vendredi 7 avril 2017

Le baggy, c'est la vie...

...et c'est surtout bien pratique pour y caser de jolies petites fesses... empaquetées dans des couches ;-)

Tu noteras avec quelle finesse j'ai réussi à faire débuter ce billet à peu près comme j'avais clos le précédent. Des années d'études pour en arriver à une telle maîtrise de la transition. Bloguer, c'est vraiment pas facile tous les jours.

Tu auras donc compris qu'aujourd'hui je ne te parlerai pas de mon royal postérieur mais bien de celui du seul et unique membre de la famille n'ayant pas encore acquis la propreté, en dehors de mon mec bien sûr (mais ça, c'est une autre histoire...=D). Et oui, enfin un peu de mignonnerie dans ce Monde de Brutes. La Star du jour n'est autre que Simonchouchou, le Chouchou de tous les Chouchous ;-) Je sais que certaines attendaient ce jour avec impatience. You're welcome.

Ces derniers mois, le microbe a bien grandi, et il a fallu se rendre à l'évidence, malgré le petit stock de vêtements offerts, prêtés ou donnés - j'avais fini par me débarrasser de la plupart de ceux datants de son grand frère par manque de place - le pauvre malheureux n'avait plus grand chose à se mettre. Entre les pantalons qui lui donnaient l'air d'aller aux fraises et les T-shirts qui lui remontaient au-dessus du nombril, il devenait évident qu'il fallait agir. Et vite.

J'ai donc mis un bon mois à lui coudre un jean et 4 T-shirts. Normal.

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (1)

Pour les t-shirts, rien d'extraordinaire. J'ai cousu 4 fois le même en jouant sur les associations de tissus. J'ai juste foiré quasi toutes mes encolures... Pas grave, vu le temps qu'ils seront portés. Et je crois que le microbe ne se rendra compte de rien. Alors, chut ;-)

Smart Guitars - Ottobre 1-2015 (1)

Modèle : Smart Guitars, modèle 11, Ottobre 1/2015, 92 cm (sans les marges)

Fournitures : Jerseys de mon marché et jersey guitares Lillestoff acheté au CSF il y a deux ans...

Smart Guitars - Ottobre 1-2015 (2)

Smart Guitars - Ottobre 1-2015 (3)

Côté bas, l'an dernier, ma copine Émilie m'avait transmis un petit pantalon en velours côtelé jaune moutarde qu'elle avait cousu jadis pour son petit dernier. Comment te dire que ce fute, je l'aime d'amour. Je n'ai donc pas cherché plus loin quand j'ai décidé de lui faire un pantalon. J'avais le fameux Ottobre dans lequel elle avait pris le patron. Yavaipluka.

Au départ, je comptais le faire dans une de mes chutes de velours milleraies canard, mais je ne m'étais pas rendue compte de la quantité ENORME de tissu qu'il fallait pour un pauvre petit pantalon en 3 ans oO Ouais, je suis passée direct au 3 ans... D'une, ça ira plus longtemps, et de deux, le modèle n'est pas proposé la taille au-dessous. Après avoir tenté de faire rentrer toutes mes pièces dans mon mini coupon de 50 x 30, l'espoir fait vivre, j'ai évidemment abandonné. En faisant la gueule, bien entendu. J'ai voulu me rabattre sur une autre chute, de jean cette fois-ci. Même déconvenue. Nan mais sérieux ? J'allais pas aller acheter un mètre de tissu pour ça quand même. Nan mais allo quoi ?! Et c'est là que je me suis rappelée les jeans usés de son père, que je gardais au cas-où... Ben c'était le cas-où-jamais =D

Après un minimum de procrastination, mon loulou a enfin pu enfiler son nouveau petit baggy 100% jean recyclé, d'où la totale inégalité des teintes quel que soit l'angle sous lequel tu le regardes. Et je trouve ça bien marrant.

Le seul truc qui m'a posé problème, c'est la ceinture. J'ai eu beaucoup de mal à faire en sorte que l'élastique ne s'étire pas trop à la couture, rendant le pantalon trop large. J'ai fini par le coudre avec le point le plus long possible. Je ne suis pas totalement satisfaite, mais ça fera l'affaire.

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (1)

Modèle : Baggy Bottom, modèle 12, Ottobre 1/2015, 92 cm

Fournitures : vieux jean de son père

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (2)

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (4)

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (3)

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (2)

Et comme il va comme un gant à mon petit homme, je lui pardonne sans peine ses petites imperfections ♥

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (5)

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (6)

Il est pas beau mon fils... ? ♥

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (3)

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (4)

J'espère que tu auras apprécié ce retour à la couture et à la poésie ;-)

See you soon.

Tschuss.

 

* * *

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vendredi 25 novembre 2016

Petit look d'hiver pour mini Princesse

S'il y en a une à la maison qui ne manque pas vraiment de vêtements, c'est bien la mini tornade. Il faut dire qu'avoir une grande sœur, ça aide pas mal sur le sujet. Le grand nettoyage d'automne effectué tout récemment dans les penderies des nains m'a fait constater que les pantalons, robes, jupes et manteaux étaient plus que suffisants la concernant. D'ailleurs, je te raconte pas le choc de la voir porter certains vêtements que Julie mettait encore hier (si, si, je te jure...) Alors tu me diras que ça ne m'a pas empêché de lui coudre une cape... mais... j'ai une excuse, je ne résiste jamais à réaliser un joli duo avec mes filles. Et elles me le rendent bien.

En lisant la liste de ses possessions, tu auras pu arriver à la conclusion que les petits hauts d'hiver ainsi que les pulls ou gilets manquaient à l'appel. Non pas qu'elle n'en ait pas. Je te rassure, elle ne vit ni à poil, ni en débardeur. On est pas encore des sauvages. Mais pas en quantité suffisante pour affronter l'hiver et la dure réalité de la vie, à 5 ans, en GS ;-)

Il lui fallait donc des tshirts à manches longues de toute urgence. D'autant plus qu'elle venait de boulotter l'encolure de celui que je venais de lui acheter oO. A se demander si elle n'aurait pas été une chèvre dans une autre vie. Qui sait.

Pour le modèle, je t'avoue, je n'ai même pas cherché. J'ai fait des Trop Top. Quelle surprise. Je serai incapable de te dire combien j'en ai déjà cousu exactement. Bien plus d'une dizaine en tout cas. Et, chose étrange, je ne m'en lasse toujours pas. En plus, je suis certaine de ne pas avoir encore exploré toutes les possibilités. C'est bien simple, dès que je vois un tissu qui pourrait servir de haut à une de mes filles, j'imagine direct un Trop Top. C'est grave Docteur ? D'ailleurs, j'ai craqué sur une sublime double gaze chez FDS au salon CSF la semaine dernière... Une semaine que je rêve de le transformer en Trop Top. Je crois que je suis foutue.

Des tshirts, c'est bien, mais ça n'étanchait pas vraiment ma soif de couture pour petite fille. Parce qu'il faut être honnête, hein, il y a rien de mieux que de coudre pour une mini Princesse. On pourrait croire que j'ai passé l'âge de jouer à la poupée... Ben, pas vraiment, en fait. Sauf que les miennes sont vivantes et se tapent sur la tronche dès 7h30 le matin. Je t'envoie du rêve, n'est-ce pas ? Mais quel plaisir de les habiller, de choisir des tissus, des patrons.

Donc, il me fallait absolument un truc pour aller avec les Trop Top. L'été dernier, je lui avais cousu une Jupette sans Patron de Petits Dom, une merveille, pas encore montrée ici. Malgré les autres jupes récupérées chez sa sœur, il lui en fallait absolument une d'hiver. C'était pas négociable. Au Diable la raison. J'ai donc refait une Jupette sans Patron, dans une tuerie de velours milleraie noir fleuri acheté il y a quelques années chez MT dans l'idée d'en faire un manteau. Comme toujours, le projet à traîné. Et c'est tant mieux.

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (24)

Modèles : Trop Top version A, encolures relevées, avec bracelets de manche, taille 4 ans, et Jupette sans Patron de Petits Dom, en 6 ans.

Fournitures : velours milleraies et tissus ajouré MT, jerseys et maille de mon marché, passepoil liberty Mitsi dont j'ai oublié la provenance.

Prise d'une frénésie de couture, il m'aura fallut à peine deux jours pour réaliser le tout (et plus encore...).

En ce qui concerne les Trop Top, j'ai choisi de poser des bracelets de manches et de les simplifier au maximum. Se ne sont donc qu'une seule pièce, non pliée en deux comme on voit d'habitude, et laissée à cru.

Je suis totalement fan de ce petit look, que mon chéri a tout de suite comparé à du Chanel. Carrément...

