Waouh... Il y a pas à dire, les pètages de câble, ça te parle ;-) Merci à celles qui ont pris le temps de commenter, de partager leurs expériences, de compatir, de me soutenir, etc... Ça fait du bien de ne pas se sentir seule, même si je m'en doutais déjà ;-) D'ailleurs, j'ai répondu individuellement à chacune, en profondeur, ou pas.

Pour être parfaitement honnête, et aller au fond des choses, j'avais pas vraiment besoin de me sentir soutenue. Je n'ai pas écrit tout ça pour te faire pitié. J'ai juste eu un sursaut de conscience après une semaine ultra difficile pendant laquelle j'ai recommencé à me foutre la barre plus haute que j'étais capable de sauter. Je me suis lâchée en mode écriture automatique en tapant simplement ce que j'avais dans la tête. Et ça m'a fait un bien fou. Si ça t'as fait du bien aussi, tu m'en vois ravie.

Le propos n'était pas de fustiger ce pauvre Bullet, j'imagine qu'il doit apporter beaucoup à certain(e)s. A l'évidence, pas à moi. Tout ce qui en est résulté, c'est une accentuation malsaine de mon besoin permanent de perfection. Celui qui m'oblige à passer des heures sur une couture pour que tout soit nickel. Ou à arpenter mon appart à l'affût du moindre truc pas rangé (de ce côté-là, je me suis pas mal soignée...). Une case pas cochée me rendait ouf... Et plus ça allait, plus j'en mettais. Je te laisse imaginer le tableau. J'ai déjà tendance à être ultra exigeante avec moi-même, mais là, ça confinait à l'auto mutilation psychologique.

Beaucoup d'entre vous m'ont conseillé de lâcher du leste, d'arrêter de me foutre la pression. Amen ! J'en rêve... Mais c'est pas si facile à faire. Pour moi en tout cas.

On m'a également rappelé que la vie sur les réseaux sociaux, c'était pas la vraie vie, qu'on ne voyait que ce que les autres veulent bien montrer. Alléluia. Je sais que ça partait d'un bon sentiment ;-) Mais je te rassure, il m'arrive souvent d'être naïve, mais je suis loin d'être crédule. Malgré tout, je reste humaine. Et ce que je déplore, c'est le manque d'honnêteté, de spontanéité... Dans cette société de la compet, t'as vite fait d'avoir l'impression d'être à chier...

Alors moi, là, tout de suite, je vais t'en donner de l'honnêteté. En même temps, t'as l'habitude, la langue de bois, c'est pas mon truc. On va y aller à fond... Ce Bullet (encore lui) m'a également permis, un temps, de me donner l'illusion d'un sentiment d'appartenance à un groupe. Parce que pire que mon besoin de perfection, il y a mon besoin de reconnaissance. Celui qui me pousse à demander mille fois à mon chéri et mes gosses, si ce que je fais c'est bien ou pas. Celui qui me pousse à angoisser sur ce que tu vas penser de mes réalisations. Attention, je dis pas ça pour me faire caresser dans le sens du poil. Les caresses de chat ça donne des puces ;-) Celui qui me pousse à me sentir mal quand je ne me sens pas aimée. Ce putain de besoin de reconnaissance qui domine mes émotions. Ces saletés d'émotions qui dominent ma vie...

Et puis, il y a cette impression permanente d'être en décalage total avec les autres. La plupart du temps. Dès que tu me dis noir, je pense blanc. Dès que tu me dis blanc, je pense noir. Une véritable emmerdeuse. Je ne suis en phase qu'avec très peu de personnes au fond. Je suis une bête sauvage, en vrai, mais ça ne se voit pas, parce que je me cache super bien. Tu me diras, ça dépend avec qui...

Et ça, tu vois, ça a un nom... Attention gros mots... Adulte surdoué, haut potentiel, zèbre, bête à rayures, etc. Il y a plein de qualificatifs, mais je m'arrête là. T'as compris le principe. Ou peut-être pas.

Encore une fois, je ne te raconte pas ça pour me faire plaindre, et encore moins pour me la péter. Surtout pas pour me la péter. Ceux qui savent, et j'en connais, comprennent parfaitement la problématique. En ce qui me concerne, c'est une source récurrente de souffrance.

