vendredi 3 mars 2017

Même pas froid

Ahhhhh !!! Mars, enfin... La promesse du Printemps, des premiers bourgeons et des petits zozios qui chantent au petit matin. Les journées qui rallongent, ces doux rayons du soleil qui se réchauffent et cette merveilleuse heure d'été ♥

Mars et ses formidables défis lancés sur les réseaux sociaux. Ce MMM, comprendre Me Made March (trad : un mois de Mars de "c'est moi qui l'ai fait"), que j'ai lâchement zappé... Pas certaine d'avoir assez à montrer. Et cet incroyable #defiunmarsetçarepart, totalement décalé et un brin déjanté. Normal, celui-là, "c'est moi qui l'ai fait" =D Si tu n'as pas Instagram, pas grave, tu peux voir mon humble contribution sur ma page Facebook. Sinon, il te reste la blog roll sur ta droite. Et puis je compte bien te faire un petit recap hebdomadaire avec making off. Le partage, tu le sais, c'est toute ma vie ;-) Faut dire que tant de poésie, ça serait dommage de ne pas en faire profiter tout le monde.

Maintenant que je t'ai bien mis l'eau à la bouche, on va changer radicalement de sujet. De rien. Eh oui, je ne suis pas QUE douceur, calme et volupté. J'excelle également dans la torture et la manipulation. Une formidable palette de talents. Un vrai couteau Suisse de la vie en société =D

La dernière fois, je t'avais annoncé une série de posts à réalisations multiples mais toujours avec un dénominateur commun.

Celui d'aujourd'hui s'articule autour de ces petits accessoires bien utiles pour ne pas se peler les miches en hiver, mais pas que. Parce qu'on a beau être au début du mois de Mars et de ses promesses... toussa... on n'en est pas moins toujours en hiver et par moment, ça caille encore sévère. Et puis, je te rassure, toutes ces petites choses ont été réalisées au moment opportun, ou presque. Pas moyen que je couse des moufles ce mois-ci oO Mon cerveau est déjà passé aux manches courtes, aux petits shorts et aux jolies petites robes. Apparemment, il est pas aussi frileux que moi le bougre.

Le premier "petit" accessoire de cette série commençait à devenir une urgence absolue. Ma grande, Cendrillon comme on l'appelle maintenant (pour tout un tas de raisons que je te laisse imaginer), allait et venait dans notre appart tantôt dans un pyj trop petit, tantôt dans un pyj déchiré (mal raccommodé depuis...). Bref, elle avait froid et elle avait pas la classe. Damned. Après des semaines de supplications, j'ai fini par ressortir mes amis les jerseys velours. Beurk beurk beurk. J'avais même pensé un temps les revendre ou les donner tellement mes dernières expériences avaient failli me conduire à l'HP (, et ). Mais bon, je suis faible. Renoncer, c'est mourir. Je les ai gardés, pour mon plus grand bonheur. Youhou.

Après choix et découpe des patrons, j'ai essayé de faire rentrer toutes mes pièces dans ce qui me restait du coupon à rayures. Il est vite apparu que tout ne rentrerait pas. #fclb J'ai donc consulté l'intéressée et sans grande conviction de ma part, nous avons décidé de faire les manches dans le tissu uni violet. Pour être raccord, je l'ai également utilisé pour les bracelets de cheville du futal ainsi que la bande d'encolure du T-shirt.

Comme prévu, j'en ai chié. Ce tissu est une horreur. J'ai eu beau mettre le différentiel de ma surjeteuse au plus bas, les coutures se sont étirées et gondolent. J'ai un peu résorbé le carnage au repassage mais franchement, ça m'a gonflé. Les finitions sont à l'arrache. Pas envie de tout donner pour un truc qui ne servira que pour dormir et trainer le dimanche. J'ai pas que ça à faire non plus ;-)

Malgré tout, j'aime beaucoup le résultat final. Cette association de tissus n'est pas aussi agressive que je me l'étais imaginé. Ça aurait pu être pire.

Pyjama Ottobre (1)

Modèles : haut, Simple Plain, Ottobre 6/2014, modèle 24, 152 cm; bas, Remainder, Ottobre 4/2013, modèle 32, 158 cm (le même que son bas de jogging)

Fournitures : Jerseys velours dont j'ai oublié la provenance

Je lui trouve un petit côté Joker, tu sais, l'ennemi de Batman... Ça doit être mon esprit tordu.