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (15)

La version en "négatif" ;-) dans une maille assez épaisse et lourde.

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (21)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (18)

La jolie doublure ajourée.

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (17)

Et sur la bête. Attention, je te préviens tout de suite, les photos suivantes pourraient te provoquer de violentes réactions de love, de like, de waouh et de wizz. Si t'es prête à faire le plein de mignonitude, let's go.

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (8)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (5)

Ah, on me dit qu'on doit faire un petit Pit Stop finitions, le temps de te laisser admirer les encolures et les ourlets. Ça t'aurait manqué sinon.

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (19)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (22)

Où tu constates que j'ai abandonné l'aiguille double. Décidément, c'est pas mon amie. J'avoue même que je la déteste celle-là. Comme je vais mille fois plus vite quand je m'en sers pas... je vais pas me faire de mal. Et puis j'aime bien ce joli point d'épi moi.

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (20)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (23)

Ah, on me dit que la pause est finie... Prépare toi à fondre.

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (7)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (11)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (14)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (12)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (1)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (2)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (9)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (4)

Jupette sans patron Petits Dom + Trop top Ivanne S (3)

Franchement, cette gosse, elle existerait pas, faudrait l'inventer. Pas un jour sans que j'ai envie de la jeter par la fenêtre, mais pas un non plus sans qu'elle me fasse hurler de rire. Je précise que mes séances photos sont à peine dirigées..

Allez, si j'ai le courage, la prochaine fois, je te montrerai la version été, comme ça ça sera fait ;-)

PS : ceci était mon 200ème message sur ce blog. Je m'en remets pas...

 

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vendredi 18 novembre 2016

Casual and Smart, again

Il y a un peu plus d'un mois, souviens-toi, j'étais venu te montrer un jean pour ma grande. Un jean de ouf. Un jean avec un grand V comme "Victoire". Ma victoire sur la braguette. Et tout ça, grâce au tuto encore plus ouf que propose Closet Case dans le sew along de son Ginger Jean. J'en avais déjà mis des tartines à "l'époque". J'en remets une couche... T'as jamais vraiment cousu de braguette tant que t'as pas essayé sa méthode. Je dis ça, je dis rien.

Sur le coup, j'étais tellement fière de moi que j'en ai cousu un deuxième, pour mon fils. Rien à voir avec le fait qu'il n'avait rien à se mettre lui non plus (au point que j'ai été OBLIGEE de lui acheter un fute pour la photo de classe... honte sur moi, je sais).

Les premières étapes, braguette incluse, ont été plutôt rapides. Mise à part l'utilisation du cordonnet. J'ai eu un peu de mal à règler la tension de ma machine. Finalement en montant sur 7, c'est devenu relativement satisfaisant. Mais comme je suis tête en l'air, j'ai plusieurs fois oublié de la rerégler à chaque nouvelle étape. Bref, j'ai un peu galéré. J'avoue que je préfère largement ma méthode habituelle qui consiste à doubler mon fil au moment d'effectuer les surpiqûres. Même s'il est vrai qu'au final, c'est beaucoup moins esthétique. Choix Cornélien. J'essaierai bien le fil à surpiquer Gütterman, mais mon MT n'en vend pas.

Ce jean aurait pu être fini très rapidement, mais c'était sans compter sur les vacances de Toussaint, et mon manque total de motivation niveau couture. Il a donc fallu attendre limite la veille de la rentrée pour que je mette la touche finale, à savoir finaliser la ceinture, et coudre les ourlets et les poches arrières. Presque rien quoi. Au bout du compte, il n'y avait plus vraiment d'urgence, vu que je lui en avais acheté un ;-) Bon, en fait, si. En faisant le bilan de l'année précédente, j'ai réalisé que pour un garçon, un jean et un jogging, c'est vraiment pas assez. Même adepte du minimalisme vestimentaire, il faut se rendre à l'évidence qu'un petit mec, c'est pas une petite fille, et que là où ses sœurs remplacent les futes par des jupes et des robes, lui, il n'avait rien. Donc 3 pantalons, finalement, c'est loin d'être trop.

Et puis, vu comment ça lui va, ç'aurait été dommage de faire l'impasse... ♥

Jean Cosy and Smart Ottobre (1)

Modèle : Casual and Smart, modèle 28, Ottobre 6/2014, 134 cm

Fournitures : Jean, coton et cordonnet MT

Cette fois encore, j'ai choisi de lui coudre le Casual and Smart d'Ottobre. Ce jean est la perfection pour les petits gars qui portent des slims. C'est pas que j'aime ce genre de pantalon. En fait, je les déteste... Mais Camille continue de grandir sans pour autant s'étoffer. Et il n'est pas vraiment facile de trouver comment habiller ses petites cuisses de grenoulle sans qu'il ait l'air de flotter dans son ben. Avec ce modèle, aucune inquiétude, il taille parfaitement, sans trop mouler non plus, et ses découpes tournantes sont du plus bel effet. La classe à Dallas.

Jean Cosy and Smart Ottobre (2)

Jean Cosy and Smart Ottobre (11)

Jean Cosy and Smart Ottobre (9)

Le modèle propose aussi deux types de poches. Vu que j'en avais essayé une des deux la dernière fois, j'ai opté pour la deuxième cette fois-ci. C'est clair comme de l'eau de boudin tout ça... Je lui ai donc mis les poches structurées, mais en zappant le pliage du coin (pas envie de me prendre la tête...). Comme pour le jean de Julie, j'ai suivi les conseils de Closet Case, et je les ai cousu à la toute fin en ajustant leur place directement sur les fesses du propriétaire. Surtout, attention à ne pas piquer avec une épingle =D

Jean Cosy and Smart Ottobre (3)

Jean Cosy and Smart Ottobre (4)

Et puis comme mon petit excité ne porte jamais de ceinture, j'ai aussi zappé les passants et modifié le dos en élastiquant la ceinture et en la surpiquant pour éviter que l'élastique vrille.

Jean Cosy and Smart Ottobre (14)

Jean Cosy and Smart Ottobre (8)

Quant à la braguette... rien de plus à dire. Tu suis les explications, et ça se coud presque tout seul. C'est magique... à chaque fois ;-)

Jean Cosy and Smart Ottobre (12)

Jean Cosy and Smart Ottobre (10)

Jean Cosy and Smart Ottobre (13)

Étant donné que tu t'es extasié(e) la dernière fois sur les clowneries de mes filles, je tenais à te montrer qu'on ne s'ennuie pas avec lui non plus.

Help.

De Napoléon...

Jean Cosy and Smart Ottobre (5)

Jean Cosy and Smart Ottobre (6)

...à la crise cardiaque...

Jean Cosy and Smart Ottobre (7)

C'est pas facile tous les jours d'être la mère de ces 4 là. C'est moi qui te le dit ;-)

 

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lundi 30 mai 2016

Faut aimer les rayures, mais pas que...

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, je vais râler. Je ne me plains pas souvent ici, même si, parait-il, je ne me gène pas pour le faire quotidiennement chez moi. Mais là, j'ai envie de lâcher un peu de lest, ailleurs que dans les oreilles de mon chéri... Ce qui m'aidera peut-être à y voir plus clair. Ou pas.

C'est indéniable, je suis une râleuse. C'est comme ça, c'est dans ma nature. Je t'avoue que parfois, souvent même, ça me pourri la vie. Mais j'ai beau essayer de faire des efforts, mon naturel reviens encore plus vite qu'au galop. Il ne cours pas. Il vole.

Tout ou presque est prétexte à râler : le bruit que font mes gosses, la courte sieste du petit dernier qui m'empêche d'avancer dans le projet en cours, le ménage, le bordel - je suis une grosse maniaque du rangement, chaque chose à sa place et une place pour chaque chose, les comptes et blogs vitrines de mères parfaites aux intérieurs et aux mômes tout droit sortis d'un magazine - mais bordel, à qui peut-on faire croire que ça c'est la vraie vie, mon poids, le réveil, mes voisins, les gens de manière générale - je suis un ours au degré de tolérance proche du zéro absolu, la bêtise humaine et la bêtise tout court, l'injustice, ma propre tendance à l'indécision et j'en passe.

Mais pire que tout, le temps. Pas la météo. Ça je m'en contrefous total. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il fasse chaud ou froid, ça m'est parfaitement égal. Personne ne fait la pluie ou le beau temps. Faut juste apprendre à vivre avec.

