jeudi 23 février 2017

Noël 2016 - l'intégrale

Yo ! Ça farte ?

Je m'excuse de t'avoir laissée tomber comme une vieille chaussette, comme ça, sans prévenir, mais j'avais vraiment besoin de faire le vide... Je sais, tu as énormément souffert de mon absence. Alors je te rassure, je vais bien, je suis vraiment de retour, c'est pas un fake. Tu peux recommencer à respirer, à dormir, à manger. Arrête le Zoloft. Je suis là. Plus rien ne peut t'arriver d'affreux maintenant ♪♫♪

Après quelques séances d'auto analyse, j'en ai conclu que je m'étais gentiment laissée glisser dans ce qu'on appelle vulgairement "le burn-out maternel". L'auto analyse, tu sais, c'est toute ma vie... A se demander pourquoi je dépense du pognon chez un spécialiste, juste pour qu'il me confirme que le lémurien est en moi Jean-Claude. Ça doit avoir un rapport avec mon besoin viscéral d'être rassurée en permanence. La confiance en soi, toussa. Et puis il paraît que quand on paye, on guérit plus vite. Mouais...

Donc, un vilain burn-out... Un petit, hein. Parce que j'ai lu des descriptions de cas bien plus violents que ce que j'ai ressenti. Mais bien assez quand même pour me mettre KO et me donner envie de partir vivre en Papouasie sans laisser d'adresse. Pour éviter toute décision hâtive ou irréversible, on a un temps envisagé que mon chéri parte une semaine avec les nains, avant que j'en jette un par la fenêtre, et puis finalement, on a collé au plan de départ, on est parti au ski. Aucun lien, fils unique.

Je te fais pas tout l'historique, ça serait chiant. Mais sache qu'en bonne accro à mon smartphone et à mon réseau 4g, j'ai même pas râlé de pas avoir de couverture. Rien à battre. J'ai compensé avec du dodo, de la bière, des patates, du fromage, du ski, de la bière, des patates, du tricot, du ski, de la bière, des patates, etc... T'as compris le pattern. Décompression intégrale à 1200 m. Le pied. Je suis revenue détendue du sloggy et sans aucune photo, ou presque oO

Mon objectif, maintenant, c'est de continuer en mode no pression. Challenge accepted.

Paradoxalement, me détendre n'a pas limité ma productivité, bien au contraire. Ce qui fait que je me retrouve avec pleins des trucs à te montrer (en plus du million de trucs que je n'ai pas encore pris le temps de publier...). Par conséquent, et subséquemment à un bref calcul mathématique, j'ai unilatéralement voté pour des posts à rallonge bourrés à craquer. C'était soit ça, soit, à raison d'une ou deux réalisations par post, une à deux fois par semaine, j'aurai pu espérer t'avoir tout montré courant Mai 2018... en arrêtant tout acte de production pendant ce laps de temps, ça va sans dire.

Tu m'excuseras donc, une fois encore. En même temps, t'as l'habitude. Je ne sais pas (plus) faire court.

Malgré tout, à rallonge, ne veut pas dire en bordel, faut pas pousser. J'ai une réputation quand même.

Donc, aujourd'hui, je vais te solder mes cadeaux de Noël. Version One Shot.

Si je ne m'abuse, à part pour nos gosses et une ou deux autres personnes, nous n'avons rien acheté. J'ai tout fait moi-même. Ce qui pourrait, vu comme ça, expliquer un léger surmenage... En tout cas, je dois dire que sur le coup, je ne l'ai pas réellement ressenti. Je dirais même que je me suis beaucoup amusée à réaliser tous ces cadeaux. Mais c'est vrai, qu'avec un peu de recul, vu comme ça, ça fait un peu beaucoup...