Pyjama Ottobre (2)

Et sur ma Belle au Bois Dormant, toujours prête à poser en faisant des conneries. C'est pas la fille de sa mère pour rien, celle-là aussi.

Pyjama Ottobre (7)

Pyjama Ottobre (5)

Pyjama Ottobre (6)

Pyjama Ottobre (4)

Pyjama Ottobre (3)

Pyjama Ottobre (8)

Pyjama Ottobre (9)

Et oui, Playskool présente Julie, 11 ans 1/2, fan de Tsum Tsum, jamais sans doudou et qui suce toujours son pouce... Aucune ressemblance avec l'un ou l'autre de ses parents... hum hum... Je précise qu'elle a insisté pour faire ces deux dernières photos et pour que je les publie. Apparemment, elle aussi elle assume #proudmama

Pour cette deuxième réalisation, je te la fais pas à l'envers, c'est vraiment d'un accessoire qu'il s'agit. Mi-janvier (je crois), on annonçait une grosse vague de froid. La petite avait encore réussi à perdre un de ses gants. No comment. Il fallait agir vite. Mouais. J'ai légèrement raté la distribution de vitesse à la naissance moi. J'ai quand même "vite" trouvé le patron dans mes dossiers. Par contre, j'ai mis deux jours à choisir mes tissus. En fait, je n'arrive JAMAIS à imaginer le rendu final, ce qui fait que je tourne en rond pendant des plombes avant de finir par me dire "on verra bien"... Je m'auto épuise. Après toutes ces tergiversations, j'ai encore mis quelques jours à les réaliser. Je le sentais pas. J'ai un peu galéré, mais pas trop en fait. J'ai juste eu un petit souci de taille. Au premier essai, les pouces de ma fille ne rentraient pas... J'ai dû recoudre en réduisant mes marges de couture. J'ai finalement réussi à m'en sortir bien aidée par les "ça sert un peu MAIS C'EST PAS GRAVE" limite excédés de ma tornade qui commençait à en avoir ras la casquette de faire des essais pour vérifier que ses pouces rentraient bien dans ses moufles. Faites des gosses qu'y disaient.

Moufles Edelweis Lou and me (2)

Modèle : moufles Edelweiss, patron gratuit de Lou and Me

Fournitures : velours milleraies et micro polaire MT, cordon rose d'origine inconnue et boutons de la toujours merveilleuse Manucréa.

Comme tu peux le constater, j'ai ajouté un lien pour les passer dans le manteau afin qu'elles y restent bien coincées. Pas moyen qu'elle les perde celles-là. Je sais que d'autres y arrivent pourtant.... Ysa, je compatis. Ici, elles tiennent bon.

Je n'ai pas pris le temps de faire des photos sur la tornade. Pas envie. Tu me croiras donc sur parole quand je te dis qu'elles s'accordent magnifiquement avec sa doudoune noire à étoiles argentées et intérieur de capuche en moumoute rose fuchsia. La classe internationale. Et quand elle met sa jupe... c'est la totale ♥

Moufles Edelweis Lou and me (1)

Je précise aussi qu'il aura suffi de deux jours pour qu'elles soient dégueulasses et que le blanc vire au gris crado. C'est le jeu ma pauvre Lucette.

On termine avec deux petits trucs commandés par ma Môman pour l'accompagner dans son voyage au Vietnam. Une semaine qu'elle y est, la veinarde. Pas toute seule, hein ;-) Avec mon Papounet, ils sont partis rejoindre ma sista dans son périple autour du Monde.

Comme il fait froid au Vietnam, c'est bien connu, il lui fallait absolument de quoi se tenir chaud. En vrai, il paraît que certaines nuits sont fraîches...

Je lui ai donc fabriqué très vite fait, une housse pour sa mini bouillotte. Elle voulait quelque chose de très simple. Encore plus que celle faite pour ma sœur avant son grand départ. J'ai donc fait selon ses souhaits. Deux pièces, cousues ensemble et un élastique, cousu à même l'intérieur pour resserrer autour du goulot. Basta.

Housse de bouillotte minute

Et puis, pour ne pas encombrer son sac de vêtements trop imposants, elle a choisi d'emporter un petit gilet tout fin. Malheureusement, il lui manquait des poches. Tu sais, celles qui servent à transporter ton portable et tes mouchoirs. La base quoi. J'ai donc sorti mon crochet, une pelote de coton et un petit motif trouvé dans un Chouette Kit. Et hop. Par contre, il y eu un léger hic. J'ai crocheté ces poches en suivant les indications de taille données par ma Maman. C'était un peu juste. J'ai donc dû rajouter des brides de chaque côté.