Le temps donc. Celui qui file et après lequel je cours en permanence. Celui qui fait que je me flagelle de ne pas avoir su faire en sorte que mon chez moi soit niquel tout en ayant eu le temps de satisfaire pleinement mes enfants, de réaliser tous les projets qui me trottent dans la tête et de continuer à alimenter ce blog de ma production grandissante. Celui qui fait que je me demande chaque jour comment je vais bien pouvoir faire demain, quand je devrais me retrouver un boulot, pour pouvoir continuer à vivre comme je le fais actuellement. Celui qui fait que justement, ne travaillant pas, j'ai développé ce besoin d'organiser mes journées autour d'une activité créatrice, quelque chose de palpable qui me donne l'impression de ne pas passer mon temps à ne rien foutre.

Parce qu'en fait, ce que tu ne peux pas voir, de derrière ton écran, c'est justement cette organisation quasi militaire dans laquelle je me suis enfermée ces dernières années. La preuve la plus flagrante en est mon bullet journal, sans lequel je ne saurai plus vivre, et qui ressemble de plus en plus à un agenda de PDG : entre RV médicaux, tâches ménagères, articles à rédiger, projets à coudre, projet professionnel à construire, activité physique et j'en passe, mon temps est devenu limite chronométré. Je sais que je peux d'ores et déjà m'estimer heureuse d'avoir réussi à prendre le temps, pour moi, de pratiquer une activité physique quotidienne. Mais je suis un peu du genre à vouloir le beurre, l'argent du beurre, et les faveurs du crémier. Et force est de constater qu'il m'arrive de plus en plus souvent de repousser des échéances (autoproclamées). J'aimerai avoir encore plus de temps pour coudre, plus de temps pour m'occuper de mes enfants, et par dessus-tout, plus de temps pour trouver ma voie.

Parce qu'il est là, au fond, le nœud du problème. Aujourd'hui, je me sens totalement dépassée par ce temps qui court et qui me rapproche inéxorablement du moment où il faudra que je remette la main à la pâte pour faire vivre notre famille. Les idées se bousculent mais aucune ne me semble satisfaisante. Tantôt irréalisable, tantôt pas viable. Je me noie dans un verre d'eau, et ça me rend dingue et irascible. Un jour j'ai l'impression très nette de savoir ce que je veux, et le lendemain, pouf, mon enthousiasme s'est évanoui. Au bout du compte, je reste persuadée que toute cette pagaille dans ma tête est en fait le fruit d'un profond manque de confiance en moi. Peur de mal faire, de ne pas savoir faire, de ne pas pouvoir faire, etc... Mais je n'ai pas encore trouvé le remède miracle qui m'aidera à combattre cet état de fait.

En attendant, je continue tous les jours de râler, de pester, de me projeter, de me rétracter, d'en vouloir toujours plus, et finalement, d'avoir l'impression d'en faire toujours moins que ce qu'il m'est possible de faire...

On dit que tout vient à point à qui sait attendre. L'illumination me frappera, un jour, peut-être.

A moins que j'arrive enfin à prendre mon courage à deux mains et à forger mon propre destin.

En espérant que ce jour glorieux vienne, je te remercie d'être toujours là à me lire, à rire de mes âneries, à pleurer parfois, et à m'encourager, même de loin.

Allez, trêve de conneries, j'ai tout de même quelques pièces à te montrer. Parce que même si je me plains de n'avoir le temps de rien, j'ai malgré tout pas mal cousu ces derniers temps justement. Principalement pour Julie, qui, en aînée qui se respecte, a constamment besoin de renouveler sa garde robe... Et comme je n'ai le temps de rien, mais rien d'autre à faire de mon temps (bienvenue dans mon paradoxe), je m'interdit de faire le jeu du grand méchant consumérisme et de courir les magasins. En plus, je déteste ça. Beurk.

Son jean, cousu en début d'année, tenant toujours le coup, il a d'abord fallut remédier fissa fissa au manque cruel de t-shirt adapté au réchauffement saisonnier. Il faut dire que les cols roulés, c'est sympa, mais passé 10 degrés, ça devient limite. Depuis le temps que je voulais tester le Trop Top d'Ivanne S. dans sa version A, l'occasion faisait le larron, comme on dit ;-)

Je lui ai donc cousu trois Trop Tops (en fait quatre, mais j'en garde un pour plus tard). Un manches longues avec bracelets de manches et encolure relevée, et deux manches courtes. L'un avec encolure relevée et revers, et l'autre avec encolure rabattue. J'aurais ainsi exploré pas mal des possibilités offertes par ce patron véritablement incontournable. Me reste encore des options ainsi qu'à essayer le biais à l'encolure. Mais ça, par exemple, ça fait partie de ces trucs qui me tétanisent d'emblée et qui me feraient perdre un temps fou rien qu'en me projetant mentalement dans l'idée de m'y mettre. Je sais, je suis tarée. Mais c'est comme ça.

Et pour accompagner tout ça, et comme elle me le réclamait depuis quelques temps déjà, j'ai également cousu un gilet Cannelle teen de Christelle Beneytout. Un patron vraiment très sympa, très simple à réaliser et dont j'admire le rendu. Un bon basique.

Le tout, dans des jerseys et mailles à rayures de toutes sortes et de toutes les couleurs. Un véritable arc-en-ciel horizontal qui pique un peu les yeux, mais que ma grande a choisit elle-même. J'ai envie de dire, pourquoi pas  ;-)

Trop tops Ivanne S

Modèle : Trop top d'Ivanne S, versions A en 12 ans

Fournitures : jerseys de mon marché

Gilet Canelle Teen Christelle coud

Modèle : Cannelle Teen Christelle Coud en 12 ans, version col simple.

Fournitures : Maille MT.

Et comme rien n'est plus parlant que des photos porté, c'est parti pour le défilé, avec, en prime, les poses hyper natures de mon mannequin en herbe, qui s'amuse toujours autant à transformer nos shootings en séances de craquage...

Pour cette version manches longues, j'ai voulu faire des bracelets de manche pour casser un peu les rayures. Pour ce faire, j'ai simplement coupé mes manches au niveau de la hauteur des bracelets. Puis j'ai assemblé les deux parties à la surjetteuse. Et pour finir, j'ai laissé le bord des manches à cru. Pour le bas du t-shirt, comme j'avais la flemme de faire un ourlet, j'ai simplement cousu une bande noire.

Trop Top Ivanne S manches longues (1)

Trop Top Ivanne S manches longues (2)

Trop Top Ivanne S manches longues (3)

En ce qui concerne le gilet, tous les bords sont roulottés à la surjetteuse. Je crois que j'ai rarement cousu un vêtement aussi rapidement que celui-ci. Je regrette uniquement que les bords de ma maille ne roulottent pas dans le bon sens, c'est-à-dire vers l'extérieur... Ce qui fait que le col se tient un peu bizarrement. Tant pis.

Gilet Canelle Teen Christelle coud (1)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (2)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (3)

Je lui trouve aussi un petit côté mémérisant, mais Julie l'adore.

Gilet Canelle Teen Christelle coud (4)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (5)

Très mémérisant même ;-)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (6)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (1)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (2)

A partir de là, je crois qu'on la perd...

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (3)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (4)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (1)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (2)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (3)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (4)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (5)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit un post aussi long. Tu m'en excuseras j'espère, si tant est que tu ais survécu pour lire ces dernières lignes...

Bon lundi à toi, sous la pluie ;-)

Tschuss.

 

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mercredi 3 février 2016

Noël home made 2015 #2 - à chacun son héro

Hello !

Après les petites mises en bouche de la dernière fois (mais si, je te jure, c'était trois fois rien...), on va pouvoir attaquer le plat de résistance. Comme tu me l'as si bien fait remarquer dans tes commentaires, il me reste encore à te dévoiler les cadeaux des enfants.

Tout comme pour les accessoires offerts aux adultes, j'ai essayé de me creuser un peu la tête afin de coller au mieux aux personnalités de mes petites victimes. Le but de Noël étant, je te le rappelle, avant tout de faire plaisir aux enfants. Mais si, en plus, on arrive à se faire plaisir à soi au passage, c'est tout bénef. Et je peux te dire que je me suis énormément fait plaiz dans cette histoire.

Je t'avoue que j'ai quand même eu quelques moments de doutes et quelques frayeurs. Il faut dire que je suis partie totalement en free style sans savoir à l'avance ce que j'allais bien pouvoir faire. Pour la maniaque de l'organisation que je suis, ça a été légèrement bouleversifiant. J'ai bien tenté de faire une liste préalable d'idées, mais elle s'est retrouvée toute chambardée à la fin de chaque projet, soit par peur de manquer de temps, soit par l'apparition soudaine d'une nouvelle envie.

En gros, j'ai un peu fait comme l'été dernier quand j'ai cousu les 4 pièces du vestiaire estival d'Émilie... je me suis laissée porter par une sorte de folie créative. Et, pinaise, c'que ça fait du bien.