Le plus gros du boulot l'a été pour les cadeaux de mes neveux et nièces. Mon frère, qui doit être aussi fêlé que moi, à lui aussi 4 nains. Donc 4 cadeaux. Et comme j'avais zappé les cadals d'anniversaire, j'ai tout multiplié par deux. En fait, je crois que je suis juste bonne à interner... Après avoir consulté ma belle-sœur, il a été décidé que je leur ferai un ensemble chacun, un haut et un bas. Des shorts et des polos pour les garçons, des t-shirts et des jupes pour les filles. Yavaipluka.

Et voilà le résultat. Ça t'en bouche un coin ? Ben, à moi aussi...

Trop top, jupette sans patron, polo Lalymaya, short Ottobre (1)

Pour le petit dernier, 2 ans.

Polo Lalymaya, short Ottobre (2)

Patrons : short Explorer, modèle 18, Ottobre 3/2015, 98 - Polo Lalymaya, 4 ans

Fournitures : jean et maille polo MT, liberty Cars Liberty of London.

Aucune difficulté pour le short. En revanche, avec celui de son frère, et un réalisé pour Camille il y a deux ans, et un pour mon père, ce polo est mon quatrième et certainement mon dernier, de ce modèle... parce que très franchement, c'est une horreur... Les finitions sont merdiques, la méthode employée plus qu'approximative. J'ai dû démonter la bande du bas tellement ça boudinait mon neveu... Pour un débutant, ça passe. Si tu as plus d'expérience, passe ton chemin. C'est beurk. Ou alors, tu t'en sers juste de base, et tu modifies beaucoup, beaucoup...

Pour la troisième, 3 ans.

Trop top, jupette sans patron (2)

Et la deuxième, 5 ans.

Trop top, jupette sans patron (1)

Patrons : trop top, Ivanne S, versions A. J'ai coupé les versions col rabattu, mais en relevant les cols, pour obtenir des t-shirts moins échancrés au niveau du cou - Jupettes sans patron, Petit D'om.

Fournitures : velours milleraies, voile de coton et tissu noir ajouré MT, velours milleraies offert par ma cops Émilie. Jerseys de mon marché.

Et pour le grand, 7 ans.

Polo Lalymaya, short Ottobre (1)

Patrons : short Explorer, modèle 18, Ottobre 3/2015, 128 - Polo Lalymaya, 10 ans.

Fournitures : idem que pour son frère, à part le wax, de mon stock.

 Je n'ai pris le temps de faire des photos que des garçons.

Polo Lalymaya, short Ottobre

Et dans l'ordre ;-)

Trop top, jupette sans patron, polo Lalymaya, short Ottobre (2)

Ma belle-sœur, non contente de m'avoir commandé tout une garde-robe, m'avait déjà mandaté pour lui réaliser un Shawl Skull. Je le kiffe tellement, que je n'ai pas su dire non ;-) Toutes les occasions sont bonnes. Pour ne pas l'offrir dans du papier, et vu qu'elle non plus n'avait pas eu son cadeau d'anniversaire, je le lui ai emballé dans un de mes petits pochons. Tu peux encore en trouver ici, si ça t'intéresse ;-)

Pochon moi j'emballe

Shawl skull (1)

Modèle : shawl Skull, traduction ici

Fournitures : essentials cotton DK, Rico, Les pelotes de Lolotte, crocheté en 3,5.

Shawl skull (2)

Shawl skull (3)

Pour finir, il y a aussi eu des Amazing Bags sous le sapin. Normal ;-) Dont deux spécialement dédicacés. Celui de droite a été offert à ma mèregrand, pour compléter sa collec de chouettes. Celui de gauche, à mon frangin, le plus grand fan interplanétaire de M. Jordan. Je te raconte pas la crise cardiaque que j'ai failli faire le jour où j'ai vu le nombre de paires de baskets qu'il a dans son placard oO Sans compter les tishs, les pulls, etc... Maintenant, il sera assorti jusqu'au bout du sac. La classe à Chicago =D

Sacs customisés (2)

Si t'en veux un, il m'en reste plein ici =D

Aller, c'est tout pour ce Noël 2016... Tu auras compris mon besoin irrépressible d'hibernation.