On croirait presque qu'elles sont d'origine, non ? ;-)

Poches au crochet (1)

Poches au crochet (2)

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Tu peux reprendre une activité normale.

Tschuss !

 

* * *

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mercredi 1 avril 2015

Pour mon petit mec

Oh yeah !!! I'm back ! Et c'est pas un poisson d'avril ;-) Désolée, blague pourrie, mais fallait que je la fasse. En plus j'avais pas la moindre inspiration pour introduire ce post... On fait ce qu'on peut ma brave Dame.

Et en ce moment, je peux peu. C'pas ma faute... J'ai perdu tous mes neurones ou presque, ma mobilité s'est drastiquement réduite (je tiens à remercier mes ligaments, muscles, nerfs et autres parties défectueuses de mon anatomie) et mon énergie est partie voir ailleurs si j'y étais... et forcément j'y suis pas. En bref, je suis en plein milieu de mon troisième trimestre. Plus qu'un mois et demi avant de renoncer définitivement à mes nuits de sommeil et encore tellement de trucs à te montrer, et d'envies sur ma to do list... Pfff...

J'ai des petites fiertés hyper récentes à partager avec toi, mais comme je ne sais pas trop à quel rythme je vais réussir à continuer de venir ici, je préfère commencer par liquider mon stock de cousettes de 2014. En même temps, je dis ça, mais il ne m'en restait plus qu'une, mais pas des moindres. Un jean pour grand garçon !

Alors, faut dire ce qu'y est : c'est vraiment très loin d'être mon exercice de couture préféré. Mais mon fils en avait vraiment besoin et comme j'avais déjà tenté l'expérience une fois, je m'étais dit que je pourrais recommencer les doigts dans le nez. Erreure fatale ! D'une, ce jean a été cousu courant octobre (nausées, nauseées, nausées...). C'est un miracle que j'arrive à supporter sa vue tous les jours - ceux-là n'ont pas eu cette chance... hum. De deux, mon premier fute était cousu dans une sorte de sergé hyper fin, là c'est un vrai jean bien épais, bien lourd, bien pas coopératif. Ginette, j'ai décidé de donner un petit nom à ma MAC, tu aimes ? Donc Ginette a un peu lutté, mais comme c'est une brave fille, elle a tenu bon jusqu'au bout. J'avoue que les ourlets ne sont pas entièrement cousus sur tout le tour, trop d'épaisseurs à gérer. Mais on s'en fout, ça se voit pas. Et je ne sais pas ce que j'ai loupé avec ma braguette, déjà je l'ai cousu côté fille, hum, hum. Et j'ai vraiment eu du mal.

Je ne sais pas si on peut tout mettre sur le dos du premier trimestre, ou si moi et les pantalons on n'est pas les meilleurs amis du monde, toujours est-il qu'il en fallait un aussi à ma grande et que je suis sans hésiter allée chercher bonheur chez mon ami K***i. Et que j'ai immédiatement pris la sage décision de ne coudre que des pièces qui me donnaient envie, et pas dont j'avais besoin, même si parfois l'un n'empêche pas l'autre. En tout cas, toujours rechercher le plaisir avant l'utile, afin que coudre reste un moment agréable et pas une obligation.

Malgré tout ça, je reste quand même assez fière de ce maudit pantalon. Alors je précise aussi que je n'ai pas ajouté les passants de ceinture, la taille élastiquée me semblait bien suffisante. Taille élastiquée que j'avais très mal cousue. En gros, l'élastique s'était barré d'un côté, super utile quoi. J'ai mis à peine trois mois à la refaire, rien que de normal. Il est toujours porté aujourd'hui. D'ailleurs les photos datent de ce fameux week-end à l'avant de goût de Printemps dont nous avons tous pu profiter il y a quelques semaines. Week-end pendant lequel j'ai shooté quelques réalisations et ainsi pu torturer mes affreux à coup de trop de luminosité dans la tronche. T'inquiètes, ils me l'ont bien rendu. Bonjour les grimaces.

Et finalement j'ai bien fait d'en profiter... Depuis, un joli trou est apparu sur l'une des jambes du pantalon. Pourquoi, comment ? Mystère. Et quelques jours plus tard, c'est carrément l'un des deux genoux qui s'est totalement fendu (mon fils va bien, le jean moins...). Je lui ai fait une magnifique opération chirurgicale, mais il ne sera plus jamais le même...