Comme je ne savais pas trop dans quel ordre te présenter tout ça, j'ai opté pour un classement par famille et par âge (du destinataire), du plus petit au plus grand. Les quatre premières réalisations ont été offertes aux quatre enfants de mon frère (quand je te dis que chez moi on les fait par charrettes...), et la dernière à la petite Princesse d'un de mes cousins.

Allez, hop, c'est parti.

Chez mon frère, on aime les animaux sauvages... Les petits adorent regarder des documentaires animaliers, ou visiter la réserve toute proche de chez eux. En fouillant dans mes bouquins, je suis tombée sur le livre de Mève sur le thème des bonnets rigolos qui m'avait été offert il y a un ou deux ans et que je n'avais pas encore pris le temps d'exploiter. En le feuilletant, j'ai redécouvert plusieurs modèles qui me plaisaient beaucoup et j'ai totalement craqué sur le bonnet Lion. J'avais trouvé le cadeau idéal pour Ewan, 15 mois, le petit dernier. J'ai adoré coudre ce bonnet, et voir se former au fur et à mesure la tête du Lion. Il n'y a pas réellement de difficulté particulière. Il s'agit juste d'être un petit peu minutieux, surtout au moment de coudre le museau. Sinon tout roule tout seul. J'ai réalisé le modèle tel que présenté dans le livre avec pour seule modif l'utilisation d'yeux de sécurité, comme pour les amigurumis, au lieu de la broderie ou de l'appliqué recommandé. Je trouvais que ça donnerait un air un peu plus "réel" à la bête ;-)

N'est-ce pas totalement craquant ?

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Modèle : bonnet Lion (en 2 ans) issu du livre Bonnets rigolos de Marie-Éve Dollat

Fournitures : laine bouillie ou feutre gris (moi et les tissus...) et tissu de créateur poils/plumes donné par ma sista (le même que pour les moumoutes d'appareil photo), sweat camel utilisé sur l'envers pour le côté duveteux (museau), polaire orange et lien en cuir.

Sur la tête de mon neveu, qui a l'air d'apprécier (merci frangin de l'avoir fait rigoler pour la photo). Tu feras quand même gaffe petit Ewan, il y a un ours géant derrière toi... je dis ça, je dis rien...

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De dos.

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Et sur la tête de son père. Le style Actor's Studio, c'est de famille.

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Pour la jolie Gabrielle, j'ai changé plein de fois d'idée. Je voulais absolument lui faire quelque chose avec Olaf, le célebrissime bonhomme de neige de La Reine des Neiges. J'ai finalement opté pour un petit gilet FDS tout simple, que j'ai customisé façon motard dans le dos. Te dire que je me suis éclatée à créer ce cadeau serait un doux euphémisme.

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Modèle : gilet FDS en taille 3 ans pour Gabrielle, 27 mois.

Fournitures : douillette MT (initialement prévue pour un tout autre projet), coton à étoiles MT également.

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Et la fameuse custo de la mort qui tue. J'aurais peut-être pu tracer le contour de la tête... mais ça me plaît bien aussi comme ça.

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C'est pas la classe internationale ?

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Pour Claire, 4 ans, je voulais également rester dans le thème de La Reine des Neiges. Sa maman lui ayant offert/cousu une magnifique robe d'Elsa pour son anniversaire, j'ai pensé à lui parfaire la panoplie en lui fabriquant la couronne de sa Princesse et en lui inventant un sceptre/baguette magique. Ce qui, pensais-je naïvement, devait me prendre à peine un couple d'heure, m'a effectivement pris deux bonnes journées. J'ai eu beaucoup de mal à trouver la bonne combinaison de thermocollant pour rigidifier assez mon simili doré hyper fin de sorte que la couronne ne s'affaisse pas sur la tête. J'ai bien dû faire trois essais avant d'arriver à ce résultat. Pour la baguette, je suis partie de l'idée du flocon. Le reste est venu tout seul.

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Modèle : maison, j'ai juste récupéré le dessin de la couronne sur un site dont j'ai oublié de noter le nom (pas bien)

Fournitures : simili doré de mon marché (le même que pour les pochettes), coton blanc à pois dorés MT, tissu RDN et rubans MT aussi.

Et comble de la classe, le jour de Noël, elle a reçu une nouvelle robe de Princesse, dorée celle-ci, parfaitement accordée à sa nouvelle couronne ♥ Je peux te dire que le sourire n'est pas feint. Déjà, c'est une poseuse née, et puis elle n'a pas quitté sa baguette de toute la journée ;-) Tu feras gaffe, petite Claire, l'ours géant est toujours là... Il semblerait même qu'il se soit rapproché sournoisement.

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L'envers du décor.

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Et pour Noah, le grand de 6 ans dont les héros actuels sont Buzz l'Éclair et Woody, j'ai opté pour un T-shirt à l'effigie d'un de ses deux héros.

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Modèle : Today de Vanessa Pouzet en 10 ans (taille indiquée par sa maman). C'est un peu grand mais ça ira plus longtemps.

Fournitures : jersey marron de mon stock.

Comme d'habitude, les flexs sont découpés à la main. En même temps, vu la taille des motifs cette fois-ci, ça n'a pas été trop compliqué.

Donc, une étoile de Shérif devant, normal...

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...et la tirette de la boîte à dialogue dans le dos. Il ne lui reste plus qu'à faire semblant et à se promener partout en disant "J'ai un serpent dans ma botte" =D

Le Today est définitivement une valeur sûre. Ça se coud vraiment tout seul. Et je suis super fière de mon encolure et de mes ourlets à l'aiguille double. Depuis que j'ai changé de MAC, j'ai redécouvert cette technique, et c'est du pur bonheur.

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Franchement, on dirait un "vrai" #callmemodesty (moi aussi Céline ;-))

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Pour finir, ma petite cousine, la jolie Princesse répondant au doux prénom de Leia, ayant elle aussi reçu une robe cousue par ma belle-sœur (va visiter son blog, tu vas kiffer), je lui ai confectionné la couronne et la baguette pour aller avec. Malheureusement, je n'ai pas de photo de l'ensemble porté.

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Modèle : maison

Fournitures : satin pourpre et lin rose.

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De leur côté, mes filles aussi ont eu le droit à leur robe Mes ti'sages, du nom du blog de leur créatrice, ma belle-sœur, toujours. Et voilà à quoi s'adonne les véritables Princesses le jour de Noël.

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On va s'arrêter là pour aujourd'hui. Il me reste encore deux autres cadeaux à te montrer, les deux derniers, mais je ne voudrais pas que tu frôles l'indigestion. Il faut savoir rester raisonnable ;-)

Tschuss.

 

* * *

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samedi 16 janvier 2016

Séance de rattrapage #1 - A la faveur de l'automne

Yo ! What's up ?

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tenais à te remercier, encore une fois, de ta présence ici, qu'elle soit active ou muette. Le simple fait de savoir que tu es là quelque part, m'encourage fortement à continuer sur cette voie, à apprendre encore et toujours, et à faire de mon mieux. Bon, faut pas se leurrer non plus, je le fais aussi beaucoup pour moi-même ;-) Mais une chose est sûre et certaine, sans toi, ça ne serait vraiment pas pareil. Je crois d'ailleurs que je te l'ai déjà dit. Mais mon chéri te le confirmerai... j'aime bien me répéter.

Suite à ma petite rétrospective de la dernière fois, tu m'as pas mal félicité pour ma productivité. Encore une fois merci. En ce qui me concerne, en bonne éternelle insatisfaite qui se respecte, j'ai un peu l'impression de m'être laissée vivre. Ce à quoi tu me répondras qu'avec 4 nains, dont un bébé, je suis un peu trop exigeante avec moi-même. Soit. Mais c'est pas comme si j'avais un boulot (autre que celui d'élever 4 enfants, hum hum...). Il est vrai que gérer la logistique d'une famille nombreuse, c'est pas facile tous les jours, mais je ne suis pas seule. Et puis, les trois grands sont à l'école. Moi qui déteste perdre mon temps, je devrais pouvoir mieux optimiser mes journées.

Je te rassure, je ne me plains pas ! En l'écrivant ici, devant témoin, j'espère juste me donner un petit coup de pied aux fesses pour ne pas trop me laisser aller cette année. Il y a encore tellement de projets que j'aimerai mener à terme, tellement de choses que je rêve de réaliser depuis de longs mois mais que je n'ai pas encore pris le temps de faire. D'ailleurs, c'est pas en monologuant pendant des heures que tous ces projets vont prendre vie. Alors trêve de blablas.

Ah ah ah ! Je suis au top de ma crédibilité là !... Comme si j'allais pouvoir arrêter de parler. Portenawak.

Bwef. Pour en revenir à la rétrospective de la dernière fois, je t'avais dit qu'il manquait encore quelques petites choses que je ne t'avais pas montré. Quand je dis quelques petites choses, en fait, c'est trois fois rien.. Genre 8 pièces à peu près, dont 6 rien que pour Julie. Une broutille quoi.