See you soon.

 

* * *

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lundi 30 mai 2016

Faut aimer les rayures, mais pas que...

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, je vais râler. Je ne me plains pas souvent ici, même si, parait-il, je ne me gène pas pour le faire quotidiennement chez moi. Mais là, j'ai envie de lâcher un peu de lest, ailleurs que dans les oreilles de mon chéri... Ce qui m'aidera peut-être à y voir plus clair. Ou pas.

C'est indéniable, je suis une râleuse. C'est comme ça, c'est dans ma nature. Je t'avoue que parfois, souvent même, ça me pourri la vie. Mais j'ai beau essayer de faire des efforts, mon naturel reviens encore plus vite qu'au galop. Il ne cours pas. Il vole.

Tout ou presque est prétexte à râler : le bruit que font mes gosses, la courte sieste du petit dernier qui m'empêche d'avancer dans le projet en cours, le ménage, le bordel - je suis une grosse maniaque du rangement, chaque chose à sa place et une place pour chaque chose, les comptes et blogs vitrines de mères parfaites aux intérieurs et aux mômes tout droit sortis d'un magazine - mais bordel, à qui peut-on faire croire que ça c'est la vraie vie, mon poids, le réveil, mes voisins, les gens de manière générale - je suis un ours au degré de tolérance proche du zéro absolu, la bêtise humaine et la bêtise tout court, l'injustice, ma propre tendance à l'indécision et j'en passe.

Mais pire que tout, le temps. Pas la météo. Ça je m'en contrefous total. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il fasse chaud ou froid, ça m'est parfaitement égal. Personne ne fait la pluie ou le beau temps. Faut juste apprendre à vivre avec.

Le temps donc. Celui qui file et après lequel je cours en permanence. Celui qui fait que je me flagelle de ne pas avoir su faire en sorte que mon chez moi soit niquel tout en ayant eu le temps de satisfaire pleinement mes enfants, de réaliser tous les projets qui me trottent dans la tête et de continuer à alimenter ce blog de ma production grandissante. Celui qui fait que je me demande chaque jour comment je vais bien pouvoir faire demain, quand je devrais me retrouver un boulot, pour pouvoir continuer à vivre comme je le fais actuellement. Celui qui fait que justement, ne travaillant pas, j'ai développé ce besoin d'organiser mes journées autour d'une activité créatrice, quelque chose de palpable qui me donne l'impression de ne pas passer mon temps à ne rien foutre.

Parce qu'en fait, ce que tu ne peux pas voir, de derrière ton écran, c'est justement cette organisation quasi militaire dans laquelle je me suis enfermée ces dernières années. La preuve la plus flagrante en est mon bullet journal, sans lequel je ne saurai plus vivre, et qui ressemble de plus en plus à un agenda de PDG : entre RV médicaux, tâches ménagères, articles à rédiger, projets à coudre, projet professionnel à construire, activité physique et j'en passe, mon temps est devenu limite chronométré. Je sais que je peux d'ores et déjà m'estimer heureuse d'avoir réussi à prendre le temps, pour moi, de pratiquer une activité physique quotidienne. Mais je suis un peu du genre à vouloir le beurre, l'argent du beurre, et les faveurs du crémier. Et force est de constater qu'il m'arrive de plus en plus souvent de repousser des échéances (autoproclamées). J'aimerai avoir encore plus de temps pour coudre, plus de temps pour m'occuper de mes enfants, et par dessus-tout, plus de temps pour trouver ma voie.

