vendredi 7 avril 2017

Le baggy, c'est la vie...

...et c'est surtout bien pratique pour y caser de jolies petites fesses... empaquetées dans des couches ;-)

Tu noteras avec quelle finesse j'ai réussi à faire débuter ce billet à peu près comme j'avais clos le précédent. Des années d'études pour en arriver à une telle maîtrise de la transition. Bloguer, c'est vraiment pas facile tous les jours.

Tu auras donc compris qu'aujourd'hui je ne te parlerai pas de mon royal postérieur mais bien de celui du seul et unique membre de la famille n'ayant pas encore acquis la propreté, en dehors de mon mec bien sûr (mais ça, c'est une autre histoire...=D). Et oui, enfin un peu de mignonnerie dans ce Monde de Brutes. La Star du jour n'est autre que Simonchouchou, le Chouchou de tous les Chouchous ;-) Je sais que certaines attendaient ce jour avec impatience. You're welcome.

Ces derniers mois, le microbe a bien grandi, et il a fallu se rendre à l'évidence, malgré le petit stock de vêtements offerts, prêtés ou donnés - j'avais fini par me débarrasser de la plupart de ceux datants de son grand frère par manque de place - le pauvre malheureux n'avait plus grand chose à se mettre. Entre les pantalons qui lui donnaient l'air d'aller aux fraises et les T-shirts qui lui remontaient au-dessus du nombril, il devenait évident qu'il fallait agir. Et vite.

J'ai donc mis un bon mois à lui coudre un jean et 4 T-shirts. Normal.

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (1)

Pour les t-shirts, rien d'extraordinaire. J'ai cousu 4 fois le même en jouant sur les associations de tissus. J'ai juste foiré quasi toutes mes encolures... Pas grave, vu le temps qu'ils seront portés. Et je crois que le microbe ne se rendra compte de rien. Alors, chut ;-)

Smart Guitars - Ottobre 1-2015 (1)

Modèle : Smart Guitars, modèle 11, Ottobre 1/2015, 92 cm (sans les marges)

Fournitures : Jerseys de mon marché et jersey guitares Lillestoff acheté au CSF il y a deux ans...

Smart Guitars - Ottobre 1-2015 (2)

Smart Guitars - Ottobre 1-2015 (3)

Côté bas, l'an dernier, ma copine Émilie m'avait transmis un petit pantalon en velours côtelé jaune moutarde qu'elle avait cousu jadis pour son petit dernier. Comment te dire que ce fute, je l'aime d'amour. Je n'ai donc pas cherché plus loin quand j'ai décidé de lui faire un pantalon. J'avais le fameux Ottobre dans lequel elle avait pris le patron. Yavaipluka.

Au départ, je comptais le faire dans une de mes chutes de velours milleraies canard, mais je ne m'étais pas rendue compte de la quantité ENORME de tissu qu'il fallait pour un pauvre petit pantalon en 3 ans oO Ouais, je suis passée direct au 3 ans... D'une, ça ira plus longtemps, et de deux, le modèle n'est pas proposé la taille au-dessous. Après avoir tenté de faire rentrer toutes mes pièces dans mon mini coupon de 50 x 30, l'espoir fait vivre, j'ai évidemment abandonné. En faisant la gueule, bien entendu. J'ai voulu me rabattre sur une autre chute, de jean cette fois-ci. Même déconvenue. Nan mais sérieux ? J'allais pas aller acheter un mètre de tissu pour ça quand même. Nan mais allo quoi ?! Et c'est là que je me suis rappelée les jeans usés de son père, que je gardais au cas-où... Ben c'était le cas-où-jamais =D

Après un minimum de procrastination, mon loulou a enfin pu enfiler son nouveau petit baggy 100% jean recyclé, d'où la totale inégalité des teintes quel que soit l'angle sous lequel tu le regardes. Et je trouve ça bien marrant.

Le seul truc qui m'a posé problème, c'est la ceinture. J'ai eu beaucoup de mal à faire en sorte que l'élastique ne s'étire pas trop à la couture, rendant le pantalon trop large. J'ai fini par le coudre avec le point le plus long possible. Je ne suis pas totalement satisfaite, mais ça fera l'affaire.