Comme je ne peux pas me résoudre à te faire un post fourre-tout pour liquider l'affaire (j'aurais trop l'impression de bâcler, et ça, j'aime pas), je vais te montrer tout ça en plusieurs fois.

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Après cet été caniculaire, ma pauvre Julie s'est retrouvée bien dépourvue quand l'heure de la rentrée fut venue. Pas un pantalon, ni un caleçon long à se mettre sur le ... En mère exemplaire que je suis, je me suis empressée de lui coudre deux leggings afin de lui éviter la honte de se rendre à l'école en petite culotte. En vrai, il lui restait deux jupes et un short, mais on a vu mieux comme tenue pour les séances de sport hebdomadaires.

Rien de révolutionnaire dans ces réalisations. Cinq coutures à la surjet', trois ourlets et un élastique. Basta. Plus simple, tu meurs.

Comme ça date pas d'hier, j'ai oublié de noter le nom du patron, et j'ai gravement la flemme de rechercher. Je sais juste qu'il provient d'un Ottobre et que j'ai choisi de le faire en 152 pour le 140 de ma poulette, afin de coller au mieux à ses mensurations taille et hanches. Quant aux jerseys, ils viennent tout droit de mon énorme stock et ont probablement été achetés sur l'un des stands de mon marché.

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Histoire d'égayer un peu ces basiques, j'ai ajouté des flexs. La tête de mort vient d'une planche Ki-sign, et le diamant m'a été offert par Charlotte.

Ces leggings ont à peine le temps de sécher qu'ils sont immédiatement reportés. De la couture bien rentabilisée comme j'aime.

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Sur la première photo, tu as certainement remarqué le Trop top ;-) Ou pas. Et peut-être qu'il t'a vaguement évoqué quelque chose... Ou pas.

En fait, c'est le jumeau presque parfait de celui cousu à Émilie cet été (à l'exception du tissu contrastant et des boutons). D'ailleurs, ils ont été cousus l'un après l'autre dans le but totalement assumé de me faire encore un petit duo de frangines. Je ne me lasse pas de leur coudre les mêmes vêtements. Et je crois qu'elles apprécient aussi beaucoup. J'ai hâte de faire pareil avec mes gars.

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Modèle : Trop top d'Ivanne Soufflet en 12 ans, version B, dos boutonné et revers de manches.

Tissus : coton broderie anglaise de mon marché, tissu rayé à fleurs offert par Émilie et biais réalisé dans ce même tissu.

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Je ne compte plus le nombre de fois que j'ai réalisé ce modèle. Je l'adore. Il va falloir que je teste la version A maintenant.

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A la demande de ma grande, j'ai rajouté un bouton dans le bas du dos. Je ne voulais pas la contrarier, mais ce n'était pas vraiment une bonne idée. Je trouve que ça resserre trop le top sur les hanches et nuit au joli tombé. Mais je n'allais pas créer un incident diplomatique juste pour un bouton.

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Bon, c'est pas super flagrant sur ces photos, mais porté avec un jean, je ne vois que ça.

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Et puis, comme toujours, les jolies finitions proposées par Ivanne, et qui, en plus de rendre le vêtement aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur, procurent un profond sentiment de fierté dans l'aboutissement de la réalisation. Je te les recommande. C'est devenu, pour moi, indispensable et indissociable de mon besoin d'autosatisfaction ;-)

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Vu la saison, ce petit haut est forcément beaucoup moins porté, mais il ressortira du placard avec plaisir dès les premiers beaux jours. En espérant que ma future collégienne oO n'ait pas pris trop de centimètres d'ici-là.

Et avant de te quitter, je te montre, encore, un petit cadeau reçu pour mon #bébésimontropmignon. Un joli doudou issu du dernier livre de Tournicote, un joli bavoir et un organiseur d'aiguilles envoyés par Nolwenn alias By Corte. Encore merci Nolwenn ! Il aura vraiment été pourri gâté ce petit chouchou ♥

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Je te dis à très vite pour la suite des séances de rattrapage.

En attendant, je te souhaite un bon week end. Ne bois pas trop. Sinon n'oublies pas, boire ou conduire, il faut choisir ;-)

Tschuss !

 

* * *

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jeudi 12 novembre 2015

Au nom de la mère, de la sœur et du Saint Sunny

Yo !

Et oui, je sais, encore un titre tout pourri, mais que veux-tu, la privation de sommeil et la multiplication des nains pour cause d'anniversaire Reine des Neiges, ça empêche la bonne oxygénation du cerveau et ça pousse à écrire n'importe quoi... CQFD Bon, j'espère quand même que je ne t'ai pas froissée amie praticante. Ceci étant dit, si tu ne m'en veux pas, je serai pas contre une petite prière pour le retour de mes nuits de 7h minimum (et s'il pouvait y avoir un bonus avec la perte de mes kilos en trop, je dis banco). Bon, ok, j'arrête, je m'enfonce... Mais je te jure que c'est pas ma faute. L'épuisement, je te dis.

D'ailleurs, je ne suis tellement pas en pleine possession de mes moyens que je suis à deux doigts de te faire un post concept, genre photos et descriptif, point barre. Seulement, même comme ça, j'arriverai à te meubler des dizaines de lignes avec du vent, juste pour que tu ais l'impression d'avoir lu quelque chose. La preuve ;-)

Alors, comme je suis incapable de ne pas écrire tout comme je ne suis pas capable de ne pas parler, ça sera un post concept avec des photos toutes pourries mais du blabla pour les accompagner.

Depuis que je me suis mise à coudre, j'ai très peu cousu pour ma mère. D'habitude, je me contente de lui faire des cadeaux crochetés ou tricotés, et les rares fois où j'ai cousu pour elle, je me suis contenté d'accessoires. L'unique fois où je lui ai réalisé un vêtement date d'il y a plus deux ans, c'est-à-dire pas très longtemps après mes débuts en couture, et si j'aime toujours autant ce que je lui avais fait à l'époque, force est de constater que je ne l'ai jamais vu le porter. Cette année, pour son anniversaire, je tenais encore une fois à lui "fabriquer" quelque chose, mais histoire d'être sûre de ne pas coudre pour rien, j'ai préféré ne pas lui faire de surprise et la laisser choisir parmi mes patrons et mes tissus. Autant te dire que vu le stock, il a fallut procéder par élimination. Ma mère a opté pour un T-shirt, ce qui nous a conduites au Today Woman de Vanessa Pouzet. Un peu de spéléo dans mes jerseys, et c'était parti.

Toujours rien à dire sur ce patron. Il se coud en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Par contre, j'avais le souvenir qu'il était un peu large, je me suis donc fiée au tour de poitrine de ma mère et il s'avère qu'il est légèrement juste, mais portable. J'ai également allongé le corps car ma maman n'aime pas les T-shirts trop courts. Et malgré le fait que lors de notre séance préparatoire, elle m'avait demandé de faire le col et les emmanchures façon bord côtes, je n'en ai finalement fait qu'à ma tête (borné un jour...) et bordé ces extrémités d'un mini biais. J'ai également opté pour un ourlet avec biais rapporté, qui permet à tous les coups de finir joliment les arrondis et qui a également le mérite d'éviter à l'ourlet de "rebiquer"

Il faudra te contenter de photos à plat sur mon magnifique parquet, étant donné que j'ai envoyé le dit T-shirt à ma maman sur son lieu de vacances et que j'ai totalement oublié par la suite de la faire venir pour une séance photo. Tant pis.

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Modèle : Today Woman de Vanesssa Pouzet (en 42, je crois)

Fournitures : jersey de mon marché et biais Motif personnel dont le nom de la couleur m'échappe.

Today Woman Maman (4)

Et voilà pour la mère ;-) Tu l'auras donc compris, le prochain ouvrage a été offert à ma sœur, ma sista qui "lives In London".

Il y a quelques mois, après que j'ai publié sur FB une photo du Shawl Skull que je venais de finir de crocheter en vue des 10 ans de ma grande, ma sœur m'avait laissé un commentaire du genre "je surkiffe, je veux !" Tout en finesse, en suggestion masquée... Forcément, je ne pouvais pas lui dire non. D'une part, parce que c'est ma petite sœur et que j'aime bien lui faire plaisir, d'autre part parce que je suis toujours flattée qu'on me demande de réaliser quelque chose (ça, ça marche à tous les coups...ou presque) et enfin, que je suis raide dingue de ce châle et que je ne me lasse pas de le crocheter. Celui-ci est ma troisième version, et j'en aurai encore une quatrième à te montrer. A ce niveau-là, c'est plus de la monomanie, mais carrément de la production de masse.