Jean Camille (1)

Patron : So good, modèle 10 du Ottobre 4/2013, 122 en largeur et 128 en longeur

Fournitures : jean Mamzelle fourmi, coton Les tissus du Centre à Laval (pour les poches et fonds de poches)

Jean Camille (2)

Jean Camille (4)

Jean Camille (6)

Jean Camille (7)

Jean Camille (9)

Je ne suis pas franchement satisfaite du modèle, mais mon fils le porte volontiers et très régulièrement. Il est utile, alors...

Et comme je suis une fille pleine de principes et qui tiens volontiers ses bonnes résolutions, j'ai cousu, en urgence, début février, un pyjama bien chaud pour mon petit bonhomme qui n'avait le choix dans son placard qu'entre un pyj en jersey de coton dans lequel il va nettement aux fraises et deux pyj d'été (sous-entendu shorts et manches courtes). Ça me semblait un peu léger pour partir aux sports d'hiver. Il fallait agir vite, et comme la surjeteuse était encore toute fumante de quelques cousettes réalisées pour moi (et pas encore photographiées), je me suis dit qu'il ne fallait pas la laisser refroidir au risque qu'elle attrappe une pneumonie, la pauvre.

Pour réaliser ce pyj, j'ai ressorti un jersey de velours acheté l'année précédente justement dans cette optique. En ce qui concerne les modèles j'ai repris le patron d'un tish Ottobre que j'avais déjà réalisé plusieurs fois et largement rallongé au niveau du buste (genre si il tire dessus, ça lui fait une tunique), et comme je n'ai rien trouvé qui me satisfasse pour le pantalon, eh bien tiens toi bien, j'ai fait moi même le patron !!! Oo Et c'est une catastrophe ! Mais c'est portable, et c'est qu'un pyj. Mais bonjour le carnage. Je n'irai pas dans les détails cette fois-ci, j'ai bien trop peur de te perdre dans les méandres de mes errances couturesques, mais saches que j'en ai "un peu" bavé. D'ailleurs, ça m'a soudainement rappelé que j'avais un jour pris la bonne résolution de ne plus jamais coudre de jersey velours. Comme dit le dicton "souvent femme varie". En ce qui me concerne, ma maîtresse de CM1 avait vu juste, je suis une girouette.

Pyjama Camille (17)

Patrons : Fall Basic, modèle 12 Ottobre 4/2013 en 122, et pantalon patron maison (agrandissement d'un de ses pyj à l'arrache)

Fournitures : jersey de velours indigotex.

Pyjama Camille (19)

Aussitôt cousu, aussitôt essayé, aussitôt adopté. Mon fils était tout content. Alors était-ce la joie de ne plus avoir froid ? Celle d'avoir été la cible d'une de mes séances couture qui lui pèse tellement ? - il paraît que je couds beaucoup trop... Ok... - Ou tout simplement le pyj qui lui a plut. Il ne voit pas les innombrables défauts et ça c'est top. Et puis, je sûre qu'il lui ira encore l'an prochain. On se console comme on peut.

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Mon fils, toujours en représentation. 

Pyjama Camille (3)

Pas moyen de le photographier sans qu'il fasse le singe.. Et encore j'ai gravement trié. Tu n'as que le haut du panier.

Pyjama Camille (4)

Pyjama Camille (6)

Il me reste assez de ce merveilleux jersey pour me faire avoir une nouvelle fois. Chouette alors... Je vais quand même attendre l'année prochaîne, afin de pouvoir prétexter l'amnésie partielle en cas de rechute. D'ici-là, je remercie les jours de rallonger et le temps de timidement se radoucir. Ça va considérablement me faciliter la couture ;-)

Sur ce, je reviens vite (enfin j'espère) avec de la couture 100% plaisir ou presque.

Tschuss !

 

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lundi 5 mai 2014

Dans la douleur...

Voilà ce qui, au lendemain du pêché originel, devait être notre lot à toutes, pauvres pêcheresses... Tout ça parce qu'une gourdasse nudiste s'est laissé embobiner par un beau parleur (au passage, comme dans la plupart des scénarios à l'américaine... je dis ça, je dis rien...). Donc la bécasse, elle croque la pomme, et nous on se retrouve à insulter l'anéthésiste parce que sa foutue péridurale ne fonctionne qu'entre la deuxième et la troisième lombaire côté gauche et avec le bras levé... Comme dirait ma tornade, mon mini moi de deux ans et demi, "c'est pas zuste"... Elle aurait pas juste pu tomber dans les vapes comme Blanche-Neige et attendre le baiser de son Prince Charmant celle-là ? En même temps, à bien y réfléchir, elle n'avait qu'une option, et comme il avait pas l'air fute fute le mec, c'est peut-être mieux comme ça.