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (1)

Modèle : Baggy Bottom, modèle 12, Ottobre 1/2015, 92 cm

Fournitures : vieux jean de son père

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (2)

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (4)

Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (3)

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (2)

Et comme il va comme un gant à mon petit homme, je lui pardonne sans peine ses petites imperfections ♥

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (5)

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (6)

Il est pas beau mon fils... ? ♥

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (3)

Smart Guitars et Baggy Bottom - Ottobre 1-2015 (4)

J'espère que tu auras apprécié ce retour à la couture et à la poésie ;-)

See you soon.

Tschuss.

 

* * *

Pour ne rien rater, inscris-toi à la newsletter, en haut à gauche.

Et pour me suivre sur les réseaux sociaux :

Instagram / Facebook

 

Posté par amazingironwoman à 07:30 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,


dimanche 22 mai 2016

13 Mai 2005 - 22 Mai 2016

11 ans, à quelques jours près. 11 ans que je suis devenue Maman pour la première fois. L'un des plus grands bonheurs de ma vie, sans hésitation aucune.

11 ans que je me demande chaque année comment cette si petite crevette peut avoir autant grandit en si peu de temps. Mon petit bébé est devenue grande, presque trop grande. Et je sais que ce n'est pas fini. Bientôt la sixième, le grand saut vers l'école des grands. Qu'il est loin le bac à sable de la maternelle...

Je me console en constatant à quel point elle sait être raisonnable, serviable, gentille, aimante, intelligente, espiègle, créative tout en étant obstinée, sensible, râleuse, boudeuse et j'en passe.

Une véritable perle que ma #joliejuliepresqueparfaite.

Joyeux anniversaire ma grande Princesse.

6tag_130516-223608

Cette année, pas de fête grandiose avec déco, copines et cadeaux home made. Dans une passe un peu difficile socialement parlant, la demoiselle a choisit de n'inviter que ses deux meilleures amies pour un anniv' marathon de 24h dont le programme est toujours en cours de négociations ;-)

En attendant, elle a absolument tenu à faire elle-même son gâteau le soir de son anniversaire. Quand je pense qu'elle a même pensé à beurrer et fariner le moule. C'est là que je me dis que même si ma manière d'éduquer mes enfants semble un peu à l'arrache, ça à tout l'air de fonctionner ;-)

6tag_140516-151312

Comme on est des oufs, et surtout parce qu'elle le mérite, un seul cadeau cette année, et quel cadeau... un ordinateur pour faciliter au maximum ses devoirs de collégienne.

6tag_140516-152009

Et puis il y a eu Camille, Émilie, et enfin... Chouchou entre les chouchoux, le petit dernier, Simon le malicieux.

6tag_220516-111942

Un an déjà qu'il est venu compléter mon tableau familial parfait. Un an que je n'ai absolument pas vu passer. Tout autant que les 11 de sa grande sœur qu'il appelle désormais Maman. Un an à le regarder grandir avec toujours autant d'amour.

Et cette première bougie...

Joyeux anniversaire mon petit lapin.

6tag_220516-153834

Et ses premiers cadeaux.

6tag_220516-154128

6tag_220516-154656

11 années bien remplies.

Comme je l'ai dit précédemment, côté maternité, je passe mon tour. Il ne me reste plus qu'à profiter au maximum de ces années qui passent si vite et de ces enfants qui grandissent à la vitesse de la lumière.

Joyeux anniversaires mes petits amours.

 

* * *

Pour ne rien rater, inscris-toi à la newsletter, en haut à gauche.

Et pour me suivre sur les réseaux sociaux :

Instagram / Facebook

 

Posté par amazingironwoman à 22:50 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 29 mai 2015

#bébésimontoutmignon ou le récit d'une naissance (encore) pas comme les autres (post à double ou triple RTT)

Après l'article de la dernière fois qui souhaitait un joyeux anniversaire à Julie (merci pour tes vœux d'ailleurs), j'avais prévu de te présenter une petite bête au crochet. Je m'étais une fois de plus sacrifiée en prenant le risque de m'allonger, telle la baleine échouée sur le rivage, pour t'en prendre quelques jolis clichés. Mais voilà... manque d'inspiration, manque d'envie... ça commençait à sentir sévèrement la fin de cette grossesse que tu auras pu suivre de manière assez régulière au fil de ces pages.

