vieille hypertonie des familles. Un vrai kiff. Forcément on a bipé la sage femme, qui a bipé le gynéco de garde. En 3 secondes on est passé de 3 à 10 dans la salle. On m'a mis des trucs un peu partout sans rien nous expliquer. Puis j'ai entendu le mot césarienne. Je me suis entendu crier "Non, pas de césarienne !" Deux secondes plus tard je poussais sur une contraction. Personne n'a rien vu, sauf mon mari qui a dû leur signaler que c'était trop tard, qu'il était déjà là. Problème réglé. Une poussée, un bébé. Championne du monde... Mais je te raconte pas les ravages. Une vraie zone de guerre après un bombardement. Je te passe les détails.

Dans cette histoire, mon chéri a perdu 5 années d'espérance de vie. J'avoue avoir vécu une des plus grandes peurs de toute ma vie. Les suivantes ont d'ailleurs été, en grande majorité, provoquées par Camille lui-même. A croire que ce gosse est né pour nous foutre les jetons. On ne savait pas encore, bienheureux que nous étions, qu'on pouvait mettre la barre encore plus haut.

Puis est arrivée Émilie. Après une fin de grossesse sous haute tension - mon gynéco au bord de la retraite, n'ayant rien trouvé de mieux que de rater la dernière écho et de se planter dans les mesures de 2 mm par-ci, 2 mm par-là... Ce qui nous a valu de nous faire engueuler à l'hopital quand on a refusé catégoriquement le déclenchement en urgence sans une écho de contrôle. Echo que nous avons fini par obtenir et qui a révélé les erreurs de mesure dont je t'ai parlé précédemment, et qui nous a permis d'éviter le déclenchement. Quelques jours plus tard, même scénario que pour Camille. Perte des eaux en pleine nuit. Départ pour la mater conduite par mon chéri cette fois-ci, enfin en possession du précieux papier rose ;-) Et à partir de là, rien à dire. Totale maîtrise des contractions, refus de péridurale, en mode warrior de l'accouchement. Après moins de 3h en salle de naissance, je fais appeler la sage femme. Je m'installe, je demande si je peux commencer à pousser pendant qu'elle fini de se préparer. "Pas de problème, allez-y" qu'elle me répond. Je me concentre, je pousse, et là j'entends l'auxiliaire de puer qui l'interpelle et lui dit "Laisse tomber, je vois des cheveux". 30 secondes plus tard, j'avais ma fille dans les bras. Problème réglé. Une poussée, un bébé. Championne du monde... Et cette fois, totale maîtrise ! J'ai même reçu les félicitations du jury ;-)

J'espère que tu as remarqué que plus ça va, plus ça va vite. Et que je suis plutôt douée pour gérer les signaux d'alerte de mon corps.

Et c'est là que les circonstances incroyables de la naissance de Simon prennent tout leur sens. Tu prends les trois récits précédents (excepté l'hypertonie et la menace de césarienne), tu mélanges, tu secoues, et c'est tipar ! Cette fois-ci, pas de perte des eaux, mais des sensations génantes dans le bas du dos, qui se sont amplifiées toute la soirée et en début de nuit. Afin d'éviter d'arriver trop tard, je prends le risque de partir trop tôt. Arrivés à la mater, il y a déjà deux autres futures mamans en salle d'attente. Après avoir annoncé que c'était notre quatrième, on me prend directement... Désolée Mesdames... Après examen, on nous installe directement en salle de naissance. Et rebelote, comme la fois précédente, on attend. Sauf que cette fois, au lieu de me laisser tranquille gérer sur le ballon, je me retrouve statique avec un monito. Au bout d'une demi-heure, tout va bien, monito parfait, ça contracte, j'ai enfin le droit à mon ballon. Au bout d'une petite heure, je commence à me dire que la péri, ça serait pas mal. C'est franchement gérable, mais bien pénible quand même. Mais mon chéri me rappelle que de toute façon ça sera trop tard, et qu'il m'a connu bien plus courageuse. Il a pas tort. Je suis une warrior ! La sage femme revient. Après examen, elle estime qu'on a encore le temps, re-monito. Je m'endors, les contractions se raréfient... Ah bah non, je vais pas rester là des heures ! Faut pas déconner. Ça se réveille. De bonnes vagues bien douloureuses avec sensations de poussées. Je le signale à la sage femme et je lui demande de vérifier où on en est. Toujours 6 cm et pas de rupture de poche, on a le temps... J'insiste quand même sur la sensation de poussée, mais non, on a le temps... Je demande donc à aller aux toilettes. Mon chéri m'accompagne. A peine entrée dans la cabine, je suis prise d'une contraction que j'arrive à peu près à maîtriser. Je m'assois, et là, tout s'accélère. Attention, récit rapide et brutal : je perds les eaux d'un coup et je sens que le bébé arrive oO Je crie à mon chéri d'aller chercher quelqu'un. Il courre dans le couloir pour appeler une sage femme. Je le rapelle en lui disant que c'est trop tard. Et effectivement, il a eu juste le temps de mettre ses mains pour réceptionner son fils. Sur ce, toutes les sages femmes de garde, ainsi que les auxiliaires de puer débarquent. L'une d'entre elle, prend le relai de mon mari et récupère notre fils. Même pas de poussée, un bébé. Championne du monde... Mon mari a encore perdu 5 années d'espérance de vie et moi je me suis tapée la pire frayeur de toute la mienne. Et je te raconte pas le champ de bataille. Mais j'ai quand même reçu le prix spécial du jury ;-)