Parce qu'il est là, au fond, le nœud du problème. Aujourd'hui, je me sens totalement dépassée par ce temps qui court et qui me rapproche inéxorablement du moment où il faudra que je remette la main à la pâte pour faire vivre notre famille. Les idées se bousculent mais aucune ne me semble satisfaisante. Tantôt irréalisable, tantôt pas viable. Je me noie dans un verre d'eau, et ça me rend dingue et irascible. Un jour j'ai l'impression très nette de savoir ce que je veux, et le lendemain, pouf, mon enthousiasme s'est évanoui. Au bout du compte, je reste persuadée que toute cette pagaille dans ma tête est en fait le fruit d'un profond manque de confiance en moi. Peur de mal faire, de ne pas savoir faire, de ne pas pouvoir faire, etc... Mais je n'ai pas encore trouvé le remède miracle qui m'aidera à combattre cet état de fait.

En attendant, je continue tous les jours de râler, de pester, de me projeter, de me rétracter, d'en vouloir toujours plus, et finalement, d'avoir l'impression d'en faire toujours moins que ce qu'il m'est possible de faire...

On dit que tout vient à point à qui sait attendre. L'illumination me frappera, un jour, peut-être.

A moins que j'arrive enfin à prendre mon courage à deux mains et à forger mon propre destin.

En espérant que ce jour glorieux vienne, je te remercie d'être toujours là à me lire, à rire de mes âneries, à pleurer parfois, et à m'encourager, même de loin.

Allez, trêve de conneries, j'ai tout de même quelques pièces à te montrer. Parce que même si je me plains de n'avoir le temps de rien, j'ai malgré tout pas mal cousu ces derniers temps justement. Principalement pour Julie, qui, en aînée qui se respecte, a constamment besoin de renouveler sa garde robe... Et comme je n'ai le temps de rien, mais rien d'autre à faire de mon temps (bienvenue dans mon paradoxe), je m'interdit de faire le jeu du grand méchant consumérisme et de courir les magasins. En plus, je déteste ça. Beurk.

Son jean, cousu en début d'année, tenant toujours le coup, il a d'abord fallut remédier fissa fissa au manque cruel de t-shirt adapté au réchauffement saisonnier. Il faut dire que les cols roulés, c'est sympa, mais passé 10 degrés, ça devient limite. Depuis le temps que je voulais tester le Trop Top d'Ivanne S. dans sa version A, l'occasion faisait le larron, comme on dit ;-)

Je lui ai donc cousu trois Trop Tops (en fait quatre, mais j'en garde un pour plus tard). Un manches longues avec bracelets de manches et encolure relevée, et deux manches courtes. L'un avec encolure relevée et revers, et l'autre avec encolure rabattue. J'aurais ainsi exploré pas mal des possibilités offertes par ce patron véritablement incontournable. Me reste encore des options ainsi qu'à essayer le biais à l'encolure. Mais ça, par exemple, ça fait partie de ces trucs qui me tétanisent d'emblée et qui me feraient perdre un temps fou rien qu'en me projetant mentalement dans l'idée de m'y mettre. Je sais, je suis tarée. Mais c'est comme ça.

Et pour accompagner tout ça, et comme elle me le réclamait depuis quelques temps déjà, j'ai également cousu un gilet Cannelle teen de Christelle Beneytout. Un patron vraiment très sympa, très simple à réaliser et dont j'admire le rendu. Un bon basique.

Le tout, dans des jerseys et mailles à rayures de toutes sortes et de toutes les couleurs. Un véritable arc-en-ciel horizontal qui pique un peu les yeux, mais que ma grande a choisit elle-même. J'ai envie de dire, pourquoi pas  ;-)

Trop tops Ivanne S

Modèle : Trop top d'Ivanne S, versions A en 12 ans

Fournitures : jerseys de mon marché

Gilet Canelle Teen Christelle coud

Modèle : Cannelle Teen Christelle Coud en 12 ans, version col simple.

Fournitures : Maille MT.

Et comme rien n'est plus parlant que des photos porté, c'est parti pour le défilé, avec, en prime, les poses hyper natures de mon mannequin en herbe, qui s'amuse toujours autant à transformer nos shootings en séances de craquage...