Ce n'est donc pas d'une petite bête crochetée que je suis venue te parler aujourd'hui, mais bel et bien du dernier né de notre dynastie.

C'est avec une immense joie que je te présente Simon, né le vendredi 22 mai à 5h55. 51 cm pour 3,990 kg. Une bonne grosse dinde fourrée à l'amour ♥

InstagramCapture_2a05985c-619d-4d00-b311-ae5e20a7d56b

Bon, maintenant que tu as bien reluqué la petite gueule d'ange de mon petit namoureux, on va pouvoir passer à la deuxième partie du pourquoi de cet article : le comment. Je te préviens tout de suite, si les récits d'accouchements te soulèvent les tripes, si tu zappes systématiquement quand tu tombes sur "Baby boom" à la télé, passe ton chemin et rends toi directement à la photo du petit doudou crocheté un peu plus bas. Et ouais, j'ai quand même réussi à glisser une petite bête au crochet dans ce post. Je suis vraiment trop balèze. Sinon, attaches ta ceinture. Sensations fortes garanties.

Tout d'abord, je m'excuse d'avance de te dévoiler ainsi une partie de mon intimité, mais tu l'auras compris, si tu me suis régulièrement, je n'ai pas grand chose à cacher... J'aime parler, partager, raconter ma vie, surtout quand il s'y passe des évènements inoubliables et rocambolesques. De plus, j'ai déjà annoncé la couleur sur instagram et facebook, et certaines m'ont expressément demandé de leur faire le récit. Plutôt que de pondre des réponses personnalisées, je préfère en faire profiter tout le monde ;-) Ne me remercie pas tout de suite... Et puis, je me dis aussi que mes expériences pourraient très bien aider d'autres mamans. Tu vas vite comprendre pourquoi.

Au départ, je ne voulais te raconter que la naissance de Simon, mais en y réfléchissant, je me suis dit que cette histoire complètement folle ne pourrait prendre tout son sens qu'en commençant depuis le tout début, c'est-à-dire à la naissance de Julie, il y a 10 ans.

Il y a 10 ans donc, j'attendais notre #joliejuliepresqueparfaite. J'avais été arrêtée vers 6 mois de grossesse pour risque d'accouchement prématuré avec comme consigne de me reposer au maximum et de passer le plus de temps possible allongée dans mon lit. Autant te dire que le niveau de mon activité physique s'en est retrouvé réduit au minimum (et j'étais déjà pas une grande sportive dans l'âme...). Résultat des courses : + 30 kilos ! Une dizaine de jours avant le terme, la fatigue, mon état physique ainsi que l'impatience m'ont poussé à demander à la sage femme qui me suivait à domicile deux fois par semaine si elle avait pas un "truc" pour accélérer la venue de notre Princesse. Je me suis donc retrouvée un jeudi après-midi à m'enfiler un cocktail à base d'huile de ricin, d'huile essentielle de verveine et de champ' (ben quoi, elle avait dit une boisson gazeuse...). Dans la nuit, j'ai été prise de douleurs abdominales mais j'ai mis quelques heures à comprendre que ces douleurs étaient des contractions et qu'il fallait partir le plus vite possible à la mater. J'ai donc appelé ma mère, mon chéri n'ayant pas encore son permis de conduire... No comment. Descendre les deux étages a été une véritable torture. Les 2 kilomètres en voiture, un cauchemar. J'ai cru 100 fois accoucher sur la banquette arrière... Arrivés à destination et pris en charge par l'infirmière de garde, j'ai eu le droit à la question de base : "C'est votre premier enfant ?" Forcément, j'ai répondu oui. Ce qui a entraîné : "Bon, on a le temps. La sage femme ne va pas tarder à venir vous examiner"... Euh, ok. Sauf que moi, je serrais les dents et les fesses, et à chaque nouvelle contraction je devais me retenir de pousser. Mais bon, comme c'était mon premier enfant... Au bout d'une demi heure à dire à mon mari que je n'allais pas tenir longtemps, la sage femme est enfin arrivée. Même série de questions. Mêmes réponses. Elle a quand même fini par m'examiner, et oh surprise ! elle m'a annoncé qu'il allait falloir y aller, que j'étais prête. Sur le coup, je l'aurais bien étranglée, mais j'avais encore un peu besoin d'elle. Je me suis donc retenue. A partir de là, mes souvenirs demeurent très flous. Je me souviens d'avoir poussé, pas bien longtemps. Je n'ai le souvenir d'aucune douleur. Juste un grand soulagement après qu'on m'ai posé ma fille sur le ventre. Et mes premiers mots, noyés de larmes : "Putain de merde". Je ne voyais rien de plus approprié sur le coup... Puis ma "détresse" à l'annonce des pauvres 2,790 kg dont je venais de me libérer. Plus que 27 kilos à perdre ! Youpi oO