Au bout du compte, tout est bien qui fini bien. Mais on a eu chaud quand même. Alors si je n'ai qu'un conseil à donner à toutes les futures mamans qui me lisent ou me liront, c'est de surtout toujours se faire confiance. Votre ressenti et votre instinct sont toujours les meilleurs. Personne d'autre ne peut savoir mieux que vous ce qui se passe dans votre corps. Ne surtout pas hésiter à insister, ce que j'aurais dû faire... Mais finalement, ça aurait été moins "drôle" ?!

L'an dernier, en réalisant que j'étais tombée enceinte quasiment 10 ans jour pour jour après être tombée enceinte de Julie, j'y ai vu un joli symbole. Une manière de boucler une jolie boucle. 10 ans, 4 enfants... Un rêve devenu réalité. Avec en plus la chance inouïe d'obtenir une parité parfaite en alternant fille, garçon, fille, garçon. Et finalement, cet accouchement complètement incroyable aura été un peu comme le bouquet final de notre feu d'artifice. Et puis, s'il fallait tout revivre pour obtenir ces quatre êtres merveilleux, je ne changerais pas une seconde pour tout l'or du monde.

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Allez, trêve de conneries ou tu vas finir par oublier que ce blog est un blog où on parle couture, tricot et crochet.

Quelques jours avant la naissance de Simon, j'ai été prise d'une envie irrépressible de crocheter un Gudule du livre Tendre Crochet de Tournicote. Je crois qu'après le petit lapin que je t'ai présenté il y a peu, ça doit être le doudou que j'ai mis le moins de temps à crocheter et surtout à assembler dans la foulée. Au départ, je ne savais pas trop pour qui je le faisais. Et comme j'étais partie sur des rayures roses, je ne l'avais pas instinctivement destiné à Simon. Et puis une remarque sur instagram m'a fait réaliser que finalement, même avec du rose, il serait parfait pour mon fils. J'ai introduit du bleu pour garder un équilibre mixte. Et voilà le travail. Je suis raide dingue de ce doudou. J'ai envie d'en crocheter à la chaîne. Et j'ai hâte que Simon lui fasse des câlins.

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Patron : Gudule dans Tendre crochet de Sandrine Deveze alias Tournicote à cloche pied

Fournitures : coton Esterel (Pinguoin) coloris étain, ricco rose et bleu, yeux de sécurité Fifi Jolipois.

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Et pour fêter la naissance de son neveu, ma belle-sœur nous a offert LE protège carnet de santé. J'admire l'appliqué du prénom, moi qui déteste faire ça. Merci Tatie Delphine ;-)

Protège carnet de santé Simon Delphine (2)

Protège carnet de santé Simon Delphine (3)

Il est pas magnifique mon fils ??? ♥ ♥ ♥

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En plus, j'ai une baby sitter gratos à domicile ! La grande classe. Tu la vois la fierté de la grande sœur ? Sérieusement, si elle pouvait l'allaiter, elle le ferai.

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Bon, je te laisse. Faut quand même que je pense à dormir un peu pour rattapper les heures de sommeil perdues, si seulement c'était possible.

Merci d'avance à toutes celles qui auront lu ce récit jusqu'au bout.

Allez, tschuss. Et la prochaine fois, promis, ça sera plus court.

 

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