Mais laissons la théologie de côté, et intéressons nous deux minutes à l'art délicat de la parturition (accouchement pour les profanes, Maître Capello sort de ce corps...). Contrairement à ce que la conclusion du précédent article pouvait te laisser croire, je ne suis pas un travello Brésilien aux cheveux azurs mais bel et bien une vraie femme livrée avec toutes ses options. Et de ce fait, j'ai eu la chance (et je sais qu'elle n'est pas donnée à tout le monde) de connaître la joie de porter et de donner naissance à trois beaux enfants (tous en vente à l'heure actuelle sur e-bay et le Bon coin, nom du vendeur @mereanonymeauborddelacrisedenerfs). Et tant qu'on en est à se faire des confidences, j'ai eu trois accouchements quasi parfaits, sans péridurale (l'anecdote de tout à l'heure n'était que pure fiction), moins de 4 heures de contractions... et je m'arrête là dans les détails sinon tu vas me maudire sur douze générations...

Mais alors ? A quoi se réfère donc le titre de cet article ? La réponse va sans doute te décevoir. Rien de très folichon, ni de très exotique... Il ne s'agit ici que de vulgaires pyjamas... Tout ça pour ça. Déshonneur sur moi, déshonneur sur ma famille, déshonneur sur ma vache... (attention une référence à un Disney s'est glissé dans ce paragraphe, si tu trouves, tu gagnes mon respect éternel). Bref, des pyjamas. Et comme indiqué dans le titre, j'en ai chié.

Question choix des patrons, patronnage et découpage des pièces, rien à redire. Si ça avait commencé à merder à ces étapes là, je crois que j'aurais couru chez DPAM, ou H&M, ça aurait réglé le problème vite fait bien fait. Voilà donc comment un soir de décembre (oui, oui, tu lis bien... décembre) je me suis retrouvée à découper trois pyjamas avec la ferme intention de les coudre le plus vite possible afin que ma dernière ne se pèle pas tout l'hiver dans ses pyjamas trop petits. Mais voilà, entre ce que je veux, et ce que je finis par faire, il y a un gouffre. Et ce n'est qu'au début du mois dernier que j'ai trouvé la ressource nécessaire pour me foutre un bon coup de pied aux fesses et m'y mettre pour de bon (et accessoirement la vision de ma fille dans ses pyj' manches trois-quarts et bermudas, hum hum...). Me voici donc partie dans de la confection à la chaîne. Je dégaine la surj', et sûre de moi, je me lance à fond les ballons, persuadée que ça sera du gâteau et qu'en trois coups de cuillère à pot, ça sera emballé et pesé. Comment te dire que d'une, ça ne s'est pas tout à fait passé comme je le voulais, et que de deux, j'ai faillit tout balancer dans ma poubelle tellement ça m'a gonflé... A tel point que je n'ai rien cousu d'autre pendant deux semaines tellement je voulais en finir mais que je n'arrivais plus à connecter tous mes neurones pour ne plus faire de bourdes.

Je ne vais pas te faire l'inventaire étape par étape mais je vais te les donner en vrac : problèmes de réglages de la surj' (je vais finir par y arriver), j'ai cousu un des pantalons à l'envers (va défaire un surjet...), expérimentation/ratage du col du premier pyj (le violet, qu'on appellera désormais "le crash test"), ratage de la ceinture qui a donné suite à un trou masqué par un appliqué également raté (crash test, on a dit)..., des décalages quasi sytématiques sous les aisselles et à toutes les jointures de coutures (si tu as une astuce, je prends), dernier col posé à l'envers (sur le pyj rouge et à fleurs, d'où le noeudnoeud pour cacher la zermi), et pour finir, la couture à 4 fils en faux safety du futal assorti à ce haut a réussi à craquer... Bref, quand t'as la loose, t'as la loose. Je ne devais pas être destinée à coudre des pyjamas. Ou alors, il va me falloir énormément d'entraînement avant de retenter l'expérience.