Bref, à partir de ce jour-là, je me suis jurée qu'à la moindre douleur, je partirai fissa à la mater, ça m'éviterai d'accoucher dans mes toilettes. Tu vas bientôt pouvoir mesurer toute l'ironie de cette phrase...

Pour Camille, deux ans plus tard, j'ai eu la chance de perdre les eaux dans mon sommeil. Réveillée par cette sensation fort agréable de m'être pissée dessus, j'ai de nouveau demandé à mon chéri d'appeler ma mère... Toujours pas de permis. Cette fois, mon père l'accompagnait, il fallait bien quelqu'un pour veiller sur Julie. Arrivés à la mater, j'ai été rapidement installée en salle de naissance. Puis l'attente a commencé. Les contractions étaient supportables mais malgré mes réticences envers la péridurale, je me suis dit que je m'offrirai bien le luxe de voir ce que ça faisait que de ne pas souffrir. Inutile de préciser que vue la rapidité de la naissance de Julie, je m'en étais passé. Donc, j'ai demandé cette foutue péridurale. Il faut savoir qu'avant de te piquer on te fait passer 1 litre de sérum phy pour bien te nettoyer de l'intérieur. Autant te dire que j'avais peu d'espoir. Mais qui ne tente rien n'a rien comme on dit. La suite des évènements m'a donné raison, mais pas de la manière que j'avais imaginé. J'ai soudain été prise d'une violente contraction qui ne voulait pas s'arrêter. Dans le langage médical on appelle ça une hypertonie, et ça fait un mal de chien. Si tu as déjà accouché et que tu t'es déjà demandé pourquoi la nana dans la salle d'à côté gueulait comme un cochon qu'on égorge. Ben peut-être qu'elle était en train de se taper une bonne vieille hypertonie des familles. Un vrai kiff. Forcément on a bipé la sage femme, qui a bipé le gynéco de garde. En 3 secondes on est passé de 3 à 10 dans la salle. On m'a mis des trucs un peu partout sans rien nous expliquer. Puis j'ai entendu le mot césarienne. Je me suis entendu crier "Non, pas de césarienne !" Deux secondes plus tard je poussais sur une contraction. Personne n'a rien vu, sauf mon mari qui a dû leur signaler que c'était trop tard, qu'il était déjà là. Problème réglé. Une poussée, un bébé. Championne du monde... Mais je te raconte pas les ravages. Une vraie zone de guerre après un bombardement. Je te passe les détails.

Dans cette histoire, mon chéri a perdu 5 années d'espérance de vie. J'avoue avoir vécu une des plus grandes peurs de toute ma vie. Les suivantes ont d'ailleurs été, en grande majorité, provoquées par Camille lui-même. A croire que ce gosse est né pour nous foutre les jetons. On ne savait pas encore, bienheureux que nous étions, qu'on pouvait mettre la barre encore plus haut.