Pour cette version manches longues, j'ai voulu faire des bracelets de manche pour casser un peu les rayures. Pour ce faire, j'ai simplement coupé mes manches au niveau de la hauteur des bracelets. Puis j'ai assemblé les deux parties à la surjetteuse. Et pour finir, j'ai laissé le bord des manches à cru. Pour le bas du t-shirt, comme j'avais la flemme de faire un ourlet, j'ai simplement cousu une bande noire.

Trop Top Ivanne S manches longues (1)

Trop Top Ivanne S manches longues (2)

Trop Top Ivanne S manches longues (3)

En ce qui concerne le gilet, tous les bords sont roulottés à la surjetteuse. Je crois que j'ai rarement cousu un vêtement aussi rapidement que celui-ci. Je regrette uniquement que les bords de ma maille ne roulottent pas dans le bon sens, c'est-à-dire vers l'extérieur... Ce qui fait que le col se tient un peu bizarrement. Tant pis.

Gilet Canelle Teen Christelle coud (1)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (2)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (3)

Je lui trouve aussi un petit côté mémérisant, mais Julie l'adore.

Gilet Canelle Teen Christelle coud (4)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (5)

Très mémérisant même ;-)

Gilet Canelle Teen Christelle coud (6)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (1)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (2)

A partir de là, je crois qu'on la perd...

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (3)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure rabattue (4)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (1)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (2)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (3)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (4)

Trop Top Ivanne S manches courtes encolure relevée (5)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit un post aussi long. Tu m'en excuseras j'espère, si tant est que tu ais survécu pour lire ces dernières lignes...

Bon lundi à toi, sous la pluie ;-)

Tschuss.

 

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mardi 28 avril 2015

Heureux les bien nommés

Moi qui pensais pouvoir venir ici un peu plus souvent pendant ces vacances sans nains, je me suis gentiment mis le doigt dans l'œil jusqu'au coude... Si, si, je te jure. Même pas mal. En fait, le choc de l'abandon surmonté, soit à peine 24h, le temps de la première nuit et de la première vraie grasse mat depuis... - je préfère pas compter, ça risque de me replonger dans la dépression - eh bien on s'habitue assez vite à ce nouveau rythme, voire à ne pas avoir de rythme du tout.

La balance pencherait même beaucoup vers le pas de rythme... Ce qui finalement ne me convient pas des masses, vu que j'ai une fâcheuse tendance à me laisser aller quand je ne suis pas un minimum encadrée. Même mes tentatives d'organisation sont restées totalement vaines. Je vis au ralenti depuis une semaine, un vrai mollusque. J'ai pourtant encore assez de matière pour tenir ce blog pendant plus d'un mois. Sachant que d'ici quelques semaines, je serai overbookée, je risque encore de te montrer des trucs avec un nombre incalculable de mois de retard... Pfff...

Pour en rajouter, le microbe gigote tellement que la position assise derrière ma MAC est devenue relativement inconfortable. Je n'ai pu coudre qu'une petite demi journée, et le projet commencé à cette occasion traîne toujours en pièces détachées sur mon plan de travail. J'ai bon espoir de pouvoir m'y remettre demain. Mais comme c'est ce que je me dis tous les soirs depuis une semaine... Tu me diras l'espoir fait vivre. Et comme j'aime être optimiste et que je trouve que l'espoir complète bien les MacDo et les sucreries, je crois encore être en mesure d'offrir à Julie une jolie veste home made avant la rentrée de lundi prochain. Et peut-être tenter de coudre des Trop Tops, soyons oufs ! Je crois qu'optimisme et objectivité ne font pas bon ménage.