Au bout du compte, et malgré tous mes déboires, ces pyjamas, bien loins d'être parfaits, sont tout à fait portables. Et finalement, n'est-ce pas tout ce qu'on leur demande ? Je t'avoue que je n'aurais pas été contre un peu de perfection (comme moi quoi... ah ah ah), mais on ne peut pas tout avoir dans la vie il paraît. Et puis, les cris de joie de ma tornade se jetant sur ses pyj tous neufs en scandant "ma jama, ma jama", puis les serrant contre son coeur avec amour, finalement c'est bien suffisant pour nourrir l'autosatisfaction.

Trio de pyjamas Emilie (49)

Trio de pyjamas Emilie (39)

Patron : fall basic, modèle 12 du Ottobre 4/2013 en 92

Fournitures : jersey à fleur Ma Petite Mercerie, rouge du marché, jerseys velours (je ne me souviens plus d'où)

Trio de pyjamas Emilie (43)

J'ai également ajouté un gros appliqué en forme de coeur sur le "crash test" sur une suggestion de ma grande qui trouvait que le côté uni faisait vraiment trop vide... Et elle avait raison. Et j'aime le côté Bisounours que ça donne à ce haut. C'est tout ma petite tornade...

Trio de pyjamas Emilie (32)

Patron : Great triangle, modèle 2 du Ottobre 6/2013, en 92

Fournitures : les mêmes que pour les hauts

Comme tu peux le constater les deux bas en jersey velours n'ont pas de bracelets de cheville, mais je peux te jurer que j'ai essayé. Mais quand ça veut pas, ça veut pas. Et franchement, je voulais tellement en finir que j'ai préférer abandonner.

Trio de pyjamas Emilie (34)

Et puis, il y a quelques semaines, j'ai gagné une journée de liberté par semaine ! J'ai enfin trouvé une place en halte garderie pour mon mini moi. Une vraie bouffée d'oxygène. Sur la liste des fournitures il y avait bien évidemment une paire de chaussons. Sauf que ma sauvage aime vivre à poil et pieds nus, ce qui fait que je ne lui en ai jamais acheté. J'avais bien tenté une fois de lui coudre les ballerines de Citronaille, mais j'ai rien pigé aux explications. Et vu que je risquais de les coudre pour rien, j'avais lâché l'affaire. Mais là, ma fierté de mère ne pouvait pas se résoudre à aller en acheter en magasin. J'ai donc changé de tactique et donc de patron. J'ai suivi les explications du livre "A petits pas" (ultra simples et claires) et j'ai utilisé le patron de Petit Citron. En moins de trois heures ma petite tornade avait de nouveaux chaussons. Et contre toute attente, elle s'est jeté dessus avec amour et les porte sans rechigner. Trop contente je suis ;-)

Chaussons Emilie (11)

Patron : "A petits pas" et Petit Citron

Fournitures : coton de mon stock, simili cuir MT

Comme se sont mes premiers, il y a quelques erreurs de débutante : je n'ai pas retourné la semelle (en même temps avec du simili ça rend pas pareil qu'avec du cuir), j'ai doublé la semellle (à ne pas faire avec du cuir), j'ai mis la bande de talon à l'envers ET j'ai utilisé du simili, et forcément ma fille transpire dedans. Comme le patron est largement validé, j'ai acheté du cuir et je compte bien réitérer l'expérience.

Chaussons Emilie (1)

Chaussons Emilie (2)

Et maintenant, avalanche de photos !!! Je crois que ma fille adore poser... Une vraie graine de mannequin, ou de clown, au choix ;-)

Trio de pyjamas Emilie (4)     Trio de pyjamas Emilie (12)

Trio de pyjamas Emilie (13)     Trio de pyjamas Emilie (19)

Trio de pyjamas Emilie (22)     Trio de pyjamas Emilie (26)

Trio de pyjamas Emilie (27)     Trio de pyjamas Emilie (28)

Trio de pyjamas Emilie (51)     Trio de pyjamas Emilie (54)

Trio de pyjamas Emilie (55)

 

 

Bon, et puis, tu as dû te rendre compte que ça faisait un bout de temps que je n'étais pas passée par là. Même pas par manque de temps, mais je crois que je viens de traverser une grosse période de passage à vide. J'ai beaucoup crocheté, beaucoup agrandit la liste de mes en-cours... mais rien cousu. J'avais plein d'envies et de besoins, mais pas la niaque, l'impression d'avoir perdu le mojo, la crise quoi... 

Et je me suis réveillée ce matin, en me disant qu'il était temps de me mettre un nouveau coup de pied aux fesses, alors me revoilà, enfin, j'espère.

Allez Tschuss, et hauts les coeurs ;-)

 

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