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Modèle : Shawl Skull selon cette traduction

Fournitures : Coton Ricco DK couleur Pastèque, 4 pelotes crochetées en 3,5

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Sur ma frangine, en mode Pirate, il y a à peine quelques semaines lors de ses vacances en Grèce. Je la déteste.

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Nous voilà donc arrivé(e)s au Saint Sunny. Mais c'est qui ce Sunny ? Eh bien rien à voir avec un quelconque membre de ma famille, quoique, vu le nombre de fois qu'il a été porté (d'ailleurs, je l'ai en ce moment même sur moi). Sunny, c'est tout bêtement le nom d'un pantalon casual à la coupe très estivale issu d'un Maison Victor.

En mode post grossesse, j'ai une forte tendance à déborder de mes anciens futals. Il faut dire que je ne suis pas le genre de femme à ne prendre que les quelques kilos nécessaires à la bonne fabrication de mon bébé. Au bout de 4, j'ai fait mon deuil de la silhouette de future maman chez qui la seule partie rebondie n'est autre que son ventre. C'est bien simple, moi, je gonfle de partout. Pas grave. Je m'y suis faite. Et puis, cette grossesse n'aura pas été la pire de toutes vu que je m'en suis sortie avec un bon 46 contre un 52 (très difficile à assumer) après la naissance de Julie. Je peux t'assurer qu'en ce moment, je me sens limite svelte en repensant à cette période de ma vie. Bref, je stocke et l'allaitement du microbe (toujours en cours) n'aide pas vraiment à éliminer...

A la sortie de la maternité, j'avais fouillé dans mes tiroirs et j'avais trouvé un pantalon dans lequel je rentrais à peu près (comprendre qui me boudinait, mais dans lequel j'arrivais encore à respirer). Malheureusement, celui-ci n'étant pas neuf, il a fini par craquer de toutes parts. Je le soupçonne d'avoir mis fin à ses jours prématurément afin de ne pas avoir à subir ma couenne. Le traitre. Étant donné que je ne pouvais absolument pas me résoudre à aller m'acheter un fute neuf en 46, j'ai décidé de m'en coudre un. J'ai opté pour du simple et c'est ainsi qu'est né mon Sunny qui pique les yeux ;-) Ultra simple et rapide à coudre. J'ai juste beaucoup de mal avec l'élastique large à la taille. Il finit toujours par tourner ou se plier en deux. Et je l'ai pourtant fixé à plusieurs endroits stratégiques. Le tissu provient de mon marché. C'est l'un des premiers coupons que j'avais acheté et que je destinais à une robe pour ma grande. Mais finalement, j'aime assez son effet sur moi ;-)

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Modèle : Pantalon Sunny Maison Victor en 46

Fourniture : tissu léger et ultra glissant de mon marché.

J'espère que tu auras su apprécier ce magnifique article fourre tout aux clichés imprenables !

J'essaye de revenir avec un peu plus de qualité la prochaine fois. Faudrait tout de même pas que tu crois que je te prends pour un jambon ;-)

Tschuss !

 

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vendredi 16 octobre 2015

4 pièces = 4 looks

Comme tu as déjà pu le constater, cet été, j'ai un peu cousu. Et quand je dis un peu, en fait, ça veut dire beaucoup. Ce que je t'ai montré jusqu'à présent n'était que la partie émergée de l'iceberg. Et malgré les 4 pièces que je vais te présenter maintenant, il me restera encore un peu de matière pour un ou deux autres posts. C'est dire si j'ai été productive.

Mais comment est-ce possible ? t'entends-je dire du fond de mon canapé. Comment j'ai bien pu réussir à coudre toutes ces pièces alors que je venais à peine d'accoucher, et que, vacances d'été obligent, j'avais 4 nains à domicile 24h/24. J'ai ma petite théorie perso sur le sujet, et non, je n'héberge pas de famille de clandés dans ma cave. D'abord, j'ai pris un peu d'assurance niveau réalisation. Même si je cogite toujours autant entre "chaque couture", techniquement, rien ne me semble plus réellement insurmontable, comme ça a pu être le cas à mes débuts. J'apprends et je progresse, et ça c'est cool. Et puis, rappelle-toi, cet été, on a eu cette bonne vieille canicule. Une véritable alliée dans ma production couturesque, puisque elle a pas mal guidé mes choix de patrons, et qu'elle nous a obligé à nous calfeutrer à la maison (pas moyen que je mette mes gosses dehors par 40° à l'ombre oO). Tu rajoutes à tout ça, un trait de télé, un soupçon de jeux vidéos et un concours créatif, et tu as le cocktail idéal (selon mes critères) pour passer du temps peinarde à coudre ce qui te fait envie.

Et justement, après les robettes des filles, j'avais une folle envie de faire un sort au reste de mon coupon de jersey marin rose tout en étoffant la garde robe estivale d'Émilie qui manquait cruellement de vêtements à se mettre sur le dos. C'est bien simple, ses étagères étaient pleines de pantalons et de t-shirts à manches longues... Mais pas de shorts, ni de débardeurs... le désert quoi. Bon, d'accord, elle a encore assez de robes pour tenir un siège, mais ça ça ne compte pas. En couture comme ailleurs, il faut savoir pratiquer la technique dite "de l'autruche" à bon escient. Je me suis donc fourré la tête dans le sable afin d'ignorer l'existence de toutes ces robes et je me suis fait plaisir.

Au départ, j'étais partie pour un ensemble débardeur/short, et de fil en aiguille, je me suis laissée emporter, et sont venus se greffer une Mini Perle et mon premier Trop top (une tuerie ce patron). Pour la première fois depuis mes débuts en couture, j'ai abandonné mon côté "cérébral" sur une aire d'autoroute et j'ai laissé libre cours à mon côté créatif. Une pièce en entrainant une autre, et ainsi de suite, jusqu'à épuisement intégral du coupon qui a servi de point commun à toutes ces cousettes. Il n'en est pas resté une seule miette. Au final, j'ai rhabillé la tornade pour l'été tout en destockant sans laisser de chutes. Bref, une opération couture 100% benef.

Comme je te l'ai dit plus haut, tout est parti de mon envie de remettre ça avec mon coupon de jersey marin rose. Tu n'imagines pas à quel point je le kiffe ce tissu. J'avais envie d'un petit débardeur et ça faisait un bout de temps que je voulais réaliser un débardeur aux pommes d'après le modèle du livre de Muriel. C'était enfin l'occasion de me lancer. Pour l'empiècement dos, j'ai ressorti le coupon que j'avais utilisé l'an dernier pour coudre le short Joyeux de Julie. L'accord parfait. Love at first sight ♥ En ce qui concerne le patron, il taille parfaitement, rien à dire. Par contre je me suis retrouvée un peu con quand j'ai réalisé qu'il n'y avait pas de patron pour la partie empiècement et que les mesures données dans le livre ne l'étaient que pour la taille adulte. En gros, pour une taille enfant, à toi de te débrouiller pour adapter. Rien de bien compliqué en soi, mais le lâcher prise et moi, ça fait 1000. Je m'en suis sortie quand même, hein... Et plutôt pas mal je trouve.

Débardeur Mu

Modèle : débardeur aux pommes d'après le livre Couture jersey et crochet de Muriel, taille 4 ans sans marges

Fournitures : jersey marin rose Mamzelle Fourmi, coton imprimé acheté l'an dernier aux tissus du centre à Laval lors de ma visite chez ma cop's Émilie

Débardeur Mu (1)

Je sais pas toi, mais moi, ce débardeur, je le surkiffe. Et je te raconte pas comment Émilie l'a adoré au premier regard.

Et là, je me rends compte que je n'ai pas chargé mes photos dans le bon ordre, et j'ai gravement la flemme de recommencer. Alors avant de te présenter le short qui a découlé de ce petit haut, je vais te parler de la troisième pièce de mon petit délire : une mini perle en jean. Que dire que je n'ai déjà dit ici. Ce patron frôle la perfection. C'est bien simple, je suis mini perle addict. Si je m'écoutais, j'en coudrais à la chaîne. J'en suis déjà à 4 et je ne compte pas m'arrêter là.

Mini perle jean (3)

Modèle : mini perle d'Ivanne Soufflet en 4 ans. J'ai oublié de rajouter les 3 cm de la denière fois, mais pour une jupe d'été ce n'était pas très génant.

Fournitures : jean Mamzelle Fourmi (déjà utilisé ici et dont il me reste encore un bon métrage), passepoil plat, biais et parementure dans le coupon fil rouge ;-)

Mini perle jean (2)

Je suis vraiment fan de ces "finitions plus" qui font tellement pros et propres. Je ne les ai pas encore adopté de manière systématique dans mes autres réalisations mais je crois que je ne vais pas tarder à succomber. C'est vraiment le must.