Bref, je suis à la ramasse. J'ai du mal à écrire, j'ai du mal à coudre. Je me rattrappe en crochetant et puis faut être honnête, je dors beaucoup. J'ai pas autant dormi depuis des semaines, voire des années. Des nuits de 12h t'imagines ? Et on a aussi beaucoup avancé sur les préparatifs de l'arrivée du microbe : le berceau est en place, les produits dans un panier, les petits vêtements lavés, pliés, rangés et la valise en cours de remplissage. Objectif, tenir jusqu'aux 10 ans de Julie le 13 mai. Après, c'est quand il voudra ;-)

Comme je ne couds pas, ce que je vais te montrer date un petit peu, de février pour être plus précise. A cette époque (trois mois c'est l'autre bout du monde), j'étais encore pleine d'énergie et ma protubérance ventrale ne me génait pas outre mesure. Ce qui fait que j'ai été relativement productive. Comme on venait de déménager, j'en avais profité pour faire un tri drastique dans mon armoire, ce qui avait eu pour conséquence de me laisser quasi sans Tee-shirts ni petit pulls, j'exagère à peine. L'occasion rêvée de tester l'un des fameux patrons de Marisa alias MLM, j'ai nommé le Confortable. Un patron hyper rapide à coudre, et qui porte terriblement bien son nom. J'en ai cousu deux dans la foulée, et je ne suis absolument pas déçue du résultat. Ils sont portés et reportés très régulièrement. Un basique que je recommande les yeux fermés.

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Photos publiées sur mon compte instagram au moment de leur réalisation.

Confortable 1 et 2 (2)

Confortable 1 et 2 (6)

Confortable 1 et 2 (9)

Patron : le Confortable de MLM en XXL sans marges (faut bien compenser les formes généreuses...)

Fournitures : maille noire du marché, biais moutarde Motif Personnel posé à cheval pour le contraste, fil mouliné à broder DMC, perles et clous issus d'un Chouette Kit.

Confortable 1 et 2 (15)

Pour réveiller un peu le coté obscur du petit pull tout noir, j'ai customisé le haut avec quelques clous, perles et étoiles brodées. Custo totalement à l'arrache que j'adore.

Confortable 1 et 2 (31)

Patron : le même. J'ai juste retiré un demi centimètre au pli pour réduire un peu l'ampleur de l'encolure que je trouvais un petit peu trop large.

Fournitures : maille rose à étoiles noires, du marché également. Encolure avec une bande posée façon bord côte (trop la flemme de mettre un biais)

Confortable 1 et 2 (18)

Pour info, les photos précédentes datent de la semaine dernière ;-) Tu sens bien la baleine en fin de course...

Je suis absolument ravie de ces petits pulls. J'ai plein d'autres projets de couture pour moi, mais j'attends maintenant de reprendre forme humaine pour me lancer. Inutile de te dire que j'ai un peu de mal à mesurer mes tours de taille et de hanches sans frôler la crise cardiaque. Et mon pauvre mètre de couturière a atteint ses limites. En ce qui concerne mon tour de poitrine, la pillule est plus facile à avaler ;-) Preuve par l'image ci-dessus.

Dans la foulée, je me suis lancée dans une mini série de pochettes atchoum d'après le simplissime tuto de La Reloux. Limite pas besoin de tuto pour réaliser ces pochettes mais j'avais vraiment envie de suivre les conseils avisés de ma copine. Et j'avais vraiment pas envie de réfléchir. Je me suis juste permise une légère modification en cousant les coins de mes pochettes afin de leur donner un peu plus de volume. Mais rien de vraiment révolutionnaire quand même. De la couture ultra rapide, ultra utile et hyper efficace pour faire diminuer les chutes et venir à bout des derniers centimètres de biais qui trainent. Les deux pochettes grises trônent respectivement sur mon bureau et ma table de nuit. La dernière, avec Hello Kitty, m'a été commandée par Julie qui est toute contente d'avoir sa propre pochette à mouchoirs dans sa propre chambre. Putain, c'que ça grandit vite ces bêtes-là !

Pochettes atchoum (3)

Patron : tuto des pochettes atchoum par La Reloux

Fournitures : tissus et biais de mon stock

Sur ce, je vais aller mettre la viande dans le torchon, comme on dit chez moi (enfin, comme moi je dis surtout...). Amie de la poésie, bonsoir.