Je ne vais pas te faire de cours sur le sujet, il y a déjà plein de sites pour ça. Et puis, même si j'aime bien raconter ma vie ici, ça reste avant tout un blog dédié à mes loisirs créatifs. Alors pourquoi je te le dis ? D'abord, parce que j'ai envie. Ça me semble une raison suffisante. Et puis, je suis plus à ça près dans le déballage... Et peut-être que ça fera résonnance chez l'une d'entre vous. On sait jamais. C'est pas un truc anodin qu'il faut ignorer. Vraiment. Parce que ça permet souvent de comprendre pourquoi on se pourri la vie, pour rien, tout le temps.

J'ai coutume de dire que c'est la faute de mon cerveau, de ce truc qui fonctionne en permanence même quand je dors. Mais au fond, c'est vrai. C'est pas juste une excuse de merde pour ne pas prendre mes responsabilités. Si je suis incapable de faire un choix c'est parce qu'avant j'analyse toutes les possibilités et leurs conséquences, souvent multiples, et devant la multitude, mon cerveau m'envoie un bon vieux message d'erreur. Game Over.

Malheureusement, ce truc des rayures et moi, on se connait depuis toujours  (de loin) mais depuis pas longtemps, Mai je crois (de près). Alors j'oublie. Je pète des plombs. Et je me rappelle. Bref.

Tout ça pour te dire que ça va. Je vais m'en remettre. Quand je te dis que cette société me rend dingue et qu'elle marche sur la tête, c'est normal au fond. On ne se comprend pas elle et moi. Ça ne m'empêche pas de vivre. Ça renforce juste mon horrible sentiment de solitude. Alors qu'au fond, je ne suis jamais seule.

Et ça exacerbe à un point difficilement imaginable mon besoin d'Exister. Celui qui s'exprime généralement par la rébellion. Celles qui me connaissent vraiment savent que je parle fort, que je m'exprime parfois à tort et à travers, et que je donne souvent l'impression de vivre dans une colère permanente. C'est tout moi.

En vrai, si je n'ai pas encore trouvé quoi faire de ma vie c'est parce que je me rêve tour à tour Présidente de la République, tenancière de bar, écrivain, exploratrice, inventeur, psy, créatrice, flic, etc...

Ce qui m'a fait craquer, c'est pas la pile de repassage, ça je fais pas. C'est pas le ménage, j'ai bien lâché là-dessus aussi... No comment. C'est cette liste à rallonge de trucs que je voudrais Faire, ces milles vies que je rêve de vivre... alors que je n'en ai qu'une... C'est con.

 

Je vais m'arrêter là même si je me rends compte que je pourrais écrire des heures. Si tu as des questions, besoin de partager, d'échanger, n'hésite pas. Un commentaire ou, si tu es pudique, ce qu'à l'évidence je ne suis pas, via le formulaire de contact. Je répondrais en toute transparence.

 

Je voulais pas te faire deux fois de suite le coup du bla bla sans image. Alors, pour rester dans le thème, je te présente le joli protège cahier que j'ai offert à mon carnet de listes et de tout ce qui me passe par la tête ;-)

Je me suis basée sur le tuto simplissime de Mavada dans son premier livre, en réduisant légèrement les marges de couture afin d'avoir des bordures un peu moins larges. Ce qui m'a d'ailleurs valu de me planter en beauté et de gâcher un bon gros rectangle de Lib. Sacrilège ! Brûlons-là ! J'ai mis précieusement de côté. Je lui trouverai sans aucun doute une autre utilité. Et comme je voulais mettre une inscription mais pas en plein milieu, pour ne pas gâcher (trop tard...), j'ai improvisé une tranche colorée. Sur la version ratée, cette tranche était rose.. Mais finalement, c'est un mal pour un bien. Je la préfère largement en moutarde.

Protège cahier de listes et de Vie (1)

Pour le texte, ça s'est imposé tout seul. J'ai même pas eu à réfléchir. Comment ça fait du bien.

Protège cahier de listes et de Vie (2)

Protège cahier de listes et de Vie (3)

Je ne vais pas m'attarder plus sur la réalisation de ce machin, même si, comme d'habitude, j'aurais plein de trucs à dire... Hyper intéressants les trucs en plus...

Je vais juste te remercier d'être arrivé(e) jusque-là. D'avance, je m'excuse si tout ce déballage t'as mis(e) mal à l'aise, mais il arrive un moment où le besoin de dire est plus fort que celui de ménager les autres. 

Tschuss ;-)

 

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