Puis est arrivée Émilie. Après une fin de grossesse sous haute tension - mon gynéco au bord de la retraite, n'ayant rien trouvé de mieux que de rater la dernière écho et de se planter dans les mesures de 2 mm par-ci, 2 mm par-là... Ce qui nous a valu de nous faire engueuler à l'hopital quand on a refusé catégoriquement le déclenchement en urgence sans une écho de contrôle. Echo que nous avons fini par obtenir et qui a révélé les erreurs de mesure dont je t'ai parlé précédemment, et qui nous a permis d'éviter le déclenchement. Quelques jours plus tard, même scénario que pour Camille. Perte des eaux en pleine nuit. Départ pour la mater conduite par mon chéri cette fois-ci, enfin en possession du précieux papier rose ;-) Et à partir de là, rien à dire. Totale maîtrise des contractions, refus de péridurale, en mode warrior de l'accouchement. Après moins de 3h en salle de naissance, je fais appeler la sage femme. Je m'installe, je demande si je peux commencer à pousser pendant qu'elle fini de se préparer. "Pas de problème, allez-y" qu'elle me répond. Je me concentre, je pousse, et là j'entends l'auxiliaire de puer qui l'interpelle et lui dit "Laisse tomber, je vois des cheveux". 30 secondes plus tard, j'avais ma fille dans les bras. Problème réglé. Une poussée, un bébé. Championne du monde... Et cette fois, totale maîtrise ! J'ai même reçu les félicitations du jury ;-)

J'espère que tu as remarqué que plus ça va, plus ça va vite. Et que je suis plutôt douée pour gérer les signaux d'alerte de mon corps.

Et c'est là que les circonstances incroyables de la naissance de Simon prennent tout leur sens. Tu prends les trois récits précédents (excepté l'hypertonie et la menace de césarienne), tu mélanges, tu secoues, et c'est tipar ! Cette fois-ci, pas de perte des eaux, mais des sensations génantes dans le bas du dos, qui se sont amplifiées toute la soirée et en début de nuit. Afin d'éviter d'arriver trop tard, je prends le risque de partir trop tôt. Arrivés à la mater, il y a déjà deux autres futures mamans en salle d'attente. Après avoir annoncé que c'était notre quatrième, on me prend directement... Désolée Mesdames... Après examen, on nous installe directement en salle de naissance. Et rebelote, comme la fois précédente, on attend. Sauf que cette fois, au lieu de me laisser tranquille gérer sur le ballon, je me retrouve statique avec un monito. Au bout d'une demi-heure, tout va bien, monito parfait, ça contracte, j'ai enfin le droit à mon ballon. Au bout d'une petite heure, je commence à me dire que la péri, ça serait pas mal. C'est franchement gérable, mais bien pénible quand même. Mais mon chéri me rappelle que de toute façon ça sera trop tard, et qu'il m'a connu bien plus courageuse. Il a pas tort. Je suis une warrior ! La sage femme revient. Après examen, elle estime qu'on a encore le temps, re-monito. Je m'endors, les contractions se raréfient... Ah bah non, je vais pas rester là des heures ! Faut pas déconner. Ça se réveille. De bonnes vagues bien douloureuses avec sensations de poussées. Je le signale à la sage femme et je lui demande de vérifier où on en est. Toujours 6 cm et pas de rupture de poche, on a le temps... J'insiste quand même sur la sensation de poussée, mais non, on a le temps... Je demande donc à aller aux toilettes. Mon chéri m'accompagne. A peine entrée dans la cabine, je suis prise d'une contraction que j'arrive à peu près à maîtriser. Je m'assois, et là, tout s'accélère. Attention, récit rapide et brutal : je perds les eaux d'un coup et je sens que le bébé arrive oO Je crie à mon chéri d'aller chercher quelqu'un. Il courre dans le couloir pour appeler une sage femme. Je le rapelle en lui disant que c'est trop tard. Et effectivement, il a eu juste le temps de mettre ses mains pour réceptionner son fils. Sur ce, toutes les sages femmes de garde, ainsi que les auxiliaires de puer débarquent. L'une d'entre elle, prend le relai de mon mari et récupère notre fils. Même pas de poussée, un bébé. Championne du monde... Mon mari a encore perdu 5 années d'espérance de vie et moi je me suis tapée la pire frayeur de toute la mienne. Et je te raconte pas le champ de bataille. Mais j'ai quand même reçu le prix spécial du jury ;-)