Et j'espère trouver encore une petite étincelle d'énergie dans la semaine pour venir te présenter une autre de mes œuvres d'Art.

Allez, tschuss ;-)

 

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Posté par amazingironwoman à 07:45 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
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lundi 9 février 2015

Grand-mère Yeta sort de ce corps !

A moins que tu ne vives au fin fond du Larzac et que tu y élèves des chèvres (ce qui n'est pas forcément incompatible avec un minimum de connexion au monde), il ne t'as pas échappé qu'au mois de Novembre s'est tenu le Salon Création et Savoir-Faire, LE salon à ne rater sous aucun prétexte. Je t'avoue qu'on y découvre des choses bien sympathiques et qu'il faut avoir une volonté de fer ou être au bord de la banqueroute pour ne pas ressortir de là complètement ruinée. Et puis, c'est également devenu le lieu de rendez-vous de blogueuses venues des quatre coins de la France et qui y trouvent l'occasion rêvée pour se rencontrer pour la première fois ou faire plus ample connaissance. J'y passe en général une journée très très agréable et riche en souvenirs. Ça fait très culcul dit comme ça, mais un peu de niaiserie ne fait pas de mal de temps en temps.

Je te rassure tout de suite (ou pas), le sujet qui nous intéresse aujourd'hui n'est pas le Salon en lui-même, mais ce que je me suis cousu in extremis pour l'occasion. Je dis in extremis parce qu'en tant que Reine incontestée de l'anticipation, c'est forcément la veille de m'y rendre que je me suis enfin décidée à me coudre un truc exprès pour l'occas'. Parce que ça fait toujours bien de venir habillée avec un truc qu'on a fait soi-même, d'autant plus quand tu ne l'as jamais montré. Et c'est là que je te réponds : il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Faire comme les autres, parfois, c'est fun.

Et pour le coup, je me suis vraiment bien amusée. J'ai enfin pu mettre à exécution un projet qui me trottait dans la tête depuis presque un an. J'avais acheté le patron au cours du CSF de l'année précédente. Les tissus attendaient bien sagement. Mais je n'avais pas encore trouvé pris le temps de me lancer. J'ai donc profité de ma journée pour décalquer mon patron, couper mes pièces, et coudre ma tenue de lumière. En ce qui concerne la réalisation, je n'ai rien à redire. Ça a coulé tout seul. Tout s'emboîte parfaitement, et j'ose le dire j'adore le principe ET le rendu. Là où j'ai rencontré un problème, c'est dans le métrage de mes tissus. Je pensais avoir assez pour faire mes deux devants dans le même tissu. Que nenni. D'où le demi-devant contrastant. Pas du tout prévu à la base. Mais il faut savoir improviser. Au final, ça reste cohérent, et c'est tout ce qui compte.

Forcément, comme je m'y suis prise au dernier moment, je n'ai pas pu totalement terminer mon œuvre d'art. Surtout par manque de matière première. Il s'est avéré que je suis tombée à cours de biais et que je n'ai pas pu faire mes différents ourlets. Qu'à cela ne tienne. Ça ne m'a pas empêché de me promener pendant deux jours avec une veste non achevée. On y a vu que du feu ;-) En même temps, vu l'association de tissus qui piquent, ça n'est pas très étonnant. Je soupçonne toutes les personnes qui ont posé les yeux sur moi ce jour-là d'avoir été atteintes de cécité momentanée. Moins discrète que moi tu meurs !

Sans plus tarder je te présente ma Manufacture qui pique les yeux. Ma Manufacture rock'n'girly. Ma Manufacture grand-mère Yeta's style ! La grande classe quoi ;-)

Manufacture qui pique (5)

Patron : Aime comme Manufacture de Marie

Fournitures : jersey têtes de mort qui tue, fe et biais fuschia MT, jersey matelassé France Duval Stalla et biais fuschia Motif Personnel.

