Aujourd'hui, à 7h26, mon bébé ma grande, ma si sage Julie a eu 8 ans... et une semaine ;-)

Ah ben oui, quand on a le don d'être perpetuellement en retard, on a une réputation à tenir ma brave dame! Un retard qui, finalement, aura été la conséquence de l'association d'une multitude de facteurs dont le principal à retenir est ma totale inexpérience en matière de couture, également appelé la LOOSE ! Je vais donc te conter l'histoire d'un cadeau qui a faillit me faire perdre la tête et qui a été plus d'une fois a deux doigts de finir à la poubelle.

Tout à commencé il y a quelques mois, quand ma fille m'a demandé si elle pouvait avoir un déguisement de la princesse Mérida (l'héroïne du film Rebelle des studios Disney). Mais bien sûr ma chérie, lui ai-je répondu! Et dans ma tête je me suis dit que ça serait quand même plus sympa de le lui faire que de l'acheter (au prix qu'on connaît pour ce genre d'article). L'idée a fait son chemin et au cours d'une promenade à la découverte du marché aux tissus proche de chez moi, j'ai trouvé mon bonheur en matière de fournitures: un joli satin bleu canard aux couleurs de la princesse et un satin doré. Ne me manquait plus qu'un patron pour servir de base. Patron tiré du livre Girly Style Wardrobe. Pour celles qui connaissent cet ouvrage, j'ai donc opté pour le modèle J. Il ne me restait plus qu'à m'y mettre, et c'est là que les ennuis ont commencé...

A toi qui me lit, si tu n'as jamais travaillé de satin, eh bien abstiens toi attends toi a du sport ! J'ai dû couper la jupe trois fois, le tissu étant tellement glissant qu'il s'est opéré un affreux décalage à la première découpe... Les étapes suivantes se sont miraculeusement déroulées sans accro jusqu'à celles, fatales, des fronces du bas et du raccord haut/jupe. A ma décharge, je n'avais jamais fait de fronces auparavant, et je m'y suis vraiment très mal prise. Mais avant de découdre j'ai eu la bonne idée de faire essayer l'ensemble à ma fille pour voir comment ça tombait... Et là, horreur ! J'avais sous les yeux un véritable sac à patates ! J'avais entendu dire que les patrons Japonais taillaient mal sur les femmes, eh bien, sur les petites filles, celui-ci n'est pas terrible non plus... J'ai donc dû découdre et la jupe et la ceinture (déjà fixée) afin de rajouter des pinces et de refaire des fronces dignes de ce nom. Saches également que le satin s'effiloche avec une facilité et une rapidité déconcertante, un vrai cauchemar... Il faut donc veiller à ne pas coudre la première ligne de fronces trop prêt du bord du tissu afin d'éviter de le voir partir en lambeaux oO. J'ai donc remonté ma jupe à mon haut, et là, je me suis rendue compte que je n'avais pas remis la tension du fil de ma MAC sur 4 comme préconisé, et qu'elle était restée sur 0 (tension utilisée pour préparer mes fronces)... Qu'à cela ne tienne ! C'était pas comme si je ne l'avais pas déjà décousue une première fois. Donc, on prend les mêmes et on recommence... Et après essayage, ça faisait tout de suite beaucoup mieux. Bon, je te passe les étapes ultra laborieuses de la confection de mon biais dans mon satin, de sa pose à l'encolure assortie d'une petite dentelle, en ourlet rapporté à l'envers sur le bas, et aux manches (que j'ai dû rouvrir pour le poser à plat, parce que trop étroites sinon pour passer à la machine...).

Tu rajoutes à tout ça, ma minette qui me demandait tous les matins et tous les soirs si elle était finie et quand elle pourrait enfin la mettre, et son petit regard déçu à chaque fois que je lui répondais "non" ou "je ne sais pas". Tu me diras, c'est en grande partie grâce à ça que j'ai eu le courage de la finir, et aussi un peu parce que je n'allais pas me laisser faire par une simple robe... Bon, j'avoue j'ai quand même un peu craqué sur la fin. Je voulais recouvrir mes pressions avec le tissu doré. Après deux essais ratés, j'ai abandonné et opté pour des résines étoiles bleues (d'où le dos de la première pression de couleur différente des autres ;-))

Bref, hier matin, à bout de nerfs, j'ai offert sa robe à ma fille, qui m'a remercié en sautant partout comme un cabris et qui m'a dit, des étoiles plein les yeux : "Maman, elle est magnifique cette robe, je l'adore !" Ah, les enfants, mais qu'est-ce qu'on deviendrait sans eux !!! Tout ce qu'il me fallait pour oublier (ou presque) mes déboires de la semaine et repartir du bon pied. Allez, je suis sûre que tu as hâte de voir la bête qui a faillit avoir raison de ma santé mentale, alors place aux images...

Robe Mérida Julie (9)

Robe Mérida Julie (10)

bande_pour article_blog-10

Ma fille avec sa poupée Animator déposée dans ses souliers par le Père Noël.

Robe Mérida Julie (1)

Robe Mérida Julie (2)

Robe Mérida Julie (3)

Robe Mérida Julie (4)

Léger décalage du "noeud" de la ceinture dû au rajout des pinces (d'ailleurs premières pinces pour moi).

Robe Mérida Julie (5)

Robe Mérida Julie (6)

Robe Mérida Julie (7)

Robe Mérida Julie (8)

Au final, j'ai l'impression d'avoir subi un véritable parcours du combattant avec cette robe... (et je t'ai fais que la version courte de l'histoire).  Mais cela m'a permis aussi d'apprendre tout un tas de techniques sur un vêtement qui finalement n'est pas destiné à être porté en dehors de la maison. J'ai, en quelque sorte, fait une toile pour mes cousettes à venir. Et c'est pas si mal en fin de compte  ;-)

Bon maintenant, va falloir s'attaquer à la fête des Mères... S'agirait pas de décevoir la mienne...

Tschuss !

 

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