Au bout du compte, tout est bien qui fini bien. Mais on a eu chaud quand même. Alors si je n'ai qu'un conseil à donner à toutes les futures mamans qui me lisent ou me liront, c'est de surtout toujours se faire confiance. Votre ressenti et votre instinct sont toujours les meilleurs. Personne d'autre ne peut savoir mieux que vous ce qui se passe dans votre corps. Ne surtout pas hésiter à insister, ce que j'aurais dû faire... Mais finalement, ça aurait été moins "drôle" ?!

L'an dernier, en réalisant que j'étais tombée enceinte quasiment 10 ans jour pour jour après être tombée enceinte de Julie, j'y ai vu un joli symbole. Une manière de boucler une jolie boucle. 10 ans, 4 enfants... Un rêve devenu réalité. Avec en plus la chance inouïe d'obtenir une parité parfaite en alternant fille, garçon, fille, garçon. Et finalement, cet accouchement complètement incroyable aura été un peu comme le bouquet final de notre feu d'artifice. Et puis, s'il fallait tout revivre pour obtenir ces quatre êtres merveilleux, je ne changerais pas une seconde pour tout l'or du monde.

InstagramCapture_6db74337-8b63-483d-abde-af9fce9000b8

InstagramCapture_6141636c-e0bc-40ee-99bf-7da5836c638e

Allez, trêve de conneries ou tu vas finir par oublier que ce blog est un blog où on parle couture, tricot et crochet.

Quelques jours avant la naissance de Simon, j'ai été prise d'une envie irrépressible de crocheter un Gudule du livre Tendre Crochet de Tournicote. Je crois qu'après le petit lapin que je t'ai présenté il y a peu, ça doit être le doudou que j'ai mis le moins de temps à crocheter et surtout à assembler dans la foulée. Au départ, je ne savais pas trop pour qui je le faisais. Et comme j'étais partie sur des rayures roses, je ne l'avais pas instinctivement destiné à Simon. Et puis une remarque sur instagram m'a fait réaliser que finalement, même avec du rose, il serait parfait pour mon fils. J'ai introduit du bleu pour garder un équilibre mixte. Et voilà le travail. Je suis raide dingue de ce doudou. J'ai envie d'en crocheter à la chaîne. Et j'ai hâte que Simon lui fasse des câlins.

DSC_3857

Patron : Gudule dans Tendre crochet de Sandrine Deveze alias Tournicote à cloche pied

Fournitures : coton Esterel (Pinguoin) coloris étain, ricco rose et bleu, yeux de sécurité Fifi Jolipois.

DSC_3842

Et pour fêter la naissance de son neveu, ma belle-sœur nous a offert LE protège carnet de santé. J'admire l'appliqué du prénom, moi qui déteste faire ça. Merci Tatie Delphine ;-)

Protège carnet de santé Simon Delphine (2)

Protège carnet de santé Simon Delphine (3)

Il est pas magnifique mon fils ??? ♥ ♥ ♥

DSC_3854

En plus, j'ai une baby sitter gratos à domicile ! La grande classe. Tu la vois la fierté de la grande sœur ? Sérieusement, si elle pouvait l'allaiter, elle le ferai.

InstagramCapture_a1e1cb68-cee2-4edf-82bd-bf594f38edaa

Bon, je te laisse. Faut quand même que je pense à dormir un peu pour rattapper les heures de sommeil perdues, si seulement c'était possible.

Merci d'avance à toutes celles qui auront lu ce récit jusqu'au bout.

Allez, tschuss. Et la prochaine fois, promis, ça sera plus court.

 

* * *

Pour ne rien rater, inscris-toi à la newsletter, en haut à gauche.

Et pour me suivre sur les réseaux sociaux :

Instagram / Facebook

 

Enregistrer