Vu que j'ai annoncé qu'ici on jouait la carte de la transparence, je ne vais pas te mentir, ce jersey matelassé FDS que tout le monde s'arrache au prix du caviar... eh bien, c'est pas tellement ça côté qualité. En tout cas, en ce qui me concerne, je trouve gravement abusé de te vendre à 18€ le mètre, un produit, certes très joli, mais qui bouloche sans même être passé au lavage ! En une demi-journée, mon devant était recouvert de petites peluches... Autant te dire que je suis assez déçue. Et c'est bien dommage, parce que cette gamme de coloris en matelassé est quasi introuvable. Mais je ne me vois pas en racheter vu le résultat final.

Comme tu peux le constater sur les photos suivantes, j'ai finalement trouvé le temps de faire mes finitions... courant du mois de janvier. Mieux vaut tard que jamais.

Manufacture qui pique (8)

Ceci étant dit, ce laps de temps m'a permis d'avoir le recul nécessaire pour décider de comment j'allais finir mes manches. Un simple biais me semblait un peu hasardeux. J'ai donc imaginé des bracelets de manche, totalement à l'arrache. Je crois bien que c'est la première fois que j'ose autant improviser sur une cousette. Alors, j'aurais pu les faire un peu plus serrés, mais je suis quand même très satisfaite du résultat. Je trouve que c'est LA petit touche qui finit bien l'ensemble. Auto-satisfaction à fond les ballons.

Manufacture qui pique (10)

Manufacture qui pique (11)

Cette veste a l'avantage d'être extrêmement douillette et chaude. Je la porte plus que régulièrement. Un vrai doudou. J'ai juste un peu de mal à l'assumer en public vu son potentiel mémérisant-beauf-ultra pas discret. On aime ou on aime pas. Moi je l'adore, mais c'est un peu comme un petit plaisir honteux que j'ai du mal à partager avec tout le monde. Peut-être que de te l'avoir montré me servira de thérapie ;-) Allez, soit sympa, dis moi que tu m'aimes ♥

Place aux photos portée gentiment prises par mon Prince Charming, qui a eu la patience de me prendre en photo alors que je râlais, comme d'hab'... Et qui a surtout eu la présence d'esprit de couper mes fesses... Parce que, comme les précédentes, ma grossesse se développe également dans les parties charnues de mon postérieur. Mon corps, ayant peur de manquer, fait des réserves pour l'hiver prochain, hum...

Manufacture qui pique (37)

Manufacture qui pique (46)

Réserves que tu peux apercevoir au niveau de ces magnifiques poignées d'amour...

Manufacture qui pique (34)

Quand je pense que je viens à peine de rentrer dans mon sixième mois... Encore 4 à tenir. Mais je te rassure, je ne suis pas pressée. Je n'ai même pas envie que ça se termine. Une dernière grossesse, on aimerait que ça dure toujours. J'arrête là sur le sujet, sinon, je vais chialer.

Manufacture qui pique (36)

Manufacture qui pique (39)

Je t'ai gardé cette photo. Je pensais qu'elle te ferait bien marrer ;-) Profites, c'est cadeau.

Manufacture qui pique (18)

Manufacture qui pique (43)

Finalement, après avoir visionné toutes ces images, je me suis sentie pas mal rassurée. C'est sûr que ce n'est pas très passe-partout comme tenue, mais je trouve que ça me va bien.

Et pour en finir pour aujourd'hui, je te dédicace cette photo collector de moi et de celui qui m'a coûté ma place au sein de la Team Cousu Main. J'ai nommé Jésus !!! Je me suis bien marrée à lui dire que j'avais tenté le coup et que je pensais que la Prod ne m'avait pas choisit à cause de lui ! Et je te raconte pas la tête de ma fille quand je suis revenue le soir avec cette photo. Elle, grande fan de Jésus ! Elle m'a fait la gueule (façon de parler) pendant trois jours...

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Allez, je vais me coucher.

Tschuss, et comme dirait Jésus... ROCK'N'ROLL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

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