Mini perle jean (4)

Les deux pièces ensemble.

Mini perle jean + débardeur Mu' (2)

Pas besoin de long discours pour te dire à quel point j'adore ♥ Look n°1.

Débardeur + mini perle (3)

Comment ça me donne envie de la bouffer...

Débardeur + mini perle (8)

Ah, et voilà donc enfin le petit short dont je te parlais. Comme j'aime vraiment assortir mes filles, j'ai refait un short Joyeux dans le même tissu que celui de Julie. Décidément, ce patron est le summum du short d'été. Simple, rapide, ludique, pour un effet maximum. Et en plus, il est gratuit. La perfection.

Short joyeux (2)

Modèle : short Joyeux Her Little World taille 4 ans

Fournitures : coton imprimé, biais maison dans un foulard carré donné par ma grand-mère, ceinture en broderie anglaise de mon marché.

Et porté avec le débardeur, ça donne ça. Look n°2.

Short joyeux + débardeur Mu (3)

"Mais euh ! Le soleil, il me brûle les yeux Maman !!!" Non mais quel clown =D

Short joyeux + débardeur Mu (7)

Et là, j'en rebouffe un morceau.

Short joyeux + débardeur Mu (9)

Short joyeux + débardeur Mu (15)

Et pour finir, vu que j'avais déjà deux bas et un seul haut, il me fallait rétablir l'équilibre. Je me suis donc lancé dans mon premier Trop top en utlisant la broderie anglaise qui a servi de ceinture au short. Et la boucle était bouclée =D Alors, Trop top, on ne le présente plus. Même combat que la mini perle, c'est une tuerie de patron, plein de possibilités et la certitude de développer une addiction. Si je n'avais qu'une remarque à faire, elle concernerait les bracelets de manches. Il est absolument nécessaire de les repasser après chaque lavage pour qu'ils tiennent bien en place, et ça c'est légèrement pénible. Mais c'est marrant comme le repassage devient moins rébarbatif quand c'est pour embellir son propre ouvrage.

Trop top (2)

Modèle : Trop top d'Ivanne Soufflet version B avec dos boutonné et bracelets de manches.

Fournitures : broderie anglaise de mon marché, foulard de Mamie et coton imprimé de Laval

Comme je n'avais pas 4 boutons identiques, j'ai joué la carte du bouton unique qui fait toute la différence. Et si en plus il est doré et en forme de cœur, je suis la meilleure de toutes les Mamans du Monde entier.

Trop top (3)

Look n°3

Trop top + mini perle (1)

"Attend ! Il y a un truc sur ma tunique..."

Trop top + mini perle (2)

Non, mais franchement ?!...

Trop top + mini perle (3)

Trop top + mini perle (5)

Look n°4.

Trop top + short joyeux (1)

Trop top + short joyeux (5)

Trop top + short joyeux (6)

Trop top + short joyeux (9)

Et voilà comment d'un coupon sont sortis quatre vêtements tous parfaitement assortis. Je crois que j'ai rarement été aussi fière de moi.

Débardeur + mini perle (8)     Short joyeux + débardeur Mu (3)

Trop top + mini perle (1)     Trop top + short joyeux (9)

Mon petit doigt me dit qu'il y aura encore du Trop top dans les prochains articles. Je ne suis pas prête de venir à bout de toutes les possibilités de ce patron ;-)

Aller, tschuss.

 

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vendredi 9 octobre 2015

"Couture pour garçons"...

...ou quand Perrine sort un livre et me demande si je veux faire partie des testeuses. Si si, je te jure, sérieux ;-)

Tu commences à me connaître, mais je récapitule pour celles du fond de la classe qui tentent de se réchauffer à côté des radiateurs pas encore allumés, moi-être-un-gros-diesel... Je suis une fille tellement cérébrale que je réfléchis entre chaque couture, pas entre deux pièces, non non (enfin si, mais c'est pas ce que je veux dire, là) mais bien entre deux "coutures". Genre je couds une manche, je réfléchis, je couds l'autre manche, je réfléchis, je couds un côté, je réfléchis, je couds l'autre côté, je réfléchis, je fais un ourlet... ouh la... je réfléchis grave là... Bref, il me faut des heures pour faire un truc tout simple. Pour te donner un exemple concret, j'ai coupé un pantalon mardi, et au moment où je publie cet article j'ai juste assemblé les côtés externes et la braguette. Me restent encore les côtés internes, la fourche, la ceinture et les ourlets. On n'est pas rendues (et mon pauvre Camille va encore passer quelques jours à porter son pantalon de survet'). Bref, je suis ultra lente et en plus, je suis une mère indigne. 

Et donc, comme tu commences à me connaître (enfin, si tu squattais pas à côté du radiateur), jamais de la vie tu me demanderais quoi que ce soit, et surtout pas de te servir de testeuse. Parce que qui dit test, dit délai, et là ma petite Dame, on atteint le paroxysme de la "diesel attitude" ou comment ma lenteur arrive à se combiner avec mon pouvoir de procrastination et mon esprit de contradiction. C'est bien simple, si je DOIS faire quelque chose pour une date précise, soit certaine que je le ferai... genre 10 minutes avant la fin du temps qui m'était imparti et à la vitesse qu'on sait. Et je peux te dire que cette affirmation est 100% véridique dans 100% des cas. Pour être sympa, on pourrait dire que je bosse mieux sous la pression. Mais on va être honnête, je suis ultra organisée mais trop optimiste pour anticiper. Et alors quand il n'y a pas de délai, c'est carrément la porte ouverte à toutes les fenêtres (remember Hippolyte...)

Sachant tout ça, imagine mon immense surprise le jour où j'ai reçu un mail de la part de Perrine m'annonçant la sortie prochaine de son propre livre de couture 100% garçons du 6 au 16 ans et me demandant si je voulais bien tester quelques uns de ses modèles !? Pire que ma lenteur, il y a mon incapacité à dire non... J'étais tellement fière et flattée que j'ai répondu par l'affirmative, et bien plus vite que mon ombre. Nous étions au mois d'avril. Un peu plus d'un mois avant la date prévue de mon accouchement, qui elle correspondait presque parfaitement avec la date de sortie du livre. En mode optimisme à fond les ballons. 

Après un petit échange de mails et une vérification des mensurations de mon mini mec, Perrine m'a fait parvenir les planches patrons des deux modèles que j'avais choisi : une marinière et un bermuda. Planches patrons décalquées par ses soins. Ne restait plus qu'à couper et à se lancer. Du pré-mâché pour feignasse en quelque sorte. Autant te dire que je ne m'y suis pas mise tout de suite, et c'est seulement quelques jours avant l'arrivée de Simon que j'ai décidé qu'il était temps de remplir mon engagement. Forcément, ce qui devait arriver arriva. Et moi qui avais seulement eu le temps de commencer à assembler la marinière. Merdum... Forcément, il n'y avait pas moyen que le livre sorte dans ces conditions, j'ai donc fait modifier la date de sa parution. Et ouais, j'ai les Great Powers et je me contre-balance des Great Responsabilities.

Non, vas-y, je déconne. Sérieusement, sur ce coup-là, j'ai eu de la chance, Perrine ayant besoin de faire quelques modifs sur ses patrons, la date a effectivement été reculée et moi, j'ai pu finir tranquilou de coudre les deux pièces sur lesquelles je m'étais engagée. Et ce, pour le plus grand bonheur de mon Camille, qui les a porté quasiment tout l'été, surtout le bermuda, canicule oblige.

Alors que dire de ces modèles ? Parce que finalement, on est pas vraiment là pour que je te raconte ma vie, mais bien pour présenter le livre de Perrine. Eh bien moi je suis fan de ceux que j'ai réalisé. Je les trouve seyants, et malgré le fait que j'ai dû réduire un peu la longeur de la marinière, ils taillent parfaitement. Je n'ai pas non plus rencontré de grande difficulté de réalisation, uniquement des erreurs d'inattention comme lorsque j'ai monté les empiècements d'épaules à l'envers. Bonjour la gourdasse. Ou encore l'épreuve à chaque fois renouvelée du montage de la braguette. J'ai beau ne pas en être à mon premier pantalon, je suis dans l'incapacité d'acquérir un automatisme. On dirait que mon esprit est totalement réfractaire à cette technique. Il me faut, à chaque fois, relire et relire les explications de montage, et réfléchir encore et encore pour ne pas me planter. Et au final, ce n'est jamais aussi parfait que je le voudrais. Mon surfilage est toujours raté (il faudra m'expliquer comment surfiler ces petites parties arrondies à la surjet, mystère...), la pose de la fermeture éclair de moins en moins approximative certes mais la surpiqûre arrondie jamais bien dessinée (pareil si tu as une technique, fais péter). Bref, je suis nulle en braguette.

