Voilà à peine plus d'un an que j'ai pris mon courage à deux mains et que je me suis lancée dans la confection de vêtements. Avant cette date, tu peux vérifier, je me contentais de petits accessoires et de tricots. Un an et des poussières, et que de chemin parcouru, que d'obstacles surmontés. Certes, il me reste encore pas mal de choses et de techniques à apprendre, mais je t'avoue que j'ai nettement moins peur qu'avant. Comme on dit chez moi "j'ai grave pris la confiance" ;-) Tellement que j'ai enfin osé ressortir mon tout premier projet couture laissé à l'abandon en pièces détachées dans ma panière à en-cours.

A mes tous débuts (genre je suis une vieille pro/peau à qui on ne l'a fait plus), j'avais craqué sur la collection d'été de Lou and Me, et plus particulièrement sur la robe Méhonia. D'une, parce que c'était vraiment trop joli (et ça l'est toujours). Deuz, parce que c'était du PDF, donc rapide à acquérir (j'ai pas tellement la patience de poireauter devant ma BAL). Et troiz ça avait l'air facile. Et le fait est que, finalement, ça l'est facile. Mais sur le coup devant les explis et mes morceaux découpés, ben ça a été le trou noir. Il faut dire aussi qu'à la base, ce patron devait faire l'objet d'un double duo-défi avec ma copine. Mais voilà, nous sommes toutes deux tombées dans un time warp, et les obligations de la vie ont fait que finalement ma cop's n'a pas pu me suivre dans ce délire. Et pour en rajouter, j'ai flippé à mort rien qu'à l'idée de surfiler mon tissu à la MAC tellement il est fin (et bien évidemment pas de surjetteuse à cette époque). De ce fait, après avoir découpé les pièces pour faire une taille deux ans à mon mini moi, j'ai un peu mis le projet de côté (genre dans un sac plastique et hop, aux oubliettes...). Là, on se situait à peu près en avril de l'année dernière, hum hum...

J'y ai repensé de temps en temps pendant toute l'année écoulée, à chaque fois que je me cherchais un nouveau projet ou quand je rangeais mon "petit" espace (qui s'agrandit de mois en mois en annexant de plus en plus la cuisine...). Mais j'avais toujours une bonne raison de le laisser là où il était : c'était plus la saison, ça serait trop petit, non non j'ai trop peur... Bref, plein de trucs hyper crédibles.

Et puis, il y a deux semaines, après avoir cousu la chemisette de ma grande, je me suis dit "allez, hop, on y va, en route pour l'aventure !" En vrai, j'avais réussi, grâce à l'aide précieuse d'une copinaute à régler ma surjetteuse pour faire de jolis surfils sur les tissus fins. C'était le moment où jamais de m'y mettre. Toutes les conditions requises étaient au rendez-vous : le soleil, la surj, Mars en Vénus, et le Taureau dans le Capricorne (je sais, c'est dégueulasse)... La seule inconnue restant juste de savoir si ça n'allait pas être trop petit. Je te rappelle que j'avais coupé en deux ans pour ma tornade de 18 mois... Le temps passe et les enfants grandissent, ben ouais. Forcément, le deux ans sur ma tornade de deux ans 1/2, j'avais le droit d'avoir des doutes. Allez, je lève le suspens tout de suite. On va dire que pour l'an prochain, même pas en rêve, mais pour cet été ça va le faire. Faut juste pas oublier de la faire passer par les pieds (parce que par la tête, c'est sûr, ça craque...).

Sinon, que dire du patron et de la réalisation. Ben pas grand chose en fait. Ça roule tout seul (facile à dire avec l'expérience). Il y a plein de petits détails qui donnent tout son charme à cette jolie robe. J'ai adoré la coudre, et je pense très certainement faire la version top à basques à Julie (si celle-ci me le permet...grr...ces gosses...). Seule modification au patron, je n'ai pas mis de rubans sur le devant. Connaissant la bête, je savais que ça serait source d'ennuis à la longue. A l'époque où j'ai coupé, c'était surtout pour l'empêcher de les machouiller. Aujourd'hui, ça m'évite de refaire le noeud toutes les dix secondes parce que Mademoiselle trouve rigolo de jouer avec... Et j'ai également opté pour un biais à cheval en guise d'ourlet, afin de ne pas raccourcir la robe et casser un peu le côté uni (même si plein d'étoiles) du tissu. Et ça rigidifie un peu le bas de la robe, et ça, j'aime beaucoup !

Je te laisse juger sur pièce, mais moi, c'est clair, je suis totalement in love ♥ La preuve, l'avalanche de photos. J'ai été totalement incapable (en tout lucidité) de faire le moindre choix entre tous mes clichés. J'en ai retiré quelques uns, je te livre le reste en vrac.

Méhonia Emilie (1)

Patron : Méhonia de Lou and Me

Fournitures : Première étoile lavande Motif Personnel (pas 100% coton, à repasser pas trop chaud sinon ça fond), tissu issu d'une box toujours de chez Motif Personnel, et biais du marché.

Méhonia Emilie (3)

Méhonia Emilie (6)

"Allez, tourne chérie, montres moi ton dos" ♥ Une poseuse née, c'te gosse !

Méhonia Emilie (8)

Méhonia Emilie (10)

Méhonia Emilie (11)

Et sans le tish, vu qu'on a le droit à un peu de canicule, autant en profiter. Le seul hic, c'est que c'était en sortant de la garderie où Mademoiselle s'était tranquillement craché du dentifrice dessus... La preuve que c'est également une robe à vivre ;-)

Méhonia Emilie (18)

Comment ça, j'achète les séances photos de mes réalisations avec des bonbons ? Je vois pas de quoi tu parles...

Méhonia Emilie (19)

Méhonia Emilie (20)

Méhonia Emilie (22)

Méhonia Emilie (24)

Méhonia Emilie (26)

Ça te donne pas envie de croquer dedans ?

Méhonia Emilie (27)

Méhonia Emilie (30)

On va pas dire que je regrette de ne pas m'être lancée plus tôt... Mais c'est quand même dommage qu'elle ne la porte que cette année. Tant pis, ça sera l'occas' d'en refaire une autre (ou pas).

Allez, Tschuss ;-)

 

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