A part ça, rien à redire. Peut-être juste que je suis une testeuse pas très disciplinée, hum hum. Je me suis permise quelques modifs, pas grand chose, mais quand même... Je t'ai déjà dit que j'avais raccourci la longueur de la marinière, j'ai également transformé les manches longues en manches 3/4. Et j'ai terminé l'encolure avec une bande rabattue sur l'avant (au lieu du simple ourlet proposé dans le patron). Et en ce qui concerne le bermuda, j'ai zappé les passants de ceinture.

Allez, place aux photos sur la bête afin que tu puisses apprécier le rendu. Je te préviens, mon fils était encore une fois très coopératif, très Actor's Studio. Mes gosses sont des clowns...

Test Perrine (23)

Test Perrine (26)

Qu'est-ce que je te disais ?

Test Perrine (27)

Modèle : marinière

Fournitures : jersey marin Mamzelle Fourmi, première étoile Motif personnel

Test Perrine (31)

Et ma première vraie victoire sur l'aiguille double !!! (à part sur la bande d'encolure... faut pas regarder de trop près)

Test Perrine (32)

Test Perrine (35)

Test Perrine (36)

Modèle : bermuda

Fournitures : jean et fe MT, coton guitares Michaël Miller et pression Kam

Test Perrine (38)

Test Perrine (40)

J'aime vraiment beaucoup les bordures des poches ♥

Test Perrine (42)

Un ensemble qui aura été porté et reporté tout l'été pour notre plus grand plaisir à tous les deux.

Test Perrine (28)

Encore mille merci Perrine pour ta confiance (ou ton inconscience, c'est selon).

Et si tu veux te faire une plus grande opinion du contenu du livre je t'invite à aller chez l'auteur découvrir le nom des autres testeuses ainsi que leurs réalisations. En ce qui me concerne, mon opinion est faite. 

Allez, tschuss

 

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lundi 7 septembre 2015

L'indispensable de l'été

Il y a pas à dire, mais cette année, on a vraiment eut un été de dingue... Tellement dingue que les canicules se sont succédées si vite que j'ai l'impression d'avoir passé tout mon temps à poil (ce qui, j'espère, à fait le bonheur de mon voisin d'en face). Il paraîtrait même que ça a été l'été le plus chaud depuis qu'on a commencé à faire des relevés de températures... Un été historique quoi. J'espère que mon voisin a profité de sa chance pour faire des photos, ça risque pas de se reproduire tous les ans. L'année prochaine on devrait avoir un bon vieil été de merde. L'occasion de pouvoir se remettre à râler sur le temps pourri, toussa toussa. Parce que forcément, cette année, à part les éternels mécontents (et toi même tu sais qu'ils sont nombreux) on n'a pas pu dire qu"'il n'y a plus de saison ma bonne Dame !" D'ailleurs après un été pareil, j'espère qu'il va neiger abondamment cet hiver. Ça ne serait que justice. Et puis, n'en déplaise aux râleurs, l'été il fait chaud, l'hiver il fait froid. Point barre. Et quitte à se peler les miches, autant que ça soit joli et féérique. Je dis ça, je dis rien.

Bref, il a fait beau et chaud. Impossible donc de faire l'impasse sur la crème solaire, les chapeaux, les glaces (hum hum), le rafraichisseur d'air qui te sauve la life, n'ayons pas peur des mots, et... la Robette. Ben ouais, LA Robette quoi ! Comment ça cet été t'as pas cousu de Robette ? Non mais allo quoi ? C'était l'occas' ou jamais ! Rappelle toi, l'an prochain, il fera moche. Si tu veux une consultation sur ton avenir, laisse moi un message via "contacter l'auteur", c'est pas cher. Et pour presque rien je te promets aussi le retour de l'être aimé, l'épilation définitive à distance et les journées de 35h ;-)

Donc, la Robette... D'habitude, j'ai toujours une voire deux saisons de retard dans mes réalisations. Je suis une véritable has been de la mode que ça soit en prêt-à-porter ou en couture. Il n'y a qu'à parcourir les pages de ce blog pour se rendre compte que je couds rarement la même chose que tout le monde et que je n'ai pas non plus les mêmes dealers de matière première que la moyenne des bloggeuses. Une vraie rebelle...  Mouais. C'est surtout parce que je suis un gros diesel, et que le temps que je me décide à coudre un patron qui vient de sortir, eh bien finalement, il vient plus de sortir et on l'a tellement vu partout que ça frise l'overdose. Et puis, je craque que sur ce qui me plaît et pas sur ce qui plaît à la masse. Mais ça, c'est un autre débat.

Rappelle toi ce que je t'ai dit plus haut : cet été a été historique. Tellement historique que j'ai réussi à coudre un patron presque au moment de sa sortie, et en deux temps trois mouvements par dessus le marché. Ce qui fait que mes Princesses ont pu en profiter tout l'été. Je crois qu'après les médailles de la mère qui déchire et celle de la Reine de l'organisation, j'ai bien mérité celle de la parfaite couturière. Continue à m'appeler Modestie, ça me va tellement bien.

Comme je suis une grande malade, et une fan inconditionnelle de mes petits duos de sistas, c'est sans aucune hésitation que j'ai utilisé le même jersey pour les deux robes. J'ai juste utilisé des biais différents pour les encolures et les bretelles. Fallait bien trouver un truc pour les différencier quand même. Comment ça elles font pas la même taille ? Mouais, si tu le dis ;-) Et puis comme j'avais pas envie de mettre d'étiquette mais que je voulais quand même que les robes aient un sens - parce que c'est bien sympa le côté réversible mais le délire un jour à l'endroit, un jour à l'envers, je suis pas fan... - j'ai posé des flocks velours sur l'un des côtés devant. Mais même comme ça Julie a osé me demander dans quel sens elle devait la mettre... Au secours... La dégénérescence neuronale a déjà débuté oO

En ce qui concerne la réalisation de ces robes, rien à redire. Ça roule tout seul. Deux pièces à assembler, 4 biais à poser et un ourlet... Rien de plus simple. Si je n'avais pas eu d'autres envies couturesques cet été, j'aurais pu en coudre à la chaîne (ou presque).

Robettes HLW (39)

Patron : La Robette patron gratuit de Her Little World en 10 ans avec marges et en 4 ans sans marges, et ajout de 3 cm en bas de chacune des robes.

Fournitures : jersey marin rose Mamzelle Fourmi, biais maison liberty pour Julie, reste d'un superbe coton acheté aux Tissus du Centre à Laval pour Émilie (ourlets rapportés avec les mêmes biais).

Et mes jolies Princesses qui jouent de plus en plus le jeu des photos. Merci à elles ;-) Je ne sais pas ce qu'elle ont vu. Peut-être rien d'ailleurs. Elles sont tellement Actor's Studio ! MDR ;-)

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Les fameux biais qui font toute la différence.

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La preuve qu'on peut tout faire en Robette !

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Le biais rapporté qui rend l'arrondit de la robe si joli.

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Ces décolettés ♥

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Allez, tournez-vous les filles que je vois votre biais... Oo Hum hum... Il y a encore du boulot avant de pouvoir parader sur les podiums.

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Et les si jolis flocks de chez Ki-sign. Julie a choisit un petit papillon étant donné que j'ai refusé de lui refiler (encore une fois) une de mes têtes de mort. Faut pas pousser. Quant à Émilie, sur une planche remplie de mignonnes petites bestioles genre coccinelle, escargot, girafe, zèbre etc.. et bien elle a préféré le serpent. Il va falloir que je la surveille de près. Ça sent la future psychopathe tout ça...

Robettes HLW (41)

Il y a qu'à regarder le sourire là... flippant ;-)

Robettes HLW (36)

Je ne pouvais pas finir ce billet sans te montrer cette magnifique photo. A gauche mon duo de princesses, et à droite mes petites nièces trop belles dans leurs robes cousues par leur maman. Les connaisseuses reconnaitront le modèle Monoï de Ti Molokoy.

J'adore ♥

DSC_4248

Et pour ne pas faire de jaloux... La même avec nos garçons ♥

DSC_4246

Et voilà le travail. Autant te dire qu'elles ont adoré leurs robes et qu'elles les ont beaucoup porté. Une vraie couture bien rentable comme je les aime. D'ailleurs, si tu me suis sur IG, tu as dû les voir passer plus d'une fois.

Allez, je vais aller organiser un tirage au sort pour choisir le sujet de mon prochain article, parce que j'ai encore pas mal de trucs à te montrer.

Tschuss ;-)

 

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Posté par amazingironwoman à 